Je ne suis pas Québécois

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En discutant avec des amis, j’ai constaté que nous sommes nombreux à remarquer que, depuis quelques mois, il semble y avoir une recrudescence d’accusations d’intolérance envers les Québécois.

D’ailleurs, lorsqu’on se demande si « les Québécois sont racistes », on parle des francophones. On ne parle pas des Québécois d’origine chinoise, italienne, grecque, et autres, qui habitent Montréal et ailleurs au Québec. Si c’est ça la nouvelle définition du Québécois, j’affirme ceci : je ne suis pas Québécois.

Mais nous sommes nombreux à en avoir soupé de ces accusations, car elles sont injustes. […] Il n’y a pas plus d’intolérants chez les francophones que dans les autres communautés, mais on dirait qu’on tente de nous faire croire le contraire. C’est anormal que nous devions répéter cela en 2019…

Mais je n’abdique pas devant les diffamateurs qui expriment leur propre intolérance en nous lançant injustement de la boue.

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L’écart salarial se resserre entre médecins spécialistes québécois et ontariens

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L’écart salarial entre les médecins spécialistes québécois et ceux de l’Ontario a diminué, révèle une étude publiée jeudi. Des données qui n’aideront pas Québec à justifier le milliard de dollars « de trop » qu’il compte récupérer du salaire des spécialistes, estime leur fédération.

« On partait avec la prémisse que les médecins spécialistes sont trop payés et trop paresseux, mais [cette étude] vient confirmer notre réelle position », estime la présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), Diane Francoeur.

Dans son rapport Les médecins au Canada 2017, l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) montre que les médecins spécialistes du Québec ont touché en moyenne 384 000 $ pour l’année 2016-2017, soit 23 778 $ de plus que leurs homologues ontariens. L’année précédente, cet écart était de 36 380 $.

En campagne électorale, la Coalition avenir Québec s’était appuyée sur ce dernier chiffre pour comparer les provinces voisines et ainsi justifier le salaire « trop élevé » des médecins spécialistes québécois.

François Legault avait promis de récupérer un milliard en rouvrant l’entente conclue entre l’ancien gouvernement libéral et la FMSQ au printemps 2018. Mais avant de s’asseoir à la table des négociations, les deux partis ont mandaté l’ICIS de réaliser une étude comparative pancanadienne sur la rémunération médicale. Les conclusions sont attendues d’ici septembre.

Pour la Dre Francoeur, l’étude finale encore en cours sera « plus raffinée » et donnera « l’heure juste ». Le rapport publié jeudi — plus complet que les précédents — est tout de même révélateur et laisse penser que Québec « manquera d’arguments » pour négocier.

De son côté, le gouvernement Legault campe sur ses positions.

« L’étude de [jeudi] indique que les médecins spécialistes du Québec gagnent toujours en moyenne plus de 20 % de plus que leurs homologues ontariens (en tenant compte du coût de la vie), ce qui représente en dollars environ 1 milliard d’écart », soutient Myrian Marotte, attachée presse du président du Conseil du trésor, Christian Dubé. Elle concède toutefois que « la façon de capter les données n’est pas optimale », d’où la nécessité d’attendre les résultats définitifs de l’étude commandée à l’ICIS.

Comparaison incomplète

Aux yeux des experts consultés par Le Devoir, des informations manquent pour établir une réelle comparaison entre les provinces canadiennes.

« Il faut tenir compte du coût de la vie très différent, mais aussi de l’organisation de la pratique en comparant les salaires nets plutôt que bruts », estime Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

Elle croit de plus que le Québec ne devrait pas uniquement se comparer à l’Ontario, comme le font les gouvernements successifs depuis des dizaines d’années. « Pourquoi ne pas se comparer avec des pays de l’OCDE ou du Commonwealth ? »

Damien Contandriopoulos, professeur à l’École de sciences infirmières de l’Université de Victoria, croit même que la comparaison n’a pas lieu d’être.

