Les nouvelles technologies transforment le travail du fermier

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Dans les allées de la foire, si les tracteurs et les engins agricoles continuent de fasciner les enfants, ils n’ont en revanche que peu de rapport avec les modèles qu’ont connus leurs parents.

La grande majorité des produits présentés au salon disposent de systèmes de capteurs numériques, de la possibilité d’être automatisés ou même d’être contrôlés à distance depuis son cellulaire.

Selon Curtis Rempel, vice-président de Canola Council of Canada, le coût des technologies ayant baissé au fil des années, ces dernières sont devenues largement répandues dans le matériel agricole.

Tout le monde dans l’industrie se sert des nouvelles technologies à un moment ou à un autre de la production.

Curtis Rempel, Canola Council of Canada

Parmi les outils les plus populaires auprès des producteurs de Canola ou de grains, on note les systèmes de contrôle de la direction des tracteurs et d’autres machines par géolocalisation satellite.

Deux jeunes hommes testent un système de conduite automatisé par GPS.Les systèmes de guidage par GPS comptent parmi les technologies qui séduisent à la foire agricole de Brandon. Photo : Radio-Canada / Trevor Lyons

« C’est devenu un produit standard sur la plupart des tracteurs », souligne Curtis Rempel.

Augmenter sa productivité

Pour les principaux intéressés, de telles technologies apportent une plus grande précision et augmentent l’efficacité du travail.

Pour des fermiers comme Niels Halls, qui travaille dans une exploitation céréalière à Reston, travailler à l’aide d’écrans de contrôle est devenu le quotidien.

C’est beaucoup moins de fatigue à la fin de la journée de ne pas avoir à tout contrôler à la main et de ne pas avoir à activer tout plein de manettes.

Niels Halls, fermier

Il ajoute que ces nouvelles méthodes de travail lui permettent également de gagner une à deux heures par jour. Ce gain de temps peut alors être investi dans d’autres tâches afin d’augmenter la productivité.

Pour autant, toutes ces nouvelles machines aux fonctionnalités variées, ces systèmes électroniques complexes demandent aux agriculteurs d’aujourd’hui d’acquérir de nouvelles connaissances au-delà de leur activité première.

« Les fermiers sont vraiment au courant des technologies. Ils doivent l’être. Le marché est très compétitif », reconnaît Bill Baker, président d’Agtron, une entreprise qui fabrique des systèmes de contrôle en temps réel de l’épandage de graines.

Des fermiers à convaincre

Tous ne sont ainsi pas aussi désireux de changer leurs habitudes ou d’investir dans de nouveaux dispositifs techniques.

C’est en tout cas ce que constate Frédéric Carrard, le propriétaire d’Agromec Industries, une entreprise de fabrication d’accessoires agricoles pour les tracteurs.

« Je dirais que, pour la moitié des gens, il faut que ça soit le plus simple possible, et pour l’autre moitié, c’est bien s’il y a quelque chose d’un peu plus technologique et d’un peu plus rentable », remarque-t-il.

L’avenir robotique

Il n’en reste pas moins que l’industrie veut aller de l’avant. Des entrepreneurs comme Daniel Badiou et Katrina Jean-Laflamme sont persuadés que l’avenir du secteur est dans la robotique.

Après avoir participé au concours d’innovations il y a deux ans, ils sont revenus cette année pour présenter à la Foire de Brandon la version finale de leur poulailler au grand air entièrement automatisé.

« La tâche du fermier change. Ce n’est pas nécessairement de prendre soin des animaux, mais aussi de prendre soin du robot qui prend soin des animaux », conclut Daniel Badiou.

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Un vêtement de travail nommé Kidur

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La marque française, tombée dans l’oubli depuis les années 1960, écrit une nouvelle page de son histoire avec des vêtements intemporels, bien pensés et bien conçus dans sa manufacture des Deux-Sèvres.

