Équiper les policiers de caméras portatives apporte peu de bénéfices, selon le SPVM

[ad_1]

Le projet-pilote de caméras portatives chez les policiers montréalais n’a pas démontré que leur utilisation favorisait la transparence lors d’interventions ou accroissait la sécurité des policiers, estime le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

En juin 2015, le coroner Paul G. Dionne avait recommandé le port de caméras pour les policiers après avoir enquêté sur le décès de Robert Hénault, mort lors d’une intervention policière. Plusieurs études ont également indiqué que les caméras pouvaient réduire le recours à la force et améliorer la sécurité des policiers et des citoyens.

Pendant près d’un an, de mai 2016 à avril 2017, 78 patrouilleurs du SPVM ont porté de petites caméras dans un contexte de travail. Le projet-pilote a été déployé au Module de la circulation sud, à la Section du métro ainsi que dans les postes de quartier 8 (Lachine), 38 (Plateau-Mont-Royal) et 39 (Montréal-Nord).

Une directive stipulait que les policiers devaient absolument activer leur caméra lors d’interventions et qu’ils devaient en informer les citoyens concernés. Ils devaient toutefois suspendre ou arrêter l’enregistrement dans certaines circonstances, comme lorsqu’une méthode d’enquête risquait d’être dévoilée ou que les policiers se trouvaient dans certains endroits, comme les toilettes ou les lieux de culte.

Le SPVM a examiné les données administratives et effectué des sondages auprès des participants. Il en conclut que l’utilisation de caméras n’a pas eu l’effet escompté pour désamorcer les situations tendues impliquant des citoyens aux « comportements problématiques ».

89 % des policiers sondés ont eu le sentiment d’être surveillés et plusieurs ont vu dans cet équipement une « intrusion, un manque de confiance à leur égard et une atteinte à leur vie privée au travail ». Certains d’entre eux ont dit craindre que les enregistrements vidéo soient utilisés contre eux. Une majorité de policiers ont également jugé que les caméras dépersonnalisaient leurs interactions avec les citoyens.

Le SPVM note par ailleurs que, dans bien des cas, les enregistrements sont fragmentaires en raison des règles à suivre. Les données démontrent aussi que les caméras n’ont eu aucune incidence sur l’usage de la force par les policiers ou sur le nombre de voies de fait commis par les citoyens contre les policiers. Le recours aux caméras soulève aussi des questions quant à la divulgation ou non des enregistrements dans le cas de situations litigieuses.

Le déploiement des caméras portatives à l’ensemble des policiers montréalais coûterait 24 millions de dollars par année et nécessiterait des effectifs de 202 personnes-année supplémentaires, précise le SPVM.

Les résultats du projet-pilote seront présentés par le SPVM à la Commission de la sécurité publique vendredi matin à l’hôtel de ville de Montréal.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Sylvain Caron assermenté comme chef du SPVM

[ad_1]



Le nouveau directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Sylvain Caron, a prêté serment mercredi à l’hôtel de ville, prenant ainsi le relais de Martin Prud’homme. Ex-directeur du Service de police de Sorel-Tracy, M. Caron avait été l’adjoint de M. Prud’homme, mandaté par Québec pour sortir le SPVM de la crise. Sylvain Caron a récemment indiqué son intention de faire du SPVM une organisation de confiance, insistant sur l’importance de la reddition de comptes et la transparence. Selon lui, deux ou trois ans seront nécessaires pour mener à bien la réforme entreprise par son prédécesseur.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Erreur de parcours du SPVM

[ad_1]

Autre temps, autres moeurs. Une campagne de prévention contre les agressions sexuelles incitant les filles à consommer avec modération lors des sorties dans les bars pour éviter de se transformer en victimes a enflammé les réseaux sociaux cette semaine. Sur le ton de la dénonciation, les détracteurs de cette campagne élaborée par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont ni plus ni moins demandé aux policiers d’être un peu plus de leur temps. Et comment !