« Arrêtons cette psychose au Québec de vouloir s’aligner avec l’Ontario », lance-t-il, expliquant que cette « obsession » est partie d’une idée fausse selon laquelle les médecins québécois partaient pour l’Ontario pour être mieux payés. « On a plutôt besoin d’une réflexion collective sur ce qu’on estime être une rémunération juste des médecins, et raisonnable pour la société », avance-t-il.

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Citoyens québécois et musulmans | Le Devoir

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S’agissant du débat sur la laïcité, les déclarations publiques des derniers jours ont clairement fait ressortir les limites, sinon les contradictions du débat dans lequel s’engage présentement la société québécoise. En plus des obstacles légaux qui se dressent sur le chemin de la future loi, inscrits dans la Charte des droits et libertés de la personne, et des risques de dérapage politique disgracieux, apparaissent maintenant de manière plus évidente les conséquences sociales déplorables du projet que caresse le gouvernement caquiste.

Il n’est pas nécessaire d’être un grand clerc pour comprendre que le programme législatif du premier ministre vise avant tout les musulmans, et particulièrement les femmes musulmanes. On ne voit pas très bien, en effet, dans le discours actuel, quel autre groupe ou communauté religieuse pourrait se mériter une attention aussi soutenue. À tout le moins, il est facile de prévoir que la loi atteindrait avec plus de force les femmes qui se voilent le visage en tout ou en partie ; ce qui revient à dire qu’elle s’appliquerait avec plus de sévérité et de régularité à une minorité bien déterminée de la société. Ce parti pris est contraire à l’esprit de la démocratie et au traitement équitable que l’État doit réserver à tous ses citoyens. La loi projetée porte aussi, bien au-delà de la fonction publique et du secteur de l’enseignement, des risques de stigmatisation évidents. Même si elles n’entrent pas sous le coup de la loi, un grand nombre de femmes musulmanes et de personnes appartenant visiblement à des traditions non chrétiennes seront touchées indirectement sur le marché du travail par ces mesures législatives. Elles seront à tout le moins soumises à une attention médiatique disproportionnée et désignées à l’opprobre général.

Besoins à court terme

En l’absence de crise sociale aiguë ou de raisons pressantes d’agir, le gouvernement n’intervient ici qu’en fonction de ses besoins politiques à court terme. Qui a dit que la laïcité était un enjeu à régler une fois pour toutes par l’État, de surcroît en utilisant un arsenal législatif musclé ? Bien au contraire, le pluralisme religieux fait partie d’un ensemble de valeurs qui sont soumises à des négociations constantes entre les différents acteurs sociaux, le plus souvent avec des résultats positifs et raisonnables. L’État n’a pas pour rôle de juger laquelle des traditions religieuses a le plus de valeur dans sa forme extérieure ou sur la place publique. Il doit plutôt jeter un regard neutre et bienveillant sur toutes les croyances et préserver la liberté de conscience de tous les citoyens.

Rédiger une loi qui vise un groupe religieux en particulier mènera à une intensification des formes d’hostilité qui s’exercent déjà contre les musulmans au sein de la société québécoise. L’impair législatif est d’autant plus lourd de conséquences qu’en agissant ainsi, le gouvernement bloque la voie à une intégration réussie des femmes musulmanes au sein de la société québécoise et relaie une attitude préjudiciable. Privées d’accès à l’emploi, de leur dignité de citoyen et des moyens d’entrer en contact avec la majorité francophone, les personnes que la future loi désigne comme fautives se trouveront encore plus isolées et ostracisées qu’auparavant.

Ceux et celles que le premier ministre pointe du doigt subiront longtemps les conséquences d’un programme législatif irréfléchi, aux objectifs nébuleux et formulé de manière approximative. Loin de faciliter la transition vers une pleine participation de tous, on peut prévoir que le gouvernement va plutôt durcir les oppositions à la diversité culturelle au sein de notre société et aggraver les préjugés envers les minorités religieuses, notamment musulmanes. Il confortera aussi dans leur opinion défavorable une partie de la population qui se méfie déjà de l’altérité sous toutes ses formes. Nul besoin de chercher très loin dans l’actualité les preuves d’une hostilité latente à l’endroit de l’islam de la part de certains individus peu tolérants, et que les médias relaient avec régularité. Exactement le contraire de ce que les caquistes prétendent accomplir par leur programme législatif et les moyens qu’il propose, c’est-à-dire en limitant les libertés fondamentales d’une fraction de la population et en réduisant ouvertement le droit des individus à l’expression de leurs convictions profondes. Plutôt que ce coup de force législatif, il vaudrait mieux que le gouvernement s’engage à développer une attitude préventive et accueillante envers la diversité, qu’il se résolve à accompagner les minorités vulnérables et à éduquer la population en général.

