Une journée dans la vie d’une journaliste privée de téléphone intelligent

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Charlotte-May Mondoux-Fournier

9 h – J’arrive au bureau le matin remplie d’appréhension, sachant que je vais bientôt devoir me séparer de mes deux téléphones : celui que j’utilise dans ma vie personnelle et celui qu’on me prête pour le travail. Mes collègues me taquinent gentiment. Je crois que je ne ferai aucun jaloux. Plusieurs affirment qu’ils ne pourraient jamais se passer de portable dans le cadre de leurs fonctions.

Le téléphone intelligent est un incontournable dans la boîte à outils d’un journaliste : il s’en sert au quotidien pour tweeter, prendre des photos, envoyer des courriels, enregistrer et monter des entrevues, ou encore parler en direct à la radio. Sans surprise, je constate que je passe au moins une heure par jour les yeux rivés sur mon téléphone de bureau.

La journaliste Charlotte Mondoux-Fournier consulte ses téléphones intelligents.Le téléphone intelligent est un incontournable dans la boîte à outils d’un journaliste. Photo : Radio-Canada

10 h – Je range mon cellulaire dans le tiroir de mon bureau que je verrouille. Un peu à contrecœur, je rends la clé à Mateo, le caméraman qui m’accompagne pendant la journée.

11 h – Je dois rédiger des tweets au sujet de la journée sans cellulaire. Si je les envoie d’habitude de mon portable, je dois cette fois me rabattre sur mon ordinateur de bureau. Je dois également rédiger quelques notes manuscrites pour le vox pop que Mateo et moi devons réaliser.

12 h – Nous sortons dans la rue pour interroger des gens sur leur relation à leur téléphone. La plupart des personnes à qui nous parlons affirment qu’elles ne pourraient jamais se passer de leur appareil, surtout lors d’une journée de travail. Certaines affirment même que si elles oublient leur cellulaire à la maison le matin, elles font demi-tour dès qu’elles s’en aperçoivent.

Nomophobe (adjectif et nom) : Se dit de quelqu’un qui ne peut se passer de son téléphone portable et éprouve une peur excessive à l’idée d’en être séparé ou de ne pouvoir s’en servir.
– Définition du Larousse

Je jette un coup d’oeil à la montre que j’ai empruntée à une collègue. Je n’ai jamais senti le besoin de faire réparer celle que je possède, car mon cellulaire m’a jusqu’ici toujours servi d’horloge.

Je sens tranquillement monter l’angoisse.

Est-ce que j’ai manqué un courriel important?

Est-ce que certains essaient de me contacter sans y parvenir?

Pourquoi mes poches sont-elles vides?

Je tâte souvent l’intérieur de mon manteau à la recherche de mes téléphones. Chaque fois, je semble avoir oublié que ceux-ci sont restés au bureau.

13 h – De retour à la station, c’est déjà l’heure du lunch. Je m’assois seule à une table. Impossible de me rabattre sur mon téléphone portable pour contourner l’ennui. Je me dis que j’aurais mieux fait d’apporter un livre.

14 h – Je prépare mon intervention au Téléjournal Ontario. Pour la première fois, je suis soulagée de ne pas avoir mes téléphones pour me distraire. C’est bien le premier bon côté que je vois à cette journée sans cellulaire. Je commence même à sentir un léger sentiment d’euphorie à l’idée de ne pas pouvoir être joignable en tout temps.

La journaliste Charlotte Mondoux-Fournier et le chef d'antenne Frederic Pepin échangent lors d'un segment au Téléjournal Ontario.Au moins 8 Canadiens sur 10 possèdent un téléphone cellulaire. Photo : Radio-Canada

16 h – J’enregistre mon intervention au Téléjournal. Après, c’est le temps de faire le bilan de ma journée. Je suis agréablement surprise de constater qu’après tout, ça n’a pas été trop difficile. Je n’ai pas l’impression d’avoir vécu le fait de ne pas avoir de téléphone comme un réel handicap.

Toutefois, une journée c’est bien assez pour moi. Passer trois journées complètes sans cellulaire, ça aurait été un vrai défi… que je ne crois pas que j’aurais pu relever!

17 h – Je récupère mes téléphones avec enthousiasme. Assez rapidement, je constate que je n’ai pas manqué grand-chose. Je n’ai qu’un seul appel manqué… de ma mère!

Sommes-nous tous un peu accros à nos téléphones intelligents? Oui, probablement. À nous de trouver comment gérer cette dépendance pour qu’elle ne nous rende pas malades.

