Trash Mother : la grippe

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Moi qui traîne toujours la patte pour le dessin du matin et qui préfère souvent le bol de chips à la purée maison, allez savoir pourquoi, quand Simone est malade, je deviens la mère blonde de Sept à la maison. Je suis au sommet de la patience, complètement disponible, douce, calme, dévouée.

Ce jour-là, quand je suis rentrée après une réunion de parents d’élèves interminable dont le principal sujet était « oui ou non, le taboulé est-il un plat ? », j’ai trouvé Simone avachie et un peu blanche sur le canapé. Elle qui d’habitude me laisse à peine fermer la porte avant de me faire les poches, elle a, ce soir-là, à peine réagi à mon arrivée. Elle s’est contentée d’un petit râle rauque et d’un regard mourant et j’ai tout de suite compris que la nuit serait longue. SOS Médecins est arrivé une demi-heure après et le diagnostic a été assez rapide. Simone souffrait d’une grippe, il lui fallait donc du repos, du Doliprane en masse, des bains tièdes et des soupes variées.

J’emmitoufle Simone dans mon seul pull en cachemire et, tout en lui répétant « Maman t’aime, Simone, Maman t’aime », je cours avec elle à la pharmacie. Au retour, je passe devant le primeur encore ouvert et, comme si je m’apprêtais à entrer en guerre, j’achète des tonnes de légumes avec un air affairé et faussement modeste. À la question « je peux vous aider ? », je réponds d’une voix d’ange « non, merci… ça va », pendant qu’au même moment, la vision de moi en mère courage me fait totalement jubiler.

Comprenons-nous bien, je déteste que ma fille ait mal quelque part, je peux pleurer une journée entière à la vue de son sang et je tuerais si on devait lui toucher un seul de ses cheveux, mais, quand Simone est malade, je sens tout à coup en moi des ressources tellement grandes que je prends du plaisir à m’élever un peu. Moi qui doute de moi sans cesse et qui suis persuadée que toutes mes défaillances vont faire d’elle une serial killer, soudain, lorsqu’elle est malade, je deviens tellement irréprochable que je crois gagner ma place au paradis.

Nous rentrons, elle et moi. Je lui fais couler un bain tiède et j’y glisse toutes ses Barbie… que je brosse. Je lui dis « je t’aime, Simone », je change les draps de mon lit, je parfume l’oreiller et je vais chercher la petite lampe du salon pour la mettre dans ma chambre, je l’appelle mon amour et je lui donne du Doliprane. Pendant que la fièvre descend, je lui prépare une soupe maison. De la cuisine, je lui demande « tout va bien, Simone ? », j’ajoute « je t’aime tellement, Simone », et je reviens lui caresser les cheveux pendant que ça mijote.

Je repars dans la cuisine, je prépare un plateau, je dis « tu sais que maman t’aime, Simone ? » et j’ajoute une petite fleur à côté du bol. Je lui ouvre une Danette qu’elle ne finit pas, « ce n’est pas grave, Simone ». Je range le plateau, j’éteins tout, je ne dîne même pas, et je me glisse à côté d’elle. Je m’intéresse énormément à son dessin animé, je lui caresse le bras, les cheveux, je l’embrasse. « Bonne nuit, Simone. » Elle s’endort et moi je veille pour vérifier la fièvre.

Ce petit numéro de Meredith Grey a duré trois jours. Le temps de la guérison. Le quatrième jour, elle était déjà d’aplomb, ses joues étaient rose bonbon et elle n’avait plus mal nulle part. Je l’ai emmenée à l’école et, lorsque je suis rentrée, j’ai trouvé sous mon lit la pipette du Doliprane du premier jour. J’ai failli fondre en larmes.

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Trash Mother : au parc

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C’était un mardi. Je travaillais mollement allongée sur mon lit, quand Cécile, la compagne de Nico, m’a appelée. « Simone a un petit problème. » Au ton de sa voix, faussement calme, j’ai compris que le problème n’était pas petit, mais très gros. C’est alors que Cécile m’a expliqué qu’au retour du parc, elle a retrouvé Simone très amochée après une petite chute et que ses dents de devant sont descendues d’un cran. Comme nous sommes voisins, j’ai pu arriver chez eux en quelques minutes. Nico était déjà là, inquiet, comme moi, debout, la mine a olée. Quant à Simone, elle était sur le petit canapé de l’entrée, dans les bras de la nounou. Toute rouge, la lèvre gonflée et des rivières de larmes qui coulaient sur ses joues. J’ai relevé tout doucement sa lèvre et j’ai pu, à mon tour, constater les dégâts : ses deux dents de devant étaient quasiment déchaussées. Et notre cœur à tous les trois, complètement décroché.

J’ai aussitôt appelé Hadia, une dentiste aussi belle que douce, un genre d’ange brun aux yeux bleus qui sent le printemps même en hiver et que Simone adore. Elle m’a dit de venir tout de suite. Dans le taxi, Simone était dans les bras de son père, amorphe, l’haleine métallique, les gencives en sang et le visage tout bouffi. Je pouvais à peine la regarder sans pleurer. Hadia nous a confirmé que les dents étaient déchaussées et qu’il fallait lui arracher le lendemain matin. Elle avait déjà pris un rendez-vous pour nous chez une ponte de l’arrachage : adresse, ordonnance, tout était prêt. Un ange, je vous dis. Nous sommes repartis chez Nico et Cécile, et nous nous sommes occupés de Simone. Chez eux, je lui ai donné un bain, son dîner, ses antibiotiques dans une Danette et je lui ai raconté une histoire. Nico s’est chargé de la pharmacie, d’une bouteille de vin et, à son retour, il a couché Simone. Cécile préparait un petit dîner pour tout le monde, pendant que Max, la petite sœur de Simone, buvait son biberon en gazouillant. Malgré notre inquiétude à tous, il régnait une parfaite harmonie, une bienveillance silencieuse, réconfortante. Je n’étais pas chez moi, mais je me sentais bien. J’étais plus qu’accueillie, j’étais choyée.

Vers onze heures, je suis repartie et, tout à coup, sur le boulevard, j’ai eu le cœur lourd. L’image de Simone défigurée restait dans mon esprit et je me suis mise à pleurer sans m’arrêter jusqu’à chez moi. Je pensais à son nouveau zozotement, aux enfants qui se moqueraient peut-être d’elle à l’école, à son sourire triste dans le taxi et à ses grands yeux tout gonflés. Le lendemain matin, nous l’avons accompagnée chez la pro de l’arrachage et, une heure plus tard, elle avait deux dents en moins, des points de suture sur la gencive et un sourire de vampire.

Elle n’est, bien sûr, pas allée à l’école, elle a mangé des Danette et de la glace pendant cinq jours, et, finalement, elle était ravie. Une légion de petites souris a défilé sous son oreiller, lui laissant tour à tour des pièces, des cadeaux, un déguisement de mariée, un livre et des jeux. C’était Noël en plein été.

La semaine d’après, Simone n’avait déjà plus mal et le fil est tombé tout seul à la maison entre deux bouchées de coquillettes. Aujourd’hui, Simone a un drôle de sourire mais crâne beaucoup à l’école, racontant en boucle sa petite histoire à qui veut bien l’entendre, et Lucia, la petite peste de la classe, est folle de jalousie.

Tout est bien qui finit bien, et, de notre côté, avec Nico et Cécile, heureux de pouvoir compter les uns sur les autres, nous nous employons chaque jour à demeurer une sorte de… famille. Jolie famille, quand même.

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You can’t help but trash our recycling strategy

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One of the strategies Toronto bureaucrats are dreaming up to get you to sort your waste correctly is to slap offenders with a fine, charging and punishing them as if they are random scofflaws.

Well, let’s see how this is going to work for them. Issuing fines would be a single most destructive step — one severe enough to destroy the goodwill built up over the last 30 years of more environmentally friendly waste management in the GTA.

I just spent the entire morning, after spending an hour last night, trying to figure out what is allowed in the green bin, the blue box and the garbage can in Toronto — as opposed to in Pickering, or Markham, or Mississauga.

The prerequisite for such research must surely be a postgraduate degree in garbology. There must be a squadron of bureaucrats, stretching from Clarington to Burlington, who derive great pleasure in frustrating the life out of residents. The blizzard of choices and options is such that you should not depend on all that you read here. I’ve checked and double checked and am still not certain.

It seems that Toronto wants you to line your green bin receptacles with the omnipresent plastic grocery bags, not the biodegradable ones you would think they’d demand. Peel Region insist on no plastic liners.

For some reason, after more than three decades since the blue box came to North York, our neighbouring municipalities cannot come up with a single system that informs the more than 6 million of us on what goes where.

Uniformity is important here.

When you live in a region where the rules differ from one neighbouring city to the next, you are trading in confusion. Our citizens move seamlessly across the region, not just daily but sometimes hourly. Who can blame the resident for throwing up the hand in resignation?

Long ago, I stopped trying to figure out which drink box and drink cup is acceptable in the blue box. Depending on how my day is going, it either all goes in the garbage bin or it all goes in the recycling bin.

Imagine, some friends are over. They know I have been a bit of stickler for putting waste in its proper stream before they knew what a blue box was, so they try. But even now, they approach the waste separation centre with trepidation.

“Oh, you can put the organic stuff in plastic shopping bags? We can’t do that in Pickering,” one visitor said last week. The Starbucks lover approached with, “Where do I put this?”

Wax-coated? Then it’s garbage bin material.

“Where do I put the clear plastic cutlery? Garbage right?”

Ahh, no — not in Toronto. We recycle those, I think. But cling wrap and coffee cups and laundry soap boxes and nail clippings are, well, garbage.

We’ll recycle your shampoo bottles but not your plastic tubes that dispense shampoo, or cream or toothpaste.

Clear disposable drinking cup? I think it’s blue. Clear lid? Yeah, that’s blue. But clear drinking straw? That’s black, as in garbage black.

“Coffee pods?”

Listen, you figure it out.

Want to put out some shredded documents at the curb? Don’t dare put it in the blue box if you are in Markham or Brampton. They demand it be placed in the green bin, even as Toronto and Durham insist it be placed in the blue box.

You can put kitty litter in the Toronto green bin, but not pet hair; everywhere else, it’s the opposite. Aluminum everything is accepted in York Region’s blue boxes; in Toronto, aluminum foil is forbidden but aluminum other things are treasured.

Who would have thought that diapers and feminine hygiene products would be welcomed in the green bin? They are in Toronto, but don’t try it at points east of Scarborough or west of Etobicoke.

Styrofoam? Bring it on in the blue box, say Toronto and Peel Region; it’s garbage, say Durham and York. The plastic grocery bag is garbage in Durham and York, and blue box material in Toronto and Peel.

Want to keep “garbage” out of the blue box? It’s nearly impossible now. For one, it depends where you live and what rules that city has cooked up to confuse you. Secondly, garbage isn’t, well, garbage. We are asked to put it in the garbage bin because your particular city can’t process it; or has no markets for it; or opted to use a firm that can’t process it; or doesn’t have equipment at the recycling plant to separate the recyclables from the disposables headed for the landfill.

Rather than fine and harass people who can’t figure out the needlessly complex set of rules and exemptions governing what is recyclable, compostable, and disposable, we should fine the people responsible for this befuddling mess.

If you want to levy fines, levy them against the people who came up with a regimen that is confusing, frustrating and, eventually, dispiriting. It literally forces you to give up.

So, though I like Raptors analyst Jack Armstrong, hired to apply his signature call to the problem of mixing garbage with recyclables, Armstrong should be telling the city, not residents, to “Get this garbage outta here.”

Royson James is a former Star reporter and a freelance columnist based in Toronto. Follow him on Twitter: @roysonjames

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City tries to sort out the trash from the recycling

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“Let’s talk garbage!” Howard Tam exclaims, and this crowd of about 60 Torontonians actually looks jazzed.

Over the next four and a half hours, he guides the multicultural mix of volunteers — of all ages and genders — as they work through their feelings about recycling, obstacles to doing it right and possible solutions to the complex system’s acknowledged problems.

City of Toronto employee Paolo Trulli, centre, talks to Mabel Ernest, left, and Michael Fagan, right, during a forum seeking residents' input on Toronto's recycling system.
City of Toronto employee Paolo Trulli, centre, talks to Mabel Ernest, left, and Michael Fagan, right, during a forum seeking residents’ input on Toronto’s recycling system.  (David Rider)

The “design sprint” Friday, co-hosted by the city and a non-profit at Civic Hall Toronto, was a first attempt to tackle Toronto’s vexing, expensive recycling woes through the eyes of the residents who actually use — and sometimes abuse — the resident-funded garbage, blue-box and green-bin system.

“We normally deal with the waste management industry or packaging companies or the manufacturers,” to fight problems including “contamination” of blue bins via food waste that stains paper or addition of non-recyclables, such as old clothes, says the city’s Vincent Sferrazza.

“This is a great opportunity for us now to engage with residents, community groups, social groups and others to ask, ‘What are we doing — and not doing — right?’,” he says, with recycling as well as a multi-pronged public education campaign to tell people what needs to go in which bin.

His solid waste division last spring warned city councillors of a potential 2018 budget shortfall — now forecast at about $10 million — triggered by factors including Chinese recyclers turning away non-pristine paper fibre and, at home, increased bin contamination that boosts processing costs.

About one-quarter of everything put in Toronto blue bins shouldn’t be there. The city still manages to divert about 53 per cent of waste away from landfill, but the long-standing goal is 70 per cent.

Ten people are gathered around a table in a former warehouse in The Junction looking at a clear plastic lid, an empty air freshener bottle, a tea bag, a muffin wrapper, a standup pouch, an old VHS tape, a plastic rubbing alcohol bottle, a foam egg carton, a plastic yogurt cup and a shoe.

Half of them decide what goes next to a tiny blue bin, what goes next to a tiny organics green bin and what is garbage. The other half observe and take notes, looking for emotions including the inevitable indecision, consternation and surprise that, say, a muffin wrapper goes in the green bin.

Through other exercises the same phrases come up. “Frustration,” “confusion,” a “desire for information,” appreciation for the system, including from some people whose home countries haven’t embraced recycling but stress at possible mistakes because “we want to do the right thing.”

Mabel Ernest, a reuse, reduce and recycling “ambassador” for her Toronto Community Housing building at Pelham Park Gardens, near Davenport Rd. and St. Clair Ave. W., is eager to pick up new techniques to coach the residents of her 18-storey tower.

“I do the best I can, but it is very difficult for seniors to sometimes decide what is recycling and what is garbage, so they’re dumping everything in the garbage chute,” she says, suggesting the city might put up signs telling residents how many millions of dollars contamination costs the city each year.

City encouragements to do the right thing include an online “Waste Wizard” search tool to identify the proper bin; a TOwaste smartphone app that includes the waste wizard plus collection calendars and depot locations; and an advertising campaign that includes Raptors sportscaster Jack Armstrong saying his trademark “Get that garbage outta here!”

City enforcement includes waste audits where inspectors lift blue bin lids and, if they see visible contamination, put a sticker on it and push it back toward the home. City council will at some point consider the possibility of monetary penalties for those who dump obvious trash in recycling.

Possible solutions that came from the residents included rules to ensure all fast-food packaging is recyclable; other rules to force manufacturers to standardize packaging that now rapidly changes; monetary incentives and disincentives to influence behaviour; and more information for residents.

“There is a lot of confusion over what is recyclable but also why,” one woman told the gathering. Many people dump paper coffee cups in the blue bin not realizing the wax waterproof lining makes them trash.

“If we knew why it was recyclable or not, we might see the pattern and the big picture. My parents ask, ‘Why is this recyclable and this is not?’ and I don’t know,” she said, suggesting a “Why?” button be added to the online Waste Wizard.

The Ontario government and local partners are developing a system whereby producers of waste will be fully responsible for its sustainable disposal, rather than just helping to defray municipal recycling costs. That could eliminate the need for cities to have, or at least fund, blue-bin systems.

But its introduction is bogged down, with a proposed “full responsibility model” not expected for at least one year. If it proceeds under the new Ontario government, there could be five to 10 years of implementation.

Sarah Climenhaga, an environmentalist who ran for mayor in the recent civic election, participated in Friday’s forum that might be repeated in other parts of the city. She saw some value in residents giving city staff feedback but said the solution ultimately lies with makers of waste.

“Our recycling system is far too confusing, and it’s not going to work until we find a way to make it simpler,” and work with waste producers to get them to produce less packaging, take responsibility for what they produce and reduce or eliminate single-use items, she said.

“I hope the city will listen to the problems people are saying,” she said, “but the solution is not going to come from this room.”

David Rider is the Star’s city hall bureau chief and a reporter covering Toronto politics. Follow him on Twitter: @dmrider

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