Des propriétaires de «shoebox» demanderont la tenue de référendums

[ad_1]

Le règlement visant la protection des maisons shoebox de Rosemont-La Petite-Patrie a finalement été adopté par les élus, mais des propriétaires continuent de dénoncer les nouvelles règles qui leur sont imposées. Ceux-ci entendent même demander la tenue de référendums dans 39 zones du territoire.

Les élus de Rosemont-La Petite-Patrie ont entériné, lundi, la version finale du règlement sur les shoebox afin de mieux encadrer les démolitions, les modifications et les agrandissements de ces maisons d’ouvriers qui font désormais partie du « patrimoine modeste ». Ce règlement impose notamment un retrait d’un mètre lors de l’ajout d’un étage supplémentaire et la conservation de la façade d’origine.

Le maire de Rosemont-La Petite-Patrie, François Croteau, rappelle qu’un comité composé d’experts en urbanisme, architecture et patrimoine ainsi que des propriétaires de shoebox avait été consulté pour valider la démarche entreprise par l’arrondissement. Les élus ont finalement revu le classement des maisons afin de restreindre le nombre de propriétés jugées « exceptionnelles ».

Le maire Croteau soutient que l’arrondissement vient préciser certaines règles qui étaient déjà en vigueur depuis 2013, notamment celles touchant le recul pour les étages supérieurs et la préservation des façades. Le nouveau règlement freinera la spéculation immobilière et la densification, fait valoir l’élu : « Mais pour les projets d’agrandissement d’unifamiliales, le règlement qu’on a adopté est mille fois meilleur et plus facilitant pour les propriétaires que le statu quo ».

 

Registres et référendums

Des propriétaires continuent toutefois de s’opposer certaines dispositions du règlement tel qu’adopté par l’arrondissement. Wilfried Cordeau, qui possède une maison shoebox dans le district de Saint-Édouard, estime que les élus n’ont pas tenu compte des préoccupations exprimées par de nombreux propriétaires. « Ça fait 9 mois qu’on fait des représentations, main on n’a pas le sentiment d’avoir été écoutés. Le règlement n’a pas changé d’un iota si ce n’est d’ajouter des exigences supplémentaires », dit-il.

Les propriétaires sont favorables à l’idée de contrer la spéculation, mais ils en ont notamment contre l’interdiction d’ajouter des logements aux maisons shoebox jugées exceptionnelles.

Les propriétaires ont toutefois recueilli suffisamment de signatures pour demander l’ouverture de registres, une procédure qui pourrait conduire à la tenue de référendums. Au total, 39 registres seront ouverts et les résidents des zones visées auront bientôt l’occasion de se prononcer pour réclamer des référendums. D’ici là, certains articles du nouveau règlement ne s’appliqueront pas.

François Croteau a toutefois indiqué que l’arrondissement n’entendait pas organiser de référendums et qu’il préférera retirer l’application de certains articles visés par l’approbation référendaire. C’est que cette procédure représente des coûts importants, soit environ 80 000 $ par référendum.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

660 000$ pour persuader les propriétaires d’armes à feu

[ad_1]

C’est ce qu’on appelle le prix de la persuasion. Québec a dépensé dans la dernière année deux tiers de million de dollars en publicité et en promotion afin d’inciter les propriétaires de fusils ou de carabines à les inscrire dans son nouveau registre des armes à feu. C’est près de 10 % du budget de 7,2 millions consacré à ce jour à la mise en place de ce service d’immatriculation de ce type d’armes en circulation sur le territoire québécois.

La proportion, particulièrement élevée, tranche avec les dépenses imputées à d’autres campagnes gouvernementales d’envergure et semble avoir été motivée par la grande réticence et la vive opposition des citoyens touchés par cette nouvelle disposition législative.

« Il est question ici d’un registre auquel s’oppose une majorité des détenteurs d’armes à feu, résume Christian Désîlets, spécialiste de la publicité sociale et gouvernementale au Département d’information et de communication de l’Université Laval. Quand une proportion importante de la population estime une loi illégitime, cela appelle un important effort de communication persuasive. »

Ainsi, entre le 5 décembre 2017 et le 11 janvier dernier, Québec a déboursé près de 660 000 $ en conception, planification et placements publicitaires pour la mise en place de son registre des armes à feu, selon des données que le ministère de la Sécurité publique vient tout juste de dévoiler. À titre de comparaison, la campagne de vaccination annuelle contre la grippe pilotée par le ministère de la Santé a coûté la moitié moins en 2016-2017, pour représenter au final 2,5 % du budget total du programme provincial de vaccination. Pour expliquer la nouvelle loi sur les soins de fin de vie en 2015-2016, Québec a également assumé une facture moins importante, d’environ 300 000 $. Quant à la campagne pour la promotion et la valorisation de la langue française du ministère de la Culture, elle a coûté, pour 2017-2018, 31 fois moins cher que celle consacrée au registre des armes à feu.

Notons que la part destinée à la publicité pour le lancement d’un produit ou d’un service est variable puisqu’elle est liée à des critères singuliers de créativité du message, à des objectifs particuliers à atteindre ou au temps nécessaire pour l’implantation d’un message dans une population donnée. Entre autres. Reste que le monde du marketing établit généralement entre 1 % et 6 % d’un budget cette part normalement dévolue à la publicité et à la promotion. La compagnie montréalaise Bang Marketing l’estime pour sa part sur son site Internet à de 1 à 3 % des ventes d’un produit.

