Le premier ministre Legault se porte à la défense de SNC-Lavalin

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Le premier ministre François Legault presse Ottawa de permettre à la firme SNC-Lavalin, qui est embarrassée par des accusations de fraude et de corruption, de payer des « pénalités importantes » et de passer à autre chose.

« Si le dossier traîne pendant des années et on perd des emplois et un siège social, je pense que ce sont tous les Canadiens qui sont perdants », a-t-il mis en garde vendredi.

M. Legault a rappelé avoir témoigné de son inquiétude pour l’avenir de la firme montréalaise SNC-Lavalin auprès de son homologue fédéral, Justin Trudeau, au fil des dernières semaines. « J’ai demandé à M. Trudeau qu’on s’assure de régler le dossier le plus rapidement possible, mais tout en respectant l’intérêt des Québécois, des Canadiens, donc en respectant la loi, en s’assurant que des pénalités importantes soient payées », a-t-il relaté à la presse.

M. Legault n’a toutefois pas précisé s’il souhaitait que SNC-Lavalin puisse participer au programme d’accords de poursuite suspendue, malgré le refus du Service des poursuites pénales du Canada (SPPC). « Il faut être prudent », a-t-il toutefois affirmé. Les ministres fédéral Navdeep Bains et québécois Pierre Fitzgibbon ont amorcé des pourparlers sur le sujet. « Le dossier et les conversations suivent leur cours », a indiqué le bureau de M. Legault.

Par ailleurs, le premier ministre québécois s’est questionné à haute voix vendredi sur la nature de la pression exercée, selon The Globe and Mail, par l’équipe de Justin Trudeau sur l’ex-ministre de la Justice du Canada, Jody-Wilson Raybould, afin qu’elle mette à l’abri SNC-Lavalin d’un procès pour fraude et corruption. « Il y a une différence entre faire des pressions politiques pour abandonner une poursuite et faire des pressions politiques pour s’assurer qu’on règle le dossier le plus rapidement possible », a-t-il fait valoir à la presse.

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Déclaration de revenus unique: Trudeau ferme encore la porte

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Justin Trudeau a définitivement fermé la porte mardi à l’instauration d’une déclaration de revenus unique gérée par le Québec. Tandis qu’à l’Assemblée nationale on se dit déçu, le Parti conservateur d’Andrew Scheer entend saisir cette occasion pour courtiser la province en promettant de satisfaire la demande de François Legault, même s’il reconnaît n’avoir aucune idée de la façon de surmonter les obstacles techniques qu’une telle mesure comporte.

« Nous ne sommes pas alignés avec le gouvernement du Québec sur l’idée d’une déclaration unique provinciale, a déclaré M. Trudeau. Je pense que le gouvernement fédéral a la responsabilité de continuer à percevoir les impôts partout au Canada. »

Le premier ministre canadien a rappelé que quelque 5300 Québécois travaillent à l’Agence du revenu du Canada (ARC). « Ce sont des emplois que les propos de M. Legault et de M. Scheer mettent en péril. » M. Trudeau avait déjà fermé la porte à cette idée en mai, mais le gouvernement caquiste n’était pas encore au pouvoir.

À Québec, François Legault ne s’est pas laissé démonter. « La plupart des analystes nous disent que la prochaine élection fédérale va probablement se jouer au Québec. Donc, ça va être très important pour les différents partis qui se présentent à l’élection fédérale de respecter la volonté des Québécois. »

M. Legault a même prédit que M. Trudeau « devra payer le prix politique » de son refus.

À Ottawa, les conservateurs ont fait débattre à la Chambre des communes une motion affirmant qu’au nom du « respect pour les compétences provinciales » et de la réduction « de la paperasse inutile », Ottawa doit « travailler de concert » avec Québec pour instaurer la déclaration unique. La motion sera votée plus tard, mais l’opposition des libéraux garantit sa défaite.

