L’urgence d’agir sur la réduction des gaz à effet de serre

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L’utilisation des combustibles fossiles de même que l’extraction et l’exploitation des ressources naturelles non renouvelables sont en grande partie responsables de l’augmentation du taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère terrestre observée depuis le début de l’ère industrielle. Il est scientifiquement démontré que le dioxyde de carbone est un des principaux responsables des changements climatiques qui se font ressentir à différentes échelles sur la planète.

La population mondiale doit être interpellée pour modifier ses modes de vie, dans le but de réduire le taux de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone et méthane), afin de tenter de stabiliser la situation actuelle et, éventuellement, d’inverser la tendance observée. Toutefois, force est de constater que même si les taux de gaz à effet de serre se stabilisaient dans la prochaine décennie, les effets se feraient sentir encore pendant plusieurs décennies. Par conséquent, le défi est double ; en plus de faire un effort de réduction de gaz à effet de serre, les États doivent planifier des actions pour affronter ces changements climatiques.

Les défis pour les prochaines décennies s’annoncent gigantesques. L’augmentation annoncée de la fréquence des événements climatiques extrêmes provoquera des catastrophes ayant des effets sur la vie, l’environnement et l’économie.

D’ores et déjà, plusieurs professionnels du Québec ont constaté les effets des changements climatiques et ont dû s’y adapter. Les ingénieurs civils doivent tenir compte des climats futurs dans l’élaboration des réseaux d’égouts pluviaux et sanitaires, les agronomes et les ingénieurs forestiers doivent composer avec l’arrivée d’insectes ravageurs et de problèmes phytosanitaires, les médecins vétérinaires font face à la progression de certaines maladies animales dont plusieurs sont des zoonoses, c’est-à-dire transmissibles à l’humain. Il apparaît certain que d’autres professionnels seront interpellés dans le futur compte tenu de l’incidence économique et sanitaire des problèmes auxquels nous ferons face dans un avenir rapproché.

On parle d’augmentation du niveau des océans attribuable à la hausse de la température et à la fonte des glaciers. On parle de l’étalement rapide de la désertification. On parle de millions de réfugiés climatiques.

Dès maintenant

Nous sonnons l’urgence d’agir dès maintenant sur la réduction des gaz à effet de serre.

Certaines technologies environnementales permettant de faire face aux changements climatiques existent à l’heure actuelle, et nous, les professionnels, avons les capacités d’en développer de nouvelles. Il faut se rendre à l’évidence : un environnement sain est garant d’une économie saine et d’un niveau de vie adéquat pour la population humaine. Nous considérons que la prévention sera toujours moins dispendieuse que l’intervention. Au-delà de la partisanerie politique et des lobbies de toutes sortes, nous croyons en l’importance de l’application des principes de durabilité (développement durable), qui consiste à exploiter les ressources naturelles en tenant compte du besoin des générations actuelles et futures. Ces principes impliquent un l’équilibre entre l’économie, le social et l’environnement. Soyons des leaders dans ces ces changements de comportements.

Forts de ces 390 000 membres, nous considérons qu’il est de notre devoir d’interpeller les instances civiles pour leur faire part des défis qu’entraînent la hausse des gaz à effet de serre et les changements climatiques qui leur sont associés. Notre rôle de protection du public, nos connaissances et nos expertises justifient amplement cette prise de position. Nous vous interpellons afin d’implanter un plan d’action réel et mesurable pour contrer l’émission des gaz à effet de serre (incluant un plan de transition énergétique cohérent) et de mettre en place des mesures efficaces d’adaptation aux changements climatiques.

Nous espérons que notre position saura influencer vos politiques en matière d’environnement et de développement durable afin d’assurer un avenir durable à l’ensemble de la population.

* Signataires : Michel Alsayegh, président, Ordre des chimistes du Québec (auteur de la lettre); Nathalie Dion, présidente, Ordre des architectes du Québec; Marianne St-Pierre-Plamondon, présidente, Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec; François Laliberté, président, Ordre des ingénieurs forestiers du Québec; Caroline Kilsdonk, présidente, Ordre des médecins vétérinaires du Québec; Marie-Ève St-Laurent, présidente, Ordre des sages-femmes du Québec; Donald Bonsant, président, Ordre des urbanistes du Québec

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Québec confirme la réduction de ses seuils d’immigration

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Voilà des mois que François Legault promettait de réduire les seuils d’immigration du Québec : c’est maintenant chose faite. Le gouvernement a déposé mardi le Plan d’immigration Québec pour 2019, qui prévoit une réduction de 24 % du nombre d’immigrants reçus l’an prochain.

