Ces transhumanistes qui promettent l’immortalité

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Un badge défie la gravité au bout de l’annulaire de Dorian Kodelja. Comme dans tous les tours de magie, il y a une explication logique. Celle-ci est tout de même un peu inattendue. Le badge, loin d’échapper aux lois de la physique, est plutôt maintenu entre ciel et terre grâce à un petit aimant que Dorian s’est fait implanter au bout du doigt.

Le jeune homme, doctorant en intelligence artificielle, est un transhumaniste. Il croit que le corps de l’humain peut passer outre à certaines limites, et il est prêt à expérimenter de nouvelles sensations et fonctions avec son propre corps.

Un badge se colle comme par magie sur la main de l'homme.Un aimant est implanté dans le doigt du transhumaniste Dorian Kodelja. Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Cet aimant lui permet maintenant de ressentir les champs électromagnétiques comme ceux émis par les fours à micro-ondes.

« Cela me permet de comprendre ce que ça fait que d’avoir un nouveau sens. Quand mon doigt vibre, je le ressens un peu comme une odeur de brûlé. Mon cerveau s’est adapté à cette nouvelle sensation », explique Dorian Kodelja.

Je ne vois pas mon corps comme un sanctuaire. Je suis prêt à y intégrer plein de choses, du moment qu’elles sont sécuritaires.

Dorian Kodelja
Dorian Kodelja.Le transhumaniste Dorian Kodelja Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Dorian dit qu’il ne voit donc aucun problème à utiliser son corps de toutes les façons afin de tirer profit de la richesse du monde. C’est une partie seulement de l’idéologie transhumaniste, qui va beaucoup plus loin.

Téléverser son cerveau pour ne pas mourir

Le pape du mouvement, l’ingénieur et futurologue Raymond Kurzweil, ambitionne carrément d’en finir avec la mort. Il croit que dans quelques décennies, la puissance informatique et les développements de la science permettront de ne plus mourir… ou à tout le moins de téléverser son cerveau dans le nuage informatique afin de continuer à exister sous la forme d’un pur esprit jusqu’à la fin des temps.

Le spécialiste en intelligence artificielle a cofondé l’université de la singularité et est maintenant l’un des directeurs de Google. L’arrivée de ce théoricien du transhumanisme au sein du géant du web a renouvelé l’intérêt pour le mouvement. L’un des porte-parole de l’Association française transhumaniste, Florent Boissonnet, ne cache pas son enthousiasme.

On commence à penser que ça peut être possible. On va peut-être avoir une annonce de Google concernant un traitement pour augmenter la longévité. Peut-être demain? Dans 5 ans? Peut-être jamais aussi. On ne sait pas.

Florent Boissonnet, de l’Association française transhumaniste
Florent Boissonnet,.
      Florent Boissonnet, porte-parole de l’Association française transhumaniste Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Il cite la compagnie Calico qui veut allonger la vie humaine. Ou encore Neuralink, compagnie du milliardaire Elon Musk, dont les travaux portent sur les interfaces cerveaux-machines. Et des tas d’applications qui sont aujourd’hui réservées à des personnes handicapées ou atteintes de certains problèmes médicaux, mais qui pourraient bien devenir accessibles au commun des mortels d’ici quelques années.

Le rêve d’augmenter l’humain

Un point en commun entre ces projets : il s’agit toujours d’augmenter l’humain. Des chantres du projet transhumaniste comme l’Américain Tim Cannon refusent les limites biologiques de notre espèce. Pendant quelques mois, il s’est même fait insérer, directement sous la peau, un dispositif de la taille d’un iPhone afin de transmettre ses données biométriques directement à son téléphone.

Le scientifique anglais Kevin Warwick va même plus loin en affirmant que, dans l’avenir, ceux qui refuseront de s’augmenter seront handicapés par rapport au reste de la population qui choisira la voie transhumaniste.

En France, l’un des plus influents porte-parole du transhumanisme est probablement le médecin et entrepreneur du web Laurent Alexandre.

Auteur d’un livre intitulé La mort de la mort, il est persuadé que les enfants qui naissent aujourd’hui vivront beaucoup plus longtemps. Il croit qu’ils profiteront d’avancées techniques et biomédicales que l’on n’imagine pas encore, mais qui commenceront à faire leur apparition dans une trentaine d’années, soit quand l’intelligence artificielle dépassera celle des humains, prévoit-il.

Cela pourrait signifier des puces dans le cerveau ou d’autres types d’augmentation. Qu’en sera-t-il alors de l’inviolabilité du corps ou de la dignité humaine? Il croit que ces principes vont fluctuer pour s’adapter à un nouveau contexte.

La plupart des gens accepteront les propositions des transhumanistes. Pour moins souffrir et moins mourir. Nous ne nous verrons pas de la même façon dans le futur. Les modifications dont nous parlons aujourd’hui paraîtront naturelles à nos descendants.

Laurent Alexandre, médecin et entrepreneur du web
Laurent Alexandre est en train de parler au micro devant un lutrin.         Laurent Alexandre, lors d’un dîner-conférence devant les membres du Cercle de l’union interalliée à Paris en novembre 2018 Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Le transhumanisme, une utopie?

Le projet transhumaniste est loin de faire l’unanimité et reçoit de virulentes critiques dans le monde de la science et de l’éthique. Jacques Testart est justement au confluent de ces deux mondes.

Le biologiste, connu comme le père du premier bébé-éprouvette français, est un scientifique, mais aussi un bioéthicien de renom. Il a publié il y a quelques mois un livre intitulé Au péril de l’humain – Les promesses suicidaires des transhumanistes. Pour lui, rien dans l’état actuel de la science ne valide les idées et les projections des transhumanistes.

Ils vous disent qu’on va mettre le contenu de nos cerveaux sur un disque dur. Cela ébahit les gens. Mais la vérité c’est qu’on n’a strictement aucune idée comment faire ça! Il n’y a aucune base scientifique!

Le biologiste Jacques Testart
Jacques Testart.                  Jacques Testart, rencontré chez lui en banlieue de Paris. Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Il rappelle que l’on ne sait presque rien du génome et du fonctionnement du cerveau. Partisan d’une science lente et précautionneuse, il est persuadé qu’il faudra encore de très nombreuses années avant de voir certains volets du projet des transhumanistes devenir possibles. Mais, de toute façon, il rejette en bloc à peu près tout ce qu’ils proposent.

Pour moi le transhumanisme, c’est le nouveau nom de l’eugénisme. Fabriquer des individus identiques et hyperperformants, moi, j’appelle cela du clonage social.

Le biologiste Jacques Testart

Ses reproches ne s’arrêtent pas là. Pour Jacques Testart, le transhumanisme n’est pas un projet de société, mais plutôt un amalgame d’aspirations individuelles et égoïstes. Il cherche sans les trouver les valeurs collectives et citoyennes dans ce mouvement.

Ce sont des libertariens qui créent de nouveaux mythes en promettant l’immortalité. Il y a même une forme de violence contre ceux qui ne se soumettraient pas à ce nouvel idéal.

Le biologiste Jacques Testart

« Cela ne fonctionnera pas, mais ça fait quand même du mal à notre espèce, car cela isole les gens. Où est l’empathie? Où est la solidarité dans tout ça? Il ne faudrait pas oublier que si Homo sapiens a réussi à s’imposer, c’est surtout grâce à la coopération qui caractérise notre espèce », observe Jacques Testart.


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Ces horloges qui nous gouvernent

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Nous sommes obsédés par le temps. Mais nous ne sommes pas les seuls. Nos milliards de cellules sont elles aussi sous l’effet d’un chronomètre qui régule notre corps comme une horloge. Bienvenue dans l’univers de la chronobiologie.

Nous savons depuis de nombreuses années que notre corps est sous l’effet d’une horloge biologique. On sait maintenant qu’elle n’est pas seule pour exécuter les nombreux mécanismes du corps humain.

« En fait, nous avons des horloges partout dans notre corps. À peu près tous nos organes, toutes nos cellules ont une horloge circadienne », précise Nicolas Cermakian du laboratoire de chronobiologie moléculaire de l’Institut Douglas et de l’Université McGill. Ce sont donc des milliards d’horloges qui se synchronisent quotidiennement dans nos moindres parcelles.

Cette découverte a d’ailleurs mené au prix Nobel de médecine en 2017 qui a levé le voile sur les mystérieux mécanismes moléculaires de ces horloges.

Le plus incroyable : ces cycles seraient inhérents à notre organisme. « Si nous nous trouvions dans une pièce sans fenêtre et sans aucune indication de l’heure qu’il est, nous continuerions d’avoir des rythmes d’environ 24 heures. Cela signifie qu’il y a quelque chose dans notre corps qui lui dicte le temps », explique celui qui est aussi président de la Société canadienne de chronobiologie.

Course contre la montre

Les expériences menées par le Français Michel Siffre sont éloquentes à ce sujet. À 130 mètres sous terre, sans indice temporel et isolé de la lumière extérieure pendant plus de deux mois, le géologue continuait de maintenir un cycle d’éveil et de sommeil d’approximativement 24 heures.