« À partir du 21 octobre prochain, lorsqu’on sera au gouvernement, on va entamer les discussions afin de voir de quelles façons on peut y arriver », a promis le député Alain Rayes. « On dit aux Québécois : “Si vous voulez un rapport d’impôt unique, il n’y a qu’une seule façon [de l’obtenir], c’est de faire en sorte que le gouvernement conservateur arrive au pouvoir.” »

M. Rayes a toutefois été incapable de dire quels changements aux règles fiscales seraient nécessaires et qui, d’Ottawa ou de Québec, devrait les apporter. « Je ne suis pas un expert des technicalités. […] Il y a des professionnels, des experts qui vont être capables de s’asseoir pour simplifier la tâche des citoyens », a-t-il plaidé.

C’est que les calculs diffèrent, au point que le revenu d’emploi d’un contribuable n’est même pas le même selon qu’il apparaît sur son T4 ou sur son relevé 1. Certaines dépenses donnent droit à un crédit d’impôt plus généreux à Québec qu’à Ottawa (par exemple les frais d’intérêt payés sur une dette étudiante) ou l’inverse (cotisations syndicales).

Cela fait dire à la ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier, que les conservateurs « font des promesses qu’ils ne peuvent pas tenir ».

« Le Québec a différentes définitions, différentes règles et différentes exemptions. Pour avoir une déclaration de revenus unique au Québec, il faudrait que le gouvernement fédéral, les neuf provinces et les trois territoires harmonisent leur cadre avec celui du Québec, ou que le Québec harmonise le sien avec celui du reste du pays. » Cela est peu susceptible d’arriver, laisse-t-elle entendre.

 
Revoyez l’intervention du premier ministre François Legault à l’Assemblée nationale​

Son collègue québécois Marc Garneau abonde dans son sens. « C’est très compliqué, beaucoup plus compliqué que les gens peut-être le réalisent. »

M. Rayes, lui, pense que les libéraux mènent « une campagne de peur ». Le ministre québécois des Finances, Éric Girard, estime pour sa part que la « volonté politique » peut avoir raison de tout. « Il y aurait des obstacles administratifs, mais il n’y a rien qui est insurmontable

« Chimère », dit Boulerice

Le NPD, qui était d’abord favorable à la déclaration de revenus unique, a changé d’avis après avoir réalisé que des pertes d’emplois seraient inévitables. Alexandre Boulerice a qualifié de « chimère » la promesse conservatrice de maintenir tous les emplois. Le NPD est convaincu que les conservateurs ne veulent instaurer la déclaration de revenus unique que pour sabrer la fonction publique. Il a été conforté dans sa crainte quand M. Rayes a refusé d’amender sa motion pour promettre le maintien des emplois.

Les conservateurs prétendent que les travailleurs de Jonquière et de Shawinigan pourront être réaffectés à la lutte contre l’évasion fiscale. Le syndicat des travailleurs de l’impôt prétend que c’est impossible puisque ces employés n’ont pas les diplômes requis.

C’est d’ailleurs la ligne d’attaque des libéraux. « Si M. Scheer est d’accord pour couper des jobs à Jonquière et à Shawinigan, il va falloir qu’il l’explique à Jonquière, à Shawinigan. J’ai bien hâte de voir ce que ça va donner », a lancé, ironique, la ministre Mélanie Joly.

Avec Marco Bélair-Cirino

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Simon Porte Jacquemus: on dirait le Sud

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Le créateur en 2009 de la marque féminine Jacquemus, décline désormais son style solaire au masculin

Le premier dressing pour homme de Jacquemus est intitulé Le Gadjo, un détournement de la langue des Gitans. Du côté de Marseille ou de Salon-de-Provence où son auteur, Simon Portes Jacquemus, a grandi, l’élégance méditerranéenne rime avec nonchalance et prestance pas calculées. En clair, il n’y est pas nécessaire, là-bas, d’enfiler un costume pour en imposer.

