La Russie va se déconnecter d’Internet pour un test

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On ignore pour l’instant la date exacte et la durée du test. Tous les sites russes deviendront inaccessibles aux internautes à l’extérieur de la Russie pendant l’opération.

La Russie a adopté une loi l’an dernier obligeant les fournisseurs d’accès à Internet à procéder à des modifications techniques de leur équipement. Ces changements doivent permettre au réseau Internet russe de continuer de fonctionner indépendamment du reste du monde advenant le cas où des puissances extérieures voudraient lui couper son accès.

La loi prévoit que la Russie puisse créer son propre système d’adressage web (DNS) en faisant passer toutes les communications de l’Internet russe par des serveurs contrôlés par le gouvernement. Le trafic Internet mondial doit normalement transiter par l’un des serveurs racine du DNS contrôlés par une douzaine d’organisations, dont aucune n’est située en Russie.

Les serveurs gouvernementaux russes pourront filtrer les communications afin de s’assurer que seules celles autorisées puissent entrer et sortir de la Russie. Cela pourrait mener les autorités à établir un système de censure semblable à celui de la Chine, rapporte BBC News.

D’après l’agence de presse russe RosBiznesKonsalting (RBK), les entreprises de télécommunications du pays se disent en faveur de la nouvelle loi, mais ne s’entendent pas sur les changements techniques à apporter au réseau. Ces modifications vont selon elles causer d’importantes perturbations sur le réseau Internet russe.

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Christian Dior s’expose au V&A de Londres

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Après son succès à Paris, l’exposition consacrée au couturier se renouvelle au V&A Museum de Londres. Clou du spectacle, la robe de la princesse Margaret.

A sa clôture, en janvier 2018, la rétrospective «Christian Dior: couturier du rêve» du Musée des arts décoratifs de Paris affichait un record de fréquentation, avec plus de 708 000 visiteurs. Rien d’étonnant à ce que l’exposition traverse ainsi la Manche et s’installe à Londres, au Victoria & Albert Museum, jusqu’en juillet. Si la scénographie retrace toujours les 70 ans de la maison de l’avenue Montaigne au travers de son fondateur et des directeurs artistiques lui ayant succédé (Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et Maria Grazia Chiuri), elle renouvelle la majorité des tenues et accentue l’histoire que Dior entretient avec le Royaume-Uni dans une salle dédiée. Clou de l’exposition, la robe portée par la princesse Margaret pour le portrait officiel de ses 21 ans, en 1951. «Ce célèbre tirage de Cecil Beaton nous appartient et nous avons la chance de pouvoir montrer au grand public la robe originale, prêtée par le London Museum, raconte Oriole Cullen, …

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Christian Dior s’expose au V&A de Londres

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Après son succès à Paris, l’exposition consacrée au couturier se renouvelle au V&A Museum de Londres. Clou du spectacle, la robe de la princesse Margaret.

A sa clôture, en janvier 2018, la rétrospective «Christian Dior: couturier du rêve» du Musée des arts décoratifs de Paris affichait un record de fréquentation, avec plus de 708 000 visiteurs. Rien d’étonnant à ce que l’exposition traverse ainsi la Manche et s’installe à Londres, au Victoria & Albert Museum, jusqu’en juillet. Si la scénographie retrace toujours les 70 ans de la maison de l’avenue Montaigne au travers de son fondateur et des directeurs artistiques lui ayant succédé (Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et Maria Grazia Chiuri), elle renouvelle la majorité des tenues et accentue l’histoire que Dior entretient avec le Royaume-Uni dans une salle dédiée. Clou de l’exposition, la robe portée par la princesse Margaret pour le portrait officiel de ses 21 ans, en 1951. «Ce célèbre tirage de Cecil Beaton nous appartient et nous avons la chance de pouvoir montrer au grand public la robe originale, prêtée par le London Museum, raconte Oriole Cullen, …

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«La violence va crescendo contre les métiers de la filière viande»

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INTERVIEW – Implantée en plein pays charolais, Josiane Corneloup, députée LR de Saône-et-Loire, propose la mise en place d’une commission d’enquête après la recrudescence des actions violentes menées par des mouvements antispécistes envers les boucheries-charcuteries.