En fait, les aiguilles de notre horloge interne avancent un peu plus lentement que l’heure dictée par notre environnement. Quotidiennement, elle prend environ 15 minutes de retard. Chaque matin, la lumière du jour a pour effet de reculer notre montre intérieure de 15 minutes.

Dans Chasing the Sun, un livre paru en janvier dernier, l’auteure Linda Geddes insiste sur l’importance de s’exposer à la lumière naturelle et de se synchroniser avec le soleil plutôt qu’à l’heure dictée par votre montre.

« Notre biologie suit grosso modo les rythmes d’ensoleillement. Pourtant, la société utilise plutôt des références au temps influencées par des facteurs politiques et historiques », constate-t-elle. À titre d’exemple, elle cite cette idée d’avancer l’heure chaque printemps puis de la reculer l’automne par souci d’économie d’énergie, et ce, depuis 1918 aux États-Unis.

Une seule heure peut-elle avoir une aussi grande influence sur nos horloges internes ? Le chronobiologiste allemand Till Roenneberg parle d’un véritable décalage horaire social dans les jours suivant le changement à l’heure avancée. Il est donc normal d’éprouver certaines difficultés à reprendre le dessus.

Le cycle du sommeil

Si le cycle de sommeil est le rythme le plus évident à observer, il est loin d’être le seul à dépendre de ce réseau temporel. En fait, notre corps est synchronisé grâce à des milliers d’autres rythmes circadiens.

« On pourrait nommer pratiquement n’importe quelle fonction de notre corps et d’une façon ou d’une autre, elle serait variable selon l’heure du jour et de la nuit », ajoute le professeur Cermakian.

Par exemple, notre capacité à métaboliser les aliments diffère selon le moment de la journée. Cela pourrait expliquer pourquoi les Espagnols et les Italiens soupent aussi tard. Lorsqu’ils s’attablent à 22 h, leur métabolisme fonctionne comme le nôtre fonctionnerait à 19 h 30.

Notre système immunitaire serait lui aussi variable selon le temps de l’année et l’heure de la journée. Une étude menée en 2016 a montré que recevoir le vaccin contre la grippe en matinée permettait de produire quatre fois plus d’anticorps qu’à tout autre moment.

Notre biologie suit grosso modo les rythmes d’ensoleillement. Pourtant, la société utilise plutôt des références au temps influencées par des facteurs politiques et historiques.

 

En choisissant judicieusement l’heure d’administration d’un médicament, on pourrait en augmenter l’efficacité. C’est ce qu’on appelle la chronothérapie. Jusqu’ici, c’est surtout pour les médicaments anti-cancer qu’on y voit les développements les plus intéressants.

Car en plus d’accroître la réaction positive au traitement, cela pourrait du même coup en réduire les effets secondaires qui sont souvent très désagréables pour le patient.

Y aurait-il une heure optimale pour traiter le cancer ? « Malheureusement, il n’y a pas de réponse unique. Cela dépend du type de cancer, de la thérapie et de ses mécanismes d’action », précise Nicolas Cermakian.

Cette médecine circadienne est toutefois à nos portes, prévient-il. Dans les prochaines années, il est possible que la posologie de nombreux médicaments indique l’heure précise à laquelle l’administrer.

Attention à ne pas dérégler ses horloges internes. Cela peut avoir de grandes conséquences qui vont bien au-delà des troubles du sommeil. C’est ce qui expliquerait, entre autres, pourquoi les travailleurs de nuit sont plus à risque de développer certaines maladies comme le diabète, le cancer et certaines maladies cardiovasculaires.

Toutefois, personne n’est à l’abri de voir les aiguilles de l’horloge partir en vrille. « De nos jours, on ne voit plus seulement de la lumière pendant la journée. Le soir, nous avons le nez collé sur notre téléphone ou notre tablette. Il y a aussi de l’éclairage dans les rues. De plus, nous mangeons à des moments variables. Tout cela peut affecter nos rythmes internes », soutient Nicolas Cermakian.

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Les cinq Porsche qui accélèrent le plus fort

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PERFORMANCE – Porsche aligne ses modèles sur la piste de décollage d’un aérodrome désaffecté, pour sacrer la sportive de Stuttgart la plus rapide sur l’exercice du 0 à 100 km/h.

Les deux premiers véhicules s’alignent sur la ligne de départ. Comme pour une course de dragster. On aperçoit un break de chasse Panamera Turbo S E – Hybrid Sport Turismo, la version la plus musclée de la familiale de Porsche. À ses côtés, on découvre avec stupéfaction une Carrera GT, la supercar de la marque allemande lancée en 2003. Un affrontement qui semble assez inégal, étant donné que la Carrera GT est une véritable voiture de course homologuée pour la voie publique. Un engin qui n’est pas à comparer avec un véhicule à quatre places, en particulier au niveau des performances.