Dans le galop d’essai du styliste indépendant, on ne compte d’ailleurs qu’une seule veste de complet dont le bas coordonné est un bermuda! Le presque trentenaire préfère revisiter des basiques de tous les jours dans des tissus et des couleurs transpirant le soleil. Ses pantalons cumulent les poches. Les blousons sont bien roulés. Des motifs de chemises chantent la Provence… On entendrait presque les cigales chanter. Malheureusement, l’été est encore loin. En attendant, soulignons que Le Gadjo a fait très bel effet et que ces habits sont vendus, dès à présent, dans de nombreuses boutiques à l’échelle mondiale.

Jacquemus.com

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«Je porte la veste pour cuisinier depuis 1995 !»

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INTERVIEW – Pour celui qui est à la tête des restaurants Daniel&Denise, le modèle «Grand Chef», né d’une rencontre entre Gilles Bragard et Paul Bocuse, reste le top en termes d’élégance.

Joseph Viola, meilleur ouvrier de France, roi des bouchons lyonnais, cultive la convivialité autour de plats canailles, ballons de vin et nappes à carreaux. Un chef dont l’histoire personnelle est très liée à celle de Bragard.

LE FIGARO. – La Maison Bragard est votre fournisseur attitré. Pourquoi?

Joseph VIOLA. – Je connais cette marque depuis l’âge de 7 ans! À l’époque j’habitais à Saulxures-sur-Moselotte, un village des Vosges, et jouais dans un club de foot sponsorisé par Bragard, basé sur place. Leur marque était imprimée sur nos maillots. Tous les samedis, nous étions véhiculés par leurs estafettes qui servaient durant la semaine à aller chercher les piqueuses dans la vallée. Adolescent, j’ai remis du Bragard, des vestes d’apprentis en coton bon marché. Mais à présent je ne prends plus chez eux que le modèle Grand Chef!

Pourquoi avoir opté pour celui-ci?

Pour moi, cela a toute une signification. Quand j’ai eu 16 ans et quelques mois, j’ai décidé de passer le concours de meilleur ouvrier de France, sans même savoir ce qu’il représentait. Tout cela parce que j’étais allé un soir chercher ma maman qui faisait des ménages dans le magasin Bragard et que j’avais vu à l’intérieur un grand poster d’un cuisinier avec un col bleu-blanc-rouge sur une veste. Le lendemain, j’ai dit à mon chef-patron: «Je vais m’acheter une nouvelle veste!»«Ah bon, et qu’est-ce qu’elle a de particulier, cette veste?»«Elle a un col bleu-blanc-rouge». Il m’a alors pris par la main en me disant «Viens, on va s’asseoir deux minutes, je vais t’expliquer…» C’est là que j’ai compris que ce col, il fallait le gagner, qu’il ne s’achetait pas et que pour l’obtenir il fallait transpirer, étudier, avoir de belles connaissances. Du haut de mes 16 ans, j’ai riposté: «Ce n’est pas grave, un jour je l’aurai!» Et ce jour est arrivé en 2004 lorsque je suis devenu meilleur ouvrier de France. Les deux chefs qui m’ont remis la veste tricolore étaient Joël Robuchon et Paul Bocuse. J’ai réalisé alors que le monsieur sur l’affiche, quelques dizaines d’années plus tôt, était Monsieur Paul.

Quelles sont les qualités de cette fameuse veste?

J’adore le toucher du tissu. C’est important la matière car ce sont des vestes que l’on porte quatorze à quinze heures par jour, on a besoin d’être à l’aise. J’aime aussi qu’une veste soit bien cintrée et elle l’est.

De combien de vestes disposez-vous?

J’en ai actuellement neuf à dix en circulation. C’est le minimum car on n’attend pas qu’une veste de cuisine soit sale pour la changer. Pour moi, la «Grand Chef» reste le top en termes d’élégance. Je la porte depuis 1995, c’est dire si la barre est haute avant que je la quitte!

