Lendemain de veille au Parti québécois

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Eh bien, voilà : le Parti québécois est revenu à sa taille d’origine, mais en bien plus mauvais état. Comme ses deux chefs précédents ne parlaient presque plus de l’indépendance (la raison d’être du parti), l’idée s’est évaporée dans les esprits et le PQ ressemble aujourd’hui à un squelette dont on entend cliqueter les os, musique fort attristante. Réussira-t-on un jour à lui remettre un peu de chair ? Rien n’est moins sûr.

Jean-François Lisée avait cru pouvoir réaliser un coup fumant en s’abstenant de parler d’un sujet aussi effrayant que la liberté d’un peuple. Cela lui aurait permis, pensait-il, de se faire élire pour un premier mandat au cours duquel il aurait ébloui tout le monde par ses somptueuses réalisations. Les électeurs lui en auraient alors accordé un second, et le Québec serait devenu un pays.

La modeste intelligence de ces électeurs, hélas, n’atteint pas la subtilité de l’astucieux chef de parti. Son projet a fait patate et nous voici maintenant gouvernés par le chef de la CAQ, François Legault, ancien souverainiste qui a décidé de se tourner vers les vraies affaires. On entend déjà le bruit de ses gros sabots.

Nous entrons dans une nouvelle ère politico-sociale, celle de l’environnement, un thème qui, à juste titre, mobilise de plus en plus les esprits. Le projet de pays est-il mort ? Je ne le sais pas plus que vous. Mais la protection de l’environnement s’impose comme une urgence. Les éléments identitaires et culturels vont alors passer à l’arrière-plan. Or, comme on peut respirer aussi bien en anglais qu’en français et qu’il faut absolument respirer pour vivre, il y a fort à parier que les indépendantistes risquent de se donner un tour de reins en tentant de remonter la côte et de retrouver la cote.

Comme quoi la simplicité et la franchise, en politique comme en bien d’autres domaines, restent la meilleure base de stratégie.

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