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Problème québécois ou francophone? | Le Devoir

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Il semble donc que le Québec compte de deux à trois fois plus (selon les tranches d’âge) de cas de TDAH traités avec des médicaments que le reste du Canada. La question posée par une cinquantaine de pédiatres est la suivante : qu’y a-t-il de particulier au Québec ?

J’aurais bien aimé savoir si l’on observe le même genre d’écart entre les Québécois francophones et les anglophones. Si c’était le cas, cela voudrait dire que le problème est culturel et non territorial. Cela s’inscrirait également dans le prolongement d’une tendance déjà observée chez les francophones à moins valoriser l’éducation de leurs enfants et à moins s’impliquer dans celle-ci.

Les francophones aiment-ils moins leurs enfants que les autres ? J’en doute. Je constate cependant que nous sommes collectivement plus portés à déléguer plusieurs responsabilités au gouvernement. La preuve en est dans nos taux de taxation plus élevés qu’ailleurs, dans nos programmes sociaux comme les garderies d’État, dans l’assurance publique de médicaments, etc.

Quel lien peut-on faire entre ce modèle québécois et la surmédication des enfants ? Peut-être le même qu’avec nos vieux en CHSLD. L’empathie ne peut se déléguer à la machine étatique qui est, par définition, froide et impersonnelle.

Les Québécois francophones ont réussi à s’émanciper collectivement de leurs curés grâce à la Révolution tranquille et à un État fort qui est devenu avec les années, comme la religion d’autrefois, omniprésent et omnipotent. Peut-être sommes-nous allés trop loin, au point où nos aînés comme nos enfants en paient maintenant le prix. Le temps serait peut-être venu de revoir nos priorités et de soulager l’État de certaines responsabilités individuelles et familiales.

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Le directeur général du Parti québécois quitte son poste

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Le directeur général du Parti québécois, Alain Lupien, quitte son poste.

La formation politique en a fait l’annonce mardi matin par voie de communiqué.

M. Lupien et la présidente du parti, Gabrielle Lemieux, ont pris cette décision conjointement, selon ce que rapporte le communiqué.

On peut y lire que le lien d’emploi a été « conclu afin de mettre en oeuvre les nouvelles orientations qui sont en cours de définition par le conseil exécutif national et considérant les mandats accomplis par M. Lupien ».

Rappelons que le Parti québécois s’est engagé dans une énième reconstruction, après sa déroute subie aux élections d’octobre dernier, qui l’ont fait passer de 28 à 10 sièges.

La semaine dernière, au caucus présessionnel du Parti québécois, M. Lupien était présent pour assister aux délibérations des élus.

Il demeure en poste jusqu’à la fin février pour assurer la transition.

Dans le communiqué, M. Lupien affirme qu’il « arrive maintenant au moment de passer le flambeau » et qu’il entend le faire avec « la plus grande collaboration et ouverture possible afin de réussir une transition harmonieuse ».

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Les 10 députés du Bloc québécois se représenteront à l’élection fédérale

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Les 10 députés du Bloc québécois seront candidats à l’élection fédérale du 21 octobre.

En entrevue au Devoir dimanche, le nouveau chef de la formation indépendantiste, Yves-François Blanchet, a confirmé que l’ensemble de la députation bloquiste sollicitera un nouveau mandat.

Les derniers mois ont été éprouvants pour les députés bloquistes. En février dernier, sept d’entre eux avaient claqué la porte du parti alors dirigé par Martine Ouellet, ce qui avait plongé le Bloc québécois dans une profonde crise interne. Les sept dissidents sont finalement rentrés au bercail dans la foulée de la démission de Martine Ouellet, défaite lors d’un vote de confiance en juin dernier.