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La classe politique québécoise se porte à la défense des Franco-Ontariens

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La classe politique québécoise n’a pas tardé à dénoncer, de façon unanime vendredi, l’abolition du Commissariat aux services en français de l’Ontario et l’abandon du projet d’université francophone.

Le gouvernement de Doug Ford a annoncé dans sa mise à jour économique jeudi qu’il procédait à ces changements, en affirmant avoir réduit son déficit de 500 millions de dollars.

Plusieurs députés québécois se sont tournés vers les réseaux sociaux pour exprimer leur indignation.

La ministre québécoise responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, Sonia LeBel, a indiqué dans un gazouillis avoir discuté avec son homologue ontarienne, Caroline Mulroney. « Elle m’a fait part de son engagement envers la communauté franco-ontarienne et des défis budgétaires auxquels le gouvernement de l’Ontario fait face, a-t-elle rapporté. Nous allons continuer à promouvoir et défendre les intérêts des francophones partout au Canada. »

 

 

Le chef intérimaire du Parti libéral du Québec (PLQ), Pierre Arcand, a déclaré sur Twitter que c’était une triste nouvelle pour la francophonie canadienne. Il a pressé le premier ministre québécois, François Legault, de mettre le sujet à l’ordre du jour de sa rencontre avec Doug Ford lundi.

 

 

De Boston, M. Legault a fait savoir jeudi que c’est précisément ce qu’il comptait faire. « Ce sont des sujets dont je vais discuter avec M. Ford, parce qu’évidemment, je souhaite que l’on protège le français en Ontario autant que possible », a-t-il dit.

En entrevue, la députée Véronique Hivon, du Parti québécois (PQ), s’est dite profondément choquée par la décision de Doug Ford de s’en prendre à la communauté franco-ontarienne. D’après elle, le jeu n’en vaut pas la chandelle, puisque les économies générées seraient de l’ordre de 3 millions de dollars sur un déficit de 15 milliards.

« C’est un geste qui est carrément choquant et complètement inadmissible, qui démontre du mépris à l’égard des Franco-Ontariens et qui nie leur réalité », a-t-elle déclaré.

Mme Hivon a souligné que le Québec sous Lucien Bouchard avait mis en place un fonds pour soutenir des initiatives venant des minorités francophones au Canada, dans la foulée de la bataille qu’ont livrée les Franco-Ontariens pour préserver l’hôpital Montfort.

De son côté, le député Sol Zanetti, de Québec solidaire (QS), a réagi sur Twitter en disant que d’attaquer la francophonie n’était pas de l’histoire ancienne au Canada. Il a poursuivi en affirmant que le Québec devait fonder un pays pour protéger le fait français en Amérique du Nord. « Solidarité avec nos frères et nos soeurs Franco-Ontariens », a-t-il conclu.

 

 

Jeudi, le gouvernement progressiste-conservateur ontarien a sabordé l’Université de l’Ontario français par une simple phrase à la page 20 de sa mise à jour économique.

Le projet, recommandé par le Commissariat aux services en français, a fait l’objet d’une loi adoptée en décembre 2017 et devait accueillir ses premiers étudiants dès 2020.

La phrase en question se lit comme suit : « De plus, un examen plus détaillé de la situation financière de la province a amené le gouvernement à annuler les plans de création d’une nouvelle université de langue française. »

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario s’est également indignée, jeudi, de l’abolition du Commissariat aux services en français, qui va désormais oeuvrer au sein du bureau de l’ombudsman.

La décision de Ford provoque une lutte politique partisane à Ottawa

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La CAQ ouvre la porte aux «droits acquis»

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Une semaine après avoir annoncé des pertes d’emploi pour des employés de l’État qui renonceraient à retirer leurs signes religieux, la Coalition avenir Québec a jeté du lest mardi en ouvrant la porte à un « droit acquis » pour les enseignants — et peut-être même d’autres personnes en « position d’autorité ».

