Les signes religieux | Le Devoir

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Tout d’abord, je désire affirmer que quoique étant athée et n’appréciant pas beaucoup les religions, jamais je ne souhaiterais ni n’accepterais même que l’on empêche qui que ce soit d’avoir ses croyances, sa religion et de s’en réclamer.

Ma mère, qui était catholique engagée, nous répétait que c’était un devoir religieux d’enseigner et de porter la « bonne Parole », entre autres en affichant notre croyance. Et cela me semble normal et évident de vouloir initier les autres à ce que l’on croit être une vérité importante et fondamentale.

J’ai été enseignant en histoire au secondaire. J’aimerais que, comme moi, les gens croient que les sociétés, les styles de vie, les injustices et les guerres sont le fait des humains et que, pour résoudre nos problèmes et améliorer nos vies, nous ne devons compter que sur nous-mêmes. Et ce, sans interventions divines, surhumaines, extraterrestres ou autres. Je crois à cela aussi honnêtement et sincèrement que les religieux, les penseurs, etc. croient à leurs idées. Donc, lorsque cela se prête, j’aime affirmer haut et fort que le ou les dieux n’existent pas. Cependant, lorsque j’enseignais dans un système d’éducation publique, laïque et obligatoire, donc auprès d’enfants de toutes croyances, religions et idéologies, jamais, au grand jamais, je ne me serais présenté devant mes élèves avec un vêtement sur lequel on aurait pu lire « Dieu n’existe pas ». Je me serais senti irrespectueux et manquant de délicatesse. Je n’aurais pas, non plus, affiché que « Dieu existe » et encore moins qu’un dieu en particulier existe et est le seul et vrai dieu. Les personnes chargées de l’éducation et de l’instruction des enfants doivent conserver cette neutralité préservant la pleine liberté de pensée.

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Les messages véhiculés par les signes religieux

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À l’aube du dépôt du projet de loi sur la laïcité et dans la foulée des débats autour de la déclaration de la ministre Charest sur le hidjab, ainsi que du code vestimentaire des députés à l’Assemblée nationale — sans parler des élues en blanc au discours de l’Union, des gilets jaunes, des carrés rouges, des coquelicots du 11 novembre, de la croix gammée, de l’étoile juive « obligatoire » lors de la Seconde Guerre, et j’en passe —, il me semble à-propos de rappeler quelques jalons essentiels au sujet du port de vêtements ou de signes nettement visibles.

D’abord, il coule de source que les vêtements transmettent un message. Cela a été reconnu par les tribunaux, qui ont jugé que le port de vêtements constitue une activité expressive tombant dans le champ de protection couvert par la liberté d’expression. Plus encore, d’un point de vue sociologique, le vêtement est une forme de langage qui reflète un modèle social et témoigne essentiellement du « degré d’intégration du porteur par rapport à la société dans laquelle il vit » (Roland Barthes).

Ensuite, il n’existe pas un droit fondamental de se vêtir selon son bon plaisir en tout lieu, a fortiori pour les personnes désirant occuper certains emplois dans la société, notamment au sein de l’appareil étatique. Plusieurs fonctions demandent le port d’un uniforme, le port d’un équipement de sécurité, le retrait de bijoux, l’absence de maquillage, le port de vêtements stériles, etc.

Accepte-t-on que les fonctionnaires viennent travailler dans des tenues osées, mais qui ne mettent pas leur sécurité en danger ni ne nuisent à leur capacité à communiquer efficacement ? Permettrait-on qu’un évaluateur fasse passer des examens de conduite à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) vêtu d’une camisole, d’un jean troué, le crâne rasé et tatoué ? La bienséance, l’ordre public et les bonnes moeurs sont des concepts qui existent déjà.

Conséquemment, nous devons reconnaître que tout signe apparent, toute marque, tout symbole véhiculent un message et constituent une activité expressive et une forme de prosélytisme. Nier ce fait revient à nier l’influence de l’environnement, de la publicité, par exemple, sur le comportement humain.

Transmettre un message

En 1995, la Cour fédérale dans l’affaire Grant devait se pencher sur la décision prise par la GRC de modifier ses règles internes afin d’autoriser les sikhs qui le souhaitaient à porter le turban au lieu du traditionnel couvre-chef. La Cour a fait état du témoignage du professeur Gualtieri selon qui les signes religieux transmettent des messages « liés aux systèmes de valeurs et à la conception du monde des adeptes d’une religion donnée ». Le professeur ajoutait : « Un symbole religieux peut être décodé d’une manière différente par une personne qui adhère à la religion en question et par une personne qui n’y adhère pas. Par exemple, le sous-commissaire Moffat, responsable de l’élaboration de la politique relative au turban, a déclaré lors de sa déposition que le turban n’est pas, à son avis, un symbole religieux. Pour lui, il s’agit d’une manifestation culturelle indiquant simplement qu’une personne est originaire de l’Inde. Pour le sikh du Khalsa, le port du turban témoigne publiquement de son adhésion au sikhisme ainsi qu’aux valeurs et aux objectifs de cette religion. C’est un signe de dévotion et de ferveur. »

On ne peut faire abstraction du fait que les signes religieux, comme tous les signes distinctifs, ont un sens pour celle ou celui qui le porte, mais aussi pour son entourage.

