Peut-on vivre sans téléphone intelligent?

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Charlotte-May Mondoux-Fournier

Les données avancées par l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI) et le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) démontrent que les téléphones intelligents occupent une place de choix dans la vie des Canadiens.

On ne peut plus vivre sans téléphone cellulaire… c’est un passage obligé, affirme Diane Pacom, professeure émérite à l’École d’études sociologiques de l’Université d’Ottawa. Le côté séduisant de cette nouvelle réalité numérique fait que les gens veulent absolument y accéder. La clé, c’est le cellulaire.

86 % des Canadiens possèdent un téléphone cellulaire. Au moins 72% des Canadiens utilisent un téléphone intelligent pour se connecter à Internet. 74% des Canadiens passent de 3 à 4 heures par jour en ligne, tous appareils confondus.Sources : Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes et Autorité canadienne pour les enregistrements Internet – 2018 Photo : Radio-Canada / Vincent Wallon / Icônes : Freepik de www.flaticon.com

Essayez de vous en défaire pendant trois jours, vous allez vous rendre compte à quel point c’est difficile, voire impossible, assure Steve Joordens, professeur de psychologie et directeur du Advanced Learning Technology Lab, à l’Université de Toronto.

Selon M. Joordens, nous sommes collectivement dépendants de la technologie mobile. Si certaines personnes sont capables de gérer ce type de dépendance plus sainement, pour plusieurs, une abstention se traduira en une foule de sentiments négatifs, telles l’angoisse ou l’obsession.

Le professeur explique qu’il existe des parallèles à faire entre les sensations provoquées par l’utilisation d’un téléphone intelligent et celle d’une machine à sous.

C’est comme baisser le bras de la machine en espérant que la prochaine fois on recevra une récompense. Parce qu’on ne sait jamais quand ça risque d’arriver, notre cerveau les attend tout le temps.

Steve Joordens, professeur de psychologie et directeur du Advanced Learning Technology Lab, à l’Université de Toronto

Dans l’exemple des téléphones intelligents, les récompenses sont plutôt d’ordre social.

Les humains sont des êtres extrêmement sociaux qui valorisent le renforcement social, affirme M. Joordens. Ça peut prendre la forme d’un partage, d’un j’aime ou d’un commentaire […] Ils nous font sentir bien et apprécier qui nous sommes.

Trois jours sans mobile, une purge efficace?

Interrogée sur le potentiel des journées sans téléphone ou des « cures de déconnexion » qui peuvent durer quelques semaines, Mme Pacom reste dubitative.

C’est une excellente idée, mais je reste sceptique quant aux résultats réels, dit-elle.

Mme Pacom ne croit pas que ces journées soient suffisantes pour se débarrasser définitivement de leurs téléphones intelligents, pour revenir aux moyens de communication d’autrefois.

Il y a toute une génération qui est tombée dedans. Pour eux, c’est l’extension de leur corps. […] C’est comme dire, essayez de vivre sans électricité!

Diane Pacom, professeure émérite à l’École d’études sociologiques de l’Université d’Ottawa
Diane Pacom, professeure émérite à l’École d’études sociologiques de l’Université d’OttawaDiane Pacom, professeure émérite à l’École d’études sociologiques de l’Université d’Ottawa Photo : Radio-Canada

Si cette démarche peut avoir des effets bénéfiques dans l’immédiat, les comportements de dépendance risquent de revenir au galop une fois le sevrage terminé, croit M. Joordens.

Même si vous vous en éloignez, de votre appareil, vous êtes toujours susceptibles de faire l’objet d’un rétablissement spontané, ce qui signifie que ça ne prend pas grand-chose pour vous rendre dépendant à nouveau, dit-il.

Il admet toutefois que ces démarches pourraient aider certaines personnes à prendre conscience de la relation problématique qu’ils entretiennent avec leur téléphone.

M. Joordens conseille aux gens d’apprendre à maîtriser leur dépendance au lieu de s’abstenir pleinement.

Éteignez votre portable lorsque vous êtes en voiture, ou lorsque vous êtes en réunion, affirme-t-il. Tant que nous sommes en mesure de gérer cette dépendance, d’une manière qui n’a pas d’impact négatif, ce n’est pas nécessairement une chose horrible.

