Los Angeles poursuit The Weather Channel pour atteinte à la vie privée

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The Weather Channel (TWC), actionnaire minoritaire de MétéoMédia, est accusé par la Ville de Los Angeles d’avoir récolté et vendu les données de géolocalisation de ses utilisateurs sans les avertir.

La plainte (Nouvelle fenêtre), déposée au nom des citoyens de la Californie, prétend que TWC a indûment convaincu ses utilisateurs d’activer la géolocalisation dans l’application en leur indiquant que ces données serviraient uniquement à leur offrir la météo locale. Les poursuivants soutiennent que les données ont ensuite été vendues à des entreprises du milieu de la publicité ciblée et des fonds spéculatifs, le tout à l’insu des utilisateurs.

« Nous agissons pour mettre fin à cette tromperie alléguée, a déclaré vendredi Mike Feuer, l’avocat représentant la Ville de Los Angeles, dans un communiqué (Nouvelle fenêtre). Nous alléguons que TWC fait passer les profits avant la vie privée des utilisateurs en les induisant en erreur, ce qui [permet à l’entreprise] de suivre leurs mouvements 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. »

TWC se défend

TWC Product and Technology, une filiale d’IBM, a réfuté les allégations de la Ville de Los Angeles.

« The Weather Channel a toujours été transparent quant à l’utilisation des données de géolocalisation; nos [politiques de confidentialité] sont tout à fait appropriées et nous les défendrons vigoureusement », a indiqué à CNN Saswato Das, un porte-parole d’IBM.

Le populaire service de prédictions météorologiques américain exploite l’une des applications de météo les plus utilisées en Amérique du Nord, avec 45 millions d’utilisateurs (Nouvelle fenêtre) actifs mensuellement et plus de 100 millions de téléchargements depuis son lancement.

The Weather Channel détient également une part minoritaire des actions de MétéoMédia et de The Weather Network au Canada.

En décembre dernier, le New York Times rapportait que de nombreuses applications utilisent la géolocalisation à des fins commerciales, parfois sans en informer convenablement leurs utilisateurs. Le journal américain avait découvert que certaines personnes peuvent ainsi être localisées toutes les deux secondes, ce qui permet d’avoir un portrait extrêmement précis de leur quotidien.

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Guy Ouellette poursuit le gouvernement du Québec pour 550 000$

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Arrêté, détenu et interrogé pendant près de sept heures sans qu’aucune accusation ait été portée contre lui un an plus tard, le député Guy Ouellet poursuit le gouvernement du Québec pour plus d’un demi-million. Il estime que l’opération de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) qui l’a visé en 2017 a porté atteinte à sa réputation.

« Cette opération, gravement fautive et affectée d’une incontestable incurie, a littéralement détruit le demandeur, sa réputation, sa carrière politique, sa relation de confiance avec sa formation politique et a porté un coup très dur à sa santé et à son humeur », peut-on lire dans la poursuite déposée jeudi au palais de justice de Québec.

M. Ouellette, qui a été policier pendant plus de 30 ans, était soupçonné par l’UPAC d’être à l’origine d’une fuite médiatique concernant l’enquête Mâchurer. Celle-ci visait notamment le premier ministre libéral Jean Charest et le grand argentier du Parti libéral du Québec, Marc Bibeau. M. Ouellette avait été arrêté en octobre 2017 et ses deux résidences avaient été perquisitionnées à la suite de ce que l’UPAC a qualifié « d’un appât ».

« [Guy Ouellette], qui avait joui jusque-là d’une réputation d’intégrité exceptionnelle, fut dès lors présenté au public comme étant un criminel, coupable de crimes d’autant plus odieux qu’ils touchaient à l’administration de la justice, à laquelle il avait pourtant consacré sa vie », soutiennent les avocats de M. Ouellette, Me Jacques Larochelle et Me Olivier Desjardins.

Selon eux, M. Ouellette a été « arrêté à tort et sans motifs ». « [Guy Ouellette] n’est pas et n’a jamais été la source des médias », assurent-ils dans la poursuite.

D’ailleurs, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a annoncé il y a quelques semaines qu’il renonçait à fouiller les biens saisis à Guy Ouellette lors des perquisitions un an plus tôt.

La poursuite présume six manquements « graves » de la part de l’UPAC et de son ancien grand patron, Robert Lafrenière.

« Contrairement à ce qu’a laissé entendre M. Lafrenière dans les médias, certaines actions menées par l’UPAC n’ont jamais reçu l’aval du DPCP, tel qu’il sera amplement démontré lors de l’audition à venir », peut-on lire.

M. Ouellette réclame 550 000 $ en dommages à la suite de l’opération de l’UPAC, soit 250 000 $ en perte de réputation, 200 000 $ en dommages moraux et 100 000 $ en pertes financières.

« Les actions des membres de l’UPAC […] ont détruit la réputation, la santé et la vie politique de [Guy Ouellette] », fait valoir la poursuite.

Bien qu’il portât les couleurs libérales lors de l’élection provinciale d’octobre, M. Ouellette a été chassé du parti quelques jours après le scrutin. Il est depuis plongé « dans un état d’abattement profond », souligne le document.

« Jusqu’à [son arrestation], autant comme policier que comme homme politique, il avait joui d’une excellente réputation, particulièrement au titre de l’intégrité et du dévouement à la chose publique », peut-on lire.

Au moment où ces lignes étaient écrites, ni le ministère de la Justice ni le cabinet de la ministre Sonia Lebel n’avaient réagi au dépôt de la poursuite.

Rappel des événements entourant l’arrestation de Guy Ouellette en 2017

 

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