Le vent a tourné depuis, assure celui qui a été couronné chef du parti jeudi dernier. « Le caucus est parfaitement fonctionnel, affirme Yves-François Blanchet. Cette crise-là, elle est passée, elle est finie et tout le monde regarde dans la bonne direction. »

M. Blanchet avance même qu’un « momentum » serait perceptible au sein des rangs bloquistes. En décembre, le parti a recueilli 300 000 $, son mois le plus fructueux depuis la campagne de 2015.

« Le Bloc sortait tout juste de la crise, n’avait pas encore de chef et a recueilli 300 000 $ en plein mois de décembre. Il s’est passé quelque chose de positif à l’intérieur des instances, on sent clairement un momentum à l’intérieur du Bloc. »

« Notre travail, et j’en prends la responsabilité, c’est de porter et de partager cet enthousiasme avec les Québécois », lance l’homme de 53 ans.

Un éveil

Selon le politicien, le Bloc québécois, dont l’éloge funèbre a été maintes fois prononcé, bénéficie en quelque sorte d’un « éveil » né de la débâcle du Parti québécois lors de la dernière élection provinciale.

« Au lendemain du 1er octobre, les souverainistes — qui représentent encore le tiers du vote au Québec — ont bien réalisé que si le Bloc était écrasé à la prochaine élection fédérale, c’est l’idée même de la souveraineté qui allait beaucoup souffrir. Et ça, je pense que ça a été une sorte d’électrochoc. »

Grâce à cet élan, Yves-François Blanchet dit avoir bon espoir de recruter des candidats de qualité pour représenter le Bloc québécois dans les 78 circonscriptions fédérales du Québec en vue de l’élection générale du 21 octobre.

Déjà cette semaine, le parti annoncera qui défendra les couleurs du Bloc québécois lors de l’élection partielle du 25 février dans la circonscription d’Outremont. « C’est une candidature de très haute qualité qui va surprendre tout le monde », promet Yves-François Blanchet.

Celui qui a été ministre de l’Environnement au sein du gouvernement péquiste de Pauline Marois fera de l’environnement un des thèmes centraux de la campagne bloquiste. Un thème qui sera imbriqué dans ceux de la souveraineté et de l’économie, une sorte de triumvirat duquel naîtra un nouveau modèle écologique québécois. Yves-François Blanchet estime que ce modèle, qu’il souhaite développer, est « totalement incompatible avec les politiques du gouvernement fédéral », rappelant au passage l’achat de l’oléoduc Trans Mountain par le gouvernement libéral.

Le bal des investitures

À neuf mois du vote, le Bloc québécois a investi dimanche son premier candidat. Des dizaines de militants ont bravé la tempête pour assister à Boucherville à l’assemblée d’investiture de Xavier Barsalou-Duval, qui tentera de se faire réélire dans la circonscription de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères.

« On a commencé un travail dans la circonscription qui doit être terminé, notamment dans les dossiers de la réglementation du trafic sur la rivière Richelieu et de l’érosion des berges du fleuve Saint-Laurent », clame le jeune papa.

Cet ancien enseignant au collégial, qui se dit très présent auprès de ses commettants, se définit d’abord et avant tout comme un indépendantiste. « Tant que le Québec ne sera pas un pays, ça va être nécessaire pour moi de continuer mon action politique », insiste-t-il.

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Le Bloc québécois toujours utile

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Le Bloc québécois a donc un nouveau chef en la personne de Yves-François Blanchet, seul candidat en lice après le désistement d’un candidat putatif, Jean-Jacques Nantel. Le parti a ainsi évité une course à la chefferie qu’il n’avait pas les moyens de tenir, qui aurait été aussi futile que néfaste et qui n’aurait rien changé au résultat.

Comme cela s’est vu dans le passé, mais sans doute avec plus d’acuité que jamais, la question de la pertinence du Bloc se pose. Le parti, fondé par Lucien Bouchard sur les cendres de l’accord du lac Meech, dans le but de contribuer à l’accession du Québec à sa souveraineté et d’appuyer le camp du Oui lors d’un référendum, n’a-t-il pas perdu sa raison d’être dans un contexte politique où un tel référendum est renvoyé aux calendes grecques ? Nous croyons que non.