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Afficher ses croyances sans contrainte

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Que la personne qui est devant moi soit catho, juive ou musulmane m’importe peu pourvu qu’elle fasse bien son travail. J’aime bien, malgré tout, savoir à qui j’ai affaire et, si une personne affiche ses croyances, je me dis : « Tant mieux ! Je sais ce que je dois et ne dois pas dire ou faire en sa présence. » J’aime mieux, d’ailleurs, avoir affaire à une personne qui affiche ses croyances plutôt qu’à une autre qui les dissimule sous quelque prétexte que ce soit.

Ce qui me choque, c’est que des hommes (des mâles nombreux, grands, intelligents et forts) s’inquiètent et s’insurgent parce que quelques femmes portent des vêtements qui les dissimulent plus que moins. Ces mêmes hommes, libéraux, péquistes, caquistes, n’ont pas le courage de faire enlever ce symbole carrément offusquant pour une partie de la population qu’est le crucifix à l’Assemblée nationale. Ils préfèrent s’attaquer à cette centaine de femmes qui ont le malheur de porter des vêtements ou des signes peut-être religieux. Bravo pour votre courage, messieurs dames de l’Assemblée nationale. Bravo de prôner la dissimulation des croyances tout en affichant carrément les vôtres sous le premier prétexte venu.

On ne choisit pas ses croyances. Elles nous sont imposées dès notre enfance par nos parents, notre famille, notre milieu. Ce n’est que peu à peu qu’on finit, si on l’ose, par remettre en question ces génuflexions, ces agenouillements, ces à-plat-ventrismes, ces simagrées que Dieu nous demanderait de faire. Dieu, s’Il existe, est infiniment au-dessus de tout ça qui n’a de sens que pour ces animaux que sont les êtres humains. On souhaite que nos gouvernants le comprennent et ne viennent pas compliquer inutilement la vie de ces croyants qui sont de bonne foi même s’ils ne savent pas ce qu’ils font.

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Legault estime «raisonnable» d’économiser 838 millions en un an sans nuire aux services

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Le premier ministre François Legault estime « raisonnable » de dégager des économies de 838 millions de dollars en une seule année (2019-2020) sans nuire aux services à la population.

Il en va de la concrétisation des promesses électorales phares faites par les candidats de la Coalition avenir Québec, comme le retour à un tarif de garde unique, l’injection de 200 millions de dollars dans les soins à domicile, l’uniformisation du taux de taxe scolaire à la grandeur du Québec. « Ces promesses-là vont être respectées », a affirmé M. Legault en marge d’une séance du Conseil des ministres, à Gatineau, mardi.

Ce n’est pas le ministère où il y a une promesse qui va devoir financer lui-même toutes les promesses qui ont été faites dans son ministère

Le chef du gouvernement a répété qu’il misait sur l’instauration de meilleures pratiques d’approvisionnement (148 millions) et une amélioration de la gestion en informatique (53 millions) de la part des ministères ainsi que sur d’autres « gains d’efficacité » pour couvrir le coût des promesses faites durant la campagne électorale.

Une omission

M. Legault s’est toutefois abstenu de rappeler que la CAQ s’est engagée l’automne dernier à procéder à une « évaluation de programmes » de l’État pour économiser 150 millions ou encore à une attrition dans l’administration publique pour épargner 93 millions, seulement en 2019-2020, en plus de demander aux sociétés d’État d’accroître les dividendes qu’elles versent à l’État à hauteur de 100 millions.

« Ce n’est pas le ministère où il y a une promesse qui va devoir financer lui-même toutes les promesses qui ont été faites dans son ministère. C’est l’ensemble des ministères à qui on a demandé, comme on l’avait dit dans le cadre financier, de faire des gains d’efficacité, d’éliminer de la bureaucratie », a déclaré M. Legault dans un impromptu de presse. « On a fait des arbitrages », a-t-il ajouté à environ deux mois du dépôt du budget du Québec.

Services protégés

M. Legault dit avoir été « très clair » auprès de son équipe gouvernementale : « d’aucune façon ça ne va affecter les services ». « Ça ne touchera pas les services », a-t-il réitéré devant les caméras de télévision.

La vice-première ministre, Geneviève Guilbault, s’est engagée à « protéger à tout prix les services aux citoyens » tout au long de cet exercice budgétaire. « On a reçu effectivement chacun, dans nos ministères, des cibles de réduction… mais, appelons ça de réaménagement des dépenses pour être capable de dégager des marges de manoeuvre à l’intérieur des enveloppes qui sont déjà disponibles. […] J’ai fait ce travail comme tous mes collègues », a-t-elle affirmé. Mme Guilbault s’est néanmoins gardée de dévoiler la « modeste » cible de réduction des dépenses fixée pour le ministère de la Sécurité publique au terme de « tractations », affirmant que celle-ci est « privée à ce moment-ci ».

Estimant que le ministère de la Famille « a assez donné » durant les années libérales, son confrère Mathieu Lacombe entrevoit la possibilité d’effectuer des gains d’efficacité en réduisant la « paperasse ». Il a invité ses collègues à se serrer les coudes afin de mettre fin à la modulation des tarifs selon le revenu des parents des centres de la petite enfance (CPE) et des garderies privées subventionnées. « Ne vous attentez pas à ce que ce soit le ministère de la Famille qui finance à lui seul le retour au tarif unique. Ce n’est pas comme cela que ça va fonctionner. C’est un effort collectif », a-t-il insisté.

Laïcité : Legault justifie les questions posées

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Facebook a laissé des enfants faire des achats en ligne sans le consentement d’un parent

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C’est ce que révèlent des dizaines de pages de documents internes dévoilés jeudi dernier.

Les cas préoccupants concernent des enfants qui utilisent le compte Facebook d’un proche sur lequel un numéro de carte de crédit est enregistré. Selon le Center for Investigative Reporting, qui a enquêté sur cette histoire, des applications, dont de nombreux jeux vidéo prisés des enfants, comme Angry Birds, n’exigeaient pas que l’utilisateur entre un mot de passe ou un code de sécurité pour effectuer des achats.

Selon des documents internes, Facebook a profité de cette absence de protection, engrangeant parfois des centaines de dollars par jour en provenance d’un seul compte. Des employés du réseau social avaient même l’habitude de surnommer ces enfants dépensiers « baleines » (whales), un mot utilisé dans les casinos pour désigner les personnes qui misent de très gros montants d’argent.

Un courriel interne parle d’ailleurs du phénomène des gens qui dépensent de l’argent sans s’en apercevoir comme étant de la « fraude amicale » (friendly fraud). Facebook a spécifiquement demandé à des concepteurs d’applications de ne pas chercher à bloquer la fraude amicale, une pratique qui rendait de nombreux employés mal à l’aise.

Ces notes internes avaient servi de preuves dans le contexte d’un recours collectif en 2012, intenté lorsqu’une mère s’était aperçue que son enfant avait dépensé des milliers de dollars dans un jeu vidéo. Facebook avait refusé de rembourser la plaignante.

Le procès s’est conclu en 2016 par une défaite de Facebook. Le géant américain a été condamné à rembourser les parents à leur demande.

Avec les informations de The Center for Investigative Reporting, The Next Web, et Engadget

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La liberté et la démocratie ne peuvent exister sans la vie privée

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En cette Journée internationale de la vie privée et après une année où elle a été gravement malmenée, il est intéressant de se rappeler pourquoi il est essentiel de la protéger.

La vie privée est souvent perçue comme un concept abstrait ou sans grande valeur associé à un désir de garder secrets certains aspects de nos activités ou de notre personnalité que nous préférons taire.

Il s’agit là d’une perception étriquée de la réalité. En fait, la vie privée n’est rien de moins qu’une condition préalable à la liberté : la liberté de vivre et de se développer de façon autonome, à l’abri de la surveillance de l’État ou d’entreprises commerciales, tout en participant volontairement et activement aux activités courantes d’une société moderne.

La technologie axée sur les données apporte incontestablement de grands avantages aux individus. Bien sûr, elle rend notre vie plus agréable et offre d’innombrables services pratiques, mais elle peut aussi servir d’outil puissant de développement personnel. Elle a ouvert la porte à d’importantes améliorations aux soins de santé et elle promet un avenir basé sur l’intelligence artificielle (IA) dont les possibilités semblent infinies.

Par contre, ces technologies créent de nouveaux risques. Par exemple, l’IA (qui dépend de l’accumulation massive de données personnelles) met à risque d’autres droits fondamentaux.

L’un de ces risques est le potentiel de discrimination envers les individus résultant de décisions prises par des systèmes d’intelligence artificielle, dont le fonctionnement manque généralement de transparence et qui parfois reposent sur des données faussées, en violation des principes de protection de la vie privée. Une telle discrimination pourrait limiter l’accessibilité à certains services, ou aboutir à l’exclusion de certains aspects de la vie personnelle, sociale et professionnelle, dont l’emploi.

