François Legault sera en quête d’investisseurs à Paris

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À l’occasion de sa première mission européenne, qui débute ce week-end, la priorité numéro un du premier ministre François Legault sera la prospection d’investisseurs étrangers, selon ce qu’a appris La Presse canadienne, mardi, de diverses sources.

Le point d’orgue de cette mission sera la tenue d’un grand dîner-conférence, mardi, à la Bourse de Paris, devant 350 convives triés sur le volet, en majorité issus de la crème du monde des affaires de l’Hexagone.

Le premier ministre s’envole vendredi en direction de Paris, première étape d’une mission en deux temps qui le conduira ensuite à Davos, en Suisse, où il assistera au Forum économique mondial à compter de mercredi.

Si les rencontres à caractère politique seront nombreuses à Paris — dont celle avec le président français Emmanuel Macron — l’objectif premier du séjour sera avant tout économique, incluant un cortège de rencontres avec un grand nombre de dirigeants de multinationales françaises qui seront invités à investir au Québec et à donner une nouvelle impulsion aux échanges commerciaux entre les deux États amis.

Parenthèse culturelle : M. Legault profitera de sa présence à Paris pour s’entretenir dimanche avec l’écrivain Dany Laferrière, membre de l’Académie française, dans un café célèbre de la Ville lumière, Les Deux magots, qui a vu défiler combien de célébrités, dont Picasso, Sartre et Simone de Beauvoir.

En soirée dimanche, le premier ministre entreprendra un marathon d’entretiens avec quelques dirigeants de grandes sociétés françaises abonnées du CAC 40 (l’indice boursier qui affiche les performances de 40 des plus grandes sociétés françaises cotées en Bourse, représentant les différents secteurs d’activité).

Legault à l’Élysée

La journée du lundi 21 sera consacrée aux échanges politiques et diplomatiques. Le premier ministre Legault se rendra d’abord à l’Élysée saluer le président Macron, avant de s’entretenir avec le premier ministre Édouard Philippe, le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferran, et le président du Sénat, Gérard L’Archer.

Le mardi 22 sera centré sur la prospection d’investisseurs, M. Legault multipliant les occasions de se poser en premier ministre « économique ».

Geste symbolisant l’orientation qu’il veut donner à la relation Québec-France, le premier ministre se rendra à la Bourse de Paris. Il y présidera un grand dîner-conférence, organisé par la Délégation du Québec à Paris, auquel seront conviés quelques centaines de partenaires français du Québec, principalement des gens d’affaires perçus comme de potentiels investisseurs.

Dans son discours, il va alors insister sur l’importance d’intensifier les relations commerciales entre le Québec et la France, tout en posant le Québec comme une terre d’accueil propice aux investissements étrangers.

La France au 6e rang

Compte tenu de la longue histoire d’amitié entre le Québec et la France, qui ont des relations directes et fécondes depuis des décennies, on pourrait croire que les échanges commerciaux entre les deux États sont à l’avenant. Or, il n’en est rien.

En une année, le Québec transige davantage avec l’État américain du Texas qu’avec la France tout entière.

En 2017, les échanges commerciaux entre le Québec et la France plafonnaient à 4,5 milliards $. Ils atteignaient plus du double (10,8 milliards $) avec le Texas, en 2015.

L’avenir économique du Québec repose en bonne partie sur sa capacité à exporter. Or, sur ce plan, la France est en joueur marginal. En 2017, la valeur des exportations de marchandises du Québec à destination de la France s’établissait à 1,7 milliard $, soit à peine 2,5 pour cent du total de nos exportations vers l’étranger.

La France se classe en fait au 6e rang des partenaires commerciaux du Québec à l’échelle internationale.

Le premier ministre Legault a donc toute une côte à remonter, s’il veut infléchir la tendance.

Durant son séjour, M. Legault sera accompagné par la ministre des Relations internationales, Nadine Girault, et par le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.

Mercredi matin, il quittera la France en direction de la Suisse pour participer au 49e Forum économique mondial de Davos, autour du thème de la globalisation. L’événement regroupe chaque année les dirigeants politiques et économiques du monde entier.