Si l’appui à l’indépendance a décliné ces dernières années, il reste que les deux partis souverainistes, le Parti québécois et Québec solidaire, ont récolté ensemble 33 % des votes lors des dernières élections. Si certains, comme l’ex-premier ministre libéral Philippe Couillard, se sont empressés de célébrer avec jubilation l’enterrement de l’option, il n’en demeure pas moins qu’un mouvement politique qui rassemble toujours le tiers de l’électorat ne peut être ignoré. Et si on apprécie les comparaisons, rappelons que la Coalition avenir Québec et son fédéralisme résigné n’ont obtenu, avec 37 % des voix, que 4 % de plus des suffrages.

Certes, le temps n’est pas à la préparation d’un référendum et l’obstination rageuse d’une Martine Ouellet n’y aurait rien pu changer. Mais les Québécois collectivement, du moins les souverainistes ou ceux, nombreux, qui ont renoncé à leur idéal parce qu’ils le croient hors de portée et qui se retrouvent à la CAQ, auraient tort de se priver de cet instrument politique. Les raisons qui fondent le projet indépendantiste n’ont pas disparu et l’évolution politique au Canada pourrait contribuer à les illustrer concrètement. Bref, on ne sait de quoi l’avenir sera fait et cette voix québécoise, qu’incarne le Bloc à Ottawa, pourrait s’avérer utile, voire essentielle.

Le Bloc québécois a également un rôle à jouer dans la défense des intérêts du seul État à majorité francophone en Amérique du Nord alors que le poids politique du Québec au sein de la fédération, en raison de facteurs démographiques, mais pas seulement, ne cesse de diminuer.

Après l’apathie complaisante du gouvernement Couillard, le gouvernement Legault monte aujourd’hui au créneau pour réclamer d’Ottawa des pouvoirs en matière d’immigration ainsi qu’une déclaration de revenus unique administrée par Québec. Le Bloc peut relayer ces revendications, tout en se portant à la défense de l’interculturalisme et de l’exception culturelle.

D’évidence, rien n’est gagné pour le Bloc. Yves-François Blanchet soutient que le parti a refait son unité, condition essentielle pour qu’il évite la disparition. D’ici à l’élection, il devra se remettre en marche. Le mot de la fin — ou du renouveau — reviendra aux électeurs québécois.

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Bloc québécois: Blanchet veut casser son image de «goon»

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Yves-François Blanchet ne manquera pas de défis dans les prochains mois. Mais il y en a un auquel le nouveau chef du Bloc québécois entend s’attaquer prioritairement : la refonte de sa propre image. « Le goon de Pauline Marois, ça colle », constate celui qui promet d’être moins « arrogant ».

L’ancien ministre péquiste estime ainsi qu’il s’agit là de son « plus grand défi » immédiat. « J’ai la réputation d’être une personne assez dure, a reconnu M. Blanchet en entretien avec Le Devoir jeudi. J’ai l’air de vouloir manger tout le monde, mais ça ne correspond pas à la réalité. »

Yves-François Blanchet remarque que l’étiquette de « goon » qu’on lui accole depuis qu’il a été whip du Parti québécois est « difficile à modifier dans les médias. J’ai l’impression que tous les journaux ont des banques de photos babounes de moi…. J’ai cette image dure qui ne me sert pas, et je veux la casser. Je prétends que ce n’est pas conforme à la réalité. »

Entre la carpette et l’arrogance, il doit y avoir un juste milieu

Le nouveau chef a-t-il d’autres défauts à corriger ? Le successeur de Martine Ouellet n’hésite pas à en avancer quelques-uns : « Je ne suis pas sûr d’être extraordinairement patient », dit-il en utilisant une formulation que plusieurs qualifieraient d’euphémisme. « À Québec, des journalistes avaient développé la capacité de me picosser juste assez pour que je montre les dents. Je vais travailler ma patience », dit-il.