La campagne de promotion du registre québécois des armes à feu a été pilotée par l’agence de publicité Brad. Les messages du gouvernement ont été portés autant par la radio, les imprimés que l’Internet qui, dans l’ensemble, ont absorbé environ 500 000 $ de la facture, et ce, en placement et en achat de mots-clics, indique le détail des informations rendues publiques par le MSP, le ministère chargé de la gestion du registre.

L’efficacité de cette campagne reste encore à évaluer. Jusqu’à maintenant, Québec a réussi à convaincre les propriétaires d’armes à feu à enregistrer 401 000 de leurs possessions dans ce registre, a indiqué le ministère au Devoir cette semaine. C’est un quart à peine du 1,6 million d’armes à feu détenues actuellement par des Québécois et qui, depuis le 29 janvier dernier et l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, doivent être désormais immatriculées.

 


 

Une version précédente de cet article, qui laissait entendre que les propriétaires de pistolets doivent les inscrire au registre québécois des armes à feu, a été corrigée.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Des propriétaires de «shoebox» critiquent le nouveau règlement

[ad_1]

Bien qu’ils comprennent la nécessité de protéger les « shoebox » de la spéculation, des propriétaires de ces maisons estiment que la nouvelle réglementation de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie leur impose des contraintes indues lors de projets d’agrandissement. Plus d’une centaine d’entre eux ont d’ailleurs exprimé leur frustration et leur inquiétude lors d’une assemblée de consultation mercredi soir. La conseillère du Vieux-Rosemont, Christine Gosselin, est d’avis que certains éléments du règlement ont été mal compris par les propriétaires, mais elle se dit prête à revoir certains aspects du projet. L’adoption du règlement, qui était prévue pour décembre, pourrait ainsi être retardée.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Les propriétaires de «shoebox» demandent aux élus de refaire leurs devoirs

[ad_1]

Bien qu’ils comprennent la nécessité de protéger les shoebox de la spéculation, des propriétaires de ces maisons estiment que la nouvelle réglementation de l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie leur impose des contraintes indues. Ils demandent aux élus de refaire leurs devoirs.

L’arrondissement avait déposé, au début du mois d’octobre, un projet de règlement afin d’encadrer les démolitions, les modifications et les agrandissements des shoebox.

Un inventaire avait permis de recenser 561 de ces petites maisons dans Rosemont-La Petite-Patrie. La grande majorité, soit près de 88 %, est considérée comme présentant une valeur architecturale intéressante. Le règlement impose de nouvelles contraintes en cas d’agrandissement, comme un retrait d’un mètre lors de l’ajout d’un deuxième étage ou la conservation de la façade d’origine.

« L’objectif de base, c’est de valoriser des façades et de freiner le développement immobilier agressif », convient Wilfried Cordeau, qui possède une shoebox depuis 2010. « Mais on s’est retrouvé avec une réglementation qui ajoute des contraintes importantes et qui peut même dénaturer les projets. »

Inquiétudes

Avec des enfants qui grandissent, M. Cordeau envisageait d’ajouter des pièces à sa maison. Comme d’autres propriétaires, il estime que le règlement ratisse trop large et dépasse les objectifs initiaux. « Certains propriétaires ont émis l’hypothèse que si ce règlement était adopté, ils vont devoir considérer abandonner leur projet et éventuellement quitter l’arrondissement ou la Ville parce qu’ils n’ont pas les moyens de rester dans ces maisons-là. »

Les propriétaires ont d’ailleurs été nombreux à exprimer leur mécontentement mercredi soir lors d’une assemblée de consultation menée par l’arrondissement. La séance a duré quatre heures et les échanges avec les élus ont parfois été tendus, a reconnu M. Cordeau, qui a mobilisé d’autres citoyens au sein d’un regroupement de propriétaires de shoebox.

Architecte, Laurent Gagné voulait aussi agrandir sa maison shoebox, mais la nouvelle réglementation l’empêchera de réaliser son projet d’ajouter d’autres étages pour créer un second logement, affirme-t-il. En vertu du nouveau règlement, la pose d’un escalier devant la maison ne sera pas possible car la façade devra être préservée, explique-t-il. « Il y a un certain nombre d’éléments dans ce règlement, comme l’imposition de reculs et les règles sur le couronnement des bâtiments, qui relèvent de choix architecturaux et de conception. Ce ne sont plus juste un encadrement de la forme urbaine », souligne-t-il.

Un règlement révisé ?

Responsable du dossier des shoebox, la conseillère du Vieux-Rosemont, Christine Gosselin, soutient que certains éléments du règlement ont été mal compris par des propriétaires et que plusieurs craintes exprimées « ne sont pas fondées ». Mais elle se dit ouverte à revoir certains aspects de la réglementation afin de raffiner celle-ci. « Il y a vraiment une très grande diversité de cas. Ceux qui ont des cas spéciaux, on va essayer de les traiter un à un pour trouver la meilleure solution », a-t-elle indiqué lors d’un entretien téléphonique.

À la lumière des observations faites par les citoyens, l’arrondissement réexaminera le projet et pourrait apporter des modifications à son règlement, ce qui pourrait retarder son adoption initialement prévue pour décembre, souligne Christine Gosselin.

Au sujet de la grille d’évaluation des 561 maisons shoebox, Mme Gosselin estime qu’elle est « objective » et qu’elle a été réalisée selon des critères précis. « On est prêts à peaufiner cette grille, mais on en a besoin pour pouvoir préserver les shoebox. On ne veut pas soumettre les maisons qui n’ont pas d’intérêt aux mêmes contraintes [que celles qui présentent un intérêt architectural]. »

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس