Des chiffres qui reflètent bien la réalité de la population francophone de l’Ontario

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Réplique au texte « L’Ontario compte-t-il vraiment 600 000 francophones ? », de Charles Castonguay, publié le 8 janvier dans Le Devoir

Tel un métronome, Charles Castonguay annonce la mort des communautés francophones de façon régulière depuis au moins 40 ans. Et pourtant, surprise, elles sont encore là ! Serait-ce une faille dans ses méthodes de calcul ? La communauté francophone de l’Ontario a considérablement évolué depuis le rapport de la commission Laurendeau-Dunton en 1969 et l’adoption de la Loi sur les services en français, en 1986. En conséquence, la méthode de calcul de son effectif, utilisée par le gouvernement de l’Ontario, ne permettait plus de refléter son évolution, sa diversité et surtout sa vitalité. C’est donc pour exprimer la nouvelle réalité de cette francophonie vibrante et plurielle que je suis fier d’avoir recommandé en 2009 à la ministre (déléguée, à l’époque) des Affaires francophones l’adoption d’une nouvelle méthode de calcul des francophones, avec la définition inclusive de francophone, ou DIF.

Cette méthode, dérivée de l’outil développé par Statistique Canada pour l’étude post-censitaire « Étude sur la vitalité des minorités de langue officielle », est non seulement plus inclusive que celle qui la précède, mais tient compte de cette frange active et participative de la communauté francophone en Ontario.

Elle est calculée à partir d’une combinaison de trois questions du recensement général de la population qui concernent la connaissance de la langue maternelle, la langue parlée à la maison et la connaissance des langues officielles. Selon cette définition inclusive, sont francophones en Ontario les personnes qui ont le français en tant que langue maternelle, seule ou avec une autre langue ; qui ont une langue non officielle comme langue maternelle et qui, des deux langues officielles, ne connaissent que le français ; qui ont une langue non officielle comme langue maternelle, qui connaissent le français et l’anglais et qui parlent soit une langue non officielle soit le français, seul ou avec une autre langue, à la maison.

Il s’agit de bien refléter la réalité en prenant en compte le dynamisme de la population francophone de l’Ontario, car la DIF est un outil essentiel pour les instances publiques quant à la planification de la prestation des services publics en français. Contrairement à la méthode préconisée en 1969 par la commission Laurendeau-Dunton, la DIF capte le nombre d’utilisateurs potentiels de services en français en Ontario plus fidèlement, et ainsi elle permet au gouvernement d’affecter les ressources appropriées aux bons services, aux bons endroits.

Utilisateurs potentiels de services

Cela étant dit, un service public livré dans la langue de la minorité dépasse la simple interaction entre gouvernements et citoyens. En effet, il contribue à la vitalité des communautés et communique le message aux Franco-Ontariens, Franco-Manitobains, Anglo-Québécois, par exemple, que leur langue est importante et possède une valeur sociale, économique et culturelle, ce qui contribue à sa préservation et, au-delà, à son évolution, en phase avec la vie quotidienne de ses locuteurs.

L’Ontario n’est pas la seule province à avoir adopté une telle méthode de calcul. Le Manitoba, l’Île-du-Prince-Édouard et maintenant le gouvernement fédéral misent tous sur une définition plus inclusive pour dénombrer les utilisateurs potentiels de services dans la langue de la minorité.

La vieille méthode de calcul n’est absolument plus pertinente aujourd’hui. Retourner en arrière comme le propose Charles Castonguay, avec un cadre de définition vieux de 50 ans, équivaudrait à demander à toute la société d’être jaugée et évaluée en fonction des normes et valeurs des années 1960. La francophonie canadienne s’est enrichie de nouveaux membres qui ont apporté leurs aspirations, leur vitalité et leurs accents francophones. L’immigration et l’exogamie sont deux réalités qui n’avaient pas autant de poids il y a 50 ans et qui doivent être considérées aujourd’hui. Devrait-on se questionner sur l’intégration au sein de la francophonie de ressortissants canadiens originaires de Haïti, du Liban ou encore du Maghreb ? Peut-on les considérer comme « moins » francophones, moins Franco-Ontariens, moins Québécois, ces gens qui font usage du français tous les jours et qui maîtrisent et parlent en plus une autre langue à la maison ? L’enseignante originaire du Togo qui enseigne le français dans une école de Rimouski, Hearst ou Lethbridge est-elle « moins » francophone que ses élèves parce qu’elle parle aussi le mina à ses enfants à la maison ? Le Québec et le Canada pourraient-ils aujourd’hui se passer de l’enrichissement social, culturel et économique que lui apportent ces communautés ?