Simon Jolin-Barrette a rappelé que la position de la CAQ a « toujours été de dire [qu’]il n’y a pas de clause de droits acquis » pour les personnes portant des signes religieux. « Cela étant dit, on est prêts à discuter avec les différents partis d’opposition », a-t-il ajouté.

L’équipe de François Legault est donc ouverte au compromis ; elle souhaite « collaborer avec les partis d’opposition » et « passer enfin à autre chose » en adoptant « une loi qui va consacrer la laïcité de l’État ».

La semaine dernière, la CAQ s’était montrée formelle, attestant que les enseignants, policiers, procureurs de la Couronne, juges et gardiens de prison devraient, sous un gouvernement caquiste, s’abstenir de porter un signe religieux, à défaut de quoi ils perdraient leur emploi.

Tout juste confirmé au poste de chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé a accueilli la nouvelle prise de position de la CAQ d’un ton plutôt positif. « On ne veut pas que personne soit congédié. […] J’ai cru comprendre que la CAQ avait reculé à nouveau sur cette question-là. […] Lorsqu’on aura une pièce législative, on pourra l’apprécier, mais nos positions demeurent les mêmes », a-t-il affirmé.

Québec solidaire a déclaré qu’il n’y avait pas, au Québec, « de problème avec les enseignants qui portent le voile ou la kippa », outre un « problème de perception ». « M. Legault devrait mettre ses priorités ailleurs », a fait savoir le parti.

Le Parti libéral n’a pas répondu aux questions du Devoir.

La laïcité avec le crucifix

Simon Jolin-Barrette a par ailleurs affirmé que son parti avait l’intention de garder le crucifix dans l’enceinte du Salon bleu, « parce qu’il s’agit pour nous d’un objet patrimonial ».

La CAQ a effectué l’an dernier une volte-face sur cette question : elle a retiré à la dernière minute son appui à une motion de Québec solidaire visant à retirer l’objet de la salle de l’Assemblée nationale. À l’instar des caquistes, les libéraux souhaitent le maintien de cette croix — en fait une copie de l’originale offerte par Maurice Duplessis en 1936. Les péquistes proposent quant à eux de la retirer.

Si elle est perçue comme un pas de côté dans la joute politique, la nouvelle approche de la CAQ sur les signes religieux n’est pas « moins inconstitutionnelle pour autant », a fait valoir Stéphane Beaulac, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Montréal.

« Les droits et libertés ne sont pas tributaires d’une chronologie quelconque », a-t-il avancé dans un entretien avec Le Devoir. Ce n’est pas parce qu’une catégorie de citoyens conserverait le « droit acquis » de porter un signe religieux qu’il serait moins illégal d’en interdire le port à une autre catégorie de personnes, a-t-il expliqué.

Quant au maintien du crucifix à l’Assemblée nationale, il envoie selon le professeur Beaulac un message contradictoire pour un gouvernement qui prône la laïcité.

« Le président de notre institution démocratique par excellence au Québec a un crucifix au-dessus de la tête. C’est la laïcité à vitesse variable », a-t-il affirmé.

À la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) comme à la Centrale des syndicats du Québec, la possibilité de créer « deux classes de salariés » par la reconnaissance d’un droit acquis a dérangé.

« Les disparités de traitement ont souvent pour effet de diviser les personnes salariées et clairement, ce n’est pas ce qu’on souhaite. Donc, il faudra étudier la question vraiment plus attentivement », a déclaré la présidente de la seconde organisation, Sonia Éthier.

« Comment peut-on accepter que quelqu’un ait un droit acquis, mais que l’autre personne n’ait pas le même droit ? Il n’y a pas une organisation syndicale qui peut accepter ça », a ajouté Sylvain Mallette, de la FAE.