Les croyantes et croyants, comme tout autre individu, ne vivent pas en vase clos et n’ont pas le monopole de la définition du message qu’ils projettent. Le port d’un turban, d’une casquette, d’une kippa, d’un uniforme, d’un kilt, d’un hidjab, etc. est susceptible de multiples interprétations.

À mon avis, le signe religieux nettement apparent est un signe expressif porteur d’un message qui a un sens à la fois pour la personne qui le porte, mais également pour son entourage. Ce sens variera en fonction des contextes, des époques et des lieux. Sa religiosité ne lui retire pas son aspect expressif intrinsèque.

Voile musulman

Particulièrement à l’égard du voile musulman, il est manifeste qu’il ne revêt pas qu’une signification religieuse, tant pour celle qui le porte que pour celles et ceux qui le voient. Le voile musulman, sous toutes ses déclinaisons, signifie pour plusieurs, au Québec comme ailleurs, l’infériorisation de la femme, sa soumission à l’homme et à la religion.

Le fait qu’une personne affiche des signes religieux nettement visibles et choisisse librement ou sous la contrainte sociale, familiale ou religieuse de l’arborer n’influence nullement le sens qui est ainsi transmis. La détermination du sens de ce symbole n’appartient pas exclusivement à celle ou à celui qui le porte.

Le message religieux peut, en lui-même, être sexiste et porteur de discrimination envers les homosexuels, les lesbiennes, les personnes divorcées, les femmes, etc. Le message religieux n’est pas que religieux. La religion véhicule des valeurs qui peuvent être synonymes de violence, d’inquisition, de patriarcat, etc.

Lorsqu’il s’agit de se doter de règles de société, comme la laïcité de l’État, qui visent à favoriser la cohésion, l’attachement aux valeurs fondamentales qui sont les nôtres au Québec et leur transmission, il est important de garder ces considérations à l’esprit. Nous sommes sortis de la Grande Noirceur ; l’État ne doit pas craindre d’afficher sans équivoque l’aboutissement de cette évolution.

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Port de signes religieux: agir avec logique

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Je suis parfaitement d’accord avec la volonté du gouvernement de François Legault d’interdire le port de signes religieux par les enseignants, les policiers, les gardiens de sécurité, les juges ainsi que toute personne offrant des services au nom de l’État. J’ai de la difficulté à croire qu’il soit si difficile pour certains de laisser leur religion au vestiaire quelques heures par jour. Toutefois, le gouvernement Legault devra faire preuve de logique et d’équité en retirant du même coup le crucifix à l’Assemblée nationale. Si ce symbole de la chrétienté faisait matériellement partie du mur, sous forme de sculpture ou de moulage en plâtre, on n’aurait d’autre choix que de le laisser, mais dans le cas présent, le crucifix n’est que suspendu. Il pourrait sans doute être relocalisé avantageusement à l’extérieur de l’Assemblée nationale, près d’un tableau représentant l’ancien premier ministre Maurice Duplessis. Son gouvernement en fit cadeau en 1936 à l’Assemblée législative, ainsi qu’on la nommait à l’époque, pour symboliser les liens entre l’Église, ses principes catholiques et l’État.

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Signes religieux et symboles d’oppression: fin d’un amalgame

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Le débat sur les signes religieux a donné lieu à un amalgame avec les symboles d’oppression des femmes. Nous proposons qu’on s’en libère et qu’on opère une distinction entre les deux.

Les signes religieux représentent une allégeance à un système religieux. Les symboles d’oppression des femmes représentent une appartenance à un système social (religieux ou autre) qui s’en sert pour faire l’oppression des femmes. Historiquement, ces systèmes n’ont cessé de trouver des moyens de rabaisser, d’opprimer et de réprimer les femmes. Étant donné le recoupement facile entre les deux, on s’est adonné à un amalgame qui est nocif et à un glissement sémantique qui l’est tout autant. Oppression veut dire qu’un système dominant l’impose, qu’il soit accepté ou non. Soumission veut dire qu’il est accepté, bon gré mal gré. Aliénation veut dire qu’il est adopté, transmis et même parfois revendiqué par les femmes.

Qu’on parle de voile catholique, islamique ou autre, ils relèvent de la même logique que d’autres manifestations plus flagrantes comme le confinement des femmes à la maison, leur soumission à un homme de la famille, la privation de droits civiques ou encore les pieds bandés des Chinoises. À l’extrême, on trouve les mutilations sexuelles, le viol, la lapidation, l’esclavage sexuel et les mariages précoces.

Bien sûr, il faut considérer l’origine géographique (si nous étions nées en territoire ouïghour, nous serions des Chinoises musulmanes réprimées par le gouvernement chinois) ou microgéographique (comme les communautés dans un pays comme le nôtre) des femmes, qui ont des raisons compréhensibles de porter un voile au titre de symbole identitaire. On veut simplement qu’il soit reconnu qu’un voile, quel que soit le système auquel il se réfère, est tout bonnement un symbole d’oppression des femmes. Le passé québécois a assez souffert des abus de l’Église catholique, sur les Autochtones et beaucoup de monde, pour ne pas déboucher sur une autre oppression. Et s’il faut parler de la souffrance des femmes, parlons de la nôtre, nous qui souffrons chaque fois de voir une femme porter un symbole d’oppression, de soumission et d’aliénation, au Québec comme ailleurs. Nous suggérons aux femmes d’ici qui portent le voile sans obligation de le faire de penser à la souffrance des femmes qui y sont obligées, parfois sous peine de mort, et de considérer une solidarité avec elles en évitant de le porter. Une solidarité qui s’appellerait sororité.

Finalement, citons le président Nasser d’Égypte, qui, à l’instar d’Atatürk en Turquie, a voulu à l’époque débarrasser le Parlement égyptien ainsi que sa population du voile islamique, et se moquait des démarches à son égard pour rendre le port du voile obligatoire, et à qui un membre de l’assemblée a répondu : si les hommes aiment tant le voile, qu’ils le portent eux-mêmes !

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Signes religieux à l’école: les libéraux avaient aussi demandé des données

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Le ministre de l’éducation Jean-François Roberge a reproché au gouvernement libéral d’avoir lui aussi, demandé des données sur le port de signes religieux par le personnel des écoles. Une affirmation sitôt démentie par les Libéraux.

« Le gouvernement libéral a posé cette question-là ! », a fait savoir le ministre lors d’un point de presse mardi après-midi.

Le ministère de l’Éducation avait commandé un sondage en juin 2018 dans lequel on demandait aux directions d’écoles combien d’enseignants et de membres du personnel portaient des signes religieux dans leur établissement.

Revoyez le point de presse du ministre Roberge

 

Cette découverte a d’autant plus choqué le ministre actuel que son gouvernement a récemment été vivement critiqué par les Libéraux parce qu’il avait cherché à avoir des données à ce sujet. La députée Marwah Rizqy avait alors reproché à la CAQ de faire du « profilage ».

 

Plus tard en après-midi, l’ancien ministre libéral de l’Éducation a vivement nié avoir commandé un tel sondage. « Moi je n’aurais pas autorisé un sondage à l’égard des signes religieux », a déclaré Sébastien Proulx en soulignant que le sondage avait été rédigé en juin mais transmis en novembre alors que la CAQ était au pouvoir.

 

Selon ce sondage non-probabiliste, 16,1 % ont dit avoir du personnel portant des signes religieux visibles. De ce groupe, les enseignants étaient moins nombreux que le personnel de soutien (38,8 % versus 46,9 %).

L’enquête avait été transmise par Internet à l’ensemble des 2616 établissements scolaires du Québec (incluant l’éducation aux adultes). Un peu moins de la moitié y avaient répondu (44,5 %).

D’autres détails suivront.

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Bérubé nie l’existence d’un débat sur les signes religieux au sein du PQ

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Le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, nie l’existence d’un débat à l’intérieur de sa formation politique sur la portée d’une éventuelle interdiction de port de signes religieux au sein de l’État.

Le deuxième groupe d’opposition devra toutefois affiner sa position en fonction du projet de loi que le gouvernement caquiste soumettra à l’Assemblée nationale, a-t-il convenu. Le PQ pourrait par exemple exiger l’élargissement de l’interdiction du port de signes religieux aux employés des directions d’école. « Il y a des professeurs qui pourraient, par exemple, travailler dans les directions d’école. Est-ce un symbole d’autorité, une direction d’école ? Il y a des chances que oui », a soutenu M. Bérubé tout en disant vouloir clore le débat sur la laïcité de l’État. « Le moment est venu d’adopter une loi qui va permettre en tout cas de régler une bonne partie des questionnements qu’on a », a-t-il mentionné, plus d’une décennie après le dépôt du rapport de la commission Bouchard-Taylor.

Pas de débat pour l’instant

M. Bérubé tenait pour acquise l’adhésion complète des neuf autres députés au programme politique du PQ, qui a été adopté en septembre 2017. Le document faisait l’« unanimité des candidats de la dernière élection », y compris les dix qui ont crié victoire le 1er octobre dernier, a noté M. Bérubé. « On n’a pas à débattre. On a la même position. On ne l’a pas changée. On attend le projet de loi », a-t-il ajouté en marge d’un lac-à-l’épaule de deux jours des dix élus « indépendantistes », « sociaux-démocrates » et « humanistes » dans la région des Laurentides.

Il y a des professeurs qui pourraient, par exemple, travailler dans les directions d’école. Est-ce un symbole d’autorité, une direction d’école? Il y a des chances que oui.