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Une Réginoise veut gagner sa vie avec des jeux vidéo sur Internet

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Pour résumer, la jeune femme diffuse en direct ses parties de jeu vidéo grâce à ses caméras afin que les gens puissent la voir jouer et voir ainsi ses réactions tout en lui transmettant instantanément des messages.

« Les gens peuvent regarder, vous pouvez discuter avec d’autres personnes », dit-elle. « C’est la forme de média numérique la plus interactive que je connaisse. »

En ligne, elle apparaît sous le pseudonyme xsarahmony. À l’origine, elle avait commencé à diffuser ses parties pour des amis qui manquaient des soirées de jeux. En octobre 2017 cependant, une conférence a changé son état d’esprit et elle a alors décidé de diffuser ses séances de jeu à un public plus large.

Selon elle, les gens regardent d’autres personnes jouer à des jeux vidéo pour deux raisons : s’instruire et se divertir.
« Vous pouvez voir comment les joueurs font et ça peut vous aider à progresser vous-mêmes dans vos jeux et dans votre façon de jouer », pense-t-elle.

Sarah Tollefson compare cela à regarder du sport à la télévision.

« Pourquoi voudriez-vous regarder quelqu’un jouer au football pendant deux, trois heures, si vous pouviez le faire vous-même?, demande-t-elle. C’est un peu comme une personne qui diffuse, qui le fait bien et qui est bonne et qui est généralement plus divertissante : vous pouvez vivre les sensations par procuration, à travers eux. »

Une jeune fille souriante devant un écran d'ordinateur.La jeune joueuse a commencé à jouer à l’âge de 5 ans avec Pokemon argent. Photo : Radio-Canada

Environ 50 spectateurs en moyenne

Sarah Tollefson explique qu’il y a trois façons de générer des revenus en faisant son travail. Tout d’abord, les gens peuvent s’abonner à sa chaîne gratuitement ou moyennant un montant en dollars. Deuxièmement, les gens peuvent « payer avec des bits » en regardant. Troisièmement, les gens peuvent donner de l’argent, comme un pourboire.

« Cela varie d’un mois à l’autre », précise-t-elle. « On peut faire 500 $ un mois puis 100 $ le mois suivant, ou plus de 500 $… C’est impossible à prévoir. »

La jeune femme aimerait gagner 1000 à 2000 $ par mois. Les joueurs les plus populaires qui diffusent sur Internet leurs parties de jeux peuvent gagner beaucoup plus que ça grâce à leur public et des partenaires qui s’associent à eux.

Tandis que Sarah Tollefson attire de plus en plus de spectateurs, soit une cinquantaine de personnes en moyenne à chaque fois qu’elle diffuse une de ses parties de jeu, elle ajoute qu’elle doit parfois faire attention aux personnes qui tentent de trouver où elle habite. Par conséquent, elle fait très attention à sa sécurité et prend ce problème au sérieux.

Par ailleurs, en tant que femme, elle fait parfois face à des commentaires peu agréables, voire insultants, et reconnaît que ce milieu est plus difficile pour une femme qu’un homme.

« Il faut être solide parfois, et prendre les mesures nécessaires pour se débarrasser des gens méchants.

Pour ceux qui envisagent de diffuser en direct leurs parties de jeux vidéo, Sarah Tollefson n’a qu’un conseil : « Foncez! ».

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À qui appartient ma vie?

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Dans un passé récent, nos sociétés occidentales ont formellement reconnu à l’individu un certain nombre de droits fondamentaux, comme le droit de parole et d’assemblée. C’est un progrès réel qui assure notamment à chacun la liberté de pensée et de mouvement. Plus récemment encore, notre société a reconnu à certaines personnes en fin de vie le droit de requérir de l’assistance médicale pour les aider à mourir. Ce droit, cependant, ne peut être exercé unilatéralement mais dépend de la volonté d’autrui, qui l’autorise et en fixe les conditions d’exercice.

Pourquoi en est-il ainsi ? S’il y a une chose qui m’appartient en propre, c’est bien ma propre vie. C’est mon plus grand bien. J’y tiens encore plus qu’à ma liberté de parole ou de mouvement. Et tous les humains ont le même sentiment. Comment se fait-il que les chartes des droits ne reconnaissent pas clairement à la personne humaine un droit fondamental sur sa propre vie ? Ce devrait pourtant être le premier de ses droits.

La raison de cette carence est essentiellement de nature religieuse. Notre vie est censée venir de Dieu, à qui elle appartiendrait. Nous n’en serions que les bénéficiaires, non les propriétaires. C’est un cas évident du mélange du sacré et du profane. En cette époque de séparation entre l’Église et l’État, nous devons mettre fin à cette équivoque. Le droit doit reconnaître à la personne humaine la pleine maîtrise de sa vie et son droit de décider d’y mettre fin, même si la religion devait prescrire le contraire pour ses fidèles.