Évidemment que non. Il est donc insensé de penser que les paramètres évoqués dans la commission Laurendeau-Dunton puissent être encore d’actualité. Les francophones en Ontario sont bien au nombre de 622 415.

Il ne faut jamais oublier que derrière les analyses, derrière les chiffres, il y a du vrai monde qui veut participer et contribuer à un projet social ouvert, inclusif, prospère et dynamique. Un gouvernement, une société ne peuvent se permettre en 2019 d’adopter des politiques exclusives. Comme l’a démontré la mobilisation de tous ces gens, francophones et anglophones, ainsi que l’appui de tout le Québec au cours des derniers mois pour dénoncer les coupes infligées à la communauté franco-ontarienne, nous devons, en incluant les décideurs publics, miser sur ce qui nous unit et nous fait avancer, et rejeter catégoriquement tout ce qui exclut, sépare, isole ou retranche derrière des murs réels ou imaginaires.

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Voici à quoi ressemblerait Super Smash Bros. dans la réalité

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La folie Super Smash Bros. s’est à nouveau emparée du monde, après la sortie remarquée du dernier jeu de la série : Ultimate. L’iconique jeu de combats de Nintendo a même eu droit à un hommage de la part de cascadeurs de Marvel, dans une vidéo haute en adrénaline.

Il est évident dès les premières secondes de la vidéo que les acteurs et les producteurs sont des professionnels, tant la chorégraphie de combat est convaincante.

Chaque cascadeur est déguisé en un personnage de la série. Mario, Link, Ness et Captain Falcon s’en donnent donc à cœur joie dans une pluie de coups, de sauts et de prises de lutte dignes d’un film d’action.

Les cascadeurs dans la vidéo, Ben Aycrigg (Mario), Alex Hashioka (Link), Tang Nguyen (Ness) et Matt Scheib (Captain Falcon) ont tous joué dans des films de superhéros, notamment Avengers: Infinity War, Venom et Captain America: Civil War.

Ils démontrent leur savoir-faire en imitant les manœuvres rendues célèbres par les personnages de Nintendo, le tout agrémenté d’effets spéciaux pour ajouter une touche rappelant les jeux vidéo.

La vidéo est signée Micah Moore (Nouvelle fenêtre), un youtubeur qui se spécialise dans la culture geek.

Super Smash Bros. Ultimate est paru le 7 décembre dernier sur Nintendo Switch. Le jeu est le cinquième de la série et propose de jouer avec 74 personnages différents, dont Mario, Pikachu, Zelda, Donkey Kong et Mr. Game and Watch.

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Le succès de Sharknado profite à l’industrie de la réalité virtuelle

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Un texte de Marie Chabot-Johnson

Considérés comme étant des films de série B, les six longs métrages américains de la série Sharknado connaissent un certain succès depuis la première parution en 2013. Plusieurs jeux vidéo ont été créés à partir de cet univers, mais Sharknado: Eye of the Storm est le premier qui a été conçu en réalité virtuelle. Ce dernier appartient à Autumn VR, mais a été produit en Saskatchewan par Melcher Studios.

Ces nouveaux équipements de plateformes interactives aideront à faire connaître la Saskatchewan encore plus.

Dwayne Melcher, président de Melcher Studios

Une version pour PlayStation devrait être offerte avant Noël.  Photo : Autumn VR

Compte tenu de la popularité de la série de films à travers le monde, ce jeu vidéo représente une percée mondiale dans l’industrie de la réalité virtuelle pour l’entreprise saskatchewanaise, dit son président, Dwayne Melcher.