 

Le Devoir et Le Journal de Québec rapportaient mercredi que l’inclusion d’un « droit acquis » ou encore l’interdiction empêchant les éducatrices en garderie ou en CPE d’afficher leurs convictions, y compris religieuses, font débat au sein du parti. « S’il y a des choses à discuter, on en discutera. Pour l’instant, il n’y a rien », a affirmé le président du caucus, Harold Lebel. Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, s’est pour sa part refusé à tout commentaire sur le sujet. « Je n’ai pas à me positionner », a-t-il dit.

« Collaborer » et « critiquer »

Le caucus du PQ entreprendra les travaux parlementaires avec le « souci d’améliorer » les projets de loi du gouvernement caquiste, promet M. Bérubé.

Dans cet esprit, le PQ a présenté mercredi trois propositions visant à favoriser la présence des aînés sur le marché du travail, dont une « intéressante » tirée du programme du Parti libéral du Québec. « Ce serait bon pour eux [les aînés]. Bon aussi pour l’économie du Québec. […] Ils veulent participer à l’économie de la région. Actuellement, la fiscalité les empêche de le faire », a fait valoir M. Lebel.

L’élu rimouskois invite notamment l’équipe de François Legault à permettre aux travailleurs de 65 ans et plus de cesser de cotiser au Régime de rentes et d’assurer la représentation des aînés à la Commission des partenaires du marché du travail. « Vous allez trouver cela un peu spécial. On fait une proposition que les libéraux ont faite en campagne électorale, c’est-à-dire de permettre le report de la rente de retraite jusqu’à 75 ans », a-t-il poursuivi, soulignant que le poids démographique des personnes âgées de 65 ans et plus augmente.

Ces trois mesures « vont contribuer à résorber un peu les besoins de main-d’oeuvre », estime le chef intérimaire du PQ. « On a beaucoup parlé d’immigration. On a beaucoup parlé de formation. Il y a une main-d’oeuvre qui est disponible, compétente, motivée et qui a besoin d’un signal », a conclu M. Bérubé.

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Signes religieux: le «droit acquis» refait surface avant le caucus du PQ

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L’octroi d’un « droit acquis » aux employés de l’État, advenant une obligation de retirer leur signe religieux par le gouvernement caquiste, refait débat au sein du Parti québécois.

Les dix élus du groupe de deuxième opposition à l’Assemblée nationale discuteront cette semaine des conditions de leur appui au projet de loi sur la laïcité de l’État dans les cartons de l’équipe de François Legault. Certains élus appellent à biffer la « clause grand-père » de la liste des demandes du PQ.

En campagne électorale, l’équipe de Jean-François Lisée proposait d’« interdire aux personnes en autorité, aux éducateurs en garderie ou en CPE et aux enseignants des niveaux préscolaire, primaire et secondaire d’afficher leurs convictions, y compris religieuses ». « Un droit acquis s’appliquera », pouvait-on lire dans le programme politique du PQ adopté en congrès au printemps 2018.

Réunis dans un hôtel-spa de Sainte-Agathe-des-Monts, les députés péquistes situeront leur « ligne rouge » dans le sempiternel débat sur le port de signes religieux chez les employés de l’État.

Le PQ choisira avec soin les batailles qu’il mènera contre le gouvernement de François Legault. La laïcité ne doit pas en faire partie, estime plus d’un.

D’autre part, le PQ n’appelle plus à renoncer à l’uniformisation du taux de taxe scolaire promis par la CAQ, qui se traduirait par un manque à gagner de 700, voire 900 millions de dollars par année. Mais il demandera à l’équipe de François Legault de prévoir un mécanisme garantissant non seulement aux propriétaires, mais également aux locataires un répit fiscal. « On a des choses importantes à dire et on va les dire, a prévenu M. Bérubé à deux semaines du retour des députés à l’Assemblée nationale. On ne lâchera pas. »

Le Canada, « trop petit »

Après avoir cherché en vain à établir une seule déclaration de revenus, gérée par Revenu Québec, le premier ministre François Legault « réalise déjà les limites d’une province », estime M. Bérubé. « Le Canada est trop petit pour les ambitions du Québec, a-t-il lancé. « Soit on accepte le Canada, soit on est pour le Québec. »

Le PQ a profité de son lac-à-l’épaule dans les Laurentides — où il s’est fait lessiver lors des élections générales du 1er octobre dernier — pour tenir un « 6 à 8 » à la Brasserie Les 2 Richard. Le resto-bar était bondé en ce « mardi italien » à la sauce PQ.

Le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé, et le nouveau chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, s’y sont présentés bras dessus, bras dessous sous des applaudissements nourris. « Ça va bien », a répété M. Blanchet devant quelques dizaines de militants. Puis, il leur a confié avoir passé la nuit au domicile du député de Matane-Matapédia il y a quelques semaines. « Même dans les bonnes périodes, Pauline n’a pas dormi chez Gilles. Et Lucien n’a pas dormi chez Jacques », a-t-il ajouté.