Et pourtant, contre toute attente, la Panamera décroche la victoire avec un 0 à 100 km/h abattu en 3,4 secondes, contre 3,9 secondes pour la Carrera GT. Un résultat qui n’est pas si illogique. Certes, le break affiche un déficit de deux cylindres comparé à la supercar, et pèse près d’une tonne de plus! Mais il bénéficie de quatre roues motrices, d’un système hybride, et son V8 est turbocompressé. Ce qui lui permet d’afficher une puissance de 680 chevaux, contre 612 pour le V10 atmosphérique de la Carrera GT qui ne peut compter que sur deux roues motrices pour faire passer la puissance au sol. N’oublions pas non plus que la Panamera est dotée d’une boîte de vitesses automatique PDK à double embrayage, alors que son adversaire fait confiance à une transmission manuelle.

Le bolide qui a détrôné ce break de chasse dopé à l’électricité, n’est autre que la Porsche 911 Turbo S. Malgré un désavantage de 100 chevaux, la 911 profite d’un poids plus contenu et de quatre roues motrices. Le coupé sportif reprend ses droits. La 911 Turbo S pulvérise le 0 à 100 km/h en 2,9 secondes. La joie est toutefois de courte durée, puisque ce modèle s’est fait subtiliser son titre par l’une de ses dérivées à deux roues motrices: la 911 GT2 RS. Plus légère d’une centaine de kilos, cette pistarde fait parler la poudre avec son flat-six biturbo de 700 chevaux. L’écart n’est pas pour autant phénoménal, puisque la GT2 RS abat le 0 à 100 km/h en 2,8 secondes, soit 0,1 seconde de mieux que la 911 Turbo S.

La 911 GT2 RS n’est pas encore l’ultime vainqueur. Avec sa transmission intégrale, son système hybride et ses 887 chevaux, la dernière supercar en date du constructeur allemand, la 918 Spyder, repousse encore les limites de la performance. Au volant de cet engin, passer de 0 à 100 km/h ne nécessite pas plus de 2,6 secondes.

La 918 Spyder est la Porsche homologuée pour la route qui passe le plus vite de 0 à 100 km/h: 2,6 secondes seulement.
La 918 Spyder est la Porsche homologuée pour la route qui passe le plus vite de 0 à 100 km/h: 2,6 secondes seulement. Porsche

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Gucci, Moncler, Burberry, Veja, qui attire le plus de clics?

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La plateforme de gestion de données Lyst vient de révéler son dernier classement trimestriel des marques de luxe qui font fantasmer les moins de 40 ans. Champion toute catégorie, nouveaux outsiders, qui tirent son épingle du jeu sur la toile?

Déjà sorti champion du classement 2017 de la plateforme Lyst, Gucci se révèle cette fois encore la marque la plus en vogue sur internet. D’octobre à décembre, plus de six millions de clients ont cherché un modèle de sac, de ceinture ou de chaussures de la maison italienne. Depuis qu’il en est le directeur artistique, Alessandro Michele n’a eu de cesse de remettre à l’honneur une esthétique maximaliste et non genrée à grand renfort de logos tape-à-l’œil, d’imprimés et de couleurs vibrantes. Ce vocabulaire très identifiable est taillé pour Instagram: deux accessoires de la griffe italienne (le sac Soho Disco et la ceinture logo à la 1ère et à la 2e place) ont généré deux fois plus de commandes que les huit autres challengers combinés.

«Les critères de l’index Lyst montrent que les Millennials et la Génération Z (les moins de 18 ans) ont incontestablement poussé l’industrie du luxe à s’engager sur le digital, analyse Katy Lubin, directrice de la plateforme anglaise. C’est particulièrement le cas de Gucci. Ce qui marche sur Internet auprès de ce nouveau public très puissant, ce sont les collaborations, les éditions livrées en temps limité et le bon choix d’influenceurs comme porte-parole.»

Nouveau venu dans le top 10 (après un bond de 12 places), Moncler et son projet Genius, n’a pas manqué de faire parler d’elle sur les réseaux sociaux, engendrant même des pics de popularité record. Résultat, sa doudoune emblématique, la Maya, se retrouve en 6e position du classement. De même pour Burberry, qui sous la direction de Riccardo Tisci, attire une nouvelle clientèle. À l’issue du premier défilé de l’Italien en septembre, une série limitée de pièces exclusivement disponibles sur Instagram et l’application de messagerie chinoise WeChat s’est vendue en quelques heures.