En décembre, des chercheurs en éthique de l’IA ont publié la Déclaration de Montréal pour un développement responsable de l’IA, une série de dix principes pour les développeurs et les organisations qui mettent en oeuvre l’IA, ainsi que les individus qui y sont assujettis.

Bien que ce cadre éthique, conçu au Canada, constitue une avancée importante qui devrait aider à guider ce secteur émergent, je suis d’accord avec les auteurs de la Déclaration qui affirment qu’elle n’est qu’un début, que les autorités publiques doivent maintenant prendre le relais. En particulier, les gouvernements et les parlementaires devraient s’inspirer de tels principes éthiques afin de créer un cadre juridique formel pour l’IA qui oblige les différents acteurs à agir de façon juste et responsable.

Nous avons aussi vu depuis quelques années, et en particulier en 2018, comment les atteintes à la vie privée peuvent nuire à l’exercice de nos droits démocratiques. Tous conviennent que l’accumulation massive de données personnelles par certains acteurs étatiques ou commerciaux rend nos démocraties vulnérables à la manipulation, y compris celle émanant de puissances étrangères. Il est malheureux que les élections fédérales de 2019 se doivent se dérouler sans un renforcement notable de nos lois sur la protection des renseignements personnels.

En 2019, alors que le gouvernement fédéral et les parlementaires réfléchissent à ce que devraient être la meilleure stratégie des données et les lois afférentes au Canada, il est important comme société de se rappeler le rôle de la vie privée dans la protection de nos autres droits et valeurs, dont la liberté et la démocratie. Ainsi, nous aurons tiré les bonnes leçons des difficultés de 2018.

 

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Porsche 911, une copie presque sans faute

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ESSAI – Référence des voitures de sport, la nouvelle 911 type 992 entre vraiment dans son siècle sans perdre ni son âme, ni sa personnalité.

La dernière 911 type 992 est-elle mieux que le modèle qu’elle remplace? C’est la seule question qui vaille aux yeux des porschistes et des amateurs de voitures de sport au moment d’ouvrir le huitième chapitre d’une carrière qui frise l’insolence. Mais la 911 n’est plus depuis longtemps une automobile. C’est un monument. Une leçon pour nous humains. Arrivée au seuil de la soixantaine, elle ne pense toujours pas à la retraite. Nous savons que nous allons continuer à vieillir ensemble. Sans perdre de vue la nécessité pour la garante de l’âme et de l’esprit Porsche de s’abstenir de heurter la sensibilité de ses aficionados. C’est pourquoi, pour le constructeur, chaque changement génération est une opération à haut risque. Où placer le curseur entre évolution raisonnée et révolution? Même si la marque semble avoir tranché en faveur de la première option, le type 992 évolue beaucoup plus que ce que ses lignes ne laissent percevoir.

Des hanches élargies

Rossen Gargolov

Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre. Quelques coups de crayon précis suffisent à moderniser la ligne inimitable et immuable de la 911. Si l’empattement est identique à celui de la 991, la longueur gagne 20 mm et surtout les voies ont été élargies (+ 45 mm à l’avant). Ajoutez des roues de 20 pouces à l’avant et de 21 pouces à l’arrière, et vous obtenez une voiture plus volumineuse et paraissant prête à bondir. Nouveauté: la carrosserie étant identique pour la Carrera S et la 4S, il devient impossible de les distinguer. Hormis des boucliers bardés de plastiques noirs, l’évolution la plus sensible concerne le traitement de l’arrière.

Rossen Gargolov

En la voyant s’éloigner, on lui trouvera des accents de Macan avec son bandeau lumineux reliant des feux effilés et son pare-chocs massif. La lunette arrière et la grille de refroidissement intégrant le feu-stop ne forment qu’un seul élément. Les adeptes de la 911 salueront des roues optionnelles (+ 2 394 €) et la signature lumineuse des projecteurs à LED Matrix (+ 2 928 €) qui évoquent les fameuses jantes Fuchs de la 911 des années 70. La plateforme à 80 % nouvelle ouvre l’accès aux nouvelles technologies. Cela lui permet de ne grossir que de 50 kilos en intégrant la réduction de 12 kg du poids de la caisse grâce à l’emploi massif d’aluminium (près de 70 %).