Cette campagne désuète intitulée « Je sors avec ma gang, je repars avec ma gang » n’a pas été conçue en 2018, mais bien en 2012. Quand les policiers du poste de quartier 38, secteur Plateau-Mont-Royal, ont distribué un surplus de vieux dépliants, la campagne connut une seconde vie, ce qui provoqua le tollé. Le SPVM a retiré la campagne, pris acte du « malaise », fait amende honorable.

On peut tout de même tirer quelques leçons de cet événement, qui n’est pas qu’un banal accident de parcours. La première, majestueuse et criante : que de chemin parcouru entre 2012 et 2018, avec cet éveil collectif nommé #MeToo ! Après cette déferlante, le discours entourant les agressions sexuelles ne pourra plus rimer avec la banalisation qui teintait une campagne comme celle relancée cette semaine, et que les policiers auraient dû avoir le réflexe d’actualiser. « On a pris conscience qu’il y a beaucoup de choses qu’on acceptait et qu’aujourd’hui, on se sent en bon droit de dénoncer », disait récemment l’essayiste féministe Pascale Navarro dans un dossier du Devoir portant sur le premier anniversaire du mouvement #MeToo. « La frontière de ce qui est acceptable est en train de bouger. »

Autre rappel, qui écorche au passage les corps policiers : la prévention, qui s’est installée de manière tardive dans les manières de faire de la police, n’a rien d’une clause de bonne conscience qu’on fait « aussi » en plus du reste. Essentielle et capitale, elle ne devrait pas toujours reposer sur l’expertise policière dans des champs d’intervention sociale aussi délicats, mais bien s’appuyer sur des données probantes et être réfléchie en accord avec les intervenants de la société civile experts du domaine.

Et de quoi devrait être faite une campagne de sensibilisation efficace destinée à prévenir les agressions sexuelles ? Certes pas de messages à portée culpabilisante pour les femmes, invitées à toujours faire davantage pour ne pas être agressées. L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) pointe le fait que ces campagnes devraient viser très spécialement les jeunes hommes et les adolescents pour en faire des alliés dans la prévention ; qu’elles devraient aussi « favoriser le dévoilement et la dénonciation précoces des agressions sexuelles » en « déresponsabilisant la victime ». Autre temps, autres moeurs.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Le chef du SPVM explique sa vision de l’organisation

[ad_1]

Le chef désigné du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Sylvain Caron, n’écarte pas l’idée que les auditions en matière disciplinaire visant les policiers puissent se tenir en public.

Le policier a abordé le sujet alors qu’il répondait aux questions des élus et des citoyens lors d’une séance de la Commission de la sécurité publique vendredi.

Choisi par le comité de sélection pour prendre le relais de Martin Prud’homme à la tête du SPVM, Sylvain Caron a présenté à la Commission sa vision stratégique à l’égard du service de police, miné par plusieurs crises au cours des dernières années. « Ma vision du SPVM est la même que celle de Martin Prud’homme. [On doit faire] du SPVM une organisation de confiance », a-t-il expliqué.

Sylvain Caron a insisté sur l’importance de la reddition de comptes et la transparence au SPVM.

Alexandre Popovic, porte-parole de la Coalition contre la répression et les abus policiers (CRAP), lui a alors demandé si le SPVM envisageait d’ouvrir au public les auditions des enquêtes disciplinaires, comme Toronto le fait depuis des années. « Cet aspect va faire l’objet d’une attention particulière. On va voir les meilleures pratiques », a répondu M. Caron. « Actuellement, au Québec, il y a des services policiers dont le règlement sur la discipline prévoit des audiences avec la présence du public. »

Sylvain Caron a aussi été questionné par Eve-Marie Lacasse, de la Ligue des droits et libertés, sur les reproches faits par la directrice du Bureau d’enquêtes indépendantes (BEI), Me Madeleine Giauque, au SPVM. Celle-ci reprochait à certains policiers du SPVM d’avoir enfreint le règlement sur le déroulement des enquêtes indépendantes en rencontrant des témoins avant l’arrivée du BEI.