Et puis, il y a le ton de ses interventions. « Je le voyais encore sur les réseaux sociaux [jeudi] matin : je peux être cassant et arrogant, et ce n’est pas une vertu. Je ne veux pas me transformer en carpette. Mais entre la carpette et l’arrogance, il doit y avoir un juste milieu. »

S’il fait de ce chantier personnel une priorité, c’est qu’Yves-François Blanchet se dit conscient que personne n’a envie de travailler avec ou de voter pour quelqu’un d’antipathique. « Les gens ne sont pas obligés de voter pour vous. Il faut qu’ils en aient le goût. C’est la même chose pour les bénévoles : ils doivent avoir du plaisir. »

Acclamation

Seule personne à avoir présenté une candidature valide à la course à la direction du Bloc québécois, M. Blanchet a été élu chef du parti à la première heure, jeudi. Âgé de 53 ans, il est le septième à occuper ces fonctions (après Lucien Bouchard, Michel Gauthier, Gilles Duceppe, Daniel Paillé, Mario Beaulieu et Martine Ouellet).

Après le règne tout en turbulences de Mme Ouellet — implosion du caucus, multiples déchirements publics autour de la personnalité de la chef et de la mission du Bloc —, l’arrivée d’Yves-François Blanchet représente aux yeux du président du parti une « extrêmement bonne nouvelle ».

« Juste d’avoir eu six mois sans couverture médiatique négative, c’est très bon, se réjouit Yves Perron. Il était temps que ça arrête. »

Selon M. Perron, le Bloc avait besoin d’un « chef avec de l’envergure, capable d’avoir un esprit de synthèse et de livrer le message. Yves-François Blanchet est un communicateur extraordinaire et un indépendantiste convaincu. »

Le parti n’aurait-il pas profité de la tenue d’une véritable course au leadership, qui aurait permis de confronter le nouveau chef ? « On vient de gagner beaucoup de temps et de sauver beaucoup d’argent, pense plutôt Yves Perron. Et pour les débats d’idées, nous avons le processus de refondation du parti qui se poursuit. »

Pas de crainte

À ce sujet, Yves-François Blanchet dit être convaincu que les idées que les militants bloquistes vont soumettre — le processus se poursuit jusqu’au 11 février, et les propositions seront débattues en congrès le 24 février — lui conviendront. « Je ne pense pas qu’il va y avoir des affaires capotées avec lesquelles on va dire que ça n’a pas de bon sens, dit-il. Je n’ai pas de crainte de me lever le 25 février bien malheureux avec un programme excentrique. »

Officiellement, le Bloc présente l’exercice comme le « plus grand chantier de consultation et de remue-méninges pour un parti politique majeur sur la scène québécoise », un « renouvellement complet du programme et des statuts et règlements du Bloc québécois ». Dans les faits, la direction du Bloc a souvent mentionné qu’il n’était pas question de « toucher à l’ADN du parti », notamment sa vocation indépendantiste.

« Je ne pense pas qu’on doive présumer d’une réécriture profonde, mais on doit pouvoir l’envisager, pense le nouveau chef. Il n’y a pas d’obligation de tout jeter à la poubelle [pour prouver la pertinence de l’exercice]. »

M. Blanchet estime tout de même que ce serait une erreur de changer le nom et le logo du parti — une idée qui a été soulevée. « Cette hypothèse-là ne m’enthousiasme pas. On ne doit pas rebrander le parti à neuf mois des élections. »

Cette échéance électorale guidera ses premières actions, notamment la recherche de financement (le Bloc veut aller chercher près d’un million) et de candidatures « surprenantes ». Yves-François Blanchet ne se présentera pas à l’élection partielle dans Outremont le 25 février (il lorgne plutôt la Montérégie pour les élections générales), mais il promet d’être « très présent » dans cette campagne.

« Plus personne ne dit que le Bloc est moribond, soutient M. Blanchet. Mais il reste du travail à faire. »

Après avoir siégé à Québec de 2008 à 2014, Yves-François Blanchet agissait ces dernières années comme commentateur politique à Radio-Canada. Il avait précédemment fait carrière dans le milieu culturel.

