Rémunération des médecins: logique viciée

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La Coalition avenir Québec comptait récupérer un milliard de dollars par an à même la rémunération des médecins spécialistes, qui avait dépassé celle de leurs pairs ontariens. Or selon le dernier rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), cet écart s’est considérablement rétréci. Une bonne partie du milliard virtuel s’est ainsi envolée.

Il est heureux que la CAQ n’ait pas inclus cette somme dans son cadre financier. Mais c’est le principe même de cette parité que le gouvernement Legault doit remettre en cause.

Chargé des négociations avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, attend, d’ici le 1er septembre, les résultats d’une étude approfondie, commandée à l’ICIS, qui tiendra compte de l’ensemble des éléments de l’équation : le coût de la vie plus faible ici ainsi que les différences touchant la productivité et la pratique.

Pour la FMSQ, il s’agit d’une bonne nouvelle : sa présidente, Diane Francoeur, a répété que ses membres ne sont pas trop payés et que le gouvernement Legault « manquera d’arguments ». Pour les contribuables, et pour le réseau de la santé dans son ensemble et ses usagers, il en va tout autrement.

C’est d’autant plus vrai que l’entente avec les médecins prévoit que les résultats de cette étude ne peuvent conduire à une baisse de leur rémunération, seulement à une hausse, ce qu’a vilement accepté le gouvernement Couillard.

Cet accaparement éhonté de fonds publics au profit d’un puissant lobby ne fait qu’accentuer l’iniquité que subissent les autres professionnels du réseau. Tandis que notre caste médicale touche le pactole, les infirmières continuent d’être moins bien payées que leurs consoeurs de l’Ontario.

Il faut sortir de cette logique viciée de la parité financière entre les médecins québécois et ontariens. Même s’il sera difficile de remettre le dentifrice dans le tube pressé par le gouvernement libéral, l’État québécois doit revoir cette rémunération aussi injuste qu’excessive. Les Québécois se sont dotés d’une société plus égalitaire qu’ailleurs en Amérique du Nord et les médecins en font partie. Le gouvernement Legault a promis qu’il ne céderait pas aux lobbies : la prochaine négociation avec les médecins spécialistes est une belle occasion de prouver qu’il ne s’agit pas seulement d’un slogan populiste.

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Le gouvernement s’expose à une poursuite s’il gèle la rémunération des médecins

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Si le gouvernement Legault gèle la rémunération des 10 000 médecins spécialistes, il s’expose à une poursuite judiciaire et à l’annulation de l’ajout de services en région.

C’est ce que prévient la présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), Diane Francoeur, en entrevue à La Presse.

Le premier ministre François Legault a déclaré que le versement des hausses prévues était suspendu d’ici à ce que soit renégociée l’entente intervenue plus tôt cette année entre la Fédération et le gouvernement libéral de Philippe Couillard.

Selon Mme Francoeur, geler la rémunération et mettre l’argent en fiducie, ça équivaut à rouvrir l’entente. « Si le gouvernement décide de façon unilatérale de rouvrir l’entente, on va contester devant les tribunaux », assure-t-elle.

Diane Francoeur aura un entretien la semaine prochaine avec le président du Conseil du trésor, Christian Dubé.

Selon Mme Francoeur, il n’y a aucune nouvelle augmentation de tarif au bénéfice des médecins jusqu’en 2023. La seule hausse tarifaire dans l’entente atteignait 5,2 % et a été accordée cet été, avant le déclenchement des élections. Le seul ajout à venir à l’enveloppe de rémunération — si l’on exclut le financement lié à l’arrivée de nouveaux médecins — se chiffre à 125 millions de dollars, selon elle. Soixante-cinq millions doivent servir à payer les chefs de département et d’autres fonctions médicalo-administratives des spécialistes. Et 60 millions sont destinés à un plan pour éviter les ruptures de services en région dans les spécialités de base. Ces sommes devaient être versées au début de 2019.

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Rémunération des médecins: Legault prend le taureau par les cornes

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Le premier ministre François Legault n’a pas tardé à décréter un gel de la rémunération des médecins spécialistes, le temps d’obtenir les résultats d’une étude, confiée à l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), comparant leur rémunération avec celle de leurs pairs des autres provinces.

En campagne électorale, la Coalition avenir Québec avait évalué à un milliard par an la somme qu’un gouvernement caquiste projetait de récupérer en ramenant les fastueux émoluments des médecins spécialistes au niveau de ceux de leurs confrères ontariens. Selon les calculs du parti, les médecins spécialistes, dont la rémunération moyenne dépasse désormais 440 000 $ par an, empocheraient 22 % de trop.

La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) — et c’est un refrain que reprend le chef de l’opposition officielle, Pierre Arcand, qui a négocié la dernière entente de février 2018 à titre de président du Conseil du trésor — soutient que cette entente, qui s’étend jusqu’en 2023, ne comporte aucune augmentation de rémunération et ne comprend que des honoraires versés pour un volume accru — hausse du nombre des médecins et des patients traités —, la « gestion du réseau » et une meilleure couverture des soins de base, notamment en région. Derrière la première réaction de la FMSQ, on voit déjà poindre la menace d’une réduction de services quand le gel se matérialisera. Espérons que ces privilégiés parmi les privilégiés ne pousseront pas l’odieux jusqu’à faire pâtir les patients.

Il est vrai cependant qu’imposer un tel gel est plus simple à dire qu’à faire. Il faut rappeler que c’est le syndicat de médecins qui, à la faveur d’une aberration historique, délie les cordons de la bourse : elle reçoit une enveloppe de rémunération globale qu’elle redistribue à ses membres en appliquant des règles byzantines.

Avant tout, il faut voir dans l’annonce de ce gel une nécessaire déclaration politique. Nous savons maintenant que c’est le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, qui se chargera de l’opération et que le gouvernement caquiste place la révision à la baisse de la rémunération des médecins spécialistes en haut de sa liste de priorités.

C’est tout à l’honneur de François Legault de vouloir rapidement passer de la parole aux actes au regard d’une situation qui ne se résume pas à un simple débordement budgétaire. Il s’agit plutôt d’un enjeu d’équité et de justice sociale. Et du respect que l’on doit aux contribuables.

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