vent de nouvelles tables sur le Sentier

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En voie de gentrification massive, le IIe arrondissement de Paris voit de plus en plus d’ateliers de confection historiques laisser leur place à des restaurants, cantines exotiques, bars à bière, boutiques branchées et autres start-up. Tour de piste des douze dernières tables en vue.

Joia

Le lieu. Une renaissance! En quête d’un second souffle du côté de son restaurant historique de la rue d’Assas – actuellement fermé pour travaux, il devrait rouvrir au printemps 2019 -, Hélène Darroze a surpris son monde avec cette belle néo-brasserie bourgeoise sise sur deux étages. Au rez-de-chaussée, esprit loft urbain avec tables et chaises hautes, cuisine ouverte et verrière de métal. À l’étage, ambiance boudoir et petit salon, entre fauteuils moelleux colorés, étagères croulant sous les livres et cheminée.

L’assiette. La chef landaise ménage tous les appétits avec une carte variée, suffisamment fournie pour susciter l’envie (en prélude, des petits snacks et des amuse-gueule malins), mais pas trop longue. En entrée, la salade d’endives et radicchio, noix, poire et stilton voisine ainsi avec une forestière poêlée de champignons, foie gras et œuf confit à faire couler dessus. Belles pièces à partager en plat, dont les roboratifs short ribs de black angus. Et parmi …

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10 bonnes tables pour se réchauffer à Paris

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Soupes fumantes, plats réconfortants, lieux douillets: voici nos adresses du moment pour contrer les épisodes de froid qui assaillent régulièrement la capitale. Un coup de chaud au cœur, au corps et à l’esprit !

Un chocolat chaud chez Pierre Hermé

Infiniment chocolat, le chocolat chaud selon Pierre Hermé (VIIe).
Infiniment chocolat, le chocolat chaud selon Pierre Hermé (VIIe). Pierre Hermé

Le lieu. Au cœur de Beaupassage, la galerie marchande ponctuée d’œuvres d’art contemporain (Eva Jospin, Fabrice Hyber) qui convie depuis la rentrée la crème des chefs (Alléno, Pic, Marx), trône le très chic café du «Picasso de la pâtisserie». Une vaste salle décorée par Laura Gonzalez, convoquant grand comptoir central, sol en marbre, banquettes en velours rouge et tables en bois clair.

L’assiette. Ouvert dès le petit déj (viennoiseries, céréales) et au déjeuner (quiches, clubs, salades), le lieu se prête particulièrement au goûter. Histoire de se réchauffer autour de l’un des nombreux thés ou, plus réconfortant, d’un chocolat chaud «Infiniment Chocolat» (6,50 €). Intense et onctueux à la fois, sans être trop sucré, il tourne dans une chocolatière électrique derrière le bar, avant d’être servi, noir ou au lait, avec chantilly pour la version viennoise. Tant que vous y êtes, ne vous privez pas de l’une des pâtisseries signatures de la maison …

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Les tables 2019 du Figaro

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Avant la présentation de la dernière édition du Guide Michelin, lundi, Salle Gaveau, nos critiques livrent leur propre palmarès.

Désormais concurrencé par d’autres sources d’information, pas franchement au goût des nouvelles générations, bousculé par les réseaux sociaux où la gastronomie se vit au participatif critique, Michelin s’amuse, chaque année, à faire parler de lui comme il peut. Si Bibendum est encore contemporain, c’est peut-être dans sa façon de courir après le buzz. En 2019, le voilà donc qui sort avec deux semaines d’avance sur le calendrier habituel. Pour autant, pas certain que ce cher Guide rouge s’en trouve révolutionné. Une fois encore, le Landerneau des popotes va s’exciter sur le palmarès. Une fois encore, les heureux croiseront les déchus, le juste se mêlera à l’injuste et, une fois encore, le verdict sera jugé dans un mélange de mollesse et de frilosité. À chaque édition, certains gagnent, d’autres perdent, les étoiles échoient tantôt à retardement, tantôt avec une curieuse célérité et le palmarès de tomber sans plus de justification que le bruit qu’on en fait. Dès lors, sans chercher à donner la leçon à celui qui figure malgré tout en vieux …

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Les tables préférées de Dany Boon à Paris

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Des cantines nippones aux étoilés, en passant par les rendez-vous « VIP » du Triangle d’or, tour de piste éclectique des restaurants favoris de l’acteur à Paris.

Ippudo Saint-Germain

La première antenne parisienne de cette chaîne de ramen (soupe de nouilles nippone), fondée en 1985 à Hakata, a créé le buzz quand elle a débarqué il y a près de trois ans à Saint-Germain-des-Prés. Sans réservation, elle continue de faire le plein d’accros comme de curieux, venus slurper un bouillon réconfortant de porc, de poulet ou végétarien, garni de nouilles maison à la farine de blé (dont on choisit la fermeté) dans un décor pop minimaliste.

Ippudo Saint-Germain. 14, rue Grégoire-de-Tours (VIe). Tél.: 01 42 38 21 99. Tlj. Carte: 15-30 €.

Diep

Cuisine sino-thaïlandaise au programme de cette table située en plein cœur du Triangle d’or et fréquentée par une belle brochette d’habitués «VIP». Dans un cadre en rouge et noir, jouant à fond la carte du dépaysement, défilent dim sums et autres bouchées vapeur, poissons entiers pour deux, canard laqué à la pékinoise ou cuisses de grenouilles sautées au basilic. À faire glisser avec quelques …

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les 20 tables attendues en 2019

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Comme à chaque rentrée, le point sur les ouvertures de restaurants (et boulangeries) dont tout le monde va parler en ce début d’année 2019 dans la capitale.

C’est tout frais

Malro. Dans la cadre vaste et contemporain de ce qui fut le restaurant Beaucoup, Denny Imbroisi (IDA, Epoca) et Micaël Memmi lancent une néo-brasserie méditerranéenne dotée d’un bar à cocktails . A la carte: pizzas, pâtes mais aussi houmous et chakchouka 7, rue Froissart (IIIe). Tél.: 01 42 77 38 47.

Rooster. Initialement prévue pour l’automne, la table du chef marseillais Frédéric Duca, étoilé en 2013 à l’Instant d’Or (VIIIe) et passé depuis par Racines New York, vient d’ouvrir aux Batignolles. L’enseigne, qui signifie «le Coq» en anglais, rend hommage à ses influences méditerranéennes dans une courte carte de saison. 137, rue Cardinet (XVIIe). Tél.: 01 45 79 91 48.

Raw. William Pradeleix (ex-Will) développe sa table Raw (IIIe) dédiée aux produits peu cuits et à la cuisine d’influence japonaise (tatakis, tartares…) avec une deuxième adresse à Saint-Germain, ainsi qu’un take away en face de sa première adresse. Raw Saint-Germain. 44 rue de Fleurus (VIe). Et Raw-to-go. 56, rue de Turenne (IIIe).

The French Bastards. Fraîchement inaugurée par trois amis de 25 ans, dont un boulanger-pâtissier passé par La Chocolaterie Alain Ducasse et Potel &Chabot, une boulangerie-pâtisserie de quartier (viennoiseries, gâteaux, sandwiches) qui veut dépoussiérer le genre. 61, rue Oberkampf (XIe).

À suivre

Piero TT. A la place de son Gaya, qu’il a déménagé dans l’ancienne Ferme Saint-Simon, le triple-étoilé Pierre Gagnaire va inaugurer sa cantine italienne Piero TT, sur le modèle de celle de Courchevel. 44, rue du Bac (VIIe). Mi-janvier.

RAN. L’ancien 1728, installé dans un hôtel particulier mythique du VIIIe, passe sous pavillon nippon sous la houlette du Moma Group et de Blackcode. Chez RAN, du nom du dernier grand film d’Akira Kurosawa, le chef Shuhei Yamashita (ex-Kinugawa Vendôme) mêlera influences françaises et japonaises. 8 rue d’Anjou (VIIIe). Mi-janvier.

La brasserie Lutetia (VIe).
La brasserie Lutetia (VIe). Lutetia

La Brasserie Lutetia. Très attendue, la brasserie du palace germanopratin rouvert cet été, pilotée par le triple étoilé marseillais Gérald Passedat (Le Petit Nice), revient dans sa forme originelle de 1900 sur deux étages. 45, bd Raspail (VIe). Fin janvier.

Ogata. Dans un hôtel particulier du Marais, un lieu hybride de 800 m2 dédié aux cultures et artisanats nippons. La cuisine, les wagashi (douceurs japonaises) et le thé auront chacun leur espace. 16, rue Debelleyme (IIIe). Fin janvier.

Le Cheval d’or. La cantine franco-asiatique de Taku Sekine (Dersou) et Florent Ciccoli (Jones, Le Café du Coin…), qui se veut populaire et familiale, avec une belle place pour les vins naturels. 21, rue de la Villette (XIXe). Début février.

Yaya. Le trublion colombien Juan Arbelaez (Froufrou) ouvrira une seconde taverne grecque (après Saint-Ouen) avec les fondateurs de Kalios, dans la Halle Secrétan, à la place de la Table d’Hugo Desnoyer. Au programme: mézzés, poulpe, viandes à partager… 29, avenue Secrétan (XIXe). Février.

