Le président du Conseil du Trésor du Canada, Scott Brison, quitte son poste

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L’un des vétérans du cabinet de Justin Trudeau démissionne. Scott Brison a annoncé qu’il quittait ses fonctions de président du Conseil du Trésor et qu’il ne serait pas candidat aux élections fédérales d’octobre prochain.

Le premier ministre devra donc remanier son Conseil des ministres lundi, à un peu plus de 10 mois du scrutin fédéral.

Un brassage des cartes qui prévoira « des changements », admet-on en coulisses, plutôt qu’un simple remplacement de M. Brison.

Dans une déclaration vidéo publiée sur Twitter jeudi, Scott Brison a partagé cette « décision familiale » prise pendant la pause des Fêtes, qui représente « l’occasion de faire le point ».

Le député de la circonscription de Kings-Hants, en Nouvelle-Écosse, a expliqué qu’après sept mandats et 22 ans comme élu fédéral, il avait envie de changement. « On dit que la vie débute à 50 ans. Et bien, j’ai 51 ans et je suis prêt pour de nouveaux défis. »

M. Brison a en outre insisté sur le fait que la raison principale de son départ était sa famille. « J’ai eu des rôles importants, au fil des ans. Mais les rôles ou les titres les plus importants de ma vie seront d’être l’époux de Max et le père de Rose et Claire », a-t-il fait valoir aux côtés de son mari Maxime St-Pierre et de ses jumelles de quatre ans.

Justin Trudeau a salué le « dévouement » de Scott Brison et remercié sa famille. « Pendant 22 ans, il a défendu sans relâche les intérêts des citoyens de la Nouvelle-Écosse et du reste du Canada, tout en restant l’une des personnes les plus aimables du milieu », a commenté le premier ministre sur Twitter.

Scott Brison a d’abord été élu sous la bannière du Parti progressiste-conservateur en 1997. Il a rejoint le Parti libéral du Canada en 2003 à la suite de la fusion du Parti progressiste-conservateur et de l’Alliance canadienne, notamment en raison de la position du nouveau Parti conservateur du Canada sur le mariage entre conjoints de même sexe.

Au cours de sa carrière politique, M. Brison a été ministre des Travaux publics (2004-2006) et président du Conseil du Trésor (depuis 2015).

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La truffe blanche d’Alba, trésor du Piémont

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La Maison de la Truffe propose en exclusivité à Paris ce champignon mythique, pour la première fois certifié d’origine et numéroté.

«Allez, ramasse!» Michele harangue en dialecte piémontais ses deux chiens. Perla et Macchia, des bâtards croisés entre labrador, braque et chien d’eau romagnol – race réputée truffière – hument le sol, creusent, jusqu’à déterrer le diamant blanc. Et hop, un gâteau en guise de récompense. Contrairement aux Français, coutumiers des cochons pour le cavage de la truffe noire, les Italiens préfèrent les chiens.

Dressés dès le plus jeune âge – les mamelles de la mère sont badigeonnées d’huile de truffe, dans laquelle trempe également le bouchon de liège qui leur sert de jouet -, ils sont des alliés précieux, que leurs maîtres doivent protéger des attaques meurtrières des concurrents. La chasse a lieu de préférence la nuit, à l’abri des regards. Une fois la truffe cavée, le trou est rebouché et dissimulé par des feuilles.

On ne plaisante pas avec la Tuber magnatum pico. Vendue de fin septembre à fin janvier, entre 2000 et 6000 euros le kilo, selon la rareté, la qualité et le poids de la pièce, la truffe blanche d’Alba est l’un des produits les plus prisés au monde. Qui souffre toutefois de l’absence d’appellation d’origine protégée par l’Union européenne. La région des Langhes lui confère, grâce à l’humidité, le pH et la composition de la terre, un bouquet unique, qui mêle noisette, miel, cèpe, ail, artichaut… Et pourtant, une truffe blanche récoltée dans le centre de l’Italie ou même dans les Balkans peut se faire passer pour une truffe d’Alba.