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La quête de la Franco-Amérique de Dean Louder

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Le 9 mai dernier, Dean Louder décédait. Québécois d’adoption, Américain d’origine, mormon, ce géographe et professeur à l’Université Laval, aventurier et voyageur, entretenait un cercle de Franco-Américains (au sens large et non restreint aux « Franco-Étatsuniens » du Nord-Est) rencontrés aux quatre coins du continent. Il recevait ses nombreux amis à Québec, se déplaçait régulièrement pour participer aux manifestations et aux événements liés à cette Franco-Amérique qu’il aimait et à laquelle il s’est dévoué. Dans la dernière édition du Forum (été 2017 – revue franco-américaine), son ami, l’artiste Grégoire Chabot, résumait cette socialité complexe et ce dévouement par une analogie culinaire bien choisie : « Chez Dean : An amazing gourmet kitchen, PLUS meals on wheels » ! On le regrettera donc… et dans des lieux insoupçonnés.

Dean Louder a codirigé avec Éric Waddell Franco-Amérique, un ouvrage qui a fait l’objet d’une nouvelle édition revue et augmentée chez Septentrion en 2017 et qui témoigne de ces nombreux déplacements.

Cela dit […] c’est le problème posé par ce livre (qui est aussi celui de la Franco-Amérique) qui retient spontanément l’attention. On pourrait le traduire de la façon suivante : comment est-il possible d’intéresser un Québécois francophone par ailleurs cultivé — le lectorat visé — à la diaspora québécoise, et plus largement à l’Amérique francophone ? Joseph-Yvon Thériault, dans sa contribution qui clôture l’ouvrage, précise le cadre dans lequel se posent cette question et ce problème : « En s’affirmant politiquement, c’est-à-dire en préconisant l’existence d’un État français au Québec, le nationalisme québécois devait se territorialiser aux frontières du Québec et, par ce fait même, définir comme “autre” le reste de la francophonie […]. C’est donc dans la compréhension du rapport ambigu que le Québec moderne entretient avec son passé canadien-français qu’il est possible de comprendre l’ambivalence des intellectuels québécois envers la Franco-Amérique […] » (p. 381). S’il faut ajouter à cette ambivalence l’accusation de « tribalisme » qui pèse d’emblée sur les Québécois dans leur pays, il est facile de saisir la nervosité qui entoure le sujet. Et si vous évoluez parmi les intellectuels québécois tout en vous intéressant à la question de la diaspora québécoise […], vous connaissez cette ambivalence, pour ne pas dire cette réticence, qu’il faut toujours désamorcer et qui porte les stigmates d’une longue lutte politique.

Il faut dire que cette restriction idéologique des intellectuels québécois a porté des fruits : les jeunes (18-24 ans) au Québec ne se sont jamais autant dits « Québécois », et jamais si peu dits « Canadiens français ». Cependant, si on considère que le résultat de cette identification des Québécois à leur État devait être l’indépendance politique à l’égard de la fédération canadienne, la restriction idéologique a été un échec dans la mesure où l’appui des jeunes Québécois à l’indépendance n’a jamais été aussi bas en 50 ans !

Dans ce contexte, ne serait-il pas temps d’inviter ces intellectuels à considérer la Franco-Amérique à nouveau comme une « matière patrimoniale » (Virgil Benoit, p. 277), comme une source pour renouveler notre imaginaire, nos symboles et notre appartenance au monde ? Non pas dans la perspective de notre « américanité », une approche que le professeur Thériault a brillamment critiquée dans un ouvrage antérieur, mais dans le but de retrouver la valeur singulière et le potentiel créateur de notre héritage, dans le but de renouer avec l’idée de notre « fragile résistance dans l’histoire » (François Paré, p. 56).

Dans sa Brève histoire des Canadiens français, Yves Frenette citait une phrase de Jean Lesage, prononcée à l’aube de la Révolution tranquille, qui mériterait d’être revue : « L’État du Québec est l’incarnation politique du Canada français. » Et si on essayait de penser cette communauté, renouant avec « cet imaginaire du déplacement » (p. 56) propre à notre expérience passée, comme l’incarnation possible d’une Franco-Amérique plus large ? N’est-ce pas cet état d’esprit qui présida à la création du Secrétariat permanent des peuples francophones par ce même État en 1981 (et n’est-ce pas pour cette raison qu’il fut liquidé, archives comprises, en 1992) ? Une telle perspective n’empêcherait nullement de partager l’inquiétude d’Anne Gilbert devant la « grande vulnérabilité linguistique de la plupart des communautés franco-ontariennes » (p. 86) ou de se trouver d’accord avec le constat de Clint Bruce selon lequel « il n’y a plus de communautés francophones en Louisiane, il y a plutôt des individus qui parlent français, pour diverses raisons et dans divers contextes » (p. 209).