Uno. Nouveau restaurant italien pour le Trinity Group (Justine, Triplettes, Tripletta et Tripletta Gaité) du côté des Halles. Rue Vauvilliers. Février.

La Casbah. Reprise de cette institution des années 1990-2000 par l’équipe du Panic Room et du Badaboum, pour en faire un resto festif avec Abdel Alaoui (Yemma) comme chef consultant. 18, rue de la Forge Royale (XIe). Février.

Maison. Un an après son départ du Clown Bar, on attend toujours la première table en solo du talentueux nippon Sota Atsumi, annoncée pour cet hiver. Rue Saint-Hubert (XIe).

Restaurant Hélène Darroze. Après avoir inauguré Jòia (IIe), la chef landaise sera de retour dans sa table gastronomique de la rue d’Assas fraîchement rénovée. 4, rue d’Assas (VIe). Mars.

Octopus. Dans le cadre du nouveau lieu de vie Oxygen à La Défense, la famille Rostang, alliée à Liquid Corp (Moonshiner, Dirty Dick), inaugurera une brasserie moderne autour des viandes grillées et des fruits de mer, avec un grand bar à cocktails central. Esplanade de La Défense, Puteaux (92). Mars.

Et plus tard…

Début avril, le concept-store transalpin Eataly devrait ouvrir ses portes dans le Marais (IVe).

En avril toujours, Jean-Pierre Vigato (ex-Apicius) devrait reprendre, selon les informations de Gilles Pudlowski, les cuisines de Lapérouse (VIe), propriété du Moma Group de Benjmain Patou (Froufrou, Manko…).

À la tour Eiffel, le nouveau Jules Verne sous la houlette de Frédéric Anton, est attendu en mai après travaux. Thierry Marx signe lui une carte du soir pour la brasserie le 58 tour Eiffel dès janvier, tout en travaillant sur un nouveau concept pour 2020.

La boulangerie créative Bo & Mie (IIe), ouverte par deux anciens de Ferrandi, se dotera d’une petite soeur au printemps (359, bld Saint-Martin, IIIe).

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Les 20 meilleures tables de 2018 à Paris: les accessibles étoiles

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L’ÉDITORIAL DU FIGAROSCOPE – Cette année, plus de 600 restaurants ont été testés par l’équipe du service gastronomique du Scope. Voici le palmarès des vingt meilleures adresses parisiennes dans tous les genres.

La voûte céleste gastronomique qui recouvre Paris ressemble à la Voie lactée. Constellé de milliers de restaurants, qui naissent ou qui s’éteignent, ce ciel gourmand ne cesse jamais d’ondoyer. Sans même parler de celles du Michelin, toutes ces étoiles ne demandent qu’à être explorées. Testées, approuvées, ou bien bannies de notre système solaire culinaire.

Les «Tintin reporters du goût»

Voilà la tâche que s’est fixée l’équipe du service gastronomie, menée comme le «petit cheval blanc» de Brassens par Emmanuel Rubin. Qu’il a donc du courage, tous derrière et lui devant. Sa quête? Dénicher les tables parisiennes les plus inoubliables, «tenter sans force et sans armure d’atteindre l’inaccessible étoile», cette belle auberge – étoilée ou pas – qui fasse bonne impression, sans pour autant coûter les yeux de la tête.

Car, 365 jours par an, ce ne sont pas moins de 600 restaurants qui passent sous les fourchettes caudines de nos gastronomes en culottes de golf, véritables «Tintin reporters du goût». Quand arrive la fin de l’année, vient l’heure du palmarès: et ils sont nombreux ceux qui redoutent de n’être pas au firmament de notre compétition. Qu’on se rassure, la sélection 2018 est riche de découvertes. Un panorama stellaire de ce que Paname fait de mieux en matière de gastronomie abordable. Des «accessibles étoiles» pourrait-on dire, en paraphrasant les paroles du grand Jacques Brel

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Les 20 meilleures tables de 2018 à Paris

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Du grand bourgeois au vrai popu, du palace au bistrot malin, du petit nouveau à l’étoilé, Paris s’affirme cette fois encore comme la capitale de tous les possibles, de toutes les envies. La preuve en vingt adresses à forte personnalité. Faites marcher !

Meilleure «chic brasserie»: Girafe

Sûrement l’une des adresses les plus en vue de l’année, avec le Palais de Chaillot en chic de coulisses, le Trocadéro pour tremplin et la tour Eiffel qui s’invite en terrasse. Dans ce genre de circonstances, les restaus ne s’en sortent pas, asphyxiés par la superbe et le panorama. Et cette Girafe de ne pas s’en laisser conter. Un décor en boisé et velours, un bar saignant les veines de son marbre préfacent un belvédère glissant des tables comme au théâtre, des nappes comme au défilé, des serveurs en belle voltige et des comestibles invitant la mer au balcon. Coquillages, poissons, crustacés se livrent en chapitres clairs (gambero rosso crus, poulpe grillé), en recettes plus habillées (cabillaud rôti aux morilles, girolles et mousserons) et, au bon vouloir de la criée du jour, bar, daurade, turbot, pagre, rouget assurant cet autre spectacle d’être servis en salle et entiers.  

Le plat à ne pas laisser filer: tous les poissons grillés.

Girafe. 1, place du Trocadéro et du 11-Novembre (XVIe). Tél.: 01 40 62 70 61. Carte: entre 50 et 100 €.

Meilleure «Asie de comptoir»: Double Dragon

Double Dragon (XIe).
Double Dragon (XIe). Eugénie Ragot / Le Figaro

Devenues (à bon titre) coqueluches du Paris «fou-food», les deux sœurettes du Servan avancent d’un pion en leur fief de Saint-Ambroise, mutent une pizza traîne-la-Botte en une cantoche ludo-pop, s’adjoignent un kid des fourneaux (Antoine Villard) et, d’un coup de baguette, survoltent le tropisme comme le comptoir asiatique en lâchant des pépites décoiffantes.

Le plat à ne pas laisser filer: le concombre glacé à la citronnelle.

Double Dragon. 52, rue Saint Maur (XIe). Tél.: 01 71 32 41 95. Carte: 25-40 €.

Meilleur chef: David Bizet chez Taillevent

Taillevent (VIIIe).
Taillevent (VIIIe). Anne-Emmanuelle Thion

La haute adresse se retrouve une sacrée contenance en signant David Bizet, transfuge de l’Orangerie du George V. Lequel jeune chef installe, en un premier automne, une impeccable défense et illustration de ce style «à la française» où le produit aristocrate, la précision technique, les retours de chasse et le beau verbe s’imposent dans un mélange d’appétit et d’apparat. Service d’esprit «petit palais» et cave d’élite ravis de l’aubaine.

Le plat à ne pas laisser filer: la langoustine à la nage, tartare d’algues, crémeux iodé, consommé.

Taillevent. 15, rue Lamennais (VIIIe). Tél.: 01 44 95 15  01. Menus: 90 € (déj.) et 198 €. Carte: env. 200 €.

Meilleur «grand bourgeois»: La Poule au Pot

La Poule au Pot (Ier).
La Poule au Pot (Ier). Hervé Goluza

Piège donne sa leçon de bistrot, en reprenant cette belle endormie des Halles. Dans une valse années 1930 de mosaïques, de miroirs et de Moleskine, l’âge d’or se réveille, la vieille France sort l’argenterie et l’assiette trouve l’écho avec un Piège, ravi de renouer aux classiques. Ce n’est plus un menu, c’est une mémoire à laquelle on collerait bien une Légion d’honneur: escargots en coquilles, omelette aux girolles, quenelle sauce Nantua… La technique est virtuose, généreuse à remettre en bouche ce drôle de mot que l’on avait un peu oublié: gourmandise. 

Le plat à ne pas laisser filer: les cuisses de grenouille, blanquette, merlan en colère, etc.

La Poule au Pot. 9, rue Vauvilliers (Ier). Tél.: 01 42 36 32 96. Menu: 48 € (déj.). Carte: env. 100 €.

Meilleur «come-back»: Le Train Bleu

Le Train Bleu (XIIe).
Le Train Bleu (XIIe). Claps.tv

Est-ce le goût des gares, aujourd’hui retrouvé par les grands chefs? Toujours est-il qu’en confiant à la famille Rostang le réaiguillage de ses fourneaux le glorieux et très classé Train Bleu n’a pas tardé à renouer avec le public, rappliquant à l’appel d’une confortable cuisine Paris-Lyon-Méditerranée dans les ors incendiaires, nostalgies de plafond et cocardières allégories d’un décor assumant la flamboyance.

Le plat à ne pas laisser filer: l’omelette surprise flambée à la Chartreuse épiscopale.

Le Train Bleu. Gare de Lyon. Place Louis-Armand (XIIe). Tél.: 01 43 43 09 06. Carte: 50-90 €.

Meilleur quatre mains: Yannick Alléno et Yasunari Okazaki à L’Abysse

L'Abysse (VIIIe).
L’Abysse (VIIIe). Sebastien Veronese

Des cimes de Courchevel au Beaupassage, de plateaux télé en bout du monde, Alléno court toujours. Là, à l’étage de son pavillon Ledoyen, sous un plafond en ciel de baguette, le chef star et une pointure nippone se partagent la vedette sans se la disputer et composent, à quatre mains, des menus «omakase» où le sensible, le précieux, l’intriguant et le bluffant inventent comme un dialogue entre France et Archipel.

