Uber reprend ses essais routiers de véhicules autonomes à Toronto

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Des véhicules autonomes d’Uber sillonnent à nouveau les rues de la région de Toronto, indique le géant américain, mais selon un programme de tests modifié à la suite d’un accident mortel aux États-Unis.

La compagnie de transport avait suspendu ses essais à Toronto et dans plusieurs villes américaines en mars dernier, après la mort d’une piétonne happée par une voiture autonome d’Uber en Arizona.

L’enquête a montré que l’employée d’Uber à bord regardait une émission de télévision avant l’accident et a freiné trop tard. Par ailleurs, le système de freinage d’urgence du véhicule n’était pas activé.

Raquel Urtasun, scientifique en chef pour Uber à Toronto, explique que l’entreprise a réévalué ses procédures et a mis en place plusieurs mesures de sécurité supplémentaires depuis l’accident.

Selon le nouveau programme d’essais routiers, un deuxième employé accompagnera par précaution le conducteur, qui devra être derrière le volant en tout temps.

Intelligence artificielle et cartes

Plutôt que de mettre l’accent sur les capacités de conduite autonome, le programme de tests à Toronto vise plutôt à créer de meilleures cartes routières, grâce aux technologies d’intelligence artificielle.

Les véhicules autonomes de la compagnie rouleront à la fois sur les autoroutes et dans les rues à Toronto.

Pour avancer, les véhicules de ce type dépendent, en plus des senseurs dont ils sont munis, de cartes routières détaillées.

Or, la création de cartes est actuellement un processus très coûteux et long, nécessitant de multiples déplacements aux mêmes endroits pour recueillir des données, explique Mme Urtasun.

Uber, ajoute-t-elle, cherche à mettre au point une technologie automatisée permettant de créer des cartes routières en temps réel, grâce à l’intelligence artificielle.

Le géant américain doit aussi reprendre cette semaine ses essais routiers à Pittsburgh et à San Francisco, aux États-Unis.

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Troisième lien: des résidents de l’île d’Orléans s’inquiètent des projets routiers de la CAQ

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C’est maintenant clair : le gouvernement de François Legault n’exclut pas de faire passer le troisième lien par l’île d’Orléans. Sur place, on commence à peine à mesurer les implications d’un tel projet.

« On a été élevés en se faisant dire que l’île, c’était différent, c’était beau, c’était patrimonial, lance le préfet de l’île d’Orléans, Harold Noël, lors d’un entretien jeudi. Il ne faut pas, pour de quelconques fins, tasser ça. »

La veille, tous les élus de l’île avaient discuté, en réunion, des plus récents propos du ministre des Transports, François Bonnardel. Ce dernier avait annoncé que le projet du troisième lien routier et la réfection du pont seraient étudiés conjointement. La première pelletée de terre, a-t-on promis, se fera d’ici la fin du mandat.

Depuis que le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) a pris la décision de construire le lien routier à l’est de Québec et nulle part ailleurs, cela le rapproche beaucoup du pont de l’Île-d’Orléans, qui doit être remplacé. Pour le ministère, il s’agit dès lors de faire d’une pierre deux coups.

Troisième lien ou pas, les habitants de l’île sont pressés de voir leur pont remplacé. Le maire Noël, qui est également maire de Sainte-Pétronille, souligne qu’il a été rassuré d’entendre M. Bonnardel dire que le nouvel ouvrage serait construit entre 2021 et 2024. Vieux de plus de 80 ans, le pont à deux voies a atteint sa durée de vie utile depuis près de dix ans. Plusieurs automobilistes en ont même peur.

On l’a oublié, mais sa construction en 1935 avait entraîné une prise de conscience de la valeur du patrimoine au Québec. La même année, le gouvernement libéral de Louis-Alexandre Taschereau avait adopté la Loi concernant l’île d’Orléans afin de préserver les attributs ruraux du territoire désormais menacé par le trafic automobile. C’est dans le moule de cette législation que sera développé le concept d’arrondissement historique dans les années 1960.

Où pourrait-il passer ?