Le document, déposé par le ministre de l’Immigration mardi après-midi, indique qu’en 2019, « le Québec se donne comme objectif d’accueillir 40 000 personnes immigrantes, soit une fourchette allant entre 38 000 et 42 000 personnes admises ». Ce serait là environ 13 000 personnes de moins qu’en 2018. Cette cible de 40 000 est « transitoire », a confirmé Simon Jolin-Barrette mardi : elles augmenteront quand le Québec arrivera à mieux intégrer ses immigrants.

Par catégorie d’immigration, les cibles sont les suivantes :

  • immigration économique (seule catégorie contrôlée par Québec) : de 21 700 à 24 300 personnes ;
  • regroupement familial : de 8900 à 9400 personnes ;
  • réfugiés : de 6800 à 7500 personnes ;
  • autres immigrants : de 600 à 800 personnes.

 

En 2018, le Québec a accueilli entre 29 000 et 31 000 immigrants économiques. En période de pénurie de main-d’œuvre, c’est donc dire que le gouvernement se privera d’au moins 7000 travailleurs l’an prochain.

Les cibles par catégorie montrent que l’immigration économique représentera environ 58 % de l’ensemble de l’immigration. « La proportion de personnes immigrantes connaissant le français au moment de leur admission s’établirait à environ 41 % », souligne le document du gouvernement.

En campagne, François Legault promettait d’accorder trois ans aux nouveaux arrivants pour qu’ils apprennent le français. Ceux qui échoueraient au test de français et au test des valeurs après cette période seraient expulsés du Québec — un scénario qui fait abstraction du fait que c’est Ottawa qui détermine qui obtient la citoyenneté canadienne, et que chaque Canadien est libre de s’établir dans la province de son choix.

Mais en abaissant tout de suite les seuils d’immigration, François Legault concrétise une promesse martelée depuis au moins août 2016. En campagne, il résumait son engagement par l’expression « en prendre moins, en prendre soin ».

« L’objectif est clair : on veut réduire les seuils d’immigration pour avoir les moyens de mieux intégrer les immigrants au marché du travail, à la majorité francophone et au partage de nos valeurs communes, en particulier l’égalité hommes-femmes », précisait le premier ministre dans son discours d’ouverture, mercredi dernier.

Effort national

En plus de soulever des questions par rapport à la pénurie actuelle de main-d’œuvre, les nouveaux seuils visés par Québec explorent les limites de l’Accord Canada-Québec, qui régit le partage des compétences entre les deux ordres de gouvernement en matière d’immigration.

Celui-ci stipule que le « Canada établit chaque année les niveaux d’immigration pour l’ensemble du pays, en prenant en considération l’avis du Québec sur le nombre d’immigrants que ce dernier désire recevoir ».

Il mentionne aussi que « le Québec s’engage à poursuivre une politique d’immigration dont l’objectif est de lui permettre de recevoir un pourcentage du total des immigrants reçus au Canada égal au pourcentage de sa population par rapport à la population totale du Canada ».

Or, avec un seuil d’accueil à 40 000 personnes, le gouvernement Legault se trouverait à recevoir 12 % des immigrants du Canada — dont la cible d’accueil pour 2019-2020 est de 330 800 personnes. La population québécoise représente 23 % de la population canadienne.

Ottawa réfléchit

À Ottawa, le gouvernement fédéral indiquait en matinée qu’il veut d’abord étudier ses options dans ce dossier de compétence partagée.

Une chose toutefois est claire : Ottawa ne peut pas réduire les transferts fédéraux en matière d’immigration, car ceux-ci ne peuvent être retranchés en vertu de l’Accord Canada-Québec. L’an dernier, Québec a reçu 490,2 millions du fédéral.

Le gouvernement Trudeau pourrait théoriquement ignorer les changements apportés par celui de François Legault, puisque l’accueil de réfugiés et de demandeurs de réunification familiale est de compétence fédérale (Québec ne contrôle que l’immigration économique). Ce serait cependant une « option nucléaire » que d’envoyer malgré tout ces immigrants dans la province, dit une source fédérale du Devoir en coulisse.