 Le plat à ne pas laisser filer: le homard à la vanille, nage prise au sésame.

L’Abysse. Pavillon Ledoyen. 8, av. Dutuit (VIIIe). Tél.: 01 53 05 10 00. Menus: à 98 € (déj.), 170 € et 280 €.

Meilleure révélation: Substance

Substance (XVIe).
Substance (XVIe). Substances

Chaque année, on l’attend même si elle tarde, on l’espère sans toujours y croire et, chaque année, elle surgit là où on ne la cherchait pas vraiment. En 2018, la belle surprise s’appelle Substance, apparu aux derniers rayons de soleil, dans les convenances du XVIe et au petit bonheur d’un carré d’associés remontés à partager leur aventure. La cave en jette sans foutre les jetons, le service assure sans se départir d’un vrai sourire et les assiettes révèlent un minot des fourneaux que l’on suivra, yeux fermés, bouche ouverte, lorsqu’il laisse bruiner son Jura de cœur et de souche aux paysages de ses compositions. 

Le plat à ne pas laisser filer: les gnocchis poêlés, cresson fermenté, jus à la morteau et jaune d’œuf fermenté.

Substance. 18, rue de Chaillot (XVIe). Tél.: 01 47 20 08 90. Menus: à 35 et 39 €. Carte: env. 70 €.

Meilleure cheftaine: Hélène Darroze au Joia 

Joia (IIe).
Joia (IIe). NICOLAS BUISSON

On n’a pas toujours été tendre avec la Darroze, lui reprochant souvent une cuisine et des tables qui, à tellement vouloir prouver, en oubliaient de véritablement s’incarner. Tout l’inverse de cette dernière adresse qui, en convoquant la joie (joià en béarnais), la trouve tout entière au double étage de cette belle bâtisse du Sentier et aux quatre coins d’une carte pétillante, lâchant, avec le même entrain, guacamole tout en fruit, généreux plat de famille, raviolis au vert et gâteau mille-crêpes au thé matcha.

Le plat à ne pas laisser filer: le cou d’agneau allaiton confit au raz-el-hanout.

Joia. 39, rue des Jeûneurs (IIe). Tél.: 01 40 20 06 06. Menus: à 24 et 29 € (déj.). Carte: env. 40 €.

Meilleur «ça, c’est Paris»: Astair

Astair (IIe).
Astair (IIe). vincent Leroux

S’il fallait d’ailleurs passer cette brasserie au check-up, celle-là cocherait les cases avec une heureuse désinvolture. Le quartier? Le passage des Panoramas, fidèle à sa réputation de solide garde-manger. Le décor? Épatant à inviter du côté d’aujourd’hui un esprit années 30. Les serveurs? Virevoltant à entrer en salle comme en scène. L’humeur? Au beau fixe. La cuisine? Sans complexe à assumer le bon sens bourgeois qu’un triple étoilé de province (Gilles Goujon) s’est amusé à décoincer comme on filerait un coup de main à des copains (artichaut vinaigrette, cuisses de grenouille, foie de veau déglacé, sole grillée, entrecôte béarnaise…). Quoi encore? Peut-être la joie de vivre et d’en être. 

Le plat à ne pas laisser filer: la caille fermière rôtie aux raisins, figues et garniture grand-mère.

Astair. 19, passage des Panoramas (IIe). Tél.: 09 81 29 50 95.Menus: à 20 et 25 € (déj.). Carte: env. 50 €.

Meilleure signature: Baieta

Baieta (Ve).
Baieta (Ve). Pierre Lucet Penato

À quoi reconnaît-on le talent d’une cuisine? Peut-être à ce qu’un plat dégusté au hasard d’un déjeuner vous suive loin, longtemps, au coin du palais, un jour, un mois, dix ans plus tard. Du côté de la précoce Julia Sedefjian, 23 ans, et dans la belle clarté d’une auberge citadine, il y aura eu cette «bouillabaieta», variation de bouillabaisse, inspirée, caressante, qui réveillait un terroir autant qu’elle révélait un tempérament de déjà grande cheffe.

Le plat à ne pas laisser filer: la bouillabaieta, rouille et croûtons.

Baieta. 5, rue de Pontoise (Ve). Tél.: 01 42 05 59 19. Menu: à 29 € (déj.). Carte: env. 80-100 €.

Meilleur «beaux quartiers»: Apicius

Apicius (VIIIe).
Apicius (VIIIe). Romain Laprade

On savait ce restaurant parmi les plus spectaculaires de Paris mais, sans chercher à minimiser une cuisine sûre de ses élégances, peut-être convient-il surtout de reconnaître un joli sens de la reprise à Mathieu Pacaud et Laurent de Gourcuff. Ces deux-là ont, en effet, su donner un scénario au décor en imaginant, ici, une petite vie de château, l’idée d’une résidence secondaire en cœur de ville et, lorsque les beaux jours s’en mêlent, le sentiment de prendre repas comme on squatterait une garden-party.

Le plat à ne pas laisser filer: l’œuf de poule, blanc à manger en cappuccino de cèpes et truffe blanche d’Alba.

Apicius. 20, rue d’Artois (VIIIe). Tél.: 01 43 80 19 66.Menus: à 180 et 280 €. Carte: env. 150-200 €.

Meilleur «un Japonais à Paris»: Pilgrim

Pilgrim (XVe).
Pilgrim (XVe). PILGRIM

Puisque désormais les années se suivent et se ressemblent à régulièrement révéler ces tables où des chefs japonais répondent à l’appel tricolore, avouons celle-ci comme la plus aboutie des douze derniers mois. Un feng shui de décor, minimal sans être mutique, une brigade que la cuisine grande ouverte sur la salle ne parvient pas à sortir de leur manière méditative et des compositions délicates, graciles, qui semblent venir se poser sur l’assiette comme un papillon sur un bouquet.

Le plat à ne pas laisser filer: le tourteau effiloché, granny smith et piment d’Espelette.

Pilgrim. 8, rue Nicolas-Charlet (XVe). Tél.: 01 40 29 09 71.Menus: à 45 € (déj.), 65 € (sam.) et 90 €.

Meilleur «nouveaux horizons»: Oxte

Oxte (XVIIIe).
Oxte (XVIIIe). Francois Bouchon/François Bouchon / Le Figaro

Avec énergie (et belle candeur), la nouvelle cuisine mexicaine infuse autant qu’elle épate la galerie mondiale en offrant quelques nouveaux soleils au ciel de nos assiettes. Parmi ses terrains de jeu, Paris, où Enrique Casarrubias joue les habiles artificiers, verse la salsa verde dans un oignon, givre le mezcal, biscuite le maïs dans une crème d’agave, convainc surtout à concilier, sans chromo ni folklo, des menus d’entre ici et aztèque.

Le plat à ne pas laisser filer: le poulpe, oignon farci à la salsa verde, mousseline de pommes de terre.

Oxte. 5, rue Troyon (XVIIe). Tél.: 01 45 75 15 15. Menus: 31 € (déj.) et 65 €.

Meilleur «culotté»: Boulom

Boulom (XVIIIe).
Boulom (XVIIIe). SEBASTIEN SORIANO/Le Figaro

Depuis sa bodega des villes (A Noste), on savait Julien Duboué en conquête et plutôt bien dans sa tête mais d’ici à tenter une relance du jusqu’alors très loufoque buffet à volonté, fallait oser! Voici pourtant le genre réhabilité, dans l’arrière-salle d’une boulangerie coquette où un public pas fatalement pansu se presse à verser dans les semi-marathons de gueule. Face à lui, dans l’ordre, le désordre, s’empressent salé, sucré, chaud, froid, coquillages, cochonnailles, grillades, mijoté, le tout copieux, bien échafaudé, paillard sans être ringard. 

Le plat à ne pas laisser filer: les terrines, boudins, rillettes.

Boulom. 181, rue Ordener (XVIIIe). Tél.: 01 46 06 64 20.Buffet à volonté: 29 € (déj.) et 39 €.

Meilleur «inclassable»: NE/SO

NE/SO (IXe).
NE/SO (IXe). Jean-Christophe Marmara/JC MARMARA / LE FIGARO

Découvert dans la posture du marlou tatoué le temps d’une télé casserole, enduré dans l’imposture et les pierres écorchées d’une première adresse pompe-l’air, on retrouvait Guillaume Sanchez, au printemps dernier, dans de nouveaux murs en clair-obscur. Et de pouvoir suivre le jeu de piste d’un chef qui, sans être complètement assagi, ne confond plus client et cobaye et partage enfin une réelle singularité autour de ses compositions à fleur de saveur.

Le plat à ne pas laisser filer: les ravioles de homard, fermentation de marc de café.

NE/SO. 6, rue Papillon (IXe). Tél.: 01 48 28 04 13. Menus: 55 € (déj.), 90 et 120 €.