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Déclaration de revenus unique: plusieurs Québécois perdraient leur emploi, reconnaît Legault

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Le premier ministre François Legault reconnaît que son projet d’instaurer une déclaration de revenus unique gérée par le Québec entraînerait de nombreuses pertes d’emplois dans la province. Mais, selon lui, cela permettrait de dégager des budgets pour en créer d’autres, dans des domaines plus prioritaires, comme l’éducation.

M. Legault rencontrait son homologue fédéral en matinée en marge de la retraite du cabinet de Justin Trudeau à Sherbrooke. Il a réitéré sa demande de fusionner les déclarations de revenus fédérale et provinciale que remplissent chaque année les Québécois. M. Trudeau a fermé la porte à cette idée en mai dernier, rappelant que dans le reste du Canada, où il n’existe qu’une seule déclaration de revenus, celle-ci est gérée par le gouvernement fédéral et non par la province.

En outre, Ottawa fait remarquer que l’harmonisation des déclarations de revenus entraînerait des pertes d’emplois. L’Agence du revenu du Canada dit employer 5300 personnes au Québec, en particulier dans des régions où la situation de l’emploi est plus précaire, comme Shawinigan (1360 personnes) et Jonquière (1000).

M. Legault a reconnu jeudi que « c’est certain » qu’il y aurait des pertes d’emplois. « Quand on dit qu’il y a 500 millions de dollars de dédoublement, ce sont essentiellement des emplois », a-t-il déclaré en point de presse après sa rencontre d’une vingtaine de minutes avec M. Trudeau. « Si on a deux groupes d’employés qui font la même chose et qu’on pourrait seulement avoir un groupe d’employés qui fait le travail des deux groupes, cet argent-là pourrait être investi pour créer des emplois, par exemple, en éducation, en innovation, dans des domaines où ce serait productif et efficace. » Le premier ministre a pris soin de rappeler que le seul groupe d’employés qui demeurerait serait celui de Revenu Québec.

Mais est-il réaliste de penser que les personnes travaillant à Shawinigan dans le recouvrement fiscal pourraient du jour au lendemain devenir enseignants au primaire, par exemple ? « On a des universités, des collèges, on pourrait investir davantage dans l’éducation et l’innovation », a répondu M. Legault, ajoutant qu’« on pourrait remplacer ces emplois par d’autres emplois qui seraient plus utiles pour les Québécois ».

Selon M. Legault, le terrain politique est fertile pour écouter la demande de Québec. « Vous savez qu’Andrew Scheer [le chef du Parti conservateur et adversaire de Justin Trudeau] est d’accord avec la déclaration de revenus unique gérée par le gouvernement du Québec. Il y a une élection fédérale en 2019. Ai-je besoin de vous expliquer ça en détail ? »

Le ministre fédéral François-Philippe Champagne, qui représente la circonscription englobant Shawinigan, a invoqué les emplois de l’ARC dans sa région pour expliquer sa tiédeur envers la déclaration de revenus unique. « Vous verrez toujours un ministre comme moi qui vient d’une région défendre des emplois comme ça en région. »

Il se dit néanmoins ouvert à toute proposition visant à alléger les obligations administratives des Québécois. Le ministre responsable des relations fédérales-provinciales, Dominic Leblanc, a tenu le même discours. « Si on peut se mettre d’accord avec le gouvernement du Québec de n’importe quelle façon pour alléger ou simplifier les obligations qu’ont les Québécois en matière de déclaration de revenus, on reconnaît que c’est une priorité. Mais on a exprimé des inquiétudes concernant les 5000 Québécois qui travaillent pour l’Agence du revenu du Canada au Québec, dans 14 centres différents, et qui traitent des déclarations de revenus pas uniquement du Québec. »

Harmonisation non nécessaire

François Legault a par ailleurs soutenu qu’il ne serait pas nécessaire de changer les règles fiscales québécoises pour instaurer une déclaration fiscale unique. Un des arguments contre l’instauration d’une telle déclaration unique est que les règles fiscales au fédéral et au Québec ne sont pas identiques : les paliers d’imposition ne sont pas les mêmes et les crédits d’impôt (pour les frais médicaux, les intérêts sur les prêts étudiants, les cotisations syndicales, les dons ou encore les pompiers volontaires) ne sont pas déductibles dans les mêmes proportions. Ne faire qu’une déclaration impliquerait d’harmoniser toutes ces règles, faisant perdre de l’autonomie fiscale à l’un ou l’autre des paliers gouvernementaux. M. Legault assure que cela n’est pas inéluctable.