Entre tradition et modernité

Le traitement de l'habitacle est celui d'une voiture de luxe. La boîte manuelle à 7 rapports ne sera disponible qu'à la fin de l'année.
Le traitement de l’habitacle est celui d’une voiture de luxe. La boîte manuelle à 7 rapports ne sera disponible qu’à la fin de l’année. Rossen Gargolov

Le premier contact physique avec la 992 est une mini-déception. La faute aux poignées de portes escamotables. Avec l’accès confort (+ 552 €), il suffit de s’en approcher pour qu’elles se déploient. Sauf que l’espace disponible n’offre guère de prise aux doigts et le contact avec la poignée est rugueux. Par contre, le traitement de l’habitacle n’appelle que des éloges. L’ambiance se rapproche de celle des berlines de la marque. La qualité perçue évolue encore mais pour le cachet sportif, il faudra attendre la prochaine GT3. La 992 se convertit avec bonheur au numérique. On retrouve la tablette incurvée découverte sur le prototype de la Taycan essayé en juin dernier. L’essentiel est préservé: au milieu des deux écrans personnalisables trône un énorme compte-tours analogique. Le centre du bandeau de tableau de bord est occupé par un écran tactile de 10,9 pouces. Il permet une réduction du nombre de boutons, sans dégrader l’ergonomie.

Rossen Gargolov

Comme il est d’usage chez Porsche, le catalogue comporte de nombreuses possibilités de personnalisation. La facture pourra vite grimper à plus de 150 000 euros si l’on coche de nombreuses cases. Les sièges sport de même que la sellerie tout cuir sont en option. Il faudra ainsi débourser 5 448 euros pour accéder au vert agave plébiscité par Wolfgang Porsche. La margelle de la planche pourra être soulignée de différents matériaux (bois, carbone, alu, laque piano) et même arborer la teinte de la carrosserie. Voulue toujours plus facile à vivre au quotidien pour plaire à une nouvelle clientèle, la 911 type 992 multiplie les aides à la conduite. La plupart reste à la discrétion des clients: régulateur de vitesse adaptatif (1 716 €), surveillance des angles-morts (828 €), vision de nuit (2 352 €), lecture des panneaux routiers couplée à l’assistance de changement de voie (1 068 €), assistance au parking avec caméra de recul (1 704 €). Le pack Sport Chrono (2 346 €) comprend plusieurs modes de conduite et donne accès à une application compilant de nombreux circuits dans le monde et permettant de se familiariser avec le tracé mais aussi d’enregistrer ses tours de piste et d’analyser différents paramètres du véhicule (accélération latérale, sous-virage, survirage par exemple).

Sportivité accrue, sérénité sous la pluie

L'aileron arrière est plus volumineux. À partir de 170 km/h, il adopte la position la plus relevée.
L’aileron arrière est plus volumineux. À partir de 170 km/h, il adopte la position la plus relevée. Rossen Gargolov

Le réveil du flat-six 3 litres biturbo est une autre déception. Il a perdu son timbre reconnaissable entre mille pour devenir plus rauque. Il se fait oublier sur l’autoroute, au détriment de bruits aérodynamiques au niveau des montants de pare-brise et des rétroviseurs. Il s’agit de la version S de 450 ch (+ 30 ch), la seule disponible au lancement en mars avec la nouvelle boîte PDK à huit rapports. En pouvant loger un moteur électrique, elle prépare l’arrivée du modèle hybride rechargeable d’ici trois ans. Nous l’avons trouvée moins rapide et moins bien étagée qu’avant. Ce flat-six est doté d’un filtre à particules pour la dépollution; d’injecteurs piézoélectriques pour la combustion. Cela ne suffit hélas pas à échapper au supermalus et à une fiscalité française discriminatoire.

La version de base sera présentée à la fin de l'année 2019.
La version de base sera présentée à la fin de l’année 2019. Rossen Gargolov

Quelques kilomètres suffisent pour constater que les ingénieurs ont réussi à repousser encore les limites de la 991, déjà éblouissante dans sa façon de rendre le conducteur talentueux. Notre jugement devra toutefois être révisé à l’aune de la présence de nombreuses options telles que les roues arrière directrices qui participent à l’agilité (+ 2 268 €) et du châssis sport (+ 948 €). Ce dernier contribue au maintien de la caisse mais ne devrait pas être étranger à la raideur du tarage des amortisseurs. Le confort n’en souffre pas, sauf sur une chaussée très dégradée. Au-delà de performances supérieures – gain de 0,4 seconde pour atteindre les 100 km/h et de 5 secondes sur le circuit juge de paix de la Nordschleife du Nürburgring -, c’est la facilité à les atteindre qui apparaît bluffante. Pouvoir tirer la quintessence de la 911 a son revers: la consommation ne nous a pas permis de dépasser les 300 km d’autonomie. C’est un peu juste mais Porsche propose en option (+ 192 €) un réservoir de 90 litres, contre 64 l de série.