Le chef bloquiste a dit avoir reçu un « truck de messages d’insultes » de la part d’anglophones dans la foulée d’une entrevue au réseau de la CBC. « Quand ils ne sont pas contents, on a peut-être des raisons de l’être », a-t-il affirmé.

Le dégel de la relation entre le PQ et le Bloc s’est fait « naturellement » après l’arrivée de l’ex-ministre péquiste à la tête du parti fédéral, explique un stratège péquiste. « Avec Martine, c’était moins évident. »

La suite

La présidente du PQ, Gabrielle Lemieux, et la vice-présidente, Ève-Mary Thaï Thi Lac, ont fait la route jusque dans Les Pays-d’en-Haut pour discuter avec les députés péquistes de façons de « renouveler l’approche du PQ », de « moderniser [ses] structures » et d’être « représentatif de la société québécoise », mais aussi de poser les jalons d’ici aux prochaines élections générales. Le moment de la désignation du prochain chef — avant ou après l’adoption du programme 2022 ? — demeure à déterminer.

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Quand l’histoire s’invite dans les débats sur les signes religieux

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Une fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés d’histoire le défi de décrypter un thème d’actualité à partir d’une comparaison avec un événement ou un personnage historique.

Au cours des dernières années, plusieurs polémiques liées à l’immigration et aux signes religieux ostentatoires ont fait irruption dans l’espace public québécois : crise des accommodements raisonnables, charte des valeurs, accueil de réfugiés et, plus récemment, lors de la dernière campagne électorale, la proposition d’un « test des valeurs » qui serait soumis aux immigrants. Au lendemain de son élection, le gouvernement de François Legault a fait resurgir l’idée d’interdire certains signes religieux dans la fonction publique, avec un projet de loi qui serait déposé au printemps 2019.

Lors de ces débats, des personnalités politiques, des chroniqueurs, des citoyens et des groupes identitaires ont formulé des discours mobilisant l’histoire du Québec pour réclamer un encadrement plus strict des accommodements raisonnables et des signes religieux. L’analyse d’articles de journaux, de chroniques, de lettres ouvertes et de manifestes, que j’ai réalisée pour la période 2007-2018, révèle le recours à un récit dominant : celui de l’avènement d’une nation moderne, laïque et égalitaire, située dans l’héritage de la Révolution tranquille.

Plusieurs sociologues et politologues, dont Caroline Jacquet, ont également observé la mobilisation de ce récit durant les dernières années. Cette stratégie rhétorique soulève plusieurs questions quant à l’usage — ou l’instrumentalisation — de l’histoire comme « argument d’autorité » dans le cadre de débats de société actuels.

Modernité, laïcité, égalité

Le récit dominant dans ces discours met en scène une histoire du Québec qui se traduit par une longue marche, suivant un progrès linéaire, vers la modernité. La Révolution tranquille et la décléricalisation des institutions publiques sont perçues comme des moments décisifs de cette transition vers la modernité, marquant une rupture avec la Grande Noirceur.

Pour plusieurs, ce processus resterait à achever en instaurant ce qu’ils qualifient de « véritable » laïcité de l’État, notamment par l’interdiction du port de signes religieux pour les employés du gouvernement. Ce projet serait en continuité avec la modernisation amorcée durant la Révolution tranquille, ou même plus tôt par certains mouvements de résistance, comme celui qui a mené à la publication du manifeste Refus global.

Pour ces intervenants, la laïcité se trouve inscrite dans cette même vision de progrès linéaire. La Déclaration des intellectuels pour la laïcité, publiée en 2010 et cosignée par plusieurs personnalités, dont Bernard Landry et Guy Rocher, en offre un bon exemple. Une partie importante du texte est consacrée à démontrer la place de la laïcité dans l’histoire québécoise, abordant tour à tour la séparation de l’Église et de l’État défendue par les patriotes, le droit de vote des femmes, la Révolution tranquille et la déconfessionnalisation des structures scolaires.

Par cette historicisation, les signataires souhaitent démontrer que l’idée de laïcité au Québec remonterait aux XVIIIe et XIXe siècles et que les débats actuels ne seraient donc pas « une réaction défensive face aux minorités issues de l’immigration récente ».

Dans le récit mis en avant, l’égalité pour les femmes et les minorités sexuelles dépendrait du passage vers la modernité et de la mise en place d’un État laïque. De nombreux discours laissent entendre que cette égalité aurait déjà été acquise grâce à la Révolution tranquille et qu’elle serait même inscrite dans les « valeurs fondamentales » de la société québécoise. Une menace venant surtout de l’« extérieur » rendrait toutefois cet acquis précaire : certains accommodements ou signes religieux représenteraient, par leur présence même, un recul pour l’égalité entre les genres. Dans cette logique, l’intervention laïque de l’État viserait alors à protéger et à garantir les droits des femmes, et s’inscrirait même en continuité avec les luttes féministes menées dans les années 1960 et 1970.

Histoire ou stratégie rhétorique ?

Ce récit a moins à voir avec l’histoire du Québec qu’avec une stratégie rhétorique visant à refuser les accommodements et la présence de signes religieux — essentiellement ceux associés aux religions musulmane, juive ou sikhe — au nom d’un passé qui serait à préserver.