« Il n’est pas question de forcer ni le gouvernement à Québec ni le gouvernement fédéral à complètement s’harmoniser, soutient M. Legault. On peut très bien avoir une déclaration de revenus où il y a des déductions différentes pour le calcul du revenu imposable à Québec et à Ottawa. »

En Ontario, où il existe une déclaration de revenus unique, la déclaration fédérale comprend une annexe pour calculer l’impôt dû à la province qui fait… quatre pages, auxquelles s’ajoutent des grilles de calcul, exactement comme pour la déclaration distincte du Québec.

Et l’immigration

Par ailleurs, la rencontre entre M. Legault et M. Trudeau a été l’occasion de discuter d’immigration. Le gouvernement du Québec demande une compensation financière bonifiée pour l’accueil des migrants irréguliers au chemin Roxham. Il veut réduire les seuils d’immigration de 20 % en plus d’imposer un test de valeurs aux immigrants économiques et un test de français aux migrants dans la catégorie de réunification familiale.

M. Legault est ressorti de la rencontre avec l’espoir que ces enjeux seront réglés rapidement. « Concernant l’immigration, ce que je comprends, c’est que M. Trudeau est en réflexion, nous dit qu’on devrait avoir bientôt des nouvelles pour baisser temporairement les seuils d’immigration, ajouter des tests de français et des tests de valeurs dans le choix des prochains immigrants. »

Le gouvernement de M. Legault planifie une retraite de son propre cabinet dans deux semaines à Gatineau. On espère, en coulisse, que ces questions seront réglées à ce moment.

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Yves-François Blanchet couronné chef du Bloc québécois

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L’ancien ministre péquiste Yves-François Blanchet a été couronné chef du Bloc québécois. Il a été la seule personne à avoir présenté une candidature valide.

Le président d’élection de la course à la direction, Pierre Bouchard, en a fait l’annonce dans la nuit de mercredi à jeudi, au terme de la période de mise en candidature de deux mois qui a pris fin à minuit.

« À la fin de la période de mise en candidature, je n’ai reçu qu’une seule candidature qui répond à toutes les conditions prescrites aux règles de la course à la chefferie du Bloc Québécois, je déclare donc Monsieur Yves-François Blanchet élu chef du Bloc Québécois », a-t-il écrit dans un bref communiqué.

M. Blanchet, qui est âgé de 53 ans, a été ministre de l’Environnement dans le gouvernement de Pauline Marois de décembre 2012 à avril 2014. Il a par la suite collaboré à une émission télévisée d’affaires publiques jusqu’à l’annonce de sa candidature à la direction du Bloc québécois le 26 novembre dernier.

Avant de faire le saut en politique, M. Blanchet était connu dans le monde artistique, notamment comme gérant du chanteur Éric Lapointe et comme président de l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ).

Dans un texte publié sur le site du parti faisant état de sa vision, M. Blanchet écrit être candidat pour promouvoir « inlassablement » l’indépendance du Québec et afin de « gagner le Québec et gagner pour le Québec ».

Selon le site du parti, l’ingénieur Jean-Jacques Nantel a été la seule autre personne à avoir demandé un bulletin de mise en candidature. Il n’aurait donc pas été en mesure de répondre aux conditions minimales fixées par le parti.

Pour qu’une candidature soit valide, elle devait notamment être accompagnée des signatures de 500 membres en règle du parti et d’un chèque pour frais d’inscription d’au moins 7500 $. Les règles mises en place par la formation souverainiste précisent que les signatures devaient provenir d’au moins quinze circonscriptions et que chacune d’elle devait en présenter au moins vingt.

La course à la direction du Bloc québécois a dû être déclenchée à la suite de la démission tumultueuse de Martine Ouellet, en juin dernier, au terme d’une crise où sept députés avaient claqué la porte du parti.

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