Les feux arrière de la 992 s'inspirent de ceux du Macan.
Les feux arrière de la 992 s’inspirent de ceux du Macan. Rossen Gargolov

De même, on ne saurait trop encourager d’investir 348 euros dans l’essuie-glace arrière. Quant au choix des armes (2 ou 4S), il dépendra des usages. La propulsion est plus sous-vireuse. La 4S se distingue par une neutralité et une motricité supérieures. Dans les deux cas, vous n’affronterez plus l’aquaplaning et les chaussées détrempées la peur au ventre. Les 911 sont équipées de série d’un mode «pluie». Nous avons testé ce système, qui détecte l’humidité grâce à des capteurs dans les roues et qui adapte les paramètres du véhicule en conséquence. Son efficacité est remarquable. On a l’impression d’être dans un véhicule Scalextric qui est remis sur ses rails au moment où il serait tenté de décrocher.

Notre avis

La prise en mains est si évidente que l’on oublie vite le passage de la 992 à l’ère numérique. Facteur de tranquillité et de sécurité, l’efficacité du comportement réussit à progresser. Et son assurance sur les chaussées humides et détrempées, grâce au mode «pluie», conduit à asseoir encore un peu plus sa réputation de reine de la polyvalence.

Fiche technique

Moteur

Type: flat-six biturbo, 2 981 cm3

Puissance: 450 ch à 6 500 tr/mn

Couple: 530 Nm de 2 300 à 5 000 tr/min

Transmission: Propulsion ou intégrale, boîte automatique PDK à double embrayage à 8 rapports

Dimensions (L/l/h): 4 519 x 1 852 x 1 300 mm

Coffre: 132 l

Poids: 1 590/1 640 kg

0-100km/h: 3,7 et 3,5 secondes

Vitesse maximale: 308/306 km/h

Consommation (Mixte UE): 8,9/9 l (NEDC corrélé)

Émissions CO2: 206 g/km

Prix: 122 255 et 130 175 euros

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Des assemblées syndicales sans les retraités, tranche la Cour

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Les cols bleus retraités de Montréal ne pourront participer aux assemblées du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal qui doivent se tenir à compter de mardi prochain. Le juge Stéphane Sansfaçon de la Cour supérieure a rejeté vendredi la demande d’injonction interlocutoire qu’avaient présentée deux retraités. Denis Dupont et André Lepage dénonçaient la décision du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) de leur refuser l’accès aux assemblées qui se tiendront du 22 janvier au 2 février pour l’adoption des nouveaux statuts et règlements du syndicat. Le juge a rejeté l’argument des requérants selon lequel les retraités subiraient un préjudice irréparable si l’injonction n’était pas accordée.

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Facebook récolte des données sans consentement, que vous ayez un compte ou pas

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C’est ce que révèle un rapport (Nouvelle fenêtre) de Privacy International, un organisme non gouvernemental militant pour la défense de la vie privée, qui se dit très préoccupé par les résultats de son enquête.

Privacy International a testé 34 applications ayant entre 10 millions et 500 millions d’utilisateurs sur Android et a découvert que 23 d’entre elles envoient des données à Facebook.

Un portrait intime

Le réseau social peut ainsi savoir si un utilisateur a ouvert ou fermé une application, recevoir des informations sur l’appareil utilisé et obtenir une copie des réglages sur la langue et le fuseau horaire. L’identifiant publicitaire Google de la personne est également envoyé à Facebook, ce qui peut ensuite permettre à ce dernier de croiser les informations récoltées avec celles de l’utilisateur, même s’il n’est pas membre de Facebook.

« Une fois combinées, les données provenant de différentes applications peuvent dessiner une image précise et intime des activités, des intérêts, des comportements et des habitudes d’une personne, écrit Privacy International. [Cela] peut révéler des catégories de données particulières, incluant des informations au sujet de la santé ou de la religion des gens. »

L’un des pires cas recensés par l’organisme est celui de Kayak, un service de recherche et de réservation de vols. Privacy International a en effet découvert que l’application transmet de nombreuses informations sur son utilisation, dont l’heure d’une recherche, les villes de départ et d’arrivée, l’aéroport, la date, la catégorie de siège et le nombre de billets.

