Les produits laitiers rétrogradés | Le Devoir

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Il ne faudrait pas confondre « la doctrine du lait » et la valeur nutritive des produits laitiers, car ces derniers possèdent des caractéristiques nutritionnelles précises. C’est pourquoi il est difficile d’adhérer à la nouvelle version du Guide alimentaire canadien, qui fait quasi abstraction de ces caractéristiques, les produits laitiers étant rétrogradés sous la bannière des protéines végétales et animales. Certes riches en protéines, les produits laitiers demeurent une source exceptionnelle de calcium. Va-t-on favoriser les boissons végétales transformées et « enrichies de calcium », une tonne de brocoli ou encore quelques suppléments pour retrouver le calcium nécessaire au quotidien ? Cette version se veut-elle un geste de rectitude politique de la part de Santé Canada pour tenter de neutraliser les critiques passées concernant les interventions de l’industrie alimentaire en général ? Elle ne reflète sûrement pas la tendance… puisque les plus récents guides alimentaires du monde industrialisé donnent tous aux produits laitiers un statut particulier, qu’il s’agisse de celui du Japon, du Brésil, des États Unis ou encore de la diète méditerranéenne. Le plus récent rapport « Alimentation Planète Santé » de la commission EAT-Lancet (janvier 2019), visant une alimentation saine issue d’une production durable d’ici 2050, accorde lui aussi une place distincte aux produits laitiers tout en recommandant une transformation majeure de nos habitudes alimentaires, soit de doubler notre consommation de légumes, fruits, noix et légumineuses et de réduire de 50 % la viande rouge et le sucre.

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