Meilleur «du côté des palaces»: L’Orangerie

L'Orangerie (VIIIe).
L’Orangerie (VIIIe). Jean Clade Amiel

Passation de pouvoirs discrète (et donc réussie) pour la table bis du George V où Alan Taudon, l’ancien second de Le Squer, succède à David Bizet, parti du côté de Taillevent. Et le jeune chef de ne pas se laisser impressionner en signant une de ces cartes apaisées, tout à la fois studieuse à soutenir le niveau et sensible à imposer une griffe où, soudain, l’esprit vient à la fusion (aubergines fermentées aux herbes, daurade sur le gril, tapioca de concombre, jus pimenté, ris de veau croustillant à la citronnelle…). 

Le plat à ne pas laisser filer: le rouget en écaille aux gnocchis de tomate sauce amaretto.

,L’Orangerie à l’Hôtel Four Seasons-George V. 31, av. George-V (VIIIe). Tél.: 01 49 52 72 24. Menus: 75 € (déj.), 95 et 125 €. Carte: env. 170 €.

Meilleur «des environs»: L’Ours

L'Ours (Vincennes).
L’Ours (Vincennes). Julie Limont

Exception remarquée d’une triste règle selon laquelle l’extra muros parisien ne brille plus par sa superbe, Jacky Ribault signe, dans les discrétions de Vincennes, une étonnante adresse conçue en façon de petit conte. D’alcôve en salon, de touches oniriques en impressionnisme végétal, l’espace traverse son joli miroir. Sans que l’on sache vraiment qui de l’un l’emporte sur l’autre, la dégustation et la mise en table composent un climat singulier, caressant, précieux (souvenir ému d’un bar de ligne vapeur de lichen posé sur son granit). 

Le plat à ne pas laisser filer: le ris de veau, meunière d’algues, sabayon au gingembre et teriyaki.

L’Ours. 10, rue de l’Église à Vincennes (94). Tél.: 01 46 81 50 34.Menus: 45, 75 et 105 €.

Meilleur mondain: Beef Bar

Beef Bar (VIIIe).
Beef Bar (VIIIe). adrien daste

Exit cette vieille madame de Fermette Marbeuf remplacée par ce Beef Bar, venu de Monaco, Londres, ailleurs et qui, de décor flambant sans être totalement flambeur en addition ravageuse, dépose aux jolies mâchoires de la mondaine sa petite boutique carnassière.

Le plat à ne pas laisser filer: le chateaubriand (génisse de la vallée des Volcans) pour deux.

Beef Bar. 5, rue Marbeuf (VIIIe). Tél.: 01 44 31 40 00. Menu: 35 €. Carte: env. 80-200 €.

Meilleur «fashion»: Froufrou

Froufrou (IXe).
Froufrou (IXe). Sébastien SORIANO/Le Figaro

Allez savoir si, dans six mois, celui-ci sera encore aux premières loges du Paris qui sort, mais, en attendant, depuis la rentrée, c’est bien à ce boudoir revendiqué que revient le pompon de la table où il convient d’aller se faire voir. Aux coulisses du Théâtre Édouard-VII, la Fashion Week y a calé ses premiers rangs avant qu’entre rideaux et velours les petits oiseaux de nuit en fassent leur volière fétiche, méritante à disposer quelques comestibles italo-parisiens, faciles à picorer.

 Le plat à ne pas laisser filer: l’os à moelle des copains.

Froufrou. Théâtre Édouard-VII. 10, square Édouard-VII (IXe). Tél.: 01 47 42 92 55. Carte: env. 60-80 €.

Meilleur nautique:  Ducasse-sur-Seine

Ducasse-sur-Seine (XVIe).
Ducasse-sur-Seine (XVIe). P. Monetta

Pas toujours facile de suivre le boss ces derniers mois (un Spoon 2, un Benoît répliqué au Louvre, une brasserie à l’Arena de Nanterre) mais Ducasse enfin, Ducasse quand même, Ducasse ingénieux à donner un sens à la Seine, du moins à mettre en scène un appétit fluvial, en disposant une jolie figure de yacht électrique croisant à une plaisante cuisine de circonstance. 

Le plat à ne pas laisser filer: le cockpot de légumes racines et fruits de saison.

Ducasse-sur-Seine. Port Debilly (XVIe). Tél.: 01 58 00 22 08.Menus: 95 à 250 €.


Pour quelques assiettes de plus…

Dans la volupté du rab’, voici dix tables de plus qui, chacune à leur façon, méritent leur place au banquet final.

Meilleur de l’esprit dans le caviar: Petrossian (13, bd. de la Tour-Maubourg, VIIe).

Meilleur «retour au XVIe»: Zebra (3, place Clément Ader, XVIe).

Meilleur «popu-bobo»: le routier Aux Bons Crus (54, rue Godefroy Cavaignac, XIe).

Meilleurs «food-courts»: selon sa tribu, le Ground Control (81, rue de Charolais, XIIe), Beaupassage (VIIe) et le Printemps du Goût (IXe).

Meilleur tapas: Hugo & Co (48, rue Monge, Ve).

Meilleur bistronomique: Sauvage (55, rue du Cherche-Midi, Ve).

Meilleur plat de partage: Bien Ficelé (51, bd. Voltaire, XIe).

Meilleur déménagement: Gaya de Gagnaire (désormais 6, rue de Saint-Simon, VIIe).

Meilleur nouveau Sud: les Balkans d’Ibrik Kitchen (9, rue de Mulhouse, IIe).

Meilleur Costes: le restaurant du Théâtre Marigny (Carré Marigny, VIIIe).

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Les nouvelles tables du Triangle d’or

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Si les Champs-Élysées sont sous les feux de l’actualité, ce n’est pas toujours pour la gastronomie. Pourtant, les récentes ouvertures de restaurants dans le VIIIe arrondissement témoignent d’une belle vitalité gourmande. À table !

Jacopo

Le lieu. Cornaqué par le chef consultant Thibault Sombardier (ex-«Top Chef» et déjà aux manettes du restaurant étoilé Antoine dans le XVIe et de Verde, un restaurant-bar à tapas qui a remplacé Yeeels, avenue George-V), ce bistrot ainsi appelé en référence au prénom du peintre Bassano (la rue perpendiculaire) se présente comme un immense réfectoire loft néo-industriel, mariant béton, velours et dorures.

L’assiette. «Ça marine, ça mijote, ça bouillonne», tel est le fil conducteur de la carte. Du coup, ne vous étonnez pas de voir réapparaître l’œuf mayo, le potage Saint-Germain, la blanquette de veau, le pavé de saumon béarnaise et la mousse au chocolat dans les assiettes, parmi d’autres propositions d’air du temps. Ni gastro ni cantoche, une prestation honnête compte tenu du rapport qualité-prix.

Bravo. Le service sympathique en marinières, le bar speakeasy, derrière les cuisines.

Dommage. Le bruit assourdissant à plein régime, l’absence de réservation, qui peut séduire ou faire fuir.

Jacopo. 5 bis, rue Vernet (VIIIe). Pas de réservation. Tlj de 12 h à 2 h. Carte: 35-40 €.

Beefbar

Le lieu. Après avoir repris Anahi (IIIe), Riccardo Giraudi – l’importateur exclusif du bœuf de Kobe en Europe – décline son Beefbar monégasque en lieu et place de la Fermette Marbeuf. Le décor Art nouveau – dont la somptueuse verrière – a été relifté par Humbert & Poyet pour accueillir notamment des frigos exposant la barbaque rougeoyante. Service snob et clientèle bling au rendez-vous.

L’assiette. Comme son nom l’indique, l’adresse décline le bœuf à toutes les sauces. Pour l’entrée, en empanadas, bao, roll, jambon ou tartare – ce dernier de belle mâche, mais trop assaisonné pour apprécier le goût de la viande. Et en plat, essentiellement grillé, présenté selon les races et leur alimentation, de 27… à 190 € pour le bœuf de Kobe en teppanyaki. Si la hampe black angus grillée affichait un savoureux persillage, le burger s’avéra franchement décevant à jouer la carte gadget du fast-food (le steak wagyu cuit comme une semelle).

Bravo. Le soufflé au chocolat pour deux en dessert, très généreux.

Dommage. Les prix sanglants.

Beefbar. 5, rue Marbeuf (VIIIe). Tél.: 01 44 31 40 00. Tlj. Formule: 35 € (déj.). Carte: 60-150 €.

Les Tourteaux

Le lieu. Une adresse iodée à double détente (carte et formule au déjeuner ; petites assiettes à partager le soir) menée par un sympathique trentenaire costarmoricain. Ambiance de cambuse bretonne idoine: lustres en osier en écho aux paniers de pêche, banquettes bleu marine, bar en bois façon cabane balnéaire, crabes sur les murs et les tables…

L’assiette. Embarquement à l’heure du dîner! Parmi les tapas inscrites sur une bouteille à la mer: acras de tourteau, fish and chips vitelotte, ceviche, bulots mayo, couteaux à la plancha… Une honnête finger food, un peu grasse, mais à s’en lécher les doigts. Et un bon plan pour grignoter autour d’un verre entre amis dans le quartier (sans couler son portefeuille).

Bravo. L’happy oysters de 17 h à 20 h (un verre de muscadet et trois fines de claire no 3 pour 10 €), la playlist rock.

Dommage. La salle un peu vide, ce soir-là.