Vous semblez très sensibilisée aux discours hostiles à la filière viande. Pourquoi?

Avec une vingtaine de députés du groupe LR, nous avons auditionné le 24 octobre dernier, à l’Assemblée nationale, Jean-François Guihard, président de la Confédération française des bouchers, charcutiers, traiteurs (CFBCT), qui nous a fait part des menaces dont sa profession faisait l’objet. Pour faire la lumière sur les différents réseaux et groupuscules activistes, nous proposons de réunir des experts judiciaires, des associations et différents acteurs des filières concernées.

La situation est-elle si inquiétante?

Les discours sont intolérables et la violence va crescendo. Un abattoir dans l’Ain a été incendié dans la nuit du 27 au 28 septembre. Il s’agit de «terrorisme alimentaire» qui nécessite des moyens de surveillance spécifiques.

Vous parlez de la négation  du travail des éleveurs?

Ils traversent une crise sans précédent. Sécheresse de l’été dernier, prix non réévalués depuis dix  ans, baisse de la consommation de viande. On parle beaucoup du bien-être animal. Mais qu’en est-il du leur?

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Rien ne va plus | Le Devoir

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Depuis l’accession de Donald Trump à la présidence, j’ai juré de ne plus jamais faire de pronostics électoraux. Non, je ne fais pas partie de cette classe d’élite de journalistes et de sondeurs qui s’est trompée sur la probabilité d’une victoire pour Hillary Clinton. Au contraire, j’avais prévu la défaite de cette dernière le 21 septembre 2015, à voix haute dans une émission du réseau de télévision MSNBC.

Cependant, je pensais que Mme Clinton serait plutôt battue par Jeb Bush, que je considérais comme le candidat présomptif du Parti républicain. Une bataille entre deux dynasties se conformait à ma thèse d’un système dominé par une oligarchie imperméable. Impossible que Trump défonce les murs du château fort de la famille Bush, ou que Bernie Sanders renverse l’emprise clientéliste du couple Clinton. En fin de compte, la machine républicaine était moins puissante que la machine démocrate, qui a craché Sanders comme une arête.

Mais me voilà détrompé sur Trump-Clinton, bien que je connaisse de près la grande colère anti-Clinton parmi les ouvriers « cols bleus » et les petits commerçants du Midwest. J’avais bien compris, après 18 ans de reportages, à quel point Trump, avec sa rhétorique anti-Chine et anti-ALENA, avait des chances contre une Clinton si liée aux accords de « libre-échange » promulgués par son mari et le président Obama.

L’incroyable percée de Trump, le vulgaire escroc, suivait sa propre logique pour des millions de gens frustrés par des politiciens qui ne cessaient de prôner « la nouvelle économie » et « les emplois de l’avenir ». Pour eux, les villes dévastées par la délocalisation industrielle étaient d’actualité, donc Trump a pu les entraîner dans sa fable de richesse instantanée.

Un bouffon bruyant

Toutefois, je croyais à l’idée du républicain respectable et bourgeois qui servirait de garde-fou contre Trump. J’ai grandi avec ces gens-là dans les banlieues nord de Chicago longeant le lac Michigan. Protestants et conservateurs, les républicains de mon enfance affichaient leur fierté non seulement pour leur réussite professionnelle et dans les affaires, mais aussi pour leur probité, leur engagement civique et leur comportement moral.

Ils étaient ceux qui auraient refusé à un Trump l’entrée dans leurs clubs privés. Un tel bouffon bruyant, surtout marié pour la troisième fois avec une étrangère au passé douteux, n’est pas le membre idéal à présenter à son épouse dans le salon, sans parler du bar après un match de golf avec de potentiels clients. Trump rachète et crée des clubs « prestigieux », comme Mar-a-Lago, justement pour se venger de ce genre de républicain huppé qui le traitait d’arriviste grossier et de corrompu.

