Achat de Trans Mountain par le fédéral: un peu cher, mais peut-être bénéfique, selon le DPB

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Le gouvernement de Justin Trudeau a peut-être payé trop cher en versant 4,5 milliards de dollars pour acquérir l’oléoduc Trans Mountain afin d’en faciliter l’agrandissement, estime le directeur parlementaire du budget (DPB). Mais du même souffle, il indique que ce projet pourrait ajouter au moins 6 milliards de dollars au produit intérieur brut annuel du Canada.

Dans une analyse dévoilée jeudi, le DPB indique que « la valeur du pipeline Trans Mountain et du projet d’agrandissement du réseau de Trans Mountain se situe entre 3,6 milliards et 4,6 milliards de dollars. Le gouvernement a négocié un prix d’achat dans le haut de la fourchette d’évaluation », est-il écrit.

Le gouvernement a donc peut-être déjà perdu 1 milliard (la confirmation viendra dans le futur, quand on saura à quel prix Ottawa aura réussi à revendre l’infrastructure).

Si c’était une voiture, on dirait qu’ils ont payé le prix affiché sans négocier ou demander de rabais.

 

La valeur attribuée à l’agrandissement du pipeline seulement est de 1,58 milliard de dollars. Toutefois, ce montant est appelé à diminuer (ou à augmenter) considérablement en fonction de l’échéancier du projet : la valeur de l’agrandissement ne serait plus que de 888 millions si le projet se terminait un an plus tard, en décembre 2022, ou au contraire passerait à 2,3 milliards si on accélérait la cadence et terminait le tout un an plus tôt.

De même, si les coûts de construction, estimés à 9,3 milliards de dollars, augmentaient à 10,4 milliards, la valeur de l’agrandissement perdrait près de 500 millions. Il en gagnerait autant si au contraire les coûts de construction étaient inférieurs. Le DPB juge très improbable que les coûts de construction n’augmentent pas.

« Si c’était une voiture, on dirait qu’ils ont payé le prix affiché sans négocier ou demander de rabais », a illustré le DPB, Yves Giroux. S’il devait y avoir à la fois un retard dans la construction et une augmentation des coûts de construction, « c’est certain que le gouvernement aura payé trop cher », continue M. Giroux. « Le gouvernement perdrait au moins 1 milliard de plus dans l’aventure. »

Dans le pire des scénarios, c’est-à-dire si l’agrandissement n’était jamais construit, Ottawa perdra 2,4 milliards de dollars. M. Giroux relativise cette somme. « Un gouvernement qui génère à peu près 300 milliards de dollars de revenus par année peut se permettre de prendre un risque de 2,5 milliards. C’est clair. La question c’est : est-ce la meilleure utilisation des fonds publics ? Et ça, c’est une question à laquelle les Canadiens et les parlementaires doivent répondre. »

 

Les bénéfices du projet

Parce que le projet Trans Mountain ne comprend pas que des coûts. Il engendrera aussi des richesses dont seuls les gouvernements peuvent profiter.

La création de milliers d’emplois, l’accroissement de l’activité économique en Alberta et l’obtention d’un meilleur prix pour la ressource gonfleront en effet le PIB canadien — ce qui représente des revenus gouvernementaux supplémentaires sous forme de taxes et d’impôts.

À l’heure actuelle, les États-Unis, sachant que l’Alberta n’a pas d’autres débouchés pour sa ressource, achètent le pétrole canadien au rabais. L’écart entre le prix potentiel et le prix obtenu a oscillé au cours des dernières années entre 15 $US et 50 $US le baril. Le DPB ne veut pas présumer à combien s’élèvera l’écart — qui sera alors comblé — lorsque l’agrandissement de Trans Mountain sera terminé. Mais il calcule qu’à 5 $US le baril, cela gonflera le PIB canadien annuel de 6 milliards de dollars. « Ça pourrait fort probablement être plus que ça », admet M. Giroux.

Une telle augmentation du PIB entraînera des revenus annuels pour le gouvernement de 800 à 900 millions de dollars, estime M. Giroux.

« C’est clair que le gouvernement n’est pas comme une compagnie privée, conclut-il. Une compagnie privée est intéressée uniquement par le profit, alors que le gouvernement a un intérêt plus grand que le profit parce qu’il peut générer une activité économique et veut aussi trouver des débouchés pour les produits canadiens, dans ce cas-ci le pétrole de l’Alberta, et pour cela, le gouvernement a intérêt à ce que la construction ait lieu en dépit des risques. »

Si c’était une voiture, on dirait qu’ils ont payé le prix affiché sans négocier ou demander de rabais

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L’Histoire revue, corrigée, critiquée et peut-être recorrigée

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Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, n’écarte pas l’idée de modifier le contenu du matériel didactique du cours d’Histoire du Québec et du Canada à la lumière des critiques découlant du retrait d’une terminologie et d’une iconographie autochtone jugée stéréotypée.

« Vous savez, moi, j’ai enseigné pendant 17 ans, ça arrivait assez fréquemment que je changeais de manuel », a-t-il déclaré lundi, réagissant à la levée de boucliers de plusieurs historiens. « Je vais regarder vraiment attentivement leurs critiques et voir si vraiment il y a lieu de changer les manuels », a ajouté l’ancien professeur entre deux kiosques du Salon du livre de Montréal.

Le rappel et la réimpression des ouvrages ont coûté 1,6 million de dollars. L’opération a permis l’ajout de « nuances sur la perception des Autochtones face à l’exploration invasive de Jacques Cartier » et l’ajout d’un « texte sur l’appropriation du territoire par les Français ». On a également éliminé toute référence à l’appellation « Amérindiens » au profit de « Premières Nations » et « Autochtones ».

Champlain

La centaine de changements apportés aux manuels par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) a satisfait le Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN). « Ce qui n’a pas été retenu, vite de même, je ne pourrais pas vous le dire », dit le conseiller à la réussite scolaire de l’organisme, Bruno Rock.

Mais, appelé à donner un exemple des stéréotypes toujours véhiculés dans les manuels, M. Rock montre du doigt la célèbre gravure de la bataille remportée par Samuel de Champlain et ses alliés algonquins, hurons et montagnais contre les Iroquois, le 29 juillet 1609. « Champlain se sent menacé. Le jeune qui voit cette représentation-là, ça peut biaiser sa pensée. Faut au moins que ce genre d’image là, qui est très forte, soit expliquée. De là à demander qu’elle soit retirée, ça, je ne sais pas. »

Iconographie

Le retrait des illustrations d’époque n’est pas souhaitable, estime le président de la Société des professeurs d’histoire du Québec, Raymond Bédard. « L’iconographie nous permet de comprendre aussi l’histoire. Ce sont des documents que nous pouvons utiliser de façon pédagogique intelligente. »

Par ailleurs, M. Bédard souligne que les intervenants autochtones ont tardé à se manifester dans le cadre du processus de révision du programme d’Histoire. « Ils ont été consultés dès le début du processus, c’est un peu dommage que ça soit arrivé si tardivement. C’est le programme d’Histoire où il y a eu le plus de consultations dans l’histoire du ministère de l’Éducation. Faire plaisir à tout le monde, ce n’est pas évident, on le sait. »

Le CEPN revendique le fin mot de l’histoire des Premières Nations. « C’est les personnes concernées qui devraient choisir », estime la responsable des communications, Eve Bastien.

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