Une pratique répandue

Interrogé par l’ONG, Facebook a reconnu avoir recours à cette pratique. « Facebook offre des services d’analyse et de publicité aux concepteurs d’applications, ce qui les aide à recevoir des données agrégées sur la façon dont les gens utilisent leurs applications, a indiqué le réseau social. C’est une pratique courante pour de nombreuses entreprises. »

Facebook a précisé qu’Amazon, Google, Twitter et Adobe offrent tous des services du même genre. « De façon plus générale, la plupart des sites web et des applications envoient les mêmes informations à de multiples entreprises chaque fois que vous les visitez », a ajouté le réseau social.

Peu de recours pour les utilisateurs

Privacy International estime qu’il n’existe pas de façon efficace de se prémunir contre ce partage de données, puisqu’elles sont parfois transmises dès la première utilisation d’une application. Dans bien des cas, l’utilisateur n’a pas l’option de refuser.

Pour ce qui est des personnes qui n’utilisent pas Facebook, l’organisme a testé deux méthodes proposées par le réseau social pour contrôler l’utilisation de leurs témoins (cookies) par des plateformes publicitaires. Aucune des deux méthodes n’a semblé affecter l’envoi de données par des applications.

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Un Vieux Québec sans services!

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Comme travailleur dans le secteur touristique du Vieux Québec, depuis plus de 20 ans, j’y suis présent presque chaque jour. Toutefois, au fil des ans, on a vu l’offre des services s’amenuiser. La SAQ avait des magasins formidables à Place Royale, puis au Château Frontenac. Autrefois, il y avait plusieurs pharmacies, mais il en subsiste seulement deux avec des choix de produits assez restreints. On a eu aussi des boucheries et des quincailleries dans le Vieux Québec. Il n’y a même plus une bonne épicerie. Richelieu a quitté le secteur il y a plusieurs années.

Le dernier épisode de ce désert de services surviendra le 25 janvier. En effet, on m’a annoncé hier que la Caisse Desjardins du Vieux Québec, à côté de l’hôtel de ville de Québec, ferme ses portes. Pour obtenir des services de Desjardins, je devrai parcourir quelques kilomètres pour aller dans le Faubourg Saint-Jean-Baptiste ou à Saint-Roch. Quelle tristesse et quelles difficultés pour tout travailleur ou pour un résident de ce magnifique quartier. Y travailler et y vivre devient vraiment problématique.

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François sans filtre | Le Devoir

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Comme le dalaï-lama, le pape François alimente à lui seul une industrie éditoriale. Des tonnes de livres sont en effet publiées sous son nom. Plusieurs de ces textes, toutefois, relèvent de ce qu’on pourrait qualifier de prose officielle, au sens où ce sont des discours ou des déclarations assumés par le pape, mais passés par le filtre de son équipe de collaborateurs. C’est bien François qui s’exprime dans ces ouvrages, mais ses propos y sont recouverts par la patine institutionnelle.

D’où le grand intérêt de Politique et société (Le livre de poche, 2018, 384 pages), le livre d’entretiens du pape avec le sociologue français Dominique Wolton, dont la version de poche vient d’être publiée. Dans ces pages, pour une rare fois, la parole de François nous est offerte sans détour, sans filtre. Wolton a rencontré le pape douze fois, de février 2016 à février 2017, dans le but d’aborder avec lui le rôle politique, social et historique de l’Église.

Le sociologue se dit agnostique, mais ne cache pas son respect et son admiration pour l’Église, détentrice, selon lui, « d’un patrimoine culturel et humain qui peut être un atout pour inventer un nouvel humanisme ». Ses rencontres avec François l’ont emballé. « Le pape, écrit-il, est présent, à l’écoute, modeste, habité par l’Histoire, sans illusion sur les hommes. Je le rencontre hors de tout cadre institutionnel, chez lui, mais cela n’explique pas tout de sa capacité d’écoute, de sa liberté et de sa disponibilité. Très, très peu de langue de bois. »

Humour et faillibilité

Avec Wolton, François revendique sa pleine liberté et n’hésite pas à admettre ses imperfections. Quand le sociologue lui demande quelle est la réalité qui le met le plus en colère, le pape affirme qu’il s’agit de l’injustice et des gens égoïstes, non sans ajouter « et moi-même quand je suis dans cette situation-là ».