L’histoire d’Alexandre Clary est une jolie success story. À 42 ans, ce Vendéen vient de racheter l’atelier de confection C2S, dans les Deux-Sèvres, où il était entré comme stagiaire à la fin des années 1990. C’est dans cette petite manufacture de tissage créée en 1927 à La Plainelière de Courlay qu’ont été lancées, en 1935, les toiles Kidur «résistantes à l’usure». En 1946, les premiers modèles (vestes, pantalons, salopettes) sont proposés à la vente. Dans les années 1960, il s’en exporte plus de 600 000 pièces par an, que l’on trouve aujourd’hui dans les friperies. L’engouement actuel pour le vintage a convaincu le chef d’entreprise de dépoussiérer la marque et de parler aux hommes, branchés ou non, amateurs de vêtements aussi pratiques que résistants. En 2017, épaulé par Gauthier Borsarello, expert ès vintage, Alexandre Clary a d’abord commercialisé ses prototypes sur le marché japonais – on connaît le goût des Nippons pour les pièces à histoire. Un succès qui a convaincu les deux hommes d’étendre à la France leur projet de relancement.

Alexandre Clary
Alexandre Clary Kidur

La nouvelle version Kidur s’inspire du workwear américain des sixties, dans la veine d’un Carhartt. Elle comprend des chemises à carreaux aux poches plaquées «Camp Shirts», des sweat-shirts à capuche en molleton épais portés sur les campus, les vestes «Pattern 41» des marines… «Nous avons le luxe de prendre notre temps, explique le chef d’entreprise. Sans publicité, nos premières pièces mises en ligne en novembre se sont très bien vendues.» Un arrivage de surchemises en drap de laine sec et épais est annoncé dans les jours à venir. Les tee-shirts et tunisiens devraient suivre au début du printemps. Que les femmes séduites se rassurent: le S correspond à un 38/40, le XS sera bientôt disponible. Pas de saison, pas de soldes, pas d’intermédiaire, mais un fond de vestiaire au prix juste à acheter exclusivement sur le site. 190 € le sweat et 200 € la veste. www.kidur.fr

Veste 41 en natté beige et Camp Shirt, Kidur <br/>
Veste 41 en natté beige et Camp Shirt, Kidur
Kidur

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QS demande au gouvernement Legault de mieux encadrer le travail temporaire

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Québec solidaire demande au gouvernement Legault de mieux encadrer le travail temporaire dans la province.

Le député d’Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc, dit avoir écrit au ministre provincial du Travail, Jean Boulet, à ce sujet.

La formation politique affirme qu’un encadrement accru du travail temporaire est nécessaire dans le contexte où le nouveau gouvernement caquiste baissera les seuils d’immigration dès l’an prochain et qu’il pourrait faire appel à plus de travailleurs étrangers temporaires pour pallier l’actuelle pénurie de main-d’oeuvre, et ce, dans de nombreux secteurs économiques.

« Ce sont des gens qui n’ont pas beaucoup de droits et il faut absolument améliorer leur situation », déclare M. Leduc, en entrevue à La Presse canadienne.

Le député solidaire demande notamment un meilleur encadrement des agences de placement pour que celles-ci permettent à un travailleur qui occupe un emploi temporaire dans une entreprise d’accéder à un poste régulier auprès du même employeur.

M. Leduc réclame aussi qu’une personne puisse être inscrite dans deux agences à la fois et dans le même domaine d’emploi, et que les clauses de non-concurrence en vigueur dans certaines agences rendant cela impossible soient abolies.

« On imagine que le besoin est toujours présent, alors pourquoi placer une personne de manière temporaire et si un poste ouvre, on ne peut pas l’engager à cause d’une clause ? », questionne l’élu.

Les travailleurs temporaires étrangers pourraient également bénéficier d’un meilleur accès à la francisation, tout comme à une syndicalisation, argue M. Leduc.

Il dit faire confiance au ministre Boulet pour que celui-ci fasse avancer le dossier, notamment en travaillant avec ses collègues du cabinet, dont le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette.

« S’ils veulent répondre à la pénurie de main-d’oeuvre par ce chemin-là, ils doivent être conséquents et il faut qu’ils élargissent les droits de ces personnes-là », conclut l’élu.