Avec la baisse des prix pour se procurer des casques de réalité virtuelle, de plus en plus de jeux seront créés pour cette technologie. Selon lui, l’industrie est en expansion constante […], ce qui permettra à la Saskatchewan […] d’être à l’avant dans l’industrie.

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La CAQ confrontée au test de la réalité

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Ils ont été perçus comme des reculs, des pas de côté ou des cafouillages, ces prises de position du nouveau gouvernement Legault qui ont changé au fil des jours. Mais attention, avertissent trois acteurs ayant vécu des transitions gouvernementales : la Coalition avenir Québec est tout simplement en train de passer… le test de la réalité.

« Entre un engagement électoral ou un élément de programme politique qui tient en deux paragraphes et un projet de loi, il y a une très, très, très longue route. Là, je pense que tout le monde réalise — et il y a beaucoup de bonne volonté — que ça ne se fait pas en criant lapin », observe l’ex-chef de cabinet et sous-ministre Martine Tremblay, qui a présidé le comité de transition du gouvernement de Pauline Marois en 2012.

Ainsi la volonté maintes fois déclarée du chef caquiste, François Legault, de geler la rémunération des médecins spécialistes s’est-elle transformée ces derniers jours en « besoin de bien comprendre l’entente » du côté du gouvernement.

Quant à l’empressement caquiste de « régler rapidement » le « dossier de la laïcité », il devra finalement attendre au printemps. La promesse d’interrompre la construction de la ligne d’Hydro-Québec à Saint-Adolphe-d’Howard ? Elle est devenue une question que le gouvernement doit désormais « approfondir ».

De l’opposition au gouvernement, de la campagne électorale au Parlement, il faut toujours un peu de temps pour s’installer dans ses « souliers de ministre », fait remarquer l’ex-élu libéral Jean-Marc Fournier.

« Le message de l’opposition est un message de contestation. […] Au gouvernement, elle doit considérer des éléments qu’elle ne considérait pas. Soit parce qu’elle ne les connaissait pas, soit parce qu’elle ne voulait pas les considérer ou qu’elle ne trouvait pas ça important », avance-t-il.

Selon Martine Tremblay, « le cas de la négociation avec les médecins est flagrant », en ce sens qu’il illustre bien la complexité que revêt la gestion gouvernementale des dossiers. « Je pense qu’il y avait beaucoup de sincérité dans la volonté [de la CAQ] de revoir ça […], mais une fois dans le fauteuil du conducteur, les choses ne sont certainement pas aussi simples », insiste-t-elle.

Idées préconçues

Surtout, les ministres constatent bien souvent, au moment où ils reçoivent leur cahier de breffage de la part de leur sous-ministre, que les choses ne vont pas aussi mal qu’ils l’avaient anticipé, estime Jean-Marc Fournier.

« Lorsqu’on vient de l’opposition, on arrive avec des idées préconçues, arrêtées grâce aux informations qu’on avait à l’époque. Et lorsqu’on arrive au ministère, on a accès à d’autres informations, qui apportent quelques nuances et qui nous donnent un éclairage différent », dit-il.

« Il y a toute une familiarisation à faire avec l’état réel des lieux », ajoute Martine Tremblay. D’un gouvernement à l’autre, les changements de cap sont inévitables : après tout, « un parti est élu en disant qu’il va faire les choses autrement », rappelle-t-elle. « Mais il y a beaucoup plus de continuité dans l’action gouvernementale que de ruptures. » D’où l’importance de bien s’entourer.

Ici, le défi de la CAQ est grand, observe Jean-Claude Rivest, autrefois conseiller politique de Robert Bourassa. « Nous, on avait toutes les ressources dans le parti pour les trouver, les chefs de cabinet ou les attachés de presse, parce que c’étaient des militants ou des gens de l’administration publique qu’on connaissait », rappelle-t-il.

Pour bâtir leurs équipes, les caquistes doivent donc être plus inventifs (voir autre texte).