Le suicide lui-même n’est évidemment pas un acte criminel : comment, en effet, punir un mort ? Mais la tentative de suicide est un crime. Cela devrait disparaître : celui qui a tenté de se suicider a besoin d’aide, non de prison. De plus, l’aide au suicide devrait être permise, mais encadrée. Un tel encadrement n’est pas exceptionnel : l’exercice de tous les droits fondamentaux est encadré par la loi. La liberté de parole est limitée par les lois sur le libelle, le droit d’assemblée par les lois sur l’ordre public, le droit d’association par les lois sur la négociation collective, etc. Le droit à l’aide au suicide devrait également être encadré par des mécanismes qui empêchent les abus, les décisions précipitées ou les circonstances exceptionnelles.

Plusieurs avantages découleraient de la reconnaissance du droit au suicide et de son encadrement par la loi. Tout dépend des mécanismes mis en place pour procurer l’aide au suicide. Normalement, on peut penser qu’il y aurait un intervalle entre le moment où une personne exprime son désir de mourir et celui où l’aide au suicide est fournie. Cet intervalle permettrait aux intervenants de dialoguer avec l’intéressé sur les circonstances l’amenant à désirer la mort. Il permettrait, en quelque sorte, une seconde réflexion sur la décision à prendre. Il devrait être clair, cependant, qu’à la fin du processus, la décision reviendrait entièrement à la personne intéressée et que cette décision devrait être exécutée.

Il n’est pas facile de se suicider. Quiconque a pensé, un jour, à comment il pourrait mettre fin à ses jours a pu constater que les moyens à sa disposition étaient loin d’être commodes. Même avec des motifs évidents, comme la souffrance continue, il est souvent pratiquement impossible d’abréger ses jours. Par ailleurs, la simple difficulté de vivre peut amener certains jeunes à se précipiter dans la mort sur un coup de tête. S’il y avait un mécanisme conduisant ultimement au suicide auquel on pourrait recourir en toute confiance, on pourrait probablement faciliter le suicide de ceux qui en tireraient véritablement profit, tout en évitant celui de personnes qui pourraient recouvrer le plaisir de vivre.

Étant donné que la reconnaissance du droit de l’individu sur sa propre vie constitue l’acte final de la dissociation entre Dieu et les hommes, du moins en ce qui concerne les choses séculières, il est peu probable que ce droit soit pleinement reconnu dans un proche avenir. Il faudra donc s’en rapprocher progressivement grâce à l’élargissement, petit à petit, du droit actuel à l’aide à mourir. En acceptant ce recours dans de plus en plus de cas, on se rapprochera de la reconnaissance d’un véritable droit au suicide assisté. Il se peut même que les tribunaux hâtent cette évolution (affaires Truchon et Gladu, présentement débattues). Mais il faut souhaiter que cet ersatz mène rapidement à la reconnaissance pleine et entière du premier des droits fondamentaux de l’homme : celui sur sa propre vie.

 

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La liberté et la démocratie ne peuvent exister sans la vie privée

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En cette Journée internationale de la vie privée et après une année où elle a été gravement malmenée, il est intéressant de se rappeler pourquoi il est essentiel de la protéger.

La vie privée est souvent perçue comme un concept abstrait ou sans grande valeur associé à un désir de garder secrets certains aspects de nos activités ou de notre personnalité que nous préférons taire.

Il s’agit là d’une perception étriquée de la réalité. En fait, la vie privée n’est rien de moins qu’une condition préalable à la liberté : la liberté de vivre et de se développer de façon autonome, à l’abri de la surveillance de l’État ou d’entreprises commerciales, tout en participant volontairement et activement aux activités courantes d’une société moderne.

La technologie axée sur les données apporte incontestablement de grands avantages aux individus. Bien sûr, elle rend notre vie plus agréable et offre d’innombrables services pratiques, mais elle peut aussi servir d’outil puissant de développement personnel. Elle a ouvert la porte à d’importantes améliorations aux soins de santé et elle promet un avenir basé sur l’intelligence artificielle (IA) dont les possibilités semblent infinies.

Par contre, ces technologies créent de nouveaux risques. Par exemple, l’IA (qui dépend de l’accumulation massive de données personnelles) met à risque d’autres droits fondamentaux.