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En finir avec les déplorables conditions de travail des services d’aide à domicile

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La ministre de la Santé et des Services sociaux Danielle McCann a annoncé le 5 décembre que les établissements publics obtiendront le financement nécessaire pour répondre à l’ensemble des besoins de services à domicile de la population. Les résultats des recherches que nous menons nous incitent à dire qu’une réponse adéquate à ces besoins nécessitera que le gouvernement s’attaque aux déplorables conditions de travail du personnel qui dispense ces services. C’est là que prend principalement racine la pénurie de main-d’oeuvre pointée par les directions des établissements publics et des sous-traitants.

Il faut mettre fin une fois pour toutes à la dévalorisation du travail d’assistance à domicile qui persiste dans ce secteur d’emploi majoritairement occupé par des femmes, dont une proportion importante est issue de l’immigration récente. Ce travail exige des compétences de plus en plus diversifiées, bien qu’elles soient paradoxalement de moins en moins reconnues, car les besoins se complexifient sans cesse avec l’augmentation de la longévité.

Faut-il rappeler que le prédécesseur de la ministre McCann, le ministre libéral Gaétan Barrette, prétendait aussi vouloir répondre aux besoins en faisant croître le nombre d’usagers desservis? Sa réforme de 2015 a reposé sur une gouvernance centralisée et autoritaire du réseau jumelée aux déshumanisantes méthodes de gestion toyotistes. Les effets sur les conditions de travail et d’emploi, de même que sur la santé du personnel, devraient être pris en compte par la ministre pour que les changements ne soient pas cosmétiques.

Dans les établissements publics, le personnel dispensant les services d’aide à domicile, les auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS), a subi une importante intensification de son travail. L’augmentation du nombre de domiciles desservis est allée de pair avec la réduction du temps alloué pour les services, à commencer par leur intrinsèque dimension relationnelle.

Privatisation des services

La réforme Barrette a aussi accentué la privatisation des services d’aide à domicile. Pour atteindre les cibles fixées malgré des budgets insuffisants, les directions de centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) et de centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) ont lancé des appels d’offres auprès des prestataires privés, tant des agences privées de location de personnel que des entreprises d’économie sociale en aide à domicile (EESAD).

En vertu de la Loi sur les contrats des organismes publics adoptée en 2006, les organismes publics doivent adjuger le contrat au prestataire qui a soumis le prix le plus bas, ou encore à une série de prestataires ordonnés selon leurs prix. Le journaliste de Radio-Canada Davide Gentile a montré, dans son reportage du 30 novembre, que la part des heures de services dispensée par les agences privées a substantiellement augmenté en 2017-2018 dans les CIUSSS de Montréal.

Dans les régions où ces agences privées n’ont pas encore consolidé leurs activités, les EESAD se concurrencent entre elles pour se conformer à la norme du plus bas soumissionnaire. (…)

La rémunération du personnel des agences (le salaire minimum, ou à peine plus) et des EESAD est très faible comparativement à celle des ASSS du secteur public, même si leur salaire réel a diminué dans la décennie 2000. Dans le privé, les horaires de travail sont fréquemment à temps partiel, variables et fragmentés sur la journée et la semaine. Les exigeantes obligations de disponibilités de ce travail sur appel entraînent des difficultés d’articulation travail-famille. Les contrats « à exécution sur demande » avec les agences prévoient de courts délais (de 10 minutes à deux heures) avant que le 2e plus bas soumissionnaire ne soit sollicité.

La qualification professionnelle exigée varie d’un prestataire privé à l’autre, mais est de façon générale largement moindre que celle des ASSS, détenant le diplôme professionnel de 975 heures en assistance à domicile. Pourtant, les services achetés que décrivent les appels d’offres comportent de l’aide à domicile — soins d’hygiène, aide à l’alimentation, déplacements, etc. —, et souvent de l’assistance aux personnes en fin de vie et des soins invasifs réservés au personnel infirmier jusqu’en 2004 (administration de médicaments, injection d’insuline, alimentation par gastrotomie).