Et puis, sur le fond, la CAQ se fourvoie, à son avis, puisqu’elle prétend que les enseignants « détiennent la même autorité que les policiers ou juges ».

« Des mesures disciplinaires à l’encontre de profs qui auraient cherché à convertir leurs élèves, il y en a eu… zéro. Pourquoi vouloir régler un problème qui n’existe pas ? » a-t-il demandé.

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Souveraineté: la victoire de la CAQ ouvre la porte à quatre années de reconstruction

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Les théoriciens de l’impasse souverainiste, qui cautionnaient la mise en veilleuse par le PQ de son option fondatrice en affirmant qu’il s’agissait là du seul choix raisonnable possible, ont aujourd’hui, plus que jamais, le résultat de leurs enseignements sous les yeux. Le Parti québécois, s’étant enlevé sa raison d’être, s’est confiné presque à la marge électorale ; il a cassé l’opposition PQ-PLQ, puis ouvert le chemin pour un François Legault qui ne pouvait que le battre à plates coutures dans une stratégie d’acceptation du statu quo constitutionnel qui soit électoralement payante. En effet, pendant que le PQ se vidait de ses appuis indépendantistes sans gagner d’autres électeurs par ailleurs puisqu’il demeurait souverainiste sur papier, la CAQ, elle, a pu recueillir beaucoup de votes d’indépendantistes désormais démobilisés, aussi bien que de non-indépendantistes rassurés par sa position assumée en faveur du maintien du Québec dans le Canada.

Quant à l’option de l’indépendance, elle s’est retrouvée entre les seules mains de Québec solidaire qui, devant l’effondrement péquiste, l’émergence d’une nouvelle génération politique et une grande soif de changement, a connu la meilleure soirée électorale de son histoire, mais demeure pour l’instant un parti logé à l’enseigne de l’utopie pour de nombreux Québécois. QS, depuis l’entrée en scène de Gabriel Nadeau-Dubois, a adopté une position indépendantiste concrète et claire ; toutefois, si on a aussi senti, de la part du député de Gouin, une volonté de tirer QS vers quelque chose de plus rassembleur, les résultats à cet égard sont encore peu mesurables. QS demeure un parti très niché dont les propositions souvent hyper idéologiques sont un repoussoir important ; les solidaires arriveront-ils à se recentrer et à adopter une politique plus mature et minimalement pragmatique ? C’est bien possible à moyen et long termes, bien qu’on ne puisse en être certain. Une telle chose supposerait la disparition du PQ — un processus déjà bien entamé — et constituerait un pas important vers le retour d’un grand parti indépendantiste au Québec, tel que le souhaitaient les fondateurs d’Option nationale, fin 2011.

Une révolution des esprits

Les péquistes, toutefois, peuvent encore, théoriquement, espérer reprendre un tel rôle. Cependant, Il faut admettre qu’à ce moment-ci, l’élan favorable est du côté de QS, qui impressionne désormais par la jeunesse de sa base. Il faut également noter que le PQ est très solidement ancré dans la théorie de l’impasse souverainiste et donc, profondément convaincu que la position adoptée par Pauline Marois, puis poussée un cran plus loin par Jean-François Lisée, est la seule possible. Il faudrait une véritable révolution des esprits pour arracher cette vision défaitiste des instances, de la députation et de l’électorat dur de ce parti.

Pour l’heure, le mouvement indépendantiste, bien que devant une nouvelle donne, n’est pas nécessairement plus mal pris qu’au soir du 30 septembre. Si une victoire du PQ avait toutes les chances de mener à quatre années de dure gouvernance et d’immobilisme coûteux, la victoire de la CAQ ouvre désormais la porte sur quatre années de reconstruction, et ce, alors que l’appui à l’indépendance se maintient toujours à un niveau plus qu’appréciable, qui supplante largement les résultats électoraux tant du PQ que de QS et même du PLQ. Bref, tout est encore possible, mais la patience et le travail sont de mise.

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