« Pour eux, c’est plus difficile que ça l’a été pour les libéraux ou le Parti québécois, parce qu’ils n’ont pas une histoire [aussi longue]. Mais c’est d’autant plus important, insiste-t-il. Il faut qu’ils apprennent vite. »

Outre leur cahier de breffage — sorte d’état de la situation dans un ministère que Jean-Marc Fournier leur conseille de bien étudier —, les nouveaux ministres de la CAQ devront se familiariser avec la « machine » qu’est l’État québécois.

« Vous parlez par exemple de l’environnement ? Il faut aussi parler à l’agriculture, aux relations intergouvernementales, aux finances, au trésor et aux richesses naturelles », explique Jean-Claude Rivest.

À ceux qui arrivent de l’extérieur avec la volonté ferme de mettre les choses « à leur main », Martine Tremblay suggère de modérer leurs ardeurs. De la situation budgétaire à la compréhension juste d’une législation ; de la gestion de la pression et de la complexité des dossiers à l’obligation de rendre des comptes, sans oublier les urgences, rien n’est aussi facile qu’il y paraît. « La politique, la fonction gouvernementale, le rôle de ministre, ça ne ressemble à rien d’autre », dit-elle.

Patience et compréhension

D’ici à ce que les ministres trouvent leur zone de confort, il demeure difficile de jauger la capacité de la CAQ à remplir ses engagements, selon Martine Tremblay. « Je pense que c’est beaucoup trop tôt. Chacun est en train de s’organiser encore », remarque-t-elle.

« Je pense qu’il ne faut pas être trop sévère au début du mandat. Ils arrivent, ils vont prendre le temps [de s’organiser] », ajoute Jean-Marc Fournier.

Et de toute façon, « d’ici Noël, ce qui va avoir marqué [les gens], je ne suis pas sûr que ce seront les déclarations données dans les premiers points de presse et qui semblaient donner l’impression qu’ils ne connaissaient pas leurs dossiers — ce qui est normal », avance l’ex-ministre.

Le vrai test, le gouvernement Legault le vivra au moment du dépôt de la mise à jour économique, qu’il a promis d’ici Noël, croit-il.

Et « quand ça fera trois semaines que les articles [à leur sujet] seront mauvais, ils vont pouvoir se dire : ah, là, on est au gouvernement » !

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Bilan PLQ: une vision en décalage avec la réalité

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Dans le cadre de la campagne électorale québécoise, Le Devoir répond dans de courtes capsules vidéo aux questions de ses lecteurs. Petite entorse à la règle aujourd’hui, toutefois : plutôt que de répondre à vos questions, nous analysons vos réponses.

Il y a près d’un mois, Le Devoir proposait à ses lecteurs de brosser le bilan du gouvernement Couillard en complétant la courbe d’une quinzaine d’indicateurs triés sur le volet. Plusieurs milliers de lecteurs se sont prêtés à l’exercice. Et dans la majorité des cas, la perception des répondants par rapport aux faits révèle un Québec plus mal en point qu’il ne l’est en réalité, note Jean-Herman Guay, politologue et professeur à l’Université de Sherbrooke.

« Les gens aujourd’hui ne font pas confiance aux autorités politiques, dit-il. [Donc] ils ne croient pas que les choses s’améliorent. Ils croient même qu’elles se détériorent dans certains cas. »

Pour quatre indicateurs, le décalage entre la perception des lecteurs et la réalité est particulièrement marqué : l’immigration, la rémunération des médecins spécialistes, l’évolution du nombre de places dans les centres de la petite enfance (CPE) et les émissions de gaz à effet de serre (GES).

 

 

Immigration Lors de l’arrivée au pouvoir du gouvernement Couillard, en 2014, le Québec a accueilli 50 292 immigrants. En début de mandat, ce chiffre a chuté sous la barre des 50 000 (48 981), avant de croître les années suivantes. En 2017, année préélectorale, 52 399 nouveaux arrivants ont débarqué sur le sol québécois. Or, ils auraient été 57 214, selon les réponses des lecteurs, une différence de près de 5000 personnes.

« Essentiellement, c’est dû à la médiatisation du phénomène », statue M. Guay. Crise migratoire sans précédent en Europe, élection d’un président américain hostile aux sans-papiers : les événements touchant l’immigration se sont enchaînés à la une des quotidiens et des téléjournaux du monde.