Se pose dans ce cas, pour le Québécois, une question éthique : quelle attitude devons-nous adopter devant « la “perdurance” en Amérique du fait français » (Thériault, p. 388) ? La réponse, si elle ne change rien à la situation, pourrait influencer ultimement le genre de peuple que nous formons. […]


Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues ? Écrivez à rdutrisac@ledevoir.com.

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Les Métis de l’est du Canada: une quête de reconnaissance difficile

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Le 6 novembre 2018, Darryl Leroux publiait dans Le Devoir (rubrique Des Idées en revues) un texte suggérant que l’histoire des Métis au Québec faisait partie de ce mythe qui vise à laver la conscience des Canadiens français du colonialisme selon la présence de métissage historique au sein de sa population. Il est suggéré que cette impulsion néocoloniale des Québécois-métis se ferait au détriment de la souveraineté des Premières Nations et Inuit. Nous croyons devoir recadrer de telles affirmations qui minent les efforts de reconnaissance des Métis de l’Est. Bien que nous reconnaissons certains des enjeux soulevés par Leroux, le danger d’amalgames servant à nier en bloc l’existence de cultures métisses dans les provinces de l’est du Canada pose problème selon nous.

Depuis l’inclusion constitutionnelle des Métis au nombre des peuples autochtones en 1982, au moins deux visions identitaires métisses s’opposent farouchement. D’une part, il y a la vision exprimée par le leader métis Harry Daniels qui reconnaît à tous les Métis, peu importe leur localisation au Canada, le droit de s’identifier comme Métis si cela correspond à leur façon de se rattacher au monde. D’autre part, le Métis National Council défend une doctrine identitaire ethnonationaliste, qui restreint l’identité métisse aux provinces à l’ouest du Québec, et plus précisément aux descendants des Métis du Nord-Ouest que l’on associe aux évènements politiques de la rivière Rouge. Jusqu’à ce jour, seules les organisations métisses de l’Ouest faisant la promotion de cette idéologie restrictive bénéficient de la reconnaissance officielle du gouvernement fédéral, et de millions en subvention.

Sur le plan juridique, la question de savoir qui sont les Métis a connu certains éclaircissements en 2003, lorsque la Cour suprême du Canada fut appelée à se prononcer sur l’identité des porteurs de droits métis. En rendant sa décision, la Cour suprême articula un « test » en dix points pour y parvenir, dont la démonstration d’un lien ancestral avec une communauté historique (R. c. Powley, 2003). Le cas Powley demeure intéressant, car il se situe à l’extérieur des limites idéologiques des partisans de la vision restrictive de l’identité métisse. La famille Powley n’a en effet aucune connexion ancestrale avec la rivière Rouge au Manitoba, et est issue historiquement d’une communauté dont la naissance est jugée indépendante de la matrice culturelle des Métis du Manitoba. Il n’est donc pas étonnant de voir les partisans les plus radicaux de l’idéologie nationaliste métisse dénoncer ce qu’ils considèrent comme une atteinte à l’intégrité de leur nation par un processus juridique extérieur à celle-ci. La décision du plus haut tribunal canadien protège cependant la possibilité pour les « autres Métis » d’exister, au prix d’une reconnaissance juridique que les Métis de l’Est perçoivent de plus en plus comme la seule voie possible afin de protéger leur culture.

Manque de soutien

Cette poursuite de reconnaissance des Métis de l’est du Canada n’est toutefois pas sans embûches. Notons d’abord que les Métis de l’Est subissent le manque de soutien des autorités fédérales, ce qui plonge leurs organisations dans une situation de pauvreté. Les Métis doivent ensuite criminaliser leurs revendications identitaires, en commettant souvent un geste illégal (souvent une infraction de chasse ou de pêche) qu’ils tenteront de défendre selon une défense constitutionnelle devant les tribunaux ; un processus non seulement onéreux, mais dont l’issue demeure incertaine. À cet égard, il faut savoir que plusieurs Métis furent historiquement expulsés des réserves créées pour les « Indiens ». Leurs tentatives de se constituer en communauté ou de rejoindre une réserve (par exemple au Témiscamingue en 1896) furent également refusées par les autorités coloniales. Il s’ensuit que demander aux Métis de l’Est de prouver l’existence de « communautés historiques » — alors que le gouvernement a combattu cette possibilité même — devient souvent une entreprise kafkaesque.

