En attendant l’indépendance, le Parti québécois prête serment à la reine

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Contrairement à leurs homologues de Québec solidaire, c’est devant les caméras que les dix élus du Parti québécois ont prêté leur serment d’allégeance à la reine du Canada, vendredi. Réunis dans un Salon rouge dépouillé du drapeau du Canada, les péquistes ont souligné avec emphase, sous le regard impassible du secrétaire général de l’Assemblée nationale, Michel Bonsaint : « D’ici à ce que le Québec soit indépendant… je déclare solennellement que je serai fidèle et porterai vraie allégeance à Sa Majesté la reine Elizabeth II. »

Les anciens chefs Pierre Karl Péladeau et Jean-François Lisée étaient tous deux assis au premier rang, mais à quelques mètres l’un de l’autre, parmi les proches des six hommes et quatre femmes élus sous la bannière du PQ le 1er octobre. « La moitié de mes cousines sont là », a lancé à la blague le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé. La galerie des visiteurs était toutefois déserte, ce qui détonnait avec les cérémonies de prestation de serment des députés des trois autres formations politiques.

L’élu de Matane-Matapédia a profité de son discours pour rendre hommage au chef déchu, Jean-François Lisée. « Il a été un modèle de persévérance et d’innovation dont nous nous souviendrons », a-t-il lancé devant les spectateurs, qui lui ont offert une ovation. Ce bref « moment Lisée » a toutefois été boudé par Pierre Karl Péladeau, qui s’est levé le dernier et rassis le premier. Le magnat de la presse a quitté l’hôtel du Parlement les cheveux au vent, sans s’arrêter pour répondre aux questions des journalistes.

Alliance

Plus loquace que son prédécesseur, Jean-François Lisée a cependant refusé de commenter la reprise de discussions avec Québec solidaire en vue d’une alliance. « Ces questions-là ne m’appartiennent plus. Je pense que c’est aux gens qui dirigent le Parti québécois, au futur chef d’en discuter », a-t-il lancé dans une mêlée de presse. « S’ils veulent avoir mon opinion, ils ont mon numéro. Et ils l’utilisent », a-t-il ajouté.

Au milieu du parterre du Salon rouge, l’ancien ministre Serge Ménard distribuait au même moment des tableaux détaillant comment la division du vote souverainiste avait favorisé l’élection de la Coalition avenir Québec dans plusieurs circonscriptions.

De son côté, Pascal Bérubé a dit garder contact avec les Organisations unies pour l’indépendance (OUI Québec), qui avaient tenté de rallier péquistes, solidaires, onistes et bloquistes autour d’une feuille de route menant à l’indépendance, mais en vain. « On va maintenir vraiment ces liens-là. »

Le seul survivant du raz-de-marée caquiste au Saguenay, Sylvain Gaudreault, a soutenu que le PQ a « eu un message très fort de la part des électeurs qui voulaient clairement du changement ». « Maintenant, on fera le travail de réflexion et de positionnement qui s’impose. »

La cérémonie d’assermentation s’est déroulée rondement, le nombre d’élus péquistes ayant atteint son plus bas niveau depuis l’élection du groupe des six de 1973. « Il y aura de meilleurs jours pour nous et notre formation politique. Pour y arriver, nous aurons des décisions à prendre, sans précipitation et de façon ordonnée », a conclu M. Bérubé.

Parti québécois

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Québec solidaire prête serment à la reine en cachette

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Les dix élus de Québec solidaire se sont déchargés mercredi de l’obligation de fidélité ou d’obéissance à la reine du Canada, quelques minutes seulement après lui avoir prêté « vraie allégeance » en cachette, afin de pouvoir siéger à l’Assemblée nationale.

« Pas sérieux », « antidémocratique » « archaïque » : la chef parlementaire de QS, Manon Massé, a minimisé la portée du serment d’allégeance à la souveraine qui a été prononcé, à l’abri des regards, par les élus solidaires dans une salle adjacente au Salon rouge.

« Nous, collectivement, on a joué le jeu parce que c’est un jeu, un gros jeu, là, il faut [le] dire, ce serment-là », a déclaré la députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques.

Manon Massé a expliqué aux dizaines de personnes rassemblées dans la salle du Conseil législatif avoir effectué la cérémonie d’assermentation « en privé, histoire de [leur] épargner […] le serment d’allégeance à la reine, un rituel archaïque et franchement désagréable ».

 

Pas d’unifolié

Les dix élus solidaires ont toutefois repris le serment de loyauté envers le peuple du Québec dans la salle du Conseil législatif, qui était dépouillée pour l’occasion de l’unifolié qui s’y élançait en début de semaine, pour les prestations de serment des élus libéraux et caquistes.

Devant les médias, la co-porte-parole de QS a refusé de renouveler le serment qu’elle avait prêté quelques minutes plus tôt devant le secrétaire général de l’Assemblée nationale, Michel Bonsaint. Celui-ci n’a guère laissé de choix aux députés antimonarchistes.

« Le secrétaire général a été clair : “Vous ne le faites pas, vous ne siégez pas” », a relaté Mme Massé, ajoutant que « tout le monde » s’est exécuté « quasiment avec le sourire en coin ». Même chose pour les péquistes au fil des années, a-t-elle fait remarquer.

« Faites-vous totale allégeance à la reine Élisabeth II ? » lui a demandé un journaliste.

« Devinez, devinez ! Alors, je réitère, pour nous, c’est archaïque », a-t-elle répondu. Mme Massé s’est engagée à déposer un projet de loi « pour en finir » avec le serment à la reine.

Face aux questions sur le port des signes religieux que leur ont posées les employés de l’État, les élus solidaires se sont rangés derrière le « compromis » Bouchard-Taylor, puis derrière le programme de leur parti — qui présentent pourtant deux visions contradictoires.

Et c’était sans compter les opinions personnelles, dont Sol Zanetti et Catherine Dorion ont tôt fait de minimiser l’importance.

« Nous, on appuie le compromis Bouchard-Taylor », a par exemple lancé le premier. « Je trouve qu’il serait antidémocratique que des gens se fassent élire sur un programme et ensuite fassent le contraire », a ajouté le député de Jean-Lesage en précisant que « son point de vue personnel là-dessus n’est pas important ».

La recommandation des commissaires Bouchard et Taylor prônait l’interdiction du port des signes religieux par les agents de l’État en position d’autorité.

Celle du programme de QS est tout autre : le parti statue que les agents de l’État peuvent porter des signes religieux « pourvu qu’ils ne servent pas d’instrument de prosélytisme ».

Au lendemain de la tuerie à la grande mosquée de Québec, au début de 2017, QS s’était cependant rangé derrière le Parti québécois et la Coalition avenir Québec pour demander l’interdiction des signes religieux chez les employés de l’État en position d’autorité.

Pas d’unanimité

Un an et demi plus tard, difficile de savoir à quelle enseigne le parti loge.

« Il n’y a pas d’unanimité sur ce dossier-là. Il faut donc trouver cette voie de passage, et c’est ce que Bouchard-Taylor avait réussi », a affirmé Manon Massé, après avoir tenté d’éviter le sujet épineux en rappelant « l’urgence » de la lutte contre les changements climatiques.

« Je comprends l’idée du compromis », a aussi dit Catherine Dorion. « Je ne sais pas ma position à moi serait quoi », a-t-elle ensuite admis. « Il faudrait que je rencontre plus de monde qui me parle de c’est quoi, le vécu de chaque côté. »

Chose certaine, interdire le port des signes religieux par les enseignants, « c’est aller beaucoup trop loin », a-t-elle affirmé.

Un nouveau ton pour les élus

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