Plus près de nous, l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche a poussé plusieurs migrants à traverser de manière irrégulière la frontière entre le Canada et les États-Unis. À l’été 2017, le nombre de demandeurs d’asile a atteint un record, attirant au passage l’attention des médias.

« Le Stade olympique a été utilisé pour contenir une partie de ces gens-là, rappelle Jean-Herman Guay. Ça a marqué l’imaginaire. […] Quand ça surprend, ça marque la mémoire des gens et ça contribue à leur donner l’impression d’une croissance [du flux migratoire] qui n’est pas là. »

 

 

Médecins spécialistes La rémunération des médecins spécialistes n’a cessé de croître depuis 2007, date à laquelle une entente de rattrapage salarial avec leurs collègues canadiens a été conclue entre la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) — alors présidée par le radiologiste Gaétan Barrette — et le ministre de la Santé de l’époque, Philippe Couillard. Concrètement, leur rémunération brute moyenne a gonflé de 70 %, passant de 276 329 $ à 470 620 $ par année, selon la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Pendant les années Couillard, elle a augmenté de 31 000 $. Selon les réponses des lecteurs, l’augmentation dépassait les 130 000 $.

En début d’année, la FMSQ et le ministre Barrette ont renégocié l’entente de 2007. Un milliard de dollars doivent s’ajouter à la rémunération globale des spécialistes québécois d’ici 2023.

Ce nouvel accord a fait couler beaucoup d’encre. Et d’ailleurs, « la médiatisation [y] est probablement pour beaucoup », juge à nouveau M. Guay. Partis d’opposition, médecins opposés à la hausse… des voix se sont élevées pour dénoncer l’entente, créant « une opinion publique qui a aggravé le phénomène ».

 

 

CPE Depuis la création des CPE en 1997, le nombre de places au sein du réseau n’a jamais cessé de grossir. Or, selon les lecteurs du Devoir, il aurait été sabré par Québec en 2014. Dans les faits, le nombre de places a augmenté d’environ 10 % en quatre ans, passant de 86 770 à 95 327 entre 2014 et 2018.

Le dernier gouvernement, toutefois, a priorisé le modèle des garderies non subventionnées : les places disponibles ont bondi de 44 % entre 2014 et aujourd’hui. À titre comparatif, la Direction générale des services de garde éducatifs à l’enfance recensait 4751 places il y a 10 ans. En 2018, plus de 67 246 places ont été dénombrées.

 

 

Gaz à effet de serre Le Québec tient un inventaire de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) depuis 1990. Le ministère de l’Environnement est chargé de le tenir à jour, en récoltant auprès des données auprès d’entreprises, de ministères — notamment la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) —, et d’agence provinciale et fédérale, notamment Statistique Canada.

Les plus récentes données publiques remontent à 2014. Depuis, il faut s’en remettre aux prévisions du ministère de l’Environnement. Celui-ci estime que la province émettra dans deux ans 9 mégatonnes de GES de plus que l’objectif pris en 2013 de réduire de 20 % nos émissions de GES par rapport au niveau de 1990. Ce que Québec est parvenu à faire depuis 2016, c’est stabiliser les émissions autour de 81 mégatonnes de CO2 par année. Il est encore loin de son objectif : le taux de réduction atteint 8% présentement.

Pourtant, selon les courbes tracées par les lecteurs, c’est une augmentation des émissions de GES qui se dégage des perceptions. Les lecteurs « ont une lecture inquiète du monde, inquiète de ce qui se passe », dit Jean-Herman Guay.

« Le malheur, poursuit le politologue, c’est que, pour rejoindre les gens, il faut, semble-t-il, exagérer. Les partis le font, les médias aussi, les groupes de la société civile également. Comment donc briser ce cycle vicieux et amorcer un cycle vertueux ? Il n’y a pas de solutions magiques, mais les démocraties, qui ont à gérer des situations toujours plus complexes, n’auront d’autres choix que de trouver des éléments de solutions.

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