Ce contexte social tendu se voit en outre amplifié par certains académiciens qui n’hésitent pas à dénigrer les Métis de l’Est en prétextant qu’ils ne devraient pas utiliser le terme « Métis » (un terme que ceux-ci souhaitent réservé aux seuls Métis de l’Ouest). Les Métis de l’Est se font en outre reprocher des intentions secrètes, hostiles ou de l’opportunisme allant à l’encontre des « véritables » autochtones, selon des procès d’intention que l’on généralise à l’ensemble des Métis des provinces de l’est du pays. Ces critiques nourrissent en retour les craintes de plusieurs Premières Nations, qui voient dans la montée des Métis un phénomène inquiétant. Il est vrai que la désorganisation des Métis de l’Est profite parfois à des individus qui s’inventent comme « chefs », et font leurs choux gras au fil de promesses impliquant parfois diverses fraudes, par exemple sur le plan d’exemptions fiscales réservées aux Indiens inscrits. Le plongeon vers les amalgames devient dès lors d’autant plus facile pour les détracteurs des Métis de l’Est.

Et pourtant, la mesure pleinement révolutionnaire de la question des Métis de l’Est passe peut-être par la volonté de certains d’entre eux de court-circuiter le processus de reconnaissance passant normalement par les autorités canadiennes. Certains Métis de l’Est espèrent en effet négocier un processus de reconnaissance et de protection de gré à gré sous l’égide des lois et de la souveraineté toujours existante des Premières Nations et des Inuit, avec qui les Métis partagent le territoire et le destin d’une coexistence.

Observant avec inquiétude les dirigeants de la Manitoba Métis Federation qui supportent désormais ouvertement les pipelines, à l’inverse des Premières Nations qui s’y opposent, plusieurs comprennent en effet que les Métis de l’Est qui mendient une reconnaissance auprès des gouvernements deviennent particulièrement vulnérables à la fabrication d’un consentement autochtone pour d’éventuels projets de développement. Un nombre grandissant de Métis de l’Est espèrent ainsi une reconnaissance et une protection de leur culture par l’entremise des Premières Nations et des Inuit, avec qui un processus d’éducation et de responsabilité mutuelle pourrait prendre son envol. Certains murmurent en effet que lorsqu’Ottawa aura compris comment manipuler les intérêts des Métis de l’Est contre les autres peuples autochtones, tout rapprochement de fraternité véritable s’évanouira de façon définitive. La solution à cette violence latérale passerait ainsi par l’affirmation de processus de gouvernance entre les peuples autochtones, incluant les Métis de l’Est, et non par la négation des souverainetés autochtones existantes.

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Le calvaire de l’automobiliste en quête de place

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ÉTUDE – OPnGO, une application d’aide au stationnement, veut développer la réservation en ligne des places de parking.

Un français sur trois ne paye pas son stationnement et une amende sur quatre n'est jamais réglée.
Un français sur trois ne paye pas son stationnement et une amende sur quatre n’est jamais réglée. Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

Plus de 80 % des foyers français disposent d’au moins un véhicule, soit une densité de 598 véhicules pour 1 000 habitants. Sept Français sur dix se rendent chaque matin au travail avec leur voiture. Côté stationnement, les forfaits de post stationnement (FPS) ont fait flamber dans de nombreuses villes le tarif des PV: 60 euros à Lyon et à Arles, par exemple!

Les FPS sont, dans certains cas, la cause d'une augmentation fulgurante du prix du PV.
Les FPS sont, dans certains cas, la cause d’une augmentation fulgurante du prix du PV. Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

Selon OPnGO, une application d’aide au stationnement, près de 20% des conducteurs Français se seraient déjà fait saisir leur véhicule par la fourrière. Toujours selon la même source, un Français sur trois ne paierait pas son stationnement et une amende sur quatre ne serait jamais réglée. Les automobilistes passeraient en moyenne 2 mois et demi de leur vie à chercher une place de parking en agglomération!

Le désengorgement des villes et la mobilité sont les meilleurs alibis des pouvoirs publics pour accentuer leur politique répressive et diminuer les emplacements de parking. De quoi expliquer les 20 % du trafic urbain en quête d’un endroit où se garer. Pour aider ces automobilistes en errance, le recours au smartphone peut être salvateur. C’est le sentiment d’OPnGO, qui propose une application permettant de réserver en ligne une place dans un parking en ouvrage, et même de bénéficier de tarifs avantageux. Mais il vous faudra vous arrêter si vous manipulez votre smartphone au volant: cela risque de coûter beaucoup plus cher qu’un FPS.

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