Autre enseignement de ce classement, l’importance grandissante des pièces techniques et de plein air dans le vestiaire masculin. C’est la fameuse tendance du gorpcore (néologisme anglais désignant le look de campeur-hipster) qui met en lumière des marques telles que The North Face dont l’anorak Nupste arrive 2e du palmarès et Patagonia 3e avec sa polaire Classic Retro-X.

«Les clients montrent un plus grand intérêt pour les marques affichant un engagement authentique envers une mode éthique, reprend la communicante. Pour la première fois, il y a deux enseignes écoresponsables dans notre liste: Veja et Patagonia. En 2018, Lyst a vu une augmentation de 47 % des recherches, y compris sur les mots-clés, liés au terme «durable». Cela représente un changement important dans notre mentalité.»

Avec une augmentation de 113% de recherches en ligne sur son nom, le cas Veja atteste l’essor de ces entreprises soucieuses de respecter l’environnement. Ses baskets V10 entrent directement à la 3e place du podium auprès des femmes (à la suite de photos de Meghan Markle chaussée du modèle lors d’un voyage officiel en Australie).

Et pour l’anecdote, le buzz du peignoir masculin pour le moins baroque de Versace propulsé «achat surprise des fêtes de fin d’année» (+240% de recherches sur internet) après que les rappeurs Kanye West et Drake ainsi que l’acteur Kevin Hart l’ont enfilé pour prendre la pose sur Instagram.

Retrouvez l’étude sur www.lyst.fr

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vingt ans de création qui ont bousculé la mode

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RÉTROSPECTIVE – En 1999, il défilait pour la première fois et déjà, Le Figaro applaudissait la naissance d’un style. Retour sur 20 ans de mode qui ont fait les belles heures du journal, commentées par l’intéressé en exclusivité.

Dès ce premier show, dûment commenté dans Le Figaro, il sort du lot. «YSL: la relève est assurée», écrit la journaliste de référence d’alors, Martine Henno. Signe de cette médiatisation encore récente, la rédaction n’a pas intégré l’orthographe de son prénom. Il sera donc nommé «Eddie» (pour Constantine? Mitchell?) puis, six mois après, tandis que sa notoriété grandit, toujours dans nos pages, une nouvelle erreur grossière («Heidi»), ce sera la dernière. Le phénomène Hedi Slimane, machine à fantasmes, est né. Le créateur énigmatique, talentueux, libre-penseur, nourrit les pages du journal de ses défilés, de ses départs, de ses arrivées, de ses interviews rares et acérées. Et surtout, par sa contribution hors normes à la mode. Ce sont ces archives que nous remettons à l’honneur aujourd’hui et que M. Slimane a accepté de commenter. Même mieux, il revient sur ce passé, ces moments clés avec une sincérité dont l’univers policé du luxe est peu …

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À qui appartient ma vie?

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Dans un passé récent, nos sociétés occidentales ont formellement reconnu à l’individu un certain nombre de droits fondamentaux, comme le droit de parole et d’assemblée. C’est un progrès réel qui assure notamment à chacun la liberté de pensée et de mouvement. Plus récemment encore, notre société a reconnu à certaines personnes en fin de vie le droit de requérir de l’assistance médicale pour les aider à mourir. Ce droit, cependant, ne peut être exercé unilatéralement mais dépend de la volonté d’autrui, qui l’autorise et en fixe les conditions d’exercice.

Pourquoi en est-il ainsi ? S’il y a une chose qui m’appartient en propre, c’est bien ma propre vie. C’est mon plus grand bien. J’y tiens encore plus qu’à ma liberté de parole ou de mouvement. Et tous les humains ont le même sentiment. Comment se fait-il que les chartes des droits ne reconnaissent pas clairement à la personne humaine un droit fondamental sur sa propre vie ? Ce devrait pourtant être le premier de ses droits.

La raison de cette carence est essentiellement de nature religieuse. Notre vie est censée venir de Dieu, à qui elle appartiendrait. Nous n’en serions que les bénéficiaires, non les propriétaires. C’est un cas évident du mélange du sacré et du profane. En cette époque de séparation entre l’Église et l’État, nous devons mettre fin à cette équivoque. Le droit doit reconnaître à la personne humaine la pleine maîtrise de sa vie et son droit de décider d’y mettre fin, même si la religion devait prescrire le contraire pour ses fidèles.

Le suicide lui-même n’est évidemment pas un acte criminel : comment, en effet, punir un mort ? Mais la tentative de suicide est un crime. Cela devrait disparaître : celui qui a tenté de se suicider a besoin d’aide, non de prison. De plus, l’aide au suicide devrait être permise, mais encadrée. Un tel encadrement n’est pas exceptionnel : l’exercice de tous les droits fondamentaux est encadré par la loi. La liberté de parole est limitée par les lois sur le libelle, le droit d’assemblée par les lois sur l’ordre public, le droit d’association par les lois sur la négociation collective, etc. Le droit à l’aide au suicide devrait également être encadré par des mécanismes qui empêchent les abus, les décisions précipitées ou les circonstances exceptionnelles.

