François Legault devra renoncer à réduire la fonction publique, selon les syndicats

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Le nouveau gouvernement Legault devra réévaluer son engagement d’éliminer 5000 postes dans le secteur public, ont réclamé des syndicats lundi matin à Québec.

Le président du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), Christian Daigle, a affirmé que la réduction de la fonction publique dans les dernières années, durant le mandat du gouvernement Couillard, s’est soldée par une diminution des services en région.

Alors, réduire la fonction publique « n’est pas une bonne idée », a-t-il déclaré en conférence de presse, aux côtés d’autres leaders syndicaux. Plusieurs ministères peinent déjà à faire la reddition de comptes qu’on leur demande, a-t-il plaidé, donc s’il y a diminution de services, les ministères ne seront pas en mesure de remplir leur mandat.

« Pour nous, il y a une évaluation qui devra être faite de la part du gouvernement. On devra réévaluer le tout. Les régions qui ont voté pour le gouvernement de François Legault devront avoir quelque chose à se mettre sous la dent. »

Formuler un tel engagement en campagne électorale est une chose, mais le réaliser est autre chose, a poursuivi le président du SFPQ.

« Couper » dans la fonction publique, c’est « couper dans l’os », parce qu’il y a longtemps qu’il n’y a plus de gras à couper, a pour sa part déclaré le président duSyndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Richard Perron, en se référant aux constats de la Protectrice du citoyen.

Il a dit faire confiance au premier ministre, qui a déjà fait savoir qu’il voulait réinvestir dans l’expertise au ministère des Transports et dans l’informatique.

Rappelons qu’en campagne électorale, François Legault avait dit croire que 5000 postes — ou 1 % des effectifs — sont actuellement de trop dans la fonction publique québécoise.

La CAQ entend profiter des départs à la retraite de 36 000 employés de l’État au cours des quatre prochaines années pour réduire le nombre de postes administratifs et ainsi réduire la bureaucratie. Cela se traduirait par une économie de 380 millions de dollars sur quatre ans, selon les calculs de la CAQ.

Campagne 5-10-15

Outre le SFPQ, plusieurs autres syndicats, dont la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), ont relancé leur campagne 5-10-15 en s’adressant au nouveau gouvernement.

Cette campagne prône un salaire minimum à 15 $ l’heure, l’obligation de faire connaître l’horaire de travail cinq jours à l’avance, ainsi que le droit à dix jours de congé payé pour maladie et raisons familiales.

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