Le maire Noël, dont la famille est présente sur l’île depuis onze générations, prévient qu’on ne pourra pas faire n’importe quoi sur le territoire. « L’île d’Orléans est un arrondissement historique, et c’est évident qu’on est chatouilleux sur ça. »

La valeur patrimoniale de l’île d’Orléans découle d’abord de son parc immobilier, qui comprend plusieurs églises et maisons du Régime français. Le territoire orléanais se distingue également par ses paysages agricoles et sa valeur de symbole pour les descendants de 300 familles souches établies au Canada dans le courant du XVIIe siècle.

Mais encore, quelle forme pourrait prendre le raccordement du troisième lien à l’île ? « Il y a 172 options qui pourraient être analysées, mais pour nous, c’est évident, il ne faut pas toucher à l’intégrité de l’île », poursuit le maire Noël.

Certains se demandent si le troisième lien ne pourrait pas longer la côte ouest de l’île, sur le rivage. On parle aussi d’un tunnel que les gens emprunteraient une fois le nouveau pont de l’île traversé. C’est manifestement l’option que préfère le maire. « L’une des seules possibilités qu’on voit en ce moment, c’est de passer en dessous de l’île. Ça, si c’est bien fait, on va bien réagir. »

Quant à l’idée d’une grande route traversant l’île vers Lévis, « ça ne passera pas », croit-il. « Notre réseau routier ne peut pas endurer ça. Il ne faut pas arriver avec une desserte qui va multiplier par deux le nombre de voitures qui vont venir. »

À l’heure actuelle, une seule route permet de traverser l’isle de Bacchus du nord au sud : la route Prévost, qui permet d’accéder au pont actuel. Les deux autres sont fermées l’hiver.

Le resto-pub L’O2 L’île est situé sur le bord de cette route. Entre deux services aux tables, la serveuse, Céline Paquette, a bien voulu partager ses impressions sur le projet. « Ce ne serait pas une bonne chose pour l’île. Ça enlèverait tout le charme », dit-elle. « Moi la première, je la défendrais. » Un client assis au bar semblait du même avis. « Impossible », dit-il.

Originaire de Montréal, Mme Paquette est venue s’installer à l’île il y a une dizaine d’années. Avant cela, elle venait y visiter sa grand-mère chaque année. « Les gens viennent ici pour le cachet. Il n’y a aucune chaîne ici à part la station-service et la pharmacie. »

Mais tous ne l’entendent pas ainsi. La patronne du restaurant, Sonia Daudignon, pense que ce serait super. « L’île serait beaucoup moins isolée l’hiver », dit-elle spontanément. Et le cachet ? Y perdrait-il ? « Non, pourquoi ? Le cachet, ça se préserve. Ce n’est pas un problème. C’est grand, quand même. […] Nous, comme commerçants, c’est sûr qu’on ne dira pas le contraire. »

Un symbole

Pour les défenseurs du patrimoine, tout cela est évidemment très inquiétant. L’historien Pierre Lahoud, qui vit à l’île depuis 40 ans, craint le pire. « L’île, c’est un symbole. Dans l’imaginaire des Québécois, c’est exceptionnel, c’est unique. »

Pas de doute, dit-il, Félix Leclerc se retourne dans sa tombe. L’historien et photographe craint particulièrement que le troisième lien longe l’île à partir des berges à l’ouest (avec une voie de raccordement vers le pont, par exemple). « Ça serait catastrophique, parce qu’on est sur le bord de l’eau. Ce serait pire parce que là, on vient bloquer carrément le paysage. » Il songe par exemple aux panoramas comme celui de la rue Horatio-Walker, à Sainte-Pétronille, où la vue s’étend de Lévis jusqu’au mont Sainte-Anne. « Là, il n’y aurait plus de villégiature. Tout ce qu’on verrait, c’est une autoroute. » M. Lahoud croit qu’un tel projet pourrait être accepté par la population de l’île. Malgré le statut de site patrimonial de l’île, il ne voit pas non plus comment cela pourrait être stoppé. « Le ministère de la Culture pourrait s’opposer, mais on s’entend qu’il ne s’opposera pas. »

Questionné mercredi sur le patrimoine de l’île d’Orléans, le ministre François Bonnardel a dit que « pour lui, c’était important », tout comme « l’acceptabilité sociale ». « On va parler à tout le monde sur l’île quand on aura défini où passera ce futur troisième lien. Ils peuvent être assurés de ma collaboration. »

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