Plusieurs avantages découleraient de la reconnaissance du droit au suicide et de son encadrement par la loi. Tout dépend des mécanismes mis en place pour procurer l’aide au suicide. Normalement, on peut penser qu’il y aurait un intervalle entre le moment où une personne exprime son désir de mourir et celui où l’aide au suicide est fournie. Cet intervalle permettrait aux intervenants de dialoguer avec l’intéressé sur les circonstances l’amenant à désirer la mort. Il permettrait, en quelque sorte, une seconde réflexion sur la décision à prendre. Il devrait être clair, cependant, qu’à la fin du processus, la décision reviendrait entièrement à la personne intéressée et que cette décision devrait être exécutée.

Il n’est pas facile de se suicider. Quiconque a pensé, un jour, à comment il pourrait mettre fin à ses jours a pu constater que les moyens à sa disposition étaient loin d’être commodes. Même avec des motifs évidents, comme la souffrance continue, il est souvent pratiquement impossible d’abréger ses jours. Par ailleurs, la simple difficulté de vivre peut amener certains jeunes à se précipiter dans la mort sur un coup de tête. S’il y avait un mécanisme conduisant ultimement au suicide auquel on pourrait recourir en toute confiance, on pourrait probablement faciliter le suicide de ceux qui en tireraient véritablement profit, tout en évitant celui de personnes qui pourraient recouvrer le plaisir de vivre.

Étant donné que la reconnaissance du droit de l’individu sur sa propre vie constitue l’acte final de la dissociation entre Dieu et les hommes, du moins en ce qui concerne les choses séculières, il est peu probable que ce droit soit pleinement reconnu dans un proche avenir. Il faudra donc s’en rapprocher progressivement grâce à l’élargissement, petit à petit, du droit actuel à l’aide à mourir. En acceptant ce recours dans de plus en plus de cas, on se rapprochera de la reconnaissance d’un véritable droit au suicide assisté. Il se peut même que les tribunaux hâtent cette évolution (affaires Truchon et Gladu, présentement débattues). Mais il faut souhaiter que cet ersatz mène rapidement à la reconnaissance pleine et entière du premier des droits fondamentaux de l’homme : celui sur sa propre vie.

 

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Ce qui fait souffrir les personnes handicapées

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Un procès vient de commencer dans lequel les demandeurs veulent mettre fin à leurs jours avec l’aide d’un médecin. Actuellement, l’aide médicale à mourir est offerte aux personnes dont la fin de vie est proche selon l’évaluation des médecins. Toutefois, dans ce cas, les demandeurs ne sont pas en fin de vie. Voilà que la question du suicide assisté, car il s’agit bien ici de suicide, se retrouve sous les projecteurs.

Cependant, cette question dépasse grandement la situation personnelle de ces deux personnes, et ses conséquences sont trop importantes pour la traiter uniquement devant les tribunaux. Ce procès attire évidemment son lot d’articles, de chroniques, de reportages et de déclarations publiques, dont la grande majorité n’arrive pas à transmettre l’extrême complexité des enjeux sous-jacents. Voici donc quelques pistes à creuser pour réellement aborder ce qui cause la souffrance des personnes handicapées au Québec.

D’abord, les services de soutien à domiciles ont été réduits au strict minimum. En conséquence, de nombreuses personnes handicapées doivent manger des plats congelés et dépendre de leurs aidants naturels déjà épuisés pour des tâches leur permettant de vivre chez elles et de contribuer à la société. Les personnes dont le handicap est jugé trop sévère se trouvent, quant à elles, condamnées à vivre en CHSLD. Ai-je besoin de répéter que la qualité de vie y est médiocre et que ce milieu n’est aucunement adapté aux gens loin de l’âge d’or ? Des modèles permettant aux personnes handicapées de vivre de façon autonome et de participer à la société grâce à de l’assistance individuelle existent. Pourquoi le gouvernement ne cesse-t-il de restreindre le soutien à domicile et de ghettoïser les personnes handicapées ?

Importantes compressions

Toutefois, les compressions ne s’arrêtent pas là. Les programmes permettant de réduire les obstacles auxquels font face les personnes handicapées ont tous connu d’importantes compressions. L’éducation, l’emploi, les transports en commun, les lieux ouverts au public, les soins de santé, aucune sphère de la vie n’a été épargnée par la diminution du soutien nécessaire pour pallier ou éliminer les obstacles à la participation sociale des personnes handicapées.