L’idée que l’histoire du Québec consisterait en un long parcours vers la modernité, avec une séparation marquée entre la Grande Noirceur — qui sert de repoussoir — et la Révolution tranquille, ne fait pas l’unanimité parmi les historiens. Plusieurs travaux ont contesté cette rupture en montrant les éléments progressistes de la société québécoise, et même du clergé, avant 1960.

De plus, l’idée d’une Révolution tranquille qui nous aurait légué comme valeurs les droits égaux pour les femmes et pour les minorités sexuelles semble invraisemblable pour quiconque s’intéresse aux discours et aux mobilisations des mouvements sociaux de cette époque. Le mouvement de libération des femmes, qui a émergé au tournant des années 1970, visait notamment à lutter contre la subordination juridique, économique, politique, sexuelle et conjugale des femmes, encore bien tangible malgré les réformes de la Révolution tranquille.

Il semble risqué de dégager un fil conducteur à partir des débats entourant la laïcité dans l’histoire du Québec. Plusieurs intervenants ignorent les différentes concrétisations sociohistoriques de la laïcité et lui attribuent plutôt une portée transhistorique. La séparation entre l’Église et l’État défendue par les patriotes peut-elle vraiment être mise en relation avec le mouvement de sécularisation des années 1960, puis avec les récents débats sur les accommodements raisonnables, étant donné que les principes défendus, notamment la décléricalisation, la déconfessionnalisation ou la sécularisation, n’étaient pas les mêmes et s’inscrivaient dans un contexte fort différent ?

Plusieurs spécialistes ayant examiné le recours au concept de laïcité au Québec, dont la sociologue Micheline Milot, révèlent que ce dernier a été peu utilisé jusque dans les années 1990. C’est surtout au début des années 2000 qu’il a émergé dans les débats portant sur les religions minoritaires, notamment dans le contexte post-11-Septembre et à l’occasion de la crise des accommodements raisonnables. La mobilisation de la laïcité renvoie donc moins à un récit traversant l’histoire québécoise qu’à une réponse défensive au « problème » du pluralisme religieux.

Reculs importants

En ce qui concerne l’égalité entre les genres, les travaux de plusieurs historiens ont dévoilé qu’elle n’était pas nécessairement liée à la modernité et à la laïcité. Ainsi, il est possible de constater des reculs importants dans la condition des femmes à de nombreux moments associés à la modernisation ou à la laïcisation.

À titre d’exemple, l’historien Allan Greer observe une « masculinisation » de la citoyenneté et de la politique lors des rébellions de 1837-1838, alors que les femmes ont été reléguées à l’espace domestique. Trois ans plus tôt, les femmes propriétaires avaient perdu leur droit de suffrage à l’initiative des députés patriotes, qui défendaient pourtant des valeurs de républicanisme et de laïcité.

La mobilisation de la laïcité renvoie donc moins à un récit traversant l’histoire québécoise qu’à une réponse défensive au « problème » du pluralisme religieux

 

Plus d’un siècle plus tard, au moment de la décléricalisation des établissements scolaires et hospitaliers dans la foulée de la Révolution tranquille, les sociologues Danielle Juteau et Nicole Laurin ont souligné que ce sont surtout les hommes qui ont profité des nouveaux postes de pouvoir dans le secteur public, au détriment des femmes et particulièrement des religieuses.

Selon l’historienne Joan Scott, la laïcité et la modernité auraient introduit « un nouvel ordre de subordination des femmes » en instituant la séparation entre les sphères privée et publique, séparation qui se serait vue renforcée par un discours soi-disant rationnel et scientifique. Elle montre que la laïcité n’a, en fait, jamais été instituée pour garantir l’égalité hommes-femmes dans la modernité occidentale. Dans le contexte français, ce n’est qu’au XXIe siècle que l’égalité est devenue une préoccupation importante aux yeux des politiciens, et ce, toujours face à l’islam.

S’éloigner du récit

Les notions de modernité, de laïcité et d’égalité doivent donc être interrogées en fonction de leurs significations, selon le contexte et les gens qui les portent, pour révéler les rapports sociaux qui les sous-tendent.

Comme le souligne la sociologue Leila Benhadjoudja, le récit d’une longue marche vers un État moderne, laïque et égalitaire, qu’elle qualifie de « sécularonationaliste », alimente un antagonisme entre la conception d’un « Nous » québécois laïque, féministe et pro-LGBTQI et d’un « Eux » musulman homophobe et sexiste. Il semble alors important de déconstruire les oppositions binaires entre laïcité et fondamentalisme religieux, entre libération des femmes par la laïcité et oppression des femmes par les pratiques religieuses. Celles-ci minent les débats et empêchent de comprendre comment, dans plusieurs circonstances, les pratiques religieuses peuvent être émancipatrices pour certaines femmes et que, dans d’autres, la laïcité peut constituer une perte de leur pouvoir.