Les libéraux fédéraux craignent toutefois qu’une réduction de l’accueil de demandes de réunification familiale ne mène à un système à deux vitesses. Cette filière du système d’immigration accuse déjà un arriéré dans le traitement des demandes. Une réduction de l’accueil au Québec accroîtrait davantage cet arriéré dans une province plutôt que les autres, fait-on valoir.

Plan

Le Plan d’immigration du Québec doit être déposé chaque année, en vertu d’un article de la Loi sur l’immigration. Il donne une projection du nombre d’immigrants attendus, du nombre de certificats de sélection que le Québec entend délivrer, de la répartition de ces immigrants par bassin géographique, etc.

Selon les chiffres publiés dans le plan 2018, le Québec prévoyait accueillir un maximum de 53 000 immigrants cette année, dont 31 300 par l’immigration économique. Quelque 8800 réfugiés étaient aussi attendus, de même que 12 100 personnes arrivées par le programme de regroupement familial.

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Réduction des GES: Montréal s’associe à deux fondations

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Montréal a conclu une entente avec la Fondation David Suzuki et la Fondation familiale Trottier, qui verseront 250 000 $ afin d’aider la Ville à se doter d’un plan de transition climatique et à atteindre ses cibles de réduction des gaz à effets de serre (GES).

En 2010, Montréal s’était fixé comme objectif de réduire de 30 % les GES de la collectivité d’ici 2020 par rapport à 1990. En 2014, la baisse avait atteint 23 %. La cible a été haussée à 35 % avec le plan Deadline 2020, adopté par les villes membres du C40 dans la foulée de l’Accord de Paris.

Plus récemment, la mairesse Valérie Plante a indiqué l’intention de la Ville de devenir carboneutre d’ici 2050.

L’aide financière de 250 000 $ des deux fondations permettra à la Ville d’aller chercher de l’expertise externe afin de réaliser différentes études. Une aide supplémentaire pouvant atteindre 400 000 $ pourrait aussi être accordée au besoin.

Au Québec, le transport est responsable de 43 % des GES alors qu’à Montréal, il représente 46 % des émissions polluantes. De plus, le nombre de voitures dans la métropole ne cesse d’augmenter. Selon des données récentes de la Société de l’assurance automobile du Québec, le parc automobile de l’agglomération de Montréal augmente d’environ 1 % par année depuis 2005.

Valérie Plante reconnaît que l’enjeu du transport sera important. L’administration a d’ailleurs commandé 300 autobus hybrides dès son arrivée au pouvoir, a-t-elle rappelé lundi. Des mesures qui toucheront d’autres domaines, comme les bâtiments, seront dévoilées en 2019, a-t-elle promis : « L’effort de ce matin, c’est d’appuyer sur l’accélérateur et de nous donner une feuille de route pour se rendre à cet objectif carboneutre d’ici 2050. »

L’opposition à l’hôtel de ville a salué l’entente intervenue entre la Ville et ses partenaires. « La lutte contre les changements climatiques doit se dérouler à la fois sur la scène mondiale et sur la scène locale », a indiqué le chef d’Ensemble Montréal, Lionel Perez.

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Réduction de GES: l’atteinte des cibles reportée à 2030

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Aux prises avec une hausse des émissions de gaz à effet de serre, le gouvernement Legault reporte de 10 ans l’atteinte de la cible de réduction du Québec — à l’année 2030, plutôt que 2020 comme prévu. Le Québec rate sa cible à cause de l’accroissement du transport routier, désormais responsable du tiers (34,4 %) des émissions québécoises de gaz provoquant les changements climatiques.

En raison de l’inaction des gouvernements précédents, l’État « n’a pas de plan » pour réduire les émissions de GES, a déploré jeudi François Legault lors de sa première période de questions en tant que premier ministre.

L’environnement, considéré comme un maillon faible du programme de la Coalition avenir Québec (CAQ), a accaparé une bonne partie des échanges lors de ce premier test parlementaire pour François Legault et son équipe. Les trois partis de l’opposition ont interpellé le gouvernement sur l’échec imminent du Québec à réduire ses émissions de GES, confirmé jeudi par un rapport du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Le Québec avait réduit en 2016 ses émissions de GES de 9,1 % depuis 1990, indique le bilan. L’objectif de 20 % d’ici 2020 est hors d’atteinte, a reconnu le gouvernement Legault.