Les Tourteaux. 86, rue La Boétie (VIIIe). Tél.: 01 45 61 02 02.  Tlj sf sam. et dim. Formule: 20 € (déj.). Carte: 30-45 € (déj.) ; 15-30 € (dîn.).

Edern

Edern (VIIIe).
Edern (VIIIe). Marco Strullu

Le lieu. Où l’on retrouve Jean-Edern Hurstel, toque baroudeuse formée en France mais qui a officié à Londres et dans plusieurs palaces moyen-orientaux de Dubaï et Abu Dhabi. Après l’ouverture du Peninsula à Paris et un passage par la case «Top Chef», le voici chez lui dans l’ancien Citrus Étoile, refait à grands frais. Entre la table d’affaires, le boudoir chic et le club, ce repaire très Triangle d’or dans l’esprit se déploie sur deux étages.

L’assiette. Elle non plus n’est pas là pour rigoler! Caviar de Sologne, homard bleu, sole de petit bateau, bœuf black angus et autres produits nobles bombent le torse à la carte. Et paradent dans l’assiette, tirés à quatre épingles comme la chair de tourteau et sa corolle pointilliste de sauce corail et estragon. Ou la côte de veau de lait, bien rosée, surmontée de petits cubes de jus à la moutarde gélifié. La flambe et la frime, certes, mais la technique aussi!

Bravo. La qualité des produits.

Dommage. La musique – un genre de showcase au piano ce soir-là – beaucoup trop forte. Peu de vins au verre, annoncés dans l’à peu près et sans aucune indication de prix.

Edern. 6, rue Arsène-Houssaye (VIIIe). Tél.: 01 45 63 88 01. Tlj sf dim. et lun. Carte: 60-120 €.

Marxito

Le lieu. Déjà rompu aux sandwichs et bread makis dans ses trois boulangeries parisiennes, le chef étoilé du Mandarin Oriental s’essaye ici à un nouvel exercice, le fast-food sain et durable. Et s’associe au designer marseillais Ora-ïto (l’enseigne naît de la contraction Marx et Ito), lequel a imaginé un lieu apaisant rose poudré tout en miroirs et alcôves contemporaines. L’équipe, fort accueillante, vient des écoles de réinsertion de Thierry Marx.

L’assiette. Pas de burger, kebab ou tacos ici, mais le Marxito, un sandwich inspiré par les dorayakis, pancakes nippons levés à la farine de sarrasin. Côté garniture, le chef engagé privilégie le végétal, sourcé auprès de petits producteurs. On préfère les versions tièdes (le pastrami avec cheddar, oignons confits, moutarde coréenne, romaine) aux froides, qui tendent à ramollir (l’Avocado avec guacamole, pickles, sésame, sauce ginger et tofu). Les en-cas, peu copieux, bénéficient d’associations audacieuses et d’assaisonnements asiatisants. À goûter aussi, la version sucrée au fromage blanc, chocolat ou thé matcha, gourmande.

Bravo. La noblesse du propos, la privatisation possible le soir ou en journée.

Dommage. Les dorayakis gagneraient à être cuits minute.

Marxito. 1 bis, rue Jean-Mermoz (VIIIe). Tél.: 01 47 20 92 02. Pas de réservation.  Du lun. au ven., en service continu de 8 h à 17 h 30. Formule: 5,50 et 11 € (petit déj.) ; 15 et 17 € (déj). Carte: 15-20 €.

Le Mermoz (VIIIe)..
Le Mermoz (VIIIe).. Sébastien SORIANO/Le Figaro

Le Mermoz

Le lieu. Manon Fleury. Un prénom et un nom que l’on a beaucoup entendus ces derniers mois dans la «foodosphère»… Il faut dire que la jeune chef a fait sensation avec l’ouverture de ce bistrot au vernis classique. Derrière la façade limite clandestine, il fait le beau mais tout simplement, avec grands miroirs, carrelage casson à l’ancienne et comptoir accueillant.

L’assiette. Passée chez William Ledeuil à Ze Kitchen Galerie et Alexandre Couillon à La Marine (Noirmoutier), la chef n’y a pas perdu son temps! Ses assiettes limpides, nettes, ses assaisonnements millimétrés le démontrent. Jamais d’esbroufe dans les petites assiettes du soir, juste du bon sens et de la précision: rondouillets keftas de poisson dopés aux herbes et caressés par une sauce tahini ; pousses de brocolis grillés bien fouettés par une crème de fromage fiore sardo ; coques pétaradantes de fraîcheur titillées par du nduja épicé…

Bravo. Les excellents vins.

Dommage. Pas de réservation le soir, le service en rafale: toute la carte ou presque testée en 45 minutes chrono.

Le Mermoz. 16, rue Jean-Mermoz (VIIIe).  Tél.: 01 45 63 65 26.  Tlj sf dim. et lun. Carte: 30-50 €.

Et aussi

Joël Robuchon-Dassai. Ouverte en avril 2018, la dernière adresse parisienne de Joël Robuchon associé à Hiroshi Sakurai (propriétaire des sakés Dassai) est à la fois une boulangerie-pâtisserie-traiteur, un salon de thé-bar à saké et un restaurant. Une proposition originale et très maîtrisée comme «l’homme en noir» savait les concocter.

Joël Robuchon-Dassai. 184, rue du Faubourg-Saint-Honoré (VIIIe). Tél.: 01 76 74 74 70.  Tlj sf sam. et dim.  Prix extensibles selon qu’on y va  pour le pain au chocolat  ou la louche de caviar!

La Maison du caviar. Reprise par Gilbert et Thierry Costes, l’institution au cadre Art déco a bénéficié d’un coup de frais bienvenu et dispense du caviar de belles extractions à tous les étages (œufs, pâtes…).

La Maison du caviar. 21, rue Quentin-Bauchart (VIIIe). Tél.: 01 47 23 53 43. Tlj. Carte: env. 50-150 €.

L'Abysse (VIIIe).
L’Abysse (VIIIe). Sébastien Veronese

L’Abysse. Yannick Alléno dote son Pavillon Ledoyen d’un sushi bar de haute volée au rez-de-chaussée. La rencontre entre le trois-étoiles et le virtuose nippon Yasunari Okazaki fait des étincelles.

L’Abysse. 8, av. Dutuit (VIIIe). Tél.: 01 53 05 10 00. Tlj sf w.-e. Menus: 98-280 €.

Apicius. Le somptueux hôtel particulier de Jean-Pierre Vigato a été repris, depuis le printemps, par Laurent de Gourcuff (Noctis) et le chef Mathieu Pacaud (Divellec, Anne…). Lequel assume un certain chic à la française: œuf de poule, cèpes, truffe d’Alba et topinambour ; turbot sauvage, riquette, palourdes, coques et couteaux…

Apicius. 20, rue d’Artois (VIIIe).  Tél.: 01 43 80 19 66. Tlj sf dim. Carte: env. 150-250 €.

Lamée. Une sandwicherie artisanale qui pétrit son pain sur place à partir de farine bio et de levain naturel (campagne, ciabatta…) et confectionne des casse-croûte de compète: croque-monsieur au gruyère d’alpage, pâté de campagne Gilles Vérot et cornichons de la maison Marc, scamorza fumée et chutney de pommes aux baies roses…

Lamée. 20 bis, rue La Boétie (VIIIe).  Tél.: 01 84 25 70 90. Tlj sf sam. et dim. Formule: 10,90 €.

» LIRE AUSSI – Taillevent, éloge de l’élite

Et bientôt: Ground Control des Champs

L’espace de vie et de restauration «libre & curieux», installé à deux pas de la gare de Lyon depuis l’an dernier (après la Cité de la mode et la rue Ordener), inaugurera le 11 décembre un nouveau lieu éphémère de 1500 m2 (dont 500 extérieurs) en bas de la plus belle avenue du monde, au fond de la Galerie Élysées 26. On y trouvera un coffee-shop en service continu avec restauration froide, une galerie d’art avec un bar à vin et à champagne, un pop-up store, un concept store (livres, vinyles, meubles…) et un restaurant axé sur la street food française à des prix accessibles (avec 80 places assises, des tables d’hôte, un comptoir de vente à emporter et même une scène pour les concerts). L’ensemble de la restauration est confié à Stéphane Jégo, déjà parrain du Refugee Food Festival en résidence à la Halle Charolais. Le chef de l’Ami Jean (VIIe) en a profité pour mettre en lumière ses amis cuisiniers et producteurs: Julien Duboué (Boulom) pour les viennoiseries, Éric Ospital et Aitana pour la charcuterie, Pariès pour le gâteau basque, Sylvain Erhardt pour les asperges, Kalios pour les olives… Ground Control des Champs devrait durer dix mois.

26, av. des Champs-Élysées (VIIIe). Du mar. au sam., de 8 h à 23 h 30.


Tous à l’hôtel!

Hôtel Alfred Sommier, restaurant Les Caryatides (VIIIe).
Hôtel Alfred Sommier, restaurant Les Caryatides (VIIIe). Hôtel Alfred Sommier

Emplacement et prestige obligent, «boutique hôtels» et autres mini-palaces fleurissent dans tout l’arrondissement. Recevoir en grande pompe sans offrir le couvert? Impensable. Du coup, chacun y va  de sa table raffinée. L’occasion aussi de travailler le chiffre d’affaires! Une tendance lourde ces derniers mois avec beaucoup de nouveaux venus.

99 Haussmann. Gregory Cohen mène la ronde dans ce joli salon doublé d’une charmante courette et signe une cuisine contemporaine dans le ton de l’époque. À croquer notamment un hot dog de homard.

Hôtel Bowmann. 99, bd Haussmann (VIIIe). Tél.: 01 40 08 00 10.

Le Damantin. Cuisine française traditionnelle au programme de ce restaurant d’un très chic hôtel particulier du XIXe, mêlant brique rouge et pierre de taille, situé en retrait du cours Albert-Ier.

Hôtel Damantin. 1, rue Bayard (VIIIe).  Tél.: 01 53 75 62 62.

Le Belleval. Ambiance jardin secret et havre de paix pour ce boutique hôtel qui se devait donc de miser sur une table healthy. Les plats sans gluten et/ou végétariens sont de sortie.

Hôtel Belleval. 16, rue de la Pépinière (VIIIe). Tél.: 01 85 73 36 45.

Les Caryatides. Près de la Madeleine, dans un hôtel particulier somptueusement conservé, une table intime et une cuisine raffinée envoyée par une toque italienne aux inspirations world. Effet waouh garanti!

Hôtel Alfred Sommier.  20, rue de l’Arcade (VIIIe). Tél.: 01 88 22 33 44.

Restaurant Royal. Poke bowl, burger, avocado toast, œuf mayo et autres saucisse purée sont envoyés au déjeuner et sont à déguster au comptoir de marbre blanc ou dans le jardin d’hiver.

Hôtel Royal Madeleine.  29, rue de l’Arcade (VIIIe). Tél.: 01 84 25 70 00.

Grand Café Fauchon. Pour les amateurs de «fauchonneries», un café tout entier dédié à la célèbre enseigne de la Madeleine. Service en continu du petit déjeuner au dîner.

Hôtel Fauchon. 4, bd Malesherbes (VIIIe). Tél.: 01 87 86 28 00.

Le Schiap. Cette trattoria italienne est emmenée par Michele Dalla Valle, toque transalpine passée par de (très) grandes maisons et des bistrots. Le résultat est plein d’allant: artichauts violets crus et fromage affiné, côte de veau de lait, risotto de saison…

Hôtel de Berri. 18-22, rue de Berri (VIIIe).  Tél.: 01 76 53 77 70.

Le Collectionneur. Dans un très chouette et élégant écrin contemporain, tout près du parc Monceau, le restaurant de ce grand hôtel familial est emmené par un duo de chef à l’âme voyageuse: phat thaï au homard, black angus sauce chimichurri, gyoza de clémentines au thé matcha…

Hôtel du Collectionneur.  51-57, rue de Courcelles (VIIIe).  Tél.: 01 58 36 67 00.

Monsieur. De tout temps, celle que l’on appelait la Table du Lancaster a constitué une vraie bonne planque à gourmets. Le récent changement d’équipe n’a en rien altéré la chose.

Hôtel Lancaster. 7, rue de Berri (VIIIe).  Tél.: 01 40 76 40 76.

L’Orangerie. Sept mètres de hauteur sous plafond et une romantiquissime vue sur cour, tels sont les apparats de la somptueuse Orangerie du George-V. Après le départ de David Bizet chez Taillevent, la cuisine est entre les mains d’Alan Taudon, fidèle de Christian Le Squer.

Hôtel George-V. 31, av. George-V (VIIIe). Tél.: 01 49 52 72 24.

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Les nouvelles tables de Paris XVIe

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On le disait sans peps, limite neurasthénique, et voici le XVIe arrondissement engrange depuis quelques mois les plus excitantes ouvertures du moment. Ce cocktail de nouveau, de beau et de bon déclenche une ruée vers l’Ouest aussi inattendue que revigorante.

Comice

Le lieu. Dans la course aux étoiles qui agite une fois l’an la foodosphère, voici une adresse qui a tiré son épingle du jeu lors de la dernière session. Résultat, un macaron bien mérité pour cette table bourgeoise qui s’assume et choie ses convives à grand renfort de nappes plissées, jolie vaisselle, toiles contemporaines, bouquets de fleurs foisonnants et service tiré à quatre épingles.

L’assiette. Chic également mais ne cherchant pas l’esbroufe, ce dont le chef copropriétaire Noam Gedalof n’a nullement besoin, vu la solidité de son style et la qualité de ses produits: velouté de girolles au beurre noisette et lard de colonnata; foie gras au torchon, dattes et brioche; volaille rôtie, gnocchi de pommes de terre, sauce au vin jaune… Le tout ponctué de chemins de traverse malicieux: chou-fleur grenobloise tout en gourmandise veggie, tagliatelles aux coquillages et autres pâtes fraîches maison variant selon la saison.

Bravo. Les bons conseils en vins de la sommelière Etheliya Hananova, l’autre membre du tandem.

Dommage. L’assistance, pas très marrante au déjeuner.

Comice. 31, av. de Versailles (XVIe). Tél.: 01 42 15 55 70. Tlj sf dim. et lun. Menus: 46 € (déj.), 80 € (déj.), 120 €. Carte: 55-100 €.

» LIRE AUSSI – Comice, le goût de la politesse

Girafe

Girafe (XVIe) .
Girafe (XVIe) . ADRIEN DIRAND

Le lieu. Comme pour une visite muséale, vous pénétrez dans la Cité de l’architecture et du patrimoine, traversez le vaste hall et débouchez sur le superbe restaurant conçu par l’architecte Joseph Dirand. Matériaux somptueux (impressionnant comptoir de dégustation en marbre), très beau décor années 1930 et terrasse vertigineuse dialoguant avec la tour Eiffel: le duo Malafosse-de Gourcuff (Monsieur Bleu) a réussi son coup.

L’assiette. Le pari du marin à Paris est audacieux, la marée n’étant pas toujours aussi fraîche qu’on le rêverait. Ici, fruits de mer et poissons (en version crus ou cuits) frétillent de bonheur, comme ce cabillaud rôti aux morilles, girolles et mousserons (37 €) ou ce poulpe grillé, aïoli et légumes d’été (35 €). La cuisson des grosses pièces servies entières est à la carte (rôties, grillées, meunière, au plat ou en croûte de sel) comme les garnitures et les sauces. Malin tout plein.

Bravo. L’extérieur jour et nuit face à la dame de fer, le service efficace.

Dommage. Les prix «boum-boum».

Girafe. 1, place du Trocadéro et du 11-Novembre (XVIe). Tél.: 01 40 62 70 61. Tlj. Carte: 60-90 €.

» LIRE AUSSI – Girafe, la table de l’onde au balcon

Brach

Le lieu. Et voici comment un ancien centre de tri postal d’arrondissement devient, par la grâce d’investisseurs éclairés, la nouvelle sensation du XVIe. Comprendre: un hôtel de 59 chambres et suites assorti d’un club de sport, d’une piscine, d’un sauna, d’un hammam, d’un bar, d’une pâtisserie (desserts de Yann Bris, servis aussi à table), d’un rooftop avec potager et poulailler et, pour nourrir notre propos, d’un restaurant designé par Philippe Starck. Du très grand Starck qui semble avoir réuni en un seul lieu ses meilleurs gimmicks, injectant un peu de Mama Shelter, de Ma Cocotte, le tout mâtiné de céramiques Vallauris et de broc’ chaleureuse, chinée ici et ailleurs. Entre l’immense comptoir devant les cuisines ouvertes, les chambres de maturation et les armoires réfrigérées pour le vin ou les fromages, la transparence fait partie du concept.

L’assiette. Elle a été confiée à Adam Bentalha (ex-Ritz et Royal Monceau), qui joue la carte d’un bassin méditerranéen élargi: salade d’artichauts à l’anchoïade, râpé de pecorino romano, poutargue; cannelloni de king crabe, concombre et pomme granny smith; côtes d’agneau marinées au zaatar… On applaudirait la créativité si les portions n’étaient pas si chiches, si le pain (certes fantaisie) et les accompagnements n’étaient pas facturés en sus. Désagréable, cette impression de payer la déco…

Bravo. Une ode à la Starckmania qui ravira les amateurs.

Dommage. Le grand moment de solitude devant l’addition.

Brach. 1-7, rue Jean-Richepin (VIIe). Tél.: 01 44 30 10 00. Tlj. Carte: 80-110 €.

» LIRE AUSSI – Hôtel Brach, Starck en majesté

Cravan

Le lieu. Bar à cocktails? Café de quartier? Un peu des deux, pour ce concept qui ne déparerait pas au cœur du Marais. Au rez-de-chaussée d’un immeuble Guimard, ce troquet Art nouveau repris par le duo branché Franck Audoux (ex-Chateaubriand) et Youssef Li (Fragments, Circus) a été renommé en l’honneur d’Arthur Cravan, boxeur et poète suisse précurseur du surréalisme. Le décor mérite à lui seul le détour: plafonds fixés sous verre, zinc en marbre, moulures…

L’assiette. Au granola et café de spécialité (Hexagone) du matin succède le croque-madame du midi, avant que ne débarquent pour la soirée de petites assiettes précieuses (foie gras, lobster roll, asperges blanches et bresaola de thon). La cuisine est simple, mais les produits parfaitement sourcés (huile d’olive Cédric Casanova, pain de mie Carré). La vraie star du lieu? La dizaine de cocktails pointus servis toute la journée – les seules boissons alcoolisées à la carte -, à l’image du Trocadéro au Picon, vermouth et curaçao (12 €).

Bravo. La terrasse pour les beaux jours, les viandes rôties au déjeuner du week-end.

Dommage. L’espace intérieur limité, les tarifs snobs.

Cravan. 17, rue Jean-de-La-Fontaine (XVIe). Pas de réservation. Tlj de 8 h à 23 h. Carte: 20-40 €.

» LIRE AUSSI – Cravan, cocktails et croque à Auteuil

Ensemble

Ensemble (XVIe).
Ensemble (XVIe). Capucine Granier-Deferre

Le lieu. Perdue au milieu des immeubles résidentiels cossus de la porte Dauphine, une toute nouvelle table cornaquée par l’équipe de Tous (IXe). Comme là-bas, le partage est à l’honneur, cette fois-ci autour de «tapas». Côté déco, un mélange de contemporain et de décontracté abouti, qui semble déjà séduire la clientèle du quartier.

L’assiette. Carnivore, marine ou végétarienne: la quinzaine de petites assiettes à partager flirte entre l’Asie, l’Italie et le terroir français, faisant montre d’une jolie exécution. À retenir (servis dans une coquette vaisselle), les raviolis frits butternut ricotta et leur généreux pesto de roquette, le tartare de saumon aux herbes parfumé et ses pickles de gingembre ou les cromesquis de pot-au-feu régressifs sauce tartare. En dessert, si le fondant chocolat manquait de relief, les figues rôties et dulce de leche s’avéraient nettement plus convaincantes!

Bravo. Le service amical, la grande tablée pour les bandes.

Dommage. Les tables du fond collées-serrées, les prix qui s’envolent si l’on a un certain appétit.

Ensemble. 11, rue Spontini (XVIe). Tél.: 01 45 05 14 87. Tlj sf sam. et dim. Carte: 30-50 €.

Les Grands Verres

Le lieu. Depuis l’été 2017, le fatigué Tokyo Eat a laissé place au trio inspiré du Quixotic Projects (Candelaria, Glass, Mary Céleste et Hero). Lequel, avec l’aide de l’architecte Lina Ghotmeh, a imaginé un espace mêlant bar en terre compactée monumental, grande verrière et mobilier en bois brut. Avec ses îlots cosy et son éclairage fait de centaines de gouttelettes pendant du très haut plafond, la salle réussit le pari d’apprivoiser l’immensité. Une halte hautement fréquentable avant ou après une expo (en ce moment l’Argentin Tomas Saraceno).

L’assiette. Prônant le locavorisme et le respect des saisons, elle joue l’exotisme et la créativité: falafel et sa salade d’herbes (ultra-croustillant), salade fattoush aux légumes croquants (sous-assaisonnée), bucatini au maïs, concombres mexicains, pastèque et fromage frais (étonnants), suprême de poulet, poivrons et purée de pois chiche (gourmand), panna cotta aux figues (agréable).

Bravo. Le look du lieu, la carte des boissons et cocktails soignée, la grande table arty pour les groupes.

Dommage. Une fois de plus, l’addition un poil salée.

Les Grands Verres. Palais de Tokyo. 13, avenue du Président-Wilson (XVIe). Tél.: 01 85 53 03 61. Tlj. Carte: 40-50 €.

» LIRE AUSSI – Les Grands Verres,une fleur dans le béton

Zebra

Le lieu. Il en fallait de l’énergie et de la vista pour redonner au Zebra, devenu table aux accents lounge assez dispensables, le petit coup de fouet qu’il méritait. Bonne pioche avec Alexandre Giesbert et Julien Ross, ex-Roco et Roca! Le tandem star a recentré ses activités autour de la pizzeria mondaine Daroco, du magique rooftop Perruche et donc de ce bon vieux Zebra. Lequel a subi un relifting bienvenu et fait désormais figure d’élégante néobrasserie, drapée de marbre, bois clair et velours.

L’assiette. Elle aussi semble défiler, parader mais pas dans la vacuité, juste comme ça, pour plaire et aguicher. Et derrière le look soigné de ses compositions, la carte fait sens en épousant la saison: c’était l’agneau rosé et la caponata sicilienne ou l’aïoli de merlu de ligne cet été, c’est désormais le velouté de champignons de Paris ou le ris de veau grenobloise, épinards et pommes vapeur. Jolis desserts classiques.

Bravo. Le créneau 15 h-19 h tout aussi soigné avec jolis croque-monsieur, omelette, cervelle de canut ou terrine de campagne.

Dommage. La terrasse un peu bruyante.

Zebra. 3, place Clément-Ader (XVIe). Tél.: 01 44 14 91 91. Tlj. Carte: 40-90 €.

» LIRE AUSSI – Zebra rallume les codes de la brasserie

Et aussi

Pleine Terre. Jimmy Desrivières (ex-Georges Blanc, Jules Verne, Darroze et Meurice) revient du côté de Chaillot avec une table anoblissant les épices. En attendant le Michelin.

Pleine Terre. 15, rue de Bassano (XVIe). Tél.: 09 81 76 76 10.Tlj sf sam. et dim.

» LIRE AUSSI – Pleine Terre, épices et grand chef

Radioeat. La belle brasserie située au premier étage de la Maison de la Radio, avec vue sur la Seine et la tour Eiffel, décline une trentaine de plats franco-world signés Éric Wapler (tartare de bœuf au saté, sole meunière, piccata de veau…). Bof!

Radioeat. 116, av. du Président-Kennedy (XVIe).Tél.: 01 47 20 00 29. Tlj.

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Substance. Une table d’auteur signée Stéphane Manigold, avec en cuisine le chef Matthias Marc (ex-sous-chef à Racines des Prés).

Substance. 18, rue de Chaillot (XVIe). Tél.: 01 47 20 08 90. Tlj sf sam. (déj.) et dim.

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Ducasse sur Seine. Quatre salons, 120 places assises, deux croisières journalières (midi et soir) et un tea time l’après-midi: c’est le nouveau bijou flottant écologique à propulsion entièrement électrique du chef multiétoilé, en partenariat avec Citysurfing et la Caisse des dépôts.

Ducasse sur Seine. Port Debilly (XVIe). Tél.: 01 58 00 22 08. Tlj.

Masha. L’Hexagone de Mathieu Pacaud (Apicius, Divellec…) a laissé place à une table française orchestrée par un chef nippon (ex-Pierre Gagnaire).

Masha. 85, av. Kléber (XVIe). Tél.: 01 42 25 98 85. Tlj sf dim. et lun.

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les nouvelles tables des Hauts-de-Seine

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92, toute ! Chefs à la relance, nouvelles tables en vue, bistrots réinventés… Ça bouge (beaucoup) du côté de la Défense et des quais de Seine.

Les Petits Princes

Le lieu. Après un long parcours dans les tables étoilées et au sein des palaces, Arnaud Duhem a sauté le pas et ouvert en décembre 2016 «son» chez lui, sur les hauteurs de Suresnes. Un bistrot bien dans ses baskets, très lumineux et chaleureux avec ses briques blanches apparentes, sa cuisine offerte à la vue de tous derrière une grande vitre, son parquet en bois clair. À noter que l’équipe planche sur un nouvel endroit qui doit ouvrir courant 2019 à Paris.

L’assiette. Le chef Remy Danthez ne peut renier sa filiation  des années passées à la Régalade, institution bistronomique reprise par Bruno Doucet à Yves Camdeborde. Du coup, les assiettes respirent la malice et la gourmandise: œuf parfait – vraiment parfait – niché sous un carpaccio de champignons de Paris frais, dés de jambon, noisettes et émulsion parmesan ; risotto à l’encre de seiche, petites gambas dodues, dés de chorizo et émulsion Vache qui rit ; paleron de bœuf extramoelleux, tomates confites et jus au basilic ; brioche façon pain perdu et poêlée de mirabelles…

Bravo. Le voiturier, presque indispensable dans le quartier.

Dommage. Franchement?

Les Petits Princes. 26, rue du Val-d’Or, 92150 Suresnes.  Tél.: 01 41 47 87 61. Tlj sf dim. et lun. Menus: 29 € (déj.), 38 €.

L’Escargot 1903

L'Escargot 1903 à Puteaux.
L’Escargot 1903 à Puteaux. SEBASTIEN SORIANO/Le Figaro

Le lieu. L’Escargot change de main! Jadis propriété d’Hakim Gaouaoui (voir ci-dessous) et terrain d’expression du chef Paolo Boscaro – parti à l’Hôtel Beau-Rivage de Lausanne pour Anne-Sophie Pic -, ce néobistrot de style bourgeois vient d’être repris par Yannick Tranchant. Oui, l’ex-pâtissier en chef du Neva Cuisine dans le XVIIe, où il faisait des merveilles en compagnie de Beatriz Gonzalez. Le voici chez lui après un lifting léger et déjà parfaitement en place.