Lorsque je suis arrivé dans les studios de France Inter et sur les plateaux France Télévisions dans la soirée du 9 novembre 2016, j’étais convaincu que les « gens bien » du Parti républicain voteraient en grand nombre pour Hillary Clinton par simple dégoût pour Donald Trump. Après tout, la jeune Hillary, fille d’un homme d’affaires, était l’une des leurs à l’origine : originaire d’une banlieue nord-ouest de Chicago, la famille Rodham avait suivi en 1964 l’étendard du puriste de droite Barry Goldwater jusqu’au bout de sa campagne désastreuse contre le démocrate Lyndon Johnson.

On pouvait croire que, sous ses paroles « libérales » et « féministes » battait le coeur d’une candidate à l’âme conservatrice. Une candidate qui a d’ailleurs toujours favorisé la politique de centre droit de son mari, dont la dérégulation de Wall Street et le soutien pour de grandes entreprises comme Wal-Mart.

Regarder Fahrenheit 11/9

Bigre, j’ai eu tort — et plus qu’une fois — devant les auditoires français. Selon les sondages cités par The New York Times, seulement 7 % des républicains autoproclamés ont voté pour Clinton. Lorsque la Caroline du Nord a basculé pour Trump, je suis tombé de haut. Les républicains n’allaient pas sauver la nation : mes « banlieusards » d’enfance, aujourd’hui adultes, m’avaient trahi.

En tout cas, je ne recommande pas de parier sur les élections de mi-mandat en se basant sur les déclarations des journalistes ou des sondeurs ni sur les gros titres d’attentats, d’assassinats ou de caravanes de désespérés. Mieux vaut regarder Fahrenheit 11/9, le dernier film de Michael Moore. Là, on voit les politiciens sous leur jour le plus cynique et on constate jusqu’où ils vont pour duper le peuple.

Sauf que, dans le récit de Moore, pour la plupart anti-Trump, l’arnaque la plus étonnante est commise par Barack Obama, en 2016, lors de la crise de l’eau contaminée à Flint, au Michigan. Il s’agit d’une mascarade, où le président affiche sa prétendue solidarité avec les victimes en buvant une petite gorgée de l’eau du robinet contaminée. On voit bien dans le gros plan qu’Obama n’avale pas. Les riverains démunis de Flint étaient terriblement déçus, ainsi que par le manque d’aide fédérale, ce qui a gravement fait baisser le taux de participation démocrate dans un État clé.

Soyez prudents dans vos paris d’ici mardi. Les gens ordinaires ne sont pas assez bêtes pour miser sur un seul numéro.


John R. MacArthur est éditeur de Harper’s Magazine. Sa chronique revient au début de chaque mois.

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Internet va contrôler un humain pour l’Halloween

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Ce film interactif et diffusé en direct sera filmé en vue subjective, ce qui donnera l’impression au spectateur d’être dans la tête de l’acteur. Ce dernier devra effectuer les actions proposées par les internautes sur une plateforme mise en place par le MIT. Les spectateurs pourront voter pour les propositions qu’ils préfèrent, et celles obtenant le plus de votes seront envoyées à l’acteur en direct.

Dans une bande-annonce de l’expérience, on peut avoir une idée des propositions qui pourraient être envoyées mercredi soir. On y voit notamment « Monte dans l’autobus », « Cours! » et « Sors du bâtiment. »

On sait peu de choses sur le scénario qui sera mis de l’avant pour cette aventure nommée BeeMe. L’histoire devrait tourner autour du fait qu’une intelligence artificielle malicieuse a été relâchée sur le web et que le protagoniste doit tout faire pour l’arrêter.

Le MIT espère pouvoir étudier les interactions des internautes pour comprendre comment un grand groupe de personnes arrive à prendre des décisions coordonnées pour atteindre un but commun.

Le nom de l’expérience, BeeMe, contient d’ailleurs une référence à l’abeille (bee), un animal connu pour être capable de prendre des décisions en groupe. La conscience collective d’Internet est d’ailleurs souvent appelée « hivemind » sur le web, soit l’« esprit de la ruche ».

Pokémon et Chatroulette

Ce n’est pas la première expérience du genre en ligne. En 2014, un utilisateur de la plateforme de diffusion en direct Twitch avait programmé un jeu Pokémon pour qu’il réponde aux commandes de la discussion instantanée des spectateurs de sa page. Les internautes pouvaient donc écrire des commandes (haut, bas, droite, gauche, etc.) avec pour objectif de finir le jeu collectivement (quoique chaotiquement). Il a fallu 16 jours à l’essaim de joueurs pour terminer Pokémon Red.