Les transports (routier, aérien, ferroviaire et fluvial) entraînent à eux seuls 43 % de toutes les émissions du Québec. Les émissions de ce secteur ont augmenté de 21,9 % depuis 1990.

« Cette situation est due à l’accroissement du parc automobile québécois, à l’augmentation de la puissance, du poids et des accessoires des véhicules, ainsi qu’à la hausse du kilométrage parcouru », précise le ministère.

 

Découvrez quelles entreprises québécoises sont les plus grandes émettrices de GES

 

 

Pressions pour agir

Les libéraux craignent que leurs successeurs aient déjà « abdiqué » devant l’ampleur de la tâche à accomplir.

« Les gouvernements précédents nous ont laissés dans une situation lamentable, a répliqué la ministre de l’Environnement, MarieChantal Chassé. Pour atteindre les cibles de 2020, nous devrions réussir une performance équivalente en deux, trois ans qu’eux ont réussi à atteindre en 25 ans. »

La ministre a précisé qu’elle était « fermement engagée à atteindre les cibles de 2030 » (soit une réduction de 37,5 % des émissions de GES par rapport au niveau de 1990). « On a regardé dans tous les tiroirs du ministère de l’Environnement, on n’a vu aucun plan qui nous amène à moins 20 % en 2020. […] Actuellement, il n’y a pas de plan », a ajouté le premier ministre Legault.

Le premier ministre a pourtant plusieurs plans dans ses cartons : troisième lien routier entre Québec et la Rive-Sud, présence des motoneiges dans un parc national et projet d’usine pétrochimique à Bécancour, a souligné le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé. Il a réclamé l’adoption d’un « projet de loi antidéficit climatique qui va [créer] une obligation légale de respecter nos cibles ».

Manon Massé, chef parlementaire de Québec solidaire, a souligné de son côté le soutien de la CAQ à un projet de gazoduc du Témiscamingue jusqu’au Saguenay. M. Legault a rétorqué que, « si on met du gaz pour remplacer du pétrole, ça améliore les choses ». Il a promis qu’il faudra une acceptabilité sociale et que les études environnementales soient concluantes pour que le projet soit approuvé.

 

 

Transports en commun

Le premier ministre a aussi fait valoir qu’il a des projets pour développer l’offre de transport en commun à Montréal et à Québec, de même que pour accélérer l’électrification des transports.

Il faut agir rapidement pour contrer l’étalement urbain et améliorer les transports collectifs, ont fait valoir les groupes environnementaux.

« On a besoin d’accélérer tous les projets de transports en commun au Québec », a déclaré Sydney Ribaux, directeur général d’Équiterre. Par exemple, le simple projet de service rapide par bus sur le boulevard Pie-IX, dans l’est de Montréal, permettrait de transporter chaque jour 30 000 passagers de plus qu’à l’heure actuelle.

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Réduction des GES: échec libéral, devoir caquiste

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S’il nous fallait une preuve que le gouvernement québécois est mollasson et inefficace dans sa lutte contre les changements climatiques, nous venons d’en obtenir non pas une mais deux, coup sur coup.

Dans une entrevue accordée au Devoir et publiée jeudi, le président du Conseil du patronat du Québec (CPQ), Yves-Thomas Dorval, demande au gouvernement québécois de montrer moins d’insouciance et de passivité à l’égard du péril climatique alors qu’« il faudrait qu’on bouge pour ne pas arriver dans un mur ».

Que le CPQ, qui représente des milliers d’entreprises, dont de grands émetteurs industriels de gaz à effet de serre comme les alumineries et les papetières, sente le besoin de rappeler à l’État son devoir d’accélérer la transition vers une économie verte grâce à la réglementation et à l’écofiscalité, c’est le monde à l’envers. C’est aussi le signe que quelque chose ne va pas au gouvernement. Selon Yves-Thomas Dorval, le premier ministre Philippe Couillard avait fait preuve de la même « myopie » il y a trois ans quand le patronat a tenté en vain de le convaincre de l’importance d’adopter une stratégie pour contrer les pénuries de main-d’oeuvre. En politique, on « repousse toujours les problèmes qui sont à long terme », fait-il observer.