Bien qu’il soit nécessaire de tenir des débats sur la place que nous souhaitons accorder aux accommodements et aux signes religieux — et conséquemment aux individus et aux groupes concernés —, le passé ne devrait pas s’imposer dans ces discussions comme argument d’autorité, avec des symboles et des valeurs transhistoriques à préserver. L’histoire ne constitue pas un ensemble de leçons qui nous permettrait de trancher, aujourd’hui, lors de controverses.

Si l’histoire peut nous être utile, c’est moins comme une série de récits figés à mettre à la disposition d’un public qu’en tant que pratiques et approches critiques face au passé, tout en offrant — autant que possible — des outils pour l’interpréter. Avec l’arrivée prochaine d’un autre projet de loi sur les signes religieux, il semble plus important de réfléchir en tournant, cette fois, notre regard vers l’avenir.

Pour proposer un texte ou pour faire des commentaires et des suggestions, écrivez à Dave Noël. Pour lire ou relire les anciens textes du Devoir d’histoire, c’est ici.

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Laïcité et signes religieux: QS expulse les médias pour mener une discussion

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S’ils se sont entendus cette fin de semaine pour devenir des influenceurs dans la lutte contre les changements climatiques, les membres de Québec solidaire (QS) ont préféré cacher leur division au sujet de la laïcité et du port des signes religieux, excluant les médias de la discussion autour du débat prévu au printemps prochain.

« Je pense qu’il y a des gens qui souhaitent pouvoir discuter sans que leurs propos se ramassent à la une des bulletins de nouvelles », a fait valoir le co-porte-parole de QS Gabriel Nadeau-Dubois, qui a de son côté voté pour la présence des médias. « Même si on n’est pas tous d’accord avec ça, il faut respecter la décision qui a été prise démocratiquement », a-t-il ajouté.

Réunis à Montréal en Conseil national pour dresser leur bilan de campagne, les membres ont profité de l’occasion pour amorcer la réflexion sur l’épineux débat des signes religieux. Mais, avant même que la discussion soit amorcée lors d’une plénière dimanche, des militants ont demandé à ce qu’elle se déroule à huis clos, sans la présence des journalistes.

La discussion, qui a duré près d’une heure, n’a pas porté sur le fond du débat à venir, a indiqué M. Nadeau-Dubois, mais plutôt sur le processus.

« Il y a eu une présentation d’un document de réflexion. Des gens ont notamment exprimé le souhait qu’il y ait des ateliers de discussion et une tournée des associations locales […] On a surtout parlé de la manière de faire le débat », a mentionné le député de Gouin.

Actuellement, la position de QS s’appuie sur le compromis proposé dans le rapport Bouchard-Taylor, soit d’interdire les signes religieux aux fonctionnaires en position d’autorité, notamment les juges, les policiers et les gardiens de prison. Le parti envisage de revoir son positionnement sur la question en mars prochain.

Selon plusieurs membres, la position actuelle du parti ne reflète pas leurs valeurs. Déjà, deux camps s’affrontent. D’un côté les Solidaires pour un Québec inclusif. Le groupe est contre toute interdiction de port de signes religieux. Il estime d’ailleurs qu’il n’existe pas de crise de la laïcité au Québec. De l’autre, le Collectif Laïcité prône quant à lui une laïcité totale, sans obligation d’accommodements raisonnables.

Le débat sera émotif, a convenu la chef parlementaire Manon Massé, qui souligne que ce n’est toutefois pas la première fois que le parti de gauche se prononce sur un enjeu qui ne fait pas consensus chez les militants.

« Ça témoigne que c’est un sujet sensible et que les gens veulent se sentir à l’aise de pouvoir en parler, qu’il y a des positions qui peuvent se trouver aux extrêmes et qu’il y a plein de gens qui ne se sont pas encore fait une tête, mais, vous savez, on en a déjà eu, des discussions pas faciles, je pense à la question de la prostitution et du travail du sexe il y a quelques années », a indiqué Mme Massé.

Faire du troisième lien un « débat national »

Sur la question de l’environnement, les troupes solidaires ont été consensuelles, lançant une campagne de mobilisation sur la lutte contre les changements climatiques qui vise à forcer la main au gouvernement caquiste de François Legault.

D’ailleurs, QS entend faire du troisième lien Québec-Lévis un « débat national », le qualifiant de « symbole du mauvais développement autoroutier ».

« On veut que ça devienne un enjeu national, parce que ça remet en question les façons dont on fait du développement au Québec. On ne peut pas construire des routes et après blâmer les gens de les utiliser. Il ne faut juste pas les construire et plutôt donner une alternative aux gens avec, par exemple, des investissements massifs en transport en commun », a expliqué Ruba Ghazal, porte-parole en matière d’environnement, qui prendra part à la conférence des Nations unies sur le climat COP24.

La députée de Taschereau, Catherine Dorion, estime que la plupart des Québécois ne tiennent pas à avoir de nouvelles routes, mais plutôt des solutions pour se déplacer facilement.