François ne se la joue pas infaillible. « Je ne sais pas où est Dieu, répond-il au sociologue qui cherche à comprendre où est Dieu à Auschwitz et dans l’écrasement des chrétiens d’Orient. Mais je sais où est l’homme dans cette situation. L’homme fabrique les armes et les vend. C’est nous, et notre humanité corrompue. »

Plus loin, il attribue la responsabilité d’Auschwitz à « un homme qui a oublié d’être à l’image de Dieu ». Son interlocuteur lui réplique qu’une telle assertion est irrecevable pour un athée, qui peut être aussi intelligent et juste qu’un croyant. Le pape, tout de suite, s’amende. « Non, non, se défend-il, je veux dire simplement de quoi est capable l’homme. Point. […] Ça a été fait par un homme qui croyait être Dieu. » Dans le dernier entretien, il insiste encore pour se corriger. Il a réfléchi, dit-il, et a compris que, dans les camps de la mort, « Dieu était dans les christs qui ont été tués, frappés ».

Partisan du sens de l’humour, qui est, selon lui, « ce qui, sur le plan humain, s’approche le plus de la grâce divine », François ne résiste pas à la tentation de raconter quelques blagues sur l’orgueil de ses compatriotes argentins. Insoucieux des bigots qui l’accusent d’être un révolutionnaire de gauche, il rend hommage à Esther Balestrino de Careaga, une chimiste d’origine paraguayenne et une communiste qui, dit-il, lui « a appris à penser la réalité politique ». Il affirme même que les vrais bons communistes, ce sont les chrétiens. Je n’ai jamais entendu un pape parler avec une telle liberté.

Wolton, qui n’en revient pas lui non plus, se désole du fait que le discours politique du pape est trop souvent éclipsé par sa morale sexuelle. « Le paradoxe, note-t-il, est que l’Église catholique condamne le capitalisme, l’argent, les inégalités, mais ces critiques sont peu entendues. En revanche, sur les moeurs, elle sait très bien faire entendre ses critiques et condamnations… »

Autorité morale

François, faut-il s’en surprendre, lui donne raison. Après avoir établi que la plus grande menace contre la paix dans le monde est l’argent, qui nourrit la vente d’armes, le pape dénonce l’obsession de la morale sexuelle. « Il y a, explique-t-il, un grand danger pour les prédicateurs, les prêcheurs, qui est de tomber dans la médiocrité. De ne seulement condamner que la morale […] “sous la ceinture”. Mais les autres péchés, qui sont les plus graves, la haine, l’envie, l’orgueil, la vanité, tuer l’autre, ôter la vie… ceux-là, on n’en parle pas tant que ça. Entrer dans la mafia, faire des accords clandestins… »

L’Église, redit le pape, « est uniquement une autorité morale ». Ses armes, ce sont la diplomatie et la force du témoignage, de l’exemple, d’où la grande responsabilité des chrétiens d’être à la hauteur du message évangélique. L’Église a le devoir de faire de la politique en évitant la basse partisanerie, en cherchant plutôt à établir des ponts. Dans sa défense des migrants, envers lesquels nous avons un devoir d’accueil, répète-t-il, François pointe aussi les causes du problème — le manque de travail et la guerre — et invite les dirigeants des pays riches à s’y attaquer, parce qu’ils en sont souvent les responsables.

Ce livre est riche et exceptionnel. Les propos du pape sur la nécessité d’une laïcité ouverte à la transcendance et les échanges entre Wolton et François sur le besoin d’une communication vraiment humaine — le sociologue suggère même au pape d’écrire une encyclique pour « sourire avec un peu d’ironie de l’idéologie technique » et pour mettre en garde contre l’empire Internet qui nourrit « l’incommunication » — s’avèrent de forts moments intellectuels.

« Comment fait-il, ne cesse de se demander un Wolton émerveillé par la stature et la modestie du pape, pour avoir ce génie de la communication, cette capacité à s’exprimer si simplement avec un amour réel du peuple, des “gens ordinaires” ? Et avec un rappel constant aux devoirs des puissants et des riches. Il n’est pas naïf, ne se fait pas d’illusions, mais rien ne semble entamer son optimisme. »

François se contente de dire qu’il prie pour éviter de faire des bêtises et qu’il remercie le Seigneur de lui avoir donné le bonheur et la paix.

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