Francophones : peuple fondateur ou pions sur l’échiquier politique ?

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Par suite des décisions irréfléchies du gouvernement conservateur ontarien de Doug Ford à l’encontre des droits linguistiques des Franco-Ontariens, certains ont mis en cause le bien-fondé des compressions annoncées du fait qu’elles ne se traduiraient que par des économies négligeables par rapport au budget de la province.

Mais, à ce compte-là, devrions-nous en déduire, aussi, que les compressions draconiennes imposées par les gouvernements de Jean Chrétien, puis de Stephen Harper, dans les services linguistiques de la fonction publique fédérale, étaient, elles, justifiées, en raison des économies appréciables ainsi réalisées ?

De toute évidence, une question fondamentale semble nous échapper : la dualité linguistique canadienne et la politique de bilinguisme officiel visant à la soutenir sont-elles une question de principe et de droits ou rien de plus qu’un poste budgétaire parmi d’autres dont l’élasticité serait proportionnelle à l’opportunisme politique auquel les gouvernements qui se succèdent, à Ottawa, seraient loisibles de se livrer ?

Les francophones du pays constituant l’un des deux peuples fondateurs de celui-ci, au même titre que leurs compatriotes anglophones, il est tout simplement déshonorant de les sacrifier sur l’échiquier politique comme s’il ne s’agissait que de vulgaires pions propres à être instrumentalisés au gré d’une nouvelle conjoncture.

D’ailleurs, la ministre à qui M. Ford a confié la responsabilité du dossier à Queen’s Park, Caroline Mulroney, aurait intérêt à se rappeler ce qu’avait répondu son père, Brian, à un journaliste qui lui avait lancé, dans les années 1980 : « But what about the cost of bilingualism, Mr. Mulroney ? » « That’s the cost of being a Canadian ! » lui avait répondu ce dernier, du tac au tac.

Voilà le sens de l’État auquel nous sommes en droit de nous attendre de nos premiers ministres et qui semble leur faire si cruellement défaut de nos jours.

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