Le président du CPQ n’est guère rassuré par le nouveau gouvernement caquiste, dont l’électorat considère toute nouvelle initiative environnementale « comme une affaire venant du Plateau Mont-Royal ».

À l’Assemblée nationale jeudi, la sémillante MarieChantal Chassé, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, a ajouté une autre preuve au dossier en déposant l’Inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre en 2016 et leur évolution depuis 1990. On y apprend que les émissions de GES ont très légèrement augmenté entre 2015 et 2016, ce qui signifie que nous ne nous sommes aucunement rapprochés de la cible de réduction de GES de 20 % d’ici 2020, par rapport à 1990. À la lumière des données de 2016, à trois ans de l’échéance donc, le Québec a parcouru moins de la moitié (9,1 %) du chemin. Depuis la publication du Plan d’action 2013-2020 par le gouvernement libéral, la réduction n’a pas dépassé deux points de pourcentage.

Tandis que le gouvernement Legault parle du troisième lien à Québec comme d’une chose acquise, il est à noter que les émissions de GES imputables aux transports, dont 80 % proviennent de la circulation routière, ont bondi de 22 % depuis 1990 ; c’est le secteur industriel qui a principalement contribué à la réduction.

Il y a fort à parier que le gouvernement caquiste s’appuiera sur ces données pour renoncer à l’objectif de 2020. On ne peut reprocher à François Legault de constater l’échec environnemental du gouvernement libéral et de considérer que cette cible soit hors de portée. Mais le premier ministre doit maintenir l’objectif ultime d’une réduction de 35 % d’ici 2030. Il devra aussi réaliser que des mesures énergiques et contraignantes seront nécessaires. Et que c’est, au premier chef, son électorat banlieusard et en région, fortement dépendant de l’automobile, qui sera mis à contribution.

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Un plan de transition énergétique sans cible de réduction des GES

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Le premier plan directeur du nouvel organisme gouvernemental chargé de coordonner la transition énergétique du Québec n’est soumis à aucune cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2023, a appris Le Devoir. Une « omission majeure », qui pourrait compromettre l’atteinte des objectifs que s’est fixés le Québec pour lutter contre les changements climatiques, mettent en garde plusieurs spécialistes des enjeux énergétiques.

C’est « l’échec assuré », lance le professeur de l’Université de Montréal Normand Mousseau, spécialiste des questions énergétiques. « Si on n’inclut pas les émissions de GES dans le plan, on ne peut pas s’assurer que les résultats seront au rendez-vous, dit-il. Si on demande qu’un pont soit solide sans demander qu’il soit beau, il n’y a aucune chance qu’il soit beau. »

Transition énergétique Québec (TEQ), un organisme financé aux deux tiers par le Fonds vert qui doit veiller à « la mise en oeuvre de l’ensemble des programmes et des mesures nécessaires à l’atteinte des cibles en matière énergétique » au Québec, a reçu une mise en garde semblable de la part du regroupement de spécialistes chargé de le conseiller. Dans un rapport déposé en avril dernier, la Table des parties prenantes (TPP) a recommandé au gouvernement et à TEQ « d’établir une cible de réduction des GES en bonne et due forme pour les plans directeurs ».

Seulement deux cibles

Le plan directeur 2018-2023 de TEQ a été élaboré en s’appuyant sur un décret du gouvernement Couillard daté de juin 2017. Ce dernier indique que le plan doit notamment « permettre l’atteinte des objectifs de la Politique énergétique 2030 » et atteindre deux cibles plus précises d’ici 2023 : améliorer d’au moins 1 % par année l’efficacité énergétique et réduire d’au moins 5 % la consommation de produits pétroliers par rapport à 2013.

Dans sa politique énergétique, le gouvernement libéral s’est donné cinq cibles, en précisant que leur atteinte permettrait de réduire de 16 millions de tonnes les émissions de GES en 2030. Or, dans son plan directeur, TEQ n’évoque aucune cible de réduction des GES pour 2023 et s’en tient aux deux cibles concernant l’efficacité énergétique et les produits pétroliers.

TEQ a soumis son plan directeur à la Régie de l’énergie en juin dernier. Trois mois plus tard, l’une des spécialistes qui siègent à la TPP, la chercheuse Johanne Whitmore, a fait parvenir à la Régie une lettre à titre personnel dans laquelle elle soutient que l’absence d’une cible de réduction des GES dans le plan de TEQ constitue une « omission majeure ».