Reproches du BEI

Des policiers montréalais n’ont peut-être pas respecté ces règles, mais leur comportement ne visait pas à nuire aux enquêtes menées sur leurs collègues, a assuré M. Caron. Dans certains cas, ils ont agi pour protéger les lieux et recueillir des informations en attendant l’arrivée du BEI, ce qui pouvait prendre plusieurs heures. « Il n’y a aucune malice de la part de notre personnel », a-t-il dit.

Sylvain Caron a dit avoir rencontré Me Giauque au début du mois d’octobre : « Notre politique interne sur les enquêtes indépendantes a été actualisée ».

En matière d’enquêtes internes sur les policiers visés par des allégations criminelles, Sylvain Caron s’est dit d’accord avec la création d’une équipe mixte avec la Sûreté du Québec (SQ) et le SPVM, sans rejeter un modèle qui inclurait le BEI.

Âgé de 57 ans, Sylvain Caron était l’un des deux candidats qu’avait proposés Martin Prud’homme dans un rapport publié plus tôt cette semaine. Celui-ci recommandait la nomination de l’un de ses adjoints afin d’assurer la stabilité au SPVM et éviter la tenue d’une course à la chefferie.

Mandat de cinq ans

S’il est choisi au terme du processus de nomination, M. Caron se verra confier un mandat de cinq ans. Il croit qu’il lui faudra deux ou trois ans pour mener à bien la réforme entreprise par Martin Prud’homme.

À l’issue de la séance, les membres de la Commission ont entériné à l’unanimité la candidature de M. Caron. Le comité exécutif devra se prononcer le 14 novembre, puis ce sera au tour du conseil municipal de le faire, le 19 novembre. Le gouvernement du Québec aura le dernier mot.

Avant de se joindre au SPVM en mars dernier, Sylvain Caron était directeur adjoint à la SQ. Auparavant, il avait dirigé le service de police de Sorel-Tracy.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Sylvain Caron prendra la tête du SPVM

[ad_1]

Le comité de sélection chargé de choisir le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui remplacera Martin Prud’homme, a retenu la candidature de Sylvain Caron.


Photo: SPVM

Ex-directeur adjoint à la Sûreté du Québec (SQ), M. Caron était un des adjoints de Martin Prud’homme au sein du comité de direction du SPVM.

Par voie de communiqué mercredi, la Ville de Montréal a indiqué que le comité de sélection avait rencontré mardi les deux candidats recommandés par Martin Prud’homme, soit ses deux adjoints Sylvain Caron et Line Carbonneau, qui avait auparavant été sous-commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Dans son rapport sur la réorganisation du SPVM rendu public mardi, Martin Prud’homme estimait plus sage de choisir le prochain directeur parmi ses adjoints issus de l’externe. Il jugeait que compte tenu de la situation fragile dans laquelle se trouve encore le SPVM, il valait mieux ne pas lancer une course à la chefferie, une procédure qui aurait pu créer des guerres de clans néfastes au service de police.

Après avoir rencontré les deux candidats, le comité de sélection a recommandé à la Commission de la sécurité publique de la Ville de Montréal d’arrêter son choix sur Sylvain Caron.

La nomination devra toutefois recevoir l’aval du gouvernement du Québec en fonction de la recommandation faite par la ministre de la Sécurité publique.

L’administration montréalaise implante une nouvelle procédure puisque Sylvain Caron sera invité à répondre aux questions de la commission de la sécurité publique de la Ville lors d’une séance prévue le vendredi à 13 h. Cette séance étant publique, les citoyens pourront aussi poser leurs questions directement au futur chef de police.

L’administration Plante dit vouloir « rendre le processus plus transparent et plus démocratique ».

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس