Taillefer à l’affût… | Le Devoir

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Avant la cérémonie d’assermentation des députés libéraux à l’Assemblée nationale, l’ex-président de la campagne électorale des libéraux, Alexandre Taillefer, a ouvert une brèche dans la position des libéraux eu égard aux signes religieux en avançant l’idée d’interdire le port de signes religieux chez les personnes ayant des pouvoirs de coercition, comme le préconisait le rapport Bouchard-Taylor, alors que la position des libéraux est d’obliger le « visage découvert » dans les interactions entre les citoyens et les représentants de l’État québécois.

Par ailleurs, lors d’une récente rencontre avec les médias, M. Taillefer n’a pas caché que ses réflexions actuelles n’excluent pas la possibilité de se présenter à la chefferie du Parti libéral du Québec au prochain congrès qui sera appelé à désigner un successeur à Philippe Couillard.

De mon point de vue, Alexandre Taillefer, dont l’ambition personnelle n’a jamais été mise en doute, est à l’affût tel un renard qui attend les circonstances propices pour sauter sur sa proie. C’est son droit.

Toutefois, si sa candidature éventuelle n’obtient pas davantage de succès que la campagne électorale des libéraux dont il était le président, je suis d’avis qu’il risque de revenir bredouille de sa « chasse ».

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PLQ: Arcand rembarre Taillefer | Le Devoir

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Les bonzes du Parti libéral du Québec disent en choeur souhaiter se reconnecter avec les militants depuis la cuisante défaite du 1er octobre, mais ils ont passé outre, lundi, à l’appel de l’un de leurs partisans les plus en vue : Alexandre Taillefer.

« Il y a certainement un questionnement à avoir par rapport à la question des signes religieux », a lancé le président de la campagne du PLQ à son arrivée à la cérémonie d’assermentation des 29 députés libéraux au Parlement. « On a aujourd’hui abordé la question de Bouchard-Taylor. On doit arriver à un compromis, c’est quelque chose qui va être sur la table », a ajouté M. Taillefer.

Sa proposition a été balayée du revers de la main par le chef intérimaire du PLQ, Pierre Arcand. « M. Taillefer a terminé son mandat. […] M. Taillefer parle en son nom personnel, [il] ne parle pas au nom de notre formation politique », a-t-il fait valoir alors qu’il était entouré, pour l’occasion, des huit recrues du PLQ. L’homme d’affaires « n’est pas persona non grata » au sein du PLQ pour autant, a-t-il ensuite précisé.

Le Parti libéral a déjà posé ses limites en matière de signes religieux, a rappelé le ministre sortant, en évoquant la Loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l’État (« loi 62 »). L’obligation de donner ou de recevoir un service public à visage découvert est « le plus loin où légalement, à notre avis, on pouvait aller », a fait valoir le chef de l’opposition officielle.

La Cour supérieure, qui a suspendu l’application de l’article charnière de la « loi 62 » en juin dernier, n’est pas du même avis. « Un préjudice irréparable sera causé aux femmes musulmanes à partir du 1er juillet si la suspension n’est pas accordée, et il est urgent d’agir », avait-elle tranché.

 


« Qu’est-ce que doit faire le nouveau gouvernement pour s’assurer que cette disposition-là soit ressuscitée ? Doit-il recourir à la « clause dérogatoire » à la Constitution ? », a demandé un journaliste au chef de l’opposition officielle.

M. Arcand a esquivé la question, se contentant d’appeler le nouveau gouvernement à, « dans un premier temps, laisser les tribunaux se prononcer, d’abord et avant tout » sur le fond.

Un scénario improbable puisque la CAQ s’est engagée à abolir la « loi 62 », pour ensuite légiférer afin d’interdire aux employés de l’État en position d’autorité — les enseignants, les policiers, les juges et les gardiens de prison — de porter des signes religieux.

« Nous ne ferons aucun compromis sur nos valeurs fondamentales », a répété M. Arcand lundi.

Dans les deux langues officielles

À l’avant du Salon rouge, 10 des 29 députés libéraux ont choisi de prêter serment en français et en anglais, malgré quelques accrocs mineurs dans cette deuxième langue pour certains des francophones l’ayant choisie.

« C’est une décision d’abord de respect pour les gens qui sont dans les différents comtés », a déclaré M. Arcand. Il ne s’agissait pas de « remettre en question la qualité du français », a-t-il assuré à la presse.

En anglais seulement, le chef intérimaire du PLQ a souligné dans son allocution l’importance de s’assurer que le Québec demeure « une société libre et ouverte ». « Qu’importe votre langue ou votre religion, nous sommes tous des Québécois », a-t-il affirmé.

L’élu de Mont-Royal–Outremont a justifié son choix par « les craintes » qu’il a dit observer dans les milieux anglophones.

« Vous savez, les gens ne connaissent pas beaucoup la Coalition avenir Québec », a-t-il déclaré. « Je tiens à rassurer les gens et certaines de nos communautés [sur le fait] que nous allons être là pour défendre leurs droits. »

Le PLQ formera une opposition officielle « forte », a enfin fait valoir M. Arcand, tout en précisant que sa formation politique compte un trio d’armoires à glace.

« Comment on peut être intimidé, comme opposition, par ce nouveau gouvernement et par les deux autres oppositions lorsqu’on a autant de talent dans notre équipe et lorsque nous avons Enrico Ciccone dans notre équipe ? Il y a Gaétan Barrette et Saul Polo aussi qui ne sont pas pires, ils peuvent donner un bon coup de main, également », a-t-il lancé devant un parterre de quelques centaines de personnes rassemblées dans le Salon rouge.

En point de presse, il a expliqué avoir fait cette remarque pour faire « sourire un peu les gens ».

Parti libéral du Québec

Plus de femmes, plus de #MoiAussi et moins de ligne de parti ?

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Alexandre Taillefer envisage de briguer la chefferie du PLQ

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Alexandre Taillefer est intéressé à succéder à Philippe Couillard à la tête du Parti libéral du Québec (PLQ).

En entrevue téléphonique à La Presse canadienne jeudi, l’homme d’affaires et président de la campagne électorale libérale n’a pas caché son ambition de devenir le prochain chef du PLQ.

« Ça pourrait être quelque chose que je vais envisager, définitivement », a commenté M. Taillefer.

C’est la première fois que l’homme d’affaires affiche aussi clairement ses couleurs.

Intéressé à succéder à Philippe Couillard, oui, mais pas à n’importe quel prix, s’empresse d’ajouter l’ancien Dragon, propriétaire de Téo Taxi et du magazine L’actualité, déjà prêt à énoncer ses conditions.

En résumé, il envisagera de se porter candidat seulement si deux conditions sont remplies : la course au leadership ne devra pas avoir lieu avant deux ans et le parti devra avoir procédé d’ici là à une refondation majeure.

Sinon, si le parti ne partage pas sa vision des choses, il passera son tour, « c’est très clair ».

En fait, M. Taillefer a déjà une idée très précise de ce à quoi devrait ressembler le PLQ et de ce qu’il faudra faire pour redonner au parti des Jean Lesage et Robert Bourassa son lustre d’antan, en vue de reconquérir le pouvoir dès 2022, « parce qu’on va être redevenus forts et parce qu’on va être redevenus inspirants ».

La couenne dure

Le 1er octobre, accusant la pire défaite de son histoire, le PLQ a dû se contenter de 25 pour cent d’appui des électeurs et d’une trentaine de sièges.

Cette défaite, dure à encaisser, n’a cependant pas refroidi son attrait pour la politique. Au contraire.

Son rôle de président de campagne lui aura appris qu’il avait « la couenne suffisamment dure » pour faire de la politique. « Je suis capable de faire face à la musique », assure celui qui n’avait jamais tâté de la politique avant d’accepter de présider la campagne libérale, il y a quelques mois à peine.

Selon lui, il ne fait pas de doute que le PLQ ne pourra pas reprendre le pouvoir en 2022, sans un « travail de fond extrêmement solide et sans une adhésion militante extrêmement forte ».

Pour cela, il devra se mettre sérieusement à l’écoute de sa base militante, en organisant un « grand brassage d’idées », qui prendrait la forme d’une série de forums durant lesquels les membres seraient conviés à façonner le parti dont ils rêvent.

Le parti, dit-il, doit donc absolument reconnecter avec sa base. Les membres doivent avoir le sentiment que leurs idées sont entendues en haut lieu, et il estime que ça prenait la « douche froide » du 1er octobre pour rendre cet exercice possible.

Le parti doit aussi se doter d’un programme davantage social-démocrate, mêlant habilement les mesures sociales et le développement économique, ajoute-t-il.

Car « l’économie nourrit le progrès social et le progrès social ne peut pas se nourrir sans l’économie », observe M. Taillefer.

Tout en demeurant fédéraliste, le PLQ devra également afficher un visage beaucoup plus nationaliste, se montrer québécois d’abord, dit-il. « On doit sentir cette fierté québécoise-là dans le discours du Parti libéral. Il faut que ce soit vrai, il faut que ce soit senti » pour reconnecter avec les électeurs francophones.

Le PLQ devra aussi tenir « un discours beaucoup plus probant », sur l’écologie, sur la culture, de même que se montrer bien « plus ambitieux sur le plan économique ».

Ce grand bouleversement pourrait prendre « plusieurs années », selon lui, d’où l’importance de repousser l’échéance de la course au leadership à la fin de 2020.

Surtout, le prochain chef devra être en mesure de susciter « l’enthousiasme » de la population.

Inspiré par Québec solidaire

À ce propos, il fait remarquer que Québec solidaire a été le seul parti à avoir réussi à mobiliser les électeurs, particulièrement les jeunes, à susciter de l’enthousiasme, à faire rêver « d’une société plus juste, plus équitable, plus verte ».

« Il faut s’inspirer de ça », est persuadé M. Taillefer, qui dit n’avoir jamais imaginé subir une raclée d’une telle ampleur le 1er octobre.

« On s’attendait à une soirée très serrée », mais jamais à une telle vague, se rappelle-t-il.

Les raisons de la défaite

Il attribue le désaveu massif de la population, surtout francophone, envers les libéraux essentiellement à deux choses : les mesures de rigueur — ou d’austérité — budgétaire des premières années du mandat et l’image de corruption qui continue de coller au PLQ.

L’idée du « changement » nécessaire, après plus de 13 ans sur 15 de gouverne libérale, a aussi percolé dans la population et joué contre les libéraux, analyse celui qui se voit désormais comme un simple militant.

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