« Quand on tient compte des GES, ça peut avoir une influence sur les programmes qu’on va privilégier. On peut atteindre une des cibles énergétiques sans nécessairement réduire les GES d’autant », explique-t-elle en entrevue. On pourrait par exemple réduire la consommation de produits pétroliers en passant au gaz naturel, sans nécessairement réduire les émissions de GES de manière significative, illustre la chercheuse.

Pas dans le mandat

Lors des audiences de la Régie de l’énergie, plusieurs intervenants ont également cherché à savoir pourquoi le plan directeur n’avait pas de cible liée aux GES. Les associations québécoise et canadienne du propane ont par exemple demandé à TEQ d’expliquer pourquoi elle ne fixait pas « de cibles précises relatives à la réduction des GES », « alors que la décarbonisation de l’économie québécoise est une priorité gouvernementale évidente ».

TEQ n’a pas répondu à la question, prétextant qu’elle dépassait son mandat. Elle a par la suite expliqué qu’« aucune cible de réduction de GES n’est prévue au décret [de juin 2017] ».

Cette interprétation a fait bondir l’expert en énergie de l’Association québécoise du propane, Pierre Ducharme. « Est-ce vraiment logique que TEQ puisse répondre à la Régie qu’elle n’a pas à poursuivre des objectifs de réduction des GES, même si elle utilise de l’argent qui est destiné à la réduction des GES ? » soulève-t-il en faisant référence au financement de TEQ provenant du Fonds vert.

À la fin du mois de septembre, la Régie s’est finalement rangée derrière TEQ dans le cadre d’une décision préliminaire en affirmant que les seules cibles sur lesquelles elle doit se pencher sont celles concernant l’efficacité énergétique et les produits pétroliers. La décision définitive devrait être rendue prochainement.

On a besoin du Conseil de gestion du Fonds vert et on a besoin de Transition énergétique Québec, mais on a besoin de cohérence.

 

TEQ se défend

Le directeur général des affaires stratégiques et des partenariats de TEQ, Gilles Lavoie, affirme que le décret gouvernemental « ne porte pas à interprétation ». « Il y a deux cibles à atteindre. On assure qu’on va atteindre ces deux cibles-là; en plus, on va les dépasser, et il va y avoir un impact sur la réduction des GES, souligne-t-il. Si le nouveau gouvernement décide d’aller plus loin, il le fera, et TEQ corrigera son plan en conséquence. »

M. Lavoie soutient que le plan directeur tient compte des GES parce qu’une annexe indique que les mesures prévues devraient permettre de diminuer d’au moins 5,4 millions de tonnes les émissions de GES d’ici 2023.

Le problème, rétorque Johanne Whitmore, c’est que la Régie de l’énergie ne se prononcera pas sur cette réduction potentielle des émissions polluantes si aucune cible liée aux GES n’est prévue au plan directeur. « Oui, [TEQ] présente des chiffres, mais il faut qu’il y ait une méthodologie et une approche standardisée, comme ça se fait ailleurs, pour valider les réductions de GES », dit-elle.

Selon la loi, Québec peut « demander à TEQ de modifier son plan directeur afin notamment d’y inclure des cibles additionnelles ». Porté au pouvoir la semaine dernière, le gouvernement caquiste demeure pour l’instant prudent. « [François Legault] a affirmé, lors de la campagne électorale, qu’il entendait faire en sorte que les cibles de réduction de GES posées par le gouvernement sortant soient respectées », répond l’attachée de presse de la Coalition avenir Québec Émilie Toussaint.

Le mois dernier, Le Devoir a révélé le contenu d’un rapport préliminaire du Conseil de gestion du Fonds vert concluant que plusieurs actions mises en oeuvre par différents ministères pour lutter contre les changements climatiques devraient être « arrêtées » ou « réévaluées ». Parmi celles qui relèvent directement de TEQ, le document recommande que 15 soient réévaluées et que 8 soient arrêtées.

« On a besoin du Conseil de gestion du Fonds vert et on a besoin de Transition énergétique Québec, mais on a besoin de cohérence, insiste Mme Whitmore. On a des institutions, mais il faut les rafistoler. »

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