L’un de ces risques est le potentiel de discrimination envers les individus résultant de décisions prises par des systèmes d’intelligence artificielle, dont le fonctionnement manque généralement de transparence et qui parfois reposent sur des données faussées, en violation des principes de protection de la vie privée. Une telle discrimination pourrait limiter l’accessibilité à certains services, ou aboutir à l’exclusion de certains aspects de la vie personnelle, sociale et professionnelle, dont l’emploi.

En décembre, des chercheurs en éthique de l’IA ont publié la Déclaration de Montréal pour un développement responsable de l’IA, une série de dix principes pour les développeurs et les organisations qui mettent en oeuvre l’IA, ainsi que les individus qui y sont assujettis.

Bien que ce cadre éthique, conçu au Canada, constitue une avancée importante qui devrait aider à guider ce secteur émergent, je suis d’accord avec les auteurs de la Déclaration qui affirment qu’elle n’est qu’un début, que les autorités publiques doivent maintenant prendre le relais. En particulier, les gouvernements et les parlementaires devraient s’inspirer de tels principes éthiques afin de créer un cadre juridique formel pour l’IA qui oblige les différents acteurs à agir de façon juste et responsable.

Nous avons aussi vu depuis quelques années, et en particulier en 2018, comment les atteintes à la vie privée peuvent nuire à l’exercice de nos droits démocratiques. Tous conviennent que l’accumulation massive de données personnelles par certains acteurs étatiques ou commerciaux rend nos démocraties vulnérables à la manipulation, y compris celle émanant de puissances étrangères. Il est malheureux que les élections fédérales de 2019 se doivent se dérouler sans un renforcement notable de nos lois sur la protection des renseignements personnels.

En 2019, alors que le gouvernement fédéral et les parlementaires réfléchissent à ce que devraient être la meilleure stratégie des données et les lois afférentes au Canada, il est important comme société de se rappeler le rôle de la vie privée dans la protection de nos autres droits et valeurs, dont la liberté et la démocratie. Ainsi, nous aurons tiré les bonnes leçons des difficultés de 2018.

 

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Comment baisser les impôts tout en maintenant notre qualité de vie?

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Comme il fallait s’y attendre, le bilan de la fiscalité au Québec, édition 2018, a suscité de vives réactions dans les derniers jours. On y apprend que les Québécois ont versé plus de 155 milliards de dollars en taxes, impôts et autres cotisations en 2017, soit 5 milliards de plus que l’année précédente.

Il n’en fallait pas plus pour que les réseaux sociaux s’enflamment, générant des centaines de discussions, émanant majoritairement de citoyens qui dénoncent le poids très élevé des impôts au Québec.

Comme l’a rappelé le professeur Luc Godbout, auteur du rapport, le bilan sur la fiscalité québécoise ne vise pas à mesurer la qualité des services publics par rapport aux sommes confiées à l’État par les contribuables. Il s’agit plutôt d’un exercice de comparaison dans le temps et par rapport à d’autres gouvernements.

Cela étant dit, le rapport a le mérite de remettre à l’avant-plan l’enjeu complexe de la révision de la fiscalité québécoise. En se basant sur le rapport entre les recettes fiscales collectées et le produit intérieur brut (PIB) d’une part ainsi que le rapport de l’impôt sur le revenu par rapport au PIB, l’étude fait ressortir le fait que, comparativement à la moyenne de l’OCDE, la pression fiscale et le poids de l’impôt sur le revenu sont plus élevés au Québec.

Ce constat n’est pas tout à fait nouveau, et c’est probablement ce qui a motivé la mise sur pied de la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise (rapport Godbout) qui avait déposé son rapport en mars 2015. Jusqu’à présent, plusieurs recommandations de ce rapport n’ont malheureusement pas eu de suites de la part du gouvernement du Québec.

Au lieu de focaliser le débat sur le rang du Québec par rapport aux provinces canadiennes et aux pays de l’OCDE, je crois que celui-ci devrait plutôt porter sur notre capacité à baisser la pression fiscale, et particulièrement le poids de l’impôt sur le revenu, tout en maintenant le financement des services publics et donc, indirectement, notre qualité de vie.

En termes clairs, est-il possible de baisser l’impôt sur le revenu tout en garantissant les budgets nécessaires au maintien et à l’amélioration des services publics, piliers du modèle québécois ?

Courage politique

La réponse à cette question n’est pas nécessairement simple, mais plusieurs éléments de réponses se retrouvent notamment dans le rapport Godbout. Ceux-ci impliquent toutefois un certain courage politique pour leur mise en oeuvre. Par exemple, les derniers chiffres montrent que le poids des taxes à la consommation par rapport au PIB est de 7 % au Québec, comparativement à 9,6 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. N’est-il donc pas justifié d’augmenter ces taxes, comme l’ont fait plusieurs pays de l’OCDE au fil du temps ?