La qualification professionnelle du personnel est indispensable, de même que son intégration dans les équipes multidisciplinaires des établissements publics, comme c’était le cas auparavant. Le personnel du secteur privé souhaitant intégrer les postes créés dans le secteur public pourrait être incité financièrement à suivre la formation professionnelle d’ASSS. Pour répondre adéquatement aux besoins de services et viser la qualité de ceux-ci, non seulement faut-il plus de personnel, mais aussi faut-il que celui-ci ne soit ni précaire ni rendu malade à cause de la charge de travail, et qu’il puisse négocier collectivement ses conditions de travail pour contrer la traditionnelle dévalorisation sexuée et racisée de ce travail.

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La GRC critiquée pour son travail lors du voyage de Justin Trudeau en Inde

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La présence d’un ex-extrémiste sikh aux côtés des Trudeau, lors du désastreux voyage en Inde du premier ministre l’hiver dernier, aurait pu être évitée. La GRC a sous-estimé la menace que Jaspal Atwal représentait pour la famille de Justin Trudeau, conclut le tout premier rapport d’un comité secret sur la sécurité nationale.

Une photo de Jaspal Atwal en compagnie de Sophie Grégoire-Trudeau à Mumbai avait fait les manchettes, en février, en plein séjour du premier ministre en Inde. Une seconde invitation à M. Atwal avait par conséquent été annulée. Mais plusieurs se demandaient depuis comment l’épouse du premier ministre avait pu se retrouver aux côtés d’un homme condamné pour avoir tenté d’assassiner un ministre indien en 1986 à Vancouver.

Le rapport du Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement, déposé lundi aux Communes, indique que la Gendarmerie royale du Canada avait été avertie pas moins d’une semaine avant ces réceptions mondaines que Jaspal Atwal pourrait être en Inde pendant la visite officielle de M. Trudeau. La GRC a aussitôt sommé son équipe de la côte ouest de vérifier s’il avait quitté le Canada. Le message n’a cependant pas eu de suites, tombé dans la messagerie téléphonique d’un agent en congé.

La police fédérale n’a de surcroît pas avisé le peloton de protection qui suit le premier ministre que M. Atwal était probablement en Inde, révèle le rapport. La police était cependant bien aux faits de son dossier criminel et de ses antécédents d’actes violents. « Cela aurait dû être considéré comme un risque pour la sécurité du premier ministre et de sa délégation », souligne le rapport.

Les listes d’invités aux événements du premier ministre à l’étranger ne sont pas systématiquement contrôlées. M. Atwal figurait sur une liste fournie par le bureau de M. Trudeau. Or, sa présence « a accru de façon importante les risques pour la sécurité [du premier ministre et de sa famille] », a relaté un agent de la GRC au comité.

Ce premier rapport du comité ultra-secret est lourdement caviardé. On y apprend notamment qu’un autre Canadien s’est vu retirer son invitation à la réception de Delhi. Son nom est censuré.

Le premier chapitre du document porte en outre sur les allégations d’ingérence étrangère, mais les conclusions sont presque entièrement caviardées.

Caviardé à l’excès

Les partis d’opposition n’ont pas été impressionnés par ce rapport, qui les laisse sur leur faim. « Les Canadiens qui espéraient peut-être obtenir des réponses avec ce rapport seront déçus », estime le conservateur Mark Strahl. « Le bureau du premier ministre a passé ceci au peigne fin pour s’assurer que l’information qu’il voulait garder sous silence ne soit pas publiée. »

« On cherchait des réponses à plusieurs questions, mais finalement, […] il y a tellement d’éléments qui ont été caviardés et cachés aux citoyens que ça soulève encore plus de questions que ça [n’apporte de réponses] », reproche pour sa part Alexandre Boulerice.

Ce comité secret a été créé par le gouvernement Trudeau et se veut un contrepoids aux lois antiterroristes. Les députés et sénateurs qui y siègent sont informés des activités menées par les diverses agences de renseignement. Leurs rapports sont remis au bureau du premier ministre, qui décide ensuite de ce qui peut être rendu public sans compromettre la sécurité nationale.

M. Boulerice croit que ce processus devrait être amélioré « parce qu’il y a trop d’emprise du pouvoir politique, du bureau du premier ministre sur ce qui est publié et ce qui ne l’est pas ».

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