La Commission des droits de la personne nous informe que 60 % des plaintes qu’elle reçoit concernent le handicap. Dans un monde où les emplois, les lieux ouverts au public, les transports, l’éducation sont inaccessibles, où le financement pour faire disparaître ces barrières fond comme neige au soleil et où des stéréotypes négatifs et discriminatoires sont véhiculés dans la sphère publique, est-il surprenant que certaines personnes handicapées veuillent se suicider ?

La Loi concernant les soins de fin de vie adoptée par le Québec a fait l’objet d’une réflexion publique approfondie. Une importance particulière a été accordée au renforcement des options offertes en fin de vie, comme la disponibilité des soins palliatifs. Évidemment, il faut demeurer vigilant et s’assurer que ces options sont réellement mises en place, car sans elles, il ne s’agit plus d’un choix éclairé. Quelles options s’offrent aux personnes handicapées qui sont forcées de vivre en CHSLD ou à celles qui ne voient plus de sens à leur vie tant elles sont exclues de la société ? En l’absence d’options adéquates pour vivre dans la dignité, le consentement des personnes qui souhaitent mourir a-t-il la même valeur ?

Plus que jamais, le gouvernement doit agir pour que les personnes handicapées puissent vivre dignement. La réponse à la volonté de mourir d’une personne handicapée devrait être la même que pour une personne non handicapée : le suicide n’est pas une option. Ensemble, nous devons bâtir une société dans laquelle chacun peut vivre dans la dignité et sentir qu’il occupe une place importante et valorisée.

 

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Histovec, la plateforme qui sait tout sur les véhicules d’occasion

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PRATIQUE – L’administration met à la disposition des Français la plateforme Histovec, qui permet de retracer l’historique d’un véhicule d’occasion avant de se décider à l’acheter.

Les pouvoir publics au service des automobilistes? Voilà qui est rare et bienvenu. C’est pourtant bien réel cette fois-ci: l’administration a mis en place la plateforme Histovec (Histo = historique et vec = véhicule) qui s’adresse aux propriétaires et aux acheteurs potentiels d’engins d’occasion. Elle concerne tous types de véhicules (deux-roues motorisés, voitures, poids lourds…).

Ce site autorise l’accès à de nombreuses informations fiables au sujet d’une voiture d’occasion. Des éléments utiles au vendeur pour rassurer son client, mais aussi à l’acheteur afin d’éviter de se faire tromper. Histovec permet notamment de connaître, au sujet d’un véhicule, la date de sa première mise en circulation, les changements successifs de propriétaire, s’il a subi des sinistres qui ont donné lieu à une procédure VRC («véhicule à réparation contrôlée, par un expert en automobile»), sa situation administrative (gage, opposition, vol), mais aussi ses caractéristiques physiques et techniques (marque, couleur, cylindrée, puissance, niveau sonore….).

Le fonctionnement d’Histovec (https://histovec.interieur.gouv.fr/histovec/home) n’a rien de compliqué et il est gratuit. Il suffit que le propriétaire souhaitant vendre sa voiture se connecte grâce au numéro de plaque d’immatriculation du véhicule concerné, ses données nominatives, ainsi que certaines informations figurant sur la carte grise. Il peut ensuite choisir de partager les éléments récoltés par la plateforme avec les potentiels acheteurs.

Aujourd’hui, le propriétaire est obligé de fournir le certificat de situation administrative ( le fameux «certificat de non-gage») au moment de la vente d’un véhicule. Désormais, ce document est accessible via Histovec et enrichi de l’historique de la voiture. Attention toutefois aux engins immatriculés avant le 15 avril 2009, disposant de l’ancien système de présentation des plaques d’immatriculation. L’ancienneté de leurs données peut fréquemment provoquer une page blanche lors d’une recherche sur Histovec.

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Nicaragua: un régime qui s’enfonce dans la dictature

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De jour en jour le régime Ortega-Murillo s’enfonce dans la dictature, se fragilisant de plus en plus et s’isolant sur le plan international.

Le soulèvement populaire massif de la mi-avril 2018, brutalement réprimé par la police et les paramilitaires pro-Ortega, a fait 325 morts, 2000 blessés, 500 prisonniers politiques et 60 000 réfugiés au Costa Rica. Si le régime, par son opération Limpieza de la mi-juillet, a réussi à démanteler les barricades érigées dans la plupart des villes, le contrôle qu’il exerce sur le coeur du peuple ne repose que sur la peur et la répression, ainsi que sur une propagande dans les médias dont il détient le monopole.