« Les autoroutes permettent aux gens d’habiter plus loin, mais c’est nous qui vivons au centre-ville de Québec qui voyons débarquer les milliers d’automobiles. Nos enfants vivent là, se promènent là, et on trouve que des autos, on en a déjà assez, on n’en veut juste pas plus », a-t-elle mentionné. « On n’est pas “focus” à détester le troisième lien, [on remet en question] le principe d’étaler encore plus la ville et de remplir encore plus le centre-ville d’automobiles », a-t-elle ajouté.

Un document de réflexion soumis aux membres du parti

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Laïcité et signes religieux: QS se prépare à un épineux débat

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Même si elle ne sera pas débattue avant le printemps prochain, la question de la laïcité et des signes religieux suscite déjà des discussions au sein des membres de Québec solidaire (QS) et laisse présager un épineux débat.

« Je pense que c’est sain et que QS n’est pas le parti dogmatique qu’on tente de dépeindre. Il y a de la vie, de l’échange et de la discussion », a fait valoir la chef parlementaire, Manon Massé.

Jusqu’à dimanche, les membres de la formation politique de gauche sont réunis à Montréal en Conseil national pour dresser le bilan de la campagne. Cette première rencontre depuis la percée historique de QS leur permettra également d’amorcer leur réflexion sur la laïcité de l’État et des individus.

Actuellement, la position de QS s’appuie sur le compromis proposé dans le rapport Bouchard-Taylor, soit d’interdire les signes religieux aux fonctionnaires en position d’autorité, notamment les juges, les policiers et les gardiens de prison.

Selon plusieurs membres, la posture actuelle du parti ne reflète pas leurs valeurs. Déjà, deux camps s’affrontent. D’un côté les Solidaires pour un Québec inclusif. Le groupe est contre toute interdiction de port de signes religieux. Il estime d’ailleurs qu’il n’existe pas de crise de la laïcité au Québec.

« Ce n’est pas un débat facile à avoir, mais il est temps de le faire », explique Paolo Miriello, qui milite pour les Solidaires pour un Québec inclusif. « On s’attend à ce qu’il y ait de la résistance, on est conscients que les gens ont l’impression qu’il y a un consensus avec la position du rapport Bouchard-Taylor, mais ultimement on espère que les gens vont comprendre que cette position-là découle historiquement d’une peur de l’islamophobie depuis le 11 septembre 2001, mais qu’on n’est dans les faits pas réellement menacés par des religions quelconques au Québec », ajoute-t-il.

De l’autre, le Collectif Laïcité prône quant à lui une laïcité totale, sans obligation d’accommodements raisonnables. « La religion on ne devrait pas l’afficher, surtout pas lorsqu’on est un employé de l’État », dit Louise Archambault, qui a passé une partie de la journée de samedi à distribuer de la documentation pour appuyer la position du Collectif Laïcité.

Si la table a été mise dès vendredi soir, ce n’est qu’en mars prochain que les militants auront à se prononcer sur la question. Dimanche, ils recevront un document de réflexion qui explique la position actuelle de la formation.

Ménage dans son programme


Le rassemblement de la fin de semaine a permis à QS de revenir sur la dernière campagne électorale au terme de laquelle le parti a connu une importante percée.

Le parti a également admis avoir tiré des leçons, notamment sur la présentation de son programme et de sa plateforme électorale.

« C’est clair que notre plateforme est touffue, elle va parfois dans des sujets très pointus et parfois dans des idées très larges », a indiqué Mme Massé.

« C’est parfois beaucoup et je pense qu’on a nos devoirs à faire et peut-être à préciser, à prioriser certaines idées », a-t-elle ajouté.

Mais faire du ménage dans cette plateforme ne signifie pas recentrer les idées du parti s’est empressé de préciser le co porte-parole solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.

« On veut la rendre moins touffue, plus précise, plus ciblée, parce que c’est un des défis auxquels ont fait face », a-t-il fait valoir. Selon lui, c’est en conservant son « agenda de rupture » que QS a le plus de chances de prendre le pouvoir en 2022.

« Penser que la prise du pouvoir pour un parti passe nécessairement par un recentrage, c’est une vieille manière de comprendre la politique », a-t-il soutenu.

Code vestimentaire


L’attention médiatique accordée cette semaine à l’habillement de certains des nouveaux députés solidaires a également fait parler. Lors d’une plénière en avant-midi, l’ancien candidat David Touchette a vivement critiqué au micro l’attitude des élus qui ont « posé » pour le Journal de Québec, puis celle du parti qui a ensuite partagé l’article sur les réseaux sociaux.

« Comment avez-vous pu laisser aller une dérive sur l’histoire des vêtements », a-t-il questionné.

Mme Massé a défendu ses élus, assurant qu’ils n’ont franchi aucune ligne. « On n’a pas orchestré ça parce qu’on veut changer les règlements de l’Assemblée nationale. Les journalistes ont posé des questions à nos députés et nos députés ont répondu franchement et honnêtement », a-t-elle répondu.

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