En 2015, un youtubeur avait quant à lui simulé un jeu de tir à la première personne sur Chatroulette. Un spectateur à la fois pouvait donner des ordres à un acteur pour qu’il atteigne la fin d’un niveau créé de toutes pièces pour l’occasion.

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Mondiaux de jeux vidéo : une femme de Québec s’en va en Chine avec missharvey

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Un texte d’Alain Rochefort

Julie Bouchard, 23 ans, est nouvellement intégrée au sein d’une équipe entièrement féminine qui a mérité son billet pour le pays de l’Empire du Milieu grâce à une victoire aux championnats canadiens au jeu en ligne Counter-Strike : Global Offensive, le week-end dernier, à Toronto.

Les autres membres de l’équipe sont des professionnelles de ce jeu de tir, où deux équipes s’affrontent.

« On s’est fait une équipe pour le Canada, un quatuor. On a fait une équipe juste pour les Mondiaux. Mes coéquipières jouent dans des équipes professionnelles. Moi, je suis juste la petite recrue qui attend mon tour », explique Julie Bouchard, elle-même connue sous le pseudo bouchard dans la communauté du jeu en ligne.

« Elles m’ont pris dans leur équipe vu qu’elles ont vu en moi un potentiel pour le futur », ajoute la femme qui joue plus sérieusement à Counter-Strike: Global Offensive depuis deux ans seulement.

La championne de jeux vidéo de Québec, Stéphanie Harvey, alias missharvey, a pris Julie Bouchard sous son aile. Photo : Radio-Canada/Pascale Lacombe

Sur un nuage

Julie Bouchard flottait toujours sur un nuage lundi en studio à l’émission C’est encore mieux l’après-midi. Elle s’estime très choyée de jouer aux côtés de missharvey dans une compétition aussi relevée.

« C’est une star. Je ne la voyais pas comme une humaine parce qu’on la voit toujours à la radio, à la télévision. C’est un honneur. Elle m’a comme pris sous son aile et elle m’apprend beaucoup de choses », a-t-elle confié à l’animateur Guillaume Dumas.

Elle m’a inspiré beaucoup et de pouvoir jouer avec elle, c’est irréel. Elle m’a pris sous son aile et m’a appris ses trucs.

Julie Bouchard, connue sous le pseudo bouchard

Elle prédit une victoire en Chine

Même si elle est une recrue, Julie Bouchard déborde de confiance. Elle y va même d’une prédiction audacieuse en vue des championnats du monde.

« Selon moi, on va gagner. Selon moi, on est la meilleure équipe au monde. Mais on pratique énormément », souligne la jeune femme.

Julie Bouchard souhaite d’ailleurs devenir une professionnelle des jeux vidéo, comme missharvey, également originaire de Québec.

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On va parler de suicide, OK?

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Lors de la dernière émission de Tout le monde en parle (TLMEP), dimanche 14 octobre, Hubert Lenoir s’est laissé aller à une confession sans se douter du malaise qu’il susciterait instantanément : « Ouain, j’ai un peu le goût de me crisser en feu ces temps-ci. » À ses hôtes visiblement ébranlés qui lui ont demandé « pourquoi ? », c’est un jeune homme vulnérable qui a rétorqué : « C’est un sentiment… je ne sais pas. »

La suite de l’échange aurait pu être humainement magnifique mais, au lieu de cela, on a pu observer à quel point le suicide, et ce sentiment, est tabou au Québec. Il s’agit de choses dont on ne parle pas ou dont on parle très mal (la plupart du temps). Sur le plateau de TLMEP, Guy A. Lepage a sans doute voulu jouer la carte de la-lumière-au-bout-du-tunnel en faisant remarquer : « Tu sais que Michel [Courtemanche] a vécu ça et qu’il ne l’a pas fait… » Sauf que la carte n’a pas eu l’effet escompté. Évidemment. Allô la culpabilité ! Hubert Lenoir a semblé regretter d’avoir lâché cette bombe et a alors tenté de minimiser le tout en plaidant le classique : « Ah non, mais je disais ça de même. » Ce à quoi il s’est immédiatement fait répondre par Dany Turcotte : « On ne dit pas des affaires de même ! » Vraiment, ça allait de pire en pire dans mon écran ce soir-là. Pourtant, le jeune homme de 24 ans a essayé de le défendre jusqu’au bout, son sentiment, cherchant quelques traces, chez ses interlocuteurs, d’un ressenti similaire au sien : « Quoi, t’as pas le goût, toi, des fois de… ? T’sais, genre, on finit ça là ? »