Le gouvernement a congédié des centaines d’employés du secteur public — médecins, infirmières et professeurs jugés infidèles parce qu’ils avaient appuyé les manifestants —, déclaré illégale toute manifestation et, ces dernières semaines, annulé le statut juridique de neuf ONG et tenté de réduire au silence tous les médias indépendants.

À la mi-décembre 2018, la police antiémeute envahit les bureaux où le célèbre journaliste Carlos Fernando Chamorro produit sa revue numérique Confidencial ainsi que ses très populaires émissions de télévision, Esta noche et Esta semana. Quelques jours plus tard, la police ferme le poste de télévision 100 % Noticias et emprisonne les deux animateurs vedettes de ce poste, Miguel Mora et Lucía Pined Ubau.

Au cours du soulèvement populaire, des centaines de policiers choisissent de déserter au lieu de participer à la répression de leurs frères et soeurs nicaraguayens. À la mi-octobre 2018, Mikel Espinoza, rédacteur en chef du journal numérique du gouvernement El 19 Digital, en a ras le bol et quitte sa fonction, se réfugiant au Costa Rica. Pour lui, la goutte qui a fait déborder le vase, c’est la mort tragique d’une famille au complet, dont deux enfants, dans un incendie provoqué par les forces paramilitaires pro-Ortega. Mikel fait partie d’une cinquantaine de journalistes qui se sont vus obligés de quitter le Nicaragua.

Le cas Rafael Solis

La désertion de loin la plus perturbante pour le régime Ortega-Murillo, cependant, est celle, toute récente, de l’un de ses plus proches alliés, Rafael Solis.

Solis a joué un rôle clé pour le couple, et ce depuis plusieurs années. C’est lui qui, en 1999, a collaboré avec Ortega pour concocter un pacte avec l’ex-président, Arnoldo Alemán, ce qui a permis aux deux d’échapper à des poursuites pénales : Ortega pour avoir abusé de Zoilamérica, sa belle-fille adolescente, et Alemán pour avoir empoché une partie substantielle de l’aide internationale à la suite de l’ouragan Mitch. C’est lui aussi qui fut garçon d’honneur au mariage Ortega-Murillo en 2007 et qui manigança afin qu’Ortega puisse se représenter aux élections de 2016, même si la Constitution ne le permet pas.

Le 8 janvier 2019, Solis se rend au Costa Rica et publie une lettre annonçant sa démission de la Cour suprême du Nicaragua ainsi que du FSLN, dans lequel il militait depuis plus de 43 ans. Les raisons qu’il donne pour expliquer son geste sont cinglantes : le récit d’Ortega-Murillo selon lequel le soulèvement populaire d’avril 2018 reflète une tentative de coup d’État, orchestrée et financée par la droite nicaraguayenne avec l’appui financier et médiatique des États-Unis, est faux. Ce couple porte la responsabilité de la plupart des morts, blessés et prisonniers politiques, et de la chute libre que subit présentement l’économie nicaraguayenne. Il se comporte comme dans une monarchie absolue, contrôlant toutes les institutions de l’État, y compris le pouvoir judiciaire, et même la Cour suprême. En s’obstinant à rester au pouvoir par la répression, en réduisant les médias indépendants au silence, en refusant le dialogue national sous la médiation de l’Église catholique appuyé par la grande majorité des Nicaraguayens, il sème les graines d’une possible guerre civile.

Survenant trois jours avant la session tenue par l’OEA pour discuter de la situation nicaraguayenne, la démission de Solis sape la crédibilité du ministre des Affaires étrangères du Nicaragua, Denis Moncada, lorsque ce dernier affirme, dans un discours de 40 minutes, que le Nicaragua a été victime d’une tentative de coup d’État. Son silence par rapport à l’affaire Solis en dit beaucoup plus que ses paroles.

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Québec s’occupera des soins bucco-dentaires des enfants qui ont eu un cancer

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Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne
La ministre de la Santé, Danielle McCann

Québec couvrira à l’avenir les frais des soins bucco-dentaires des enfants qui ont eu un cancer. De lourdes et coûteuses opérations leur sont souvent nécessaires après des traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie. « Nous allons réparer cette grave injustice et alléger le fardeau des familles », a déclaré la ministre de la Santé, Danielle McCann, vendredi. Le programme entrera en vigueur le 1er avril. Chaque année, près de 300 enfants reçoivent un diagnostic de cancer au Québec. « Les survivants » ont trois à quatre fois plus de risques que les autres enfants d’avoir des problèmes dentaires à l’âge adulte. Les traitements médicaux requis peuvent atteindre des coûts pharaoniques, de l’ordre de dizaines de milliers de dollars. Or, actuellement, la Régie de l’assurance maladie du Québec ne couvre pas les soins orthodontiques ni les implants.

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