Bref, en se comparant aux provinces canadiennes et à d’autres pays, un arbitrage est nécessaire entre les baisses d’impôt et l’augmentation des taxes, en limitant bien entendu les effets indésirables de la réforme sur l’économie québécoise. Le statu quo en la matière deviendra de moins en moins soutenable, tout comme les changements faits en fonction de la conjoncture économique.

Si le gouvernement du Québec décide d’aller de l’avant avec une réforme fiscale impliquant une baisse de l’impôt sur le revenu, il faudrait s’assurer minimalement d’avoir deux ingrédients dans la réforme.

Premièrement, il faudrait faire de la lutte contre l’évasion fiscale une véritable priorité. Oui, les pouvoirs du Québec en la matière sont limités, mais je vois mal comment on pourrait baisser les impôts des Québécois de façon soutenable sans fragiliser l’équilibre des finances publiques. Un tel pari basé sur une performance économique exceptionnelle est plutôt risqué.

Deuxièmement, l’augmentation des taxes devrait répondre à certains défis, comme celui de la transition énergétique. De cette façon, il sera plus facile d’assurer le suivi des projets et des mesures financés par les sommes prélevées et surtout mesurer l’impact réel obtenu.

La comparaison entre le Québec et d’autres pays est fort utile que ce soit pour la rémunération, le niveau de diplomation ou la taxation. Toutefois, le but ne doit pas être de reproduire ce qui se fait ailleurs, mais plutôt de s’en inspirer pour faire mieux, en fonction de notre réalité et de nos objectifs sociaux, politiques et économiques.

Oui, le modèle québécois est arrivé à maturité pour être revisité, oui les baisses d’impôts sur le revenu sont un objectif qu’il faut viser, mais tout ceci ne devrait pas se faire à n’importe quel prix.

Assurément, notre qualité de vie, qui dépend de nos services publics, ne devrait pas être sacrifiée au profit des baisses d’impôt.

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La vie de Windows 7 tire à sa fin

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« Après cette date, l’assistance technique et les mises à jour automatiques permettant de protéger votre PC ne seront plus offertes pour le produit », indique une page (Nouvelle fenêtre) sur le site officiel de Microsoft.

L’entreprise recommande à tous les utilisateurs de Windows 7 de passer à Windows 10 avant 2020 pour bénéficier des dernières mises à jour de sécurité.

Introduit en octobre 2009, Windows 7 compte encore de nombreux adeptes, tant chez les particuliers qu’auprès des entreprises. Le système d’exploitation avait été adopté par plusieurs comme une solution de remplacement à Windows XP, lui aussi abandonné par Microsoft le 8 avril 2014.

Son successeur, Windows 8, n’a pas connu le succès escompté par Microsoft, mais la version suivante, Windows 10, est aujourd’hui le système d’exploitation le plus utilisé, d’après les statistiques de StatCounter.

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La deuxième vie du cachemire selon Majestic Filatures

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La marque française tricote ses pulls haut de gamme à partir de stocks américains achetés en fripe.

Naccusez pas Roland Chelly de greenwashing: l’écocachemire qu’il vient de lancer est né de son amour pour la fripe et non d’un quelconque opportunisme marketing. «Socialement, nous sommes déjà responsables puisque nos vêtements sont réalisés en Europe depuis nos débuts, explique le cofondateur de Majestic Filatures. Nos tee-shirts sont produits dans des conditions exemplaires, ce projet de maille va dans le même sens. À notre échelle, nous participons à l’effort collectif.»

Ses cachemires sont ainsi retissés en Italie à partir de ballots de pulls achetés d’occasion aux États-Unis. Lavés et triés par couleurs, ils ne sont pas reteints pour ne pas ajouter de produits chimiques et ressortent dans une palette délavée de coloris chinés: écru, gris, bleu océan, cerise… «L’idée vient de notre fournisseur en Toscane, raconte l’entrepreneur. Étant fou de récup, je n’ai pas hésité une seconde. Cette ligne représente un petit tiers de notre collection, elle ne ressemble pas au reste de notre gamme et est plus abordable. Elle devrait attirer une clientèle plus jeune, qui aime le vintage et se montre sensible à l’upcycling (le recyclage créatif, NDLR). Je les comprends, nous vivons dans un trop-plein de vêtements, un gaspillage effrayant.»

Eco Cacherime

La maille n’est pas le cœur du savoir-faire de Majestic Filatures ; le tee-shirt de luxe, tissé sur des métiers traditionnels et décliné dans