« Non. »

Non ? ! Je ne l’accepte pas, moi, ce non-là ! Parce qu’il y en a plein de gens, au Québec, qui l’ont, ce sentiment. Qui ont envie de « se crisser en feu ». Qui ont envie de disparaître. Qui veulent s’endormir et ne plus jamais se réveiller. Qui ont mal. Qui ont le sens de la vie qui se délite sous leurs yeux, le matin, quand ils se réveillent. Il y a en a plein de gens, au Québec, qui sont en train de se mourir par en dedans : à cause du rythme de vie effréné que notre temps nous impose, à cause d’un boulot qu’on déteste et qui nous fait sentir insignifiants, à cause de problèmes de famille ou de problèmes de couple ou de problèmes à l’école… Eh oui, même nos enfants ne sont pas à l’abri de ce sentiment. Ce sentiment de vouloir en finir une fois pour toutes, l’espace d’un moment, quand rien ne va plus. Mais toutes les raisons que l’on peut invoquer pour tenter d’expliquer ce sentiment ne comptent pas. Sur le coup, c’est le sentiment qui compte et qu’il faut apprendre à écouter et à légitimer. Demander à Hubert Lenoir « pourquoi il a envie de se crisser en feu », ça ne servait à rien.

« C’est un sentiment… je ne sais pas », qu’il a dit.

Ce soir-là, j’aurais aimé pouvoir dire à Hubert : « Dude, t’as le droit en esti de te sentir de même quand ça va pas. C’est dégueulasse, mais ça va passer. » J’aurais peut-être même fait une joke poche. Parce qu’il faudrait arriver à en rire, des fois, de ça, pour foutre un coup de pied dans le tabou que ça représente, le fait d’avoir envie de se crisser en feu.

À ceux et celles qui ont peur de l’impact que mes propos pourraient avoir ou qui pensent que je vais trop loin en affirmant qu’il faudrait même apprendre à rire de tout ça, sachez que je suis bien placée pour savoir que le mal-être de quelqu’un est quelque chose de grave et de lourd. Mon père s’est suicidé quand j’étais ado — au mois d’octobre, d’ailleurs. Mon père a été de ceux qui ne le voyaient plus, le sens. Mais surtout, il a été de ceux, de ces hommes, qui ont cruellement manqué d’une parole libérée. Quand par en dedans c’est déjà lourd à porter, tu te dis que tu ne peux pas gérer, en plus, la lourdeur de la réaction que les autres auront devant ton mal-être. T’as besoin de léger, t’as besoin d’un répit, t’as besoin de savoir que ceux et celles que tu aimes sont là, juste là. T’as besoin de valider que t’es pas en train de devenir fou, que t’es juste humain, que la vie c’est parfois une salope mais qu’elle reste belle. T’as besoin de ressentir que c’est correct d’avoir des journées, des mois, des années merdiques, mais qu’à force de pouvoir le gueuler, que ça ne va pas, la lourdeur va finir par s’en aller…

Dans la société du bien paraître et de la performance à tout prix, ce n’est pas toujours évident de se montrer vulnérable et de dire des affaires de même… Pourtant, il va bien falloir qu’on apprenne à le faire.

« Quoi, t’as pas le goût, toi, des fois de… ? T’sais, genre, on finit ça là ? »

Hey, c’est trois Québécois par jour qui finissent ça là. Il va falloir qu’au Québec on apprenne à parler d’affaires de même.

Besoin d’aide ? Ligne québécoise de prévention du suicide : 1 866 277-3553

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