La folie des variations incessantes de limitations de vitesse

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Une étude de l’hebdomadaire Auto Plus dénonce, depuis l’entrée en vigueur du 80 km/h, des variations de limitation de vitesses trop fréquentes. Sur un parcours de 141 km, pas moins de 130 changements de l’allure limite auraient été relevés.

En juillet dernier, lors de son entrée en vigueur, la limitation à 80 km/h n’a pas remplacé celle à 90 km/h mais s’y est ajoutée. C’est ainsi que certains tronçons comprennent à présent de nombreux changements de limitation de vitesse, qui désorientent et piègent de plus en plus d’automobilistes. En plus de ces variations intempestives, certaines règles ne facilitent pas la vie du conducteur quand il tente de prendre connaissance de l’allure maximale autorisée.

Sans séparateur central, si vous roulez sur une voie unique, la vitesse limite est de 80 km/h même si aucune signalisation ne le précise. En revanche, lorsque la chaussée s’élargit à deux voies (dans le même sens de circulation), l’allure légale passe normalement à 90 km/h. Dans les deux cas, les autorités locales n’ont pas l’obligation d’apposer des panneaux de signalisation, puisque ces limitations relèvent de la règle générale définie par le décret n° 2018-487 du 15 juin 2018. Nul n’est censé ignorer la loi. Mais sur les portions à deux voies sans terre-plein central, si une vitesse inférieure à 90 km/h s’applique, un panneau doit l’indiquer.

Même quand un chantier est à l’arrêt (voire terminé), la nuit ou les jours fériés, la vitesse temporaire réduite reste en vigueur. Attention dans ce cas aux radars autonomes (les grosses boîtes grises déplaçables), désormais fréquemment installés sur ces zones, et flashant à la limitation indiquée, à toute heure et 7j/7.

Enfin, si vous circulez sur une route où la restriction est plus basse que celle prévue par le Code de la route pour ce type de voie (par exemple, 70 km/h au lieu de 90 sur une 2 x 2 voies avec séparateur central), sachez qu’après un croisement, si aucun panneau de rappel de la vitesse précédente n’est présent, celle-ci ne s’applique plus. C’est alors l’allure prévue par la réglementation générale qui prévaut.

Sur le trajet entre Pacy-sur-Eure et Caen (via la N13 et la D613), d’une longueur de 141 km, Auto Plus a relevé 130 variations de limitation de vitesse. Soit un changement tous les 1,08 km. Le record est toutefois détenu par Dijon-Beaune (36 km via la D974), qui présente 42 modifications de la vitesse maximale autorisée. Ce qui nous donne un changement tous les 0,86 km, un chiffre qui fait réagir quand on sait qu’à 80 km/h, un kilomètre est parcouru en seulement 45 secondes! Dans ces conditions, il paraît difficile de respecter scrupuleusement la réglementation même pour les automobilistes les plus légalistes. À moins de posséder un assistant d’aide à la conduite type Coyote.

Avant, il y avait 20 km/h d’écart entre les allures imposées sur ces axes, hors agglomération (70-90-110). Mais aujourd’hui, selon Auto Plus, la grande majorité des changements concerne des passages de 70 à 80 ou de 80 à 90 km/h, et vice versa. Or, modifier son allure de 10 km/h aussi fréquemment semble vain, et se révèle difficile à mettre en œuvre quand les variations se succèdent à quelques centaines de mètres d’intervalle. Par exemple, sur le trajet de Pacy-sur-Eure à Caen, on passe 27 fois de 80 à 90 et 28 fois de 90 à 80 km/h. Soit 55 changements de limitation sur 130 dus à l’apparition du 80 km/h (auparavant, on roulait à 90 sur l’ensemble de ces portions). Quant au parcours Saumur-Niort, sur la partie entre Parthenay et le chef-lieu des Deux-Sèvres, quasiment 100 % des variations de vitesse sont des passages de 80 à 90 ou l’inverse! Idem entre Beaune et Dijon, mais aussi Sens et Auxerre.

En conclusion, les changements intempestifs de limitation sur un même parcours ont au moins pour vertu d’augmenter les infractions et de gonfler les recettes de l’Etat. Selon le projet de loi de finances 2019, les radars devraient rapporter 1,23 milliard d’euros de recettes en 2019, ce qui représente une hausse de 12% par rapport à 2018 et deux fois plus qu’il y a dix ans.

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Variations, grand-père et petit-fils unis aux fourneaux

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LA CRITIQUE D’EMMANUEL RUBIN – Complice, touchant, tempéré à concilier les cuisines et les générations, un duo familial tire une jolie salve de recettes dans le XIe.

Dans ce XIe arrondissement des nouvelles bonnes convenances où une salle rafraîchie se fait une jungle d’un simple mur en papier peint et toute une gaieté de fauteuils en velours pop, cette Variations et son drôle de quatre mains, où grand-père et petit-fils s’unissent aux mêmes fourneaux. L’un que l’on imagine rompu à ne pas se moquer des traditions, l’autre, passé par le Plaza, que l’on devine plus prodigue à paysager l’assiette mais l’un comme l’autre, complices, touchants, tempérés à concilier les cuisines et les générations.

L’autre semaine, le menu déjeuner affichait bouchée à la reine et ceviche de lieu, la carte déposait un terrien ris de veau, purée truffée aussi bien qu’un carré d’agneau dans son jardin de salsifis, navets et christophines. Une jolie salve de recettes qu’emballait un peu plus la belle volée d’un jeune pâtissier.

Avec qui? Un(e) hypersensible.

Une, deux, trois assiettes… Crabe, algues marines, poivre de Lampong et huile de Cameline: tendu. Dos de chevreuil, poire de terre et châtaignes, jus aux airelles: bel esprit d’automne. La cabosse, chocolat et yacon: haut cacao. Également, une réjouissante sélection de viandes maturées.

Service? Délicat.

L’addition? Menus opportuns (déj., sem.) à 19 et 25€. Carte plus tranchante à 60€.

Quelle table? Côté banquette.

Variations. 15, rue Trousseau (XIe). Tél.: 01 70 69 25 41. Tlj sf dim. et lun. Métro: Ledru-Rollin.

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