L’assiette. Bistronomie toute à la carte, qui décline l’histoire bien connue du menu-carte en trois temps, tarifé plutôt raisonnablement, vu la qualité des produits. Le foie gras se retrouve pulsé à la gelée de citron, l’escargot en accord terre-mer avec des encornets et petits croûtons, le filet de canard, admirable de rosé, fricote avec pêches poêlées et condiment au kumquat. Évidemment, la sphère au chocolat, création iconique du chef, fait partie du casting! Mais elle a un sérieux rival: le saint-honoré pour deux, morceau d’anthologie.

Bravo. Une très belle terrasse à fréquenter en ces derniers beaux jours.

Dommage. Pour l’instant, ça roule!

L’Escargot 1903. 94, rue Sadi-Carnot, 92800 Puteaux.  Tél.: 01 47 75 03 66. Tlj sf sam. et dim. Menu-carte: 39 €-70 €.

Rhapsody

Le lieu. La reprise par Jérôme Philippe et Gilles Bailleux, depuis la toute fin 2017, de la Petite Auberge, bistrot désuet engoncé dans ses lambris de bois, était l’une des meilleures nouvelles de l’année pour les Asniérois. Pauvre en tables dignes de ce nom, la ville possède désormais ce chouette néobistrot où la décoration a été revue de fond en comble, cochant soigneusement toutes les cases du genre: cuisine semi-ouverte, briques apparentes, carrelage vintage…

L’assiette. Elle aussi s’applique à respecter une certaine charte, bistronomique en l’occurrence, fort bien réalisée. La patte d’un vrai chef – Emmanuel Sibileau, passé par chez Pierre Gagnaire, Stéphanie Le Quellec et par la Réserve – est là, dans les associations malignes (moules, concombre, curry ; maquereau, espuma de pommes de terre, navet daïkon, sésame). Dans le choix des produits, aussi, comme ce gros champignon sparassis (sorte de grosse morille, gorgée de crème), accompagnant idéal d’un suprême de volaille fermière parfaitement moelleux.

Bravo. Les cuissons justes.

Dommage. Pas mal de plats et de produits manquants à la carte ce soir-là.

Rhapsody. 118, rue de Colombes, 92600 Asnières-sur-Seine. Tél.: 01 47 93 33 94. Tlj sf sam. et dim. Menu: 24 € (déj.) Carte: 30-40 €.

Le Saint Joseph

Le lieu. Des années que les initiés vivant ou travaillant dans les environs se pressent dans ce bistro posé au bout d’une avenue sans charme. Denis Jublan les régalait jadis, entre autres, de viandes brutes de chez brutes. Depuis avril 2017, c’est Benoît Bordier (ex-Jean et la Régalade) et sa femme, Catherine, qui sont aux affaires. Déjà hautement fréquentable, l’endroit a pris de l’épaisseur et ouvre désormais tous les soirs de la semaine, sauf le lundi, jour de fermeture.

L’assiette. On voit immédiatement que le chef a été formé à bonne école! Tout fait envie sur la carte, qui fleure bon la saison: très canaille salade de girolles et shiitaké doublée de copeaux de foie gras et arrosée au jus de viande ; onglet de bœuf au goût profond, twisté par un coulis de poivrons et quelques cacahuètes grillées ; paleron de bœuf cuisiné comme un bourguignon et spaghettis de pommes de terre…

Bravo. Le riz au lait, caramel laitier, digne des meilleurs du genre type Stéphane Jego ou Bruno Doucet. Les excellents conseils en vin.

Dommage. Pas de formule au déjeuner.

Le Saint Joseph. 100, bd de la République, 92250 La Garenne-Colombes. Tél.: 01 42 42 64 49. Tlj sf dim. et lun. Menu-carte: 36 €.

Cabane

Jean-François Bury chez Cabane à Nanterre.
Jean-François Bury chez Cabane à Nanterre. Guy Dublet/GUY DUBLET OUIFLASH

Le lieu. Encore un ex-«Top Chef» au générique! Jean-François Bury, champion du monde traiteur 2015 et issu de la promotion 2017 du célèbre show culinaire. La notoriété aidant, forcément, le voici désormais transformé en hôte dans le centre-ville de Nanterre. Sa toute neuve Cabane a des airs de grand loft urbain et cosy avec ses verrières design, ses tables en bois clair et Chesterfield patinés.

L’assiette. Graphiques et dans le ton de l’époque, les assiettes jouent une élégante partition, ponctuée d’accords bien sentis: émulsion noisette sur l’œuf bio et la fricassée de champignons des bois, verveine sur la volaille fermière, sauce ponzu sur le dos de maigre et les aubergines au sésame, glace citronnelle sur les figues de Solliès rôties…

Bravo. Les belles charcuteries et tapas servies le mardi et mercredi soir…

Dommage. …ces mêmes soirs, la cuisine qui ferme à 21 h seulement.

Cabane. 8-10, rue du Dr-Foucault, 92000 Nanterre.  Tél.: 01 47 25 22 51. Tlj sf dim. et lun. Menus: 26 € (déj.), 37 €. Tapas mar. et mer.: 20-40 €.

Youpi et voilà au théâtre

Le lieu. Où l’on retrouve avec un plaisir non dissimulé Patrice Gelbart, chef de conviction, qui vient de ranimer son ex-bistrot du Xe, du côté de Gennevilliers. Et le Youpi et Voilà de se muer en une cantine de choix pour le très averti théâtre de la ville. Lequel voit une partie de son immense hall transformé en salle de restaurant conviviale avec grandes tables en bois à partager et, déjà, des petits malins flairant la bonne affaire. Youpi!

L’assiette. Car Patrice Gelbart n’a rien perdu de son sens de la formule et dégoupille pour un tarif défiant toute concurrence des petites assiettes limpides, délicieuses et saines. L’autre midi, penne, effiloché de volaille, graines de courge, cacahuètes et coriandre faisaient trempette dans un bouillon de poule concentré, tandis qu’un désarmant gratin de courge spaghetti tenait (bonne) compagnie à un filet de canard à la peau parfaitement grillée. Joli final sucré avec la poire pochée au thé vert et miel de sapin. Évidemment, la carte change en permanence.

Bravo. Le potager en permaculture qui est en train de voir le jour sur le toit du théâtre, pour aller au bout du concept.

Dommage. L’entrée crème d’épinard et chèvre, moins aboutie.

Youpi et voilà au Théâtre. Théâtre de Gennevilliers. 41, av. des Grésillons, 92230 Gennevilliers.  Tél.: 06 26 04 14 80. Tlj sf sam. et dim.  Uniquement au déj. et les soirs de représentation. Menu: 17 € (déj.). Carte: 20-25 €.

Norbert Tarayre, l’agité de la casserole

Norbert Tarayre.
Norbert Tarayre. Serge ARNAL/M6/Serge ARNAL/M6

Il aurait pu remplir le dossier à lui tout seul! En plus de la télé («La Meilleure Boulangerie» sur M6) et de la scène (actuellement face à Danièle Evenou et Séverine Ferrer dans C’est pas du tout ce que tu crois), le sympathique et gouailleur ex-candidat de «Top Chef» joue les hyperactifs dans les Hauts-de-Seine. Avec son associé Hakim Gaouaoui, ils ont lancé une multitude de tables ces dernières années, chacune avec sa personnalité, même si l’ensemble reste relativement normé: Saperlipopette à Puteaux, Macaille et Là-Haut à Suresnes et, l’an dernier, le Bistro de Paris à Colombes.

Et ce n’est pas terminé! Les travaux se poursuivent du côté de Rueil-Malmaison pour Ma Maison, à la fois restaurant, boulangerie-pâtisserie et salon de thé, dont l’ouverture est prévue pour la fin de l’année. Norbert Tarayre reprend également le Van Gogh, restaurant sur les berges de Seine à Asnières qu’il compte – grand bien lui fase – moderniser. Et transformer en une table conviviale de grande ampleur baptisée Splash. Un vrai petit empire que le chef jure de surveiller de près, tout en laissant s’exprimer les opérationnels derrière les fourneaux.

Saperlipopette. 4, rue Mars-et-Roty, 92800 Puteaux. Tél.: 01 41 37 00 00. Menu: 39,90 €.

Macaille. 29, quai Gallieni, 92150 Suresnes. Tél.: 01 41 44 77 80. Menu: 29,90 €.

Là-Haut. 70, av. Franklin-Roosevelt, 92150 Suresnes. Tél.: 01 45 06 22 66. Menu: 49 €.

Bistro de Paris. 3 bis, place du Général-Leclerc, 92700 Colombes. Tél.: 01 47 84 22 48. Menu: 29,90 €.

Sans oublier

Granterroirs. 27, rue Carnot, 92300 Levallois-Perret.  Tél.: 01 41 34 39 70.

Le bistrot Pierre Lambert. 215, bd Saint-Denis, 92400 Courbevoie.  Tél.: 01 43 33 25 35.

Saisons. 50, rue du Château, 92600 Asnières-sur-Seine. Tél.: 09 50 84 93 66.

Ribote. 17, rue Paul-Chatrousse, 92200 Neuilly-sur-Seine. Tél.: 01 47 47 73 17.

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