Chasse à la truffe blanche dans une truffière de la société Tartuflanghe, à Alba.
Chasse à la truffe blanche dans une truffière de la société Tartuflanghe, à Alba. FRANCOIS BOUCHON/ Le Figaro

Pour contrer ces usurpations et favoriser l’obtention du label européen, la principale société de commercialisation de truffe d’Alba, Tartuflanghe, qui fournit truffes fraîches, lyophilisées et produits dérivés à des grands chefs (Gaston Acurio, Albert Adria, Enrico Crippa) et des épiceries fines aux quatre coins du globe (dont le géant Eataly), a développé cette année, en exclusivité pour la Maison de la Truffe, une certification d’origine et de qualité. L’enseigne de luxe, propriété du groupe Caviar Kaspia depuis 2007, propose ainsi de déguster et d’acheter dans ses quatre restaurants parisiens (Madeleine, Marbeuf, la Grande Épicerie et Galeries Lafayette Gourmet) des truffes d’exception (25 g minimum), numérotées et dotées d’un QR code.

Ce dernier permet de lire sur son smartphone une vidéo, réalisée à l’aide d’un drone, de l’endroit précis où elles ont été trouvées. Une traçabilité 2.0 pour en attester la valeur. Tartuflanghe compte une trentaine de petites tartufaie («truffières») dans la région (dont trois certifiées bio), qu’elle bichonne pour obtenir le meilleur produit possible. Car si le tartufo bianco reste impossible à cultiver, on peut favoriser sa croissance.

Paolo Montanaro, qui dirige la société familiale avec sa sœur, explique: «Pendant des années, on ne connaissait des truffes que ce que voulaient bien nous en dire les chasseurs. C’est pourquoi nous avons travaillé avec les universités agricoles de Turin et Padoue pour en savoir plus et mettre en place de meilleures conditions de développement.» Un espacement idéal entre les arbres de 5 à 6 mètres, des branches coupées régulièrement pour favoriser la repousse des racines avec lesquelles les truffes vivent en symbiose, le «nettoyage» du terrain aux beaux jours par une cinquantaine d’ânes qui broutent les mauvaises herbes… L’eau issue du nettoyage des truffes est même reversée sur les tartufaie au cas où elle contiendrait encore des spores.

Bonne nouvelle : contrairement à l’an dernier, 2018 est une année faste. Les prix connaissent une baisse jamais vue depuis dix ans

Outre ses truffières, Tartuflanghe travaille avec plus de 300 chasseurs, vieux paysans ou retraités connaisseurs des bois régionaux, qui arrondissent confortablement leurs fins de mois. «Ce sont eux qui fixent les prix. Nous nous engageons à leur acheter tout ce qu’ils nous rapportent», détaille Paolo Montanaro.

Une fois ramassée, la truffe est d’abord lavée dans une machine pour retirer 80 % de la terre, puis brossée à la main, à l’aide d’un petit couteau ad hoc, avant d’être triée. Le tubercule devant être consommé au plus tard dans les huit jours après sa récolte, les invendus et les pièces abîmées ou de petites tailles sont mis en bocaux, lyophilisés (ce qui permet d’en conserver toutes les propriétés organoleptiques) ou utilisés pour confectionner huile, sel, miel, beurre, purée ou mayonnaise.

Bonne nouvelle: contrairement à l’an dernier, 2018 est une année faste. Les prix connaissent une baisse jamais vue depuis dix ans. Les pluies estivales abondantes sur les collines ont permis aux champignons prisés de se développer en nombre autour des racines des chênes, tilleuls et saules de la région (Langhe, Roero et Monferrato), dont les paysages viticoles ont été classés au patrimoine mondial de l’Unesco en 2014. La vente aux enchères de truffes qui a lieu en novembre depuis dix-neuf ans au château de Grinzane Cavour a vu cette année un spécimen de 850 grammes adjugé 85.000 euros à un jeune entrepreneur de Hongkong. De quoi râper de généreuses lamelles de ce tubercule qui se déguste cru, traditionnellement sur des œufs cocotte, du tartare de veau au couteau, des tagliolini (longues pâtes fraîches), de la fonduta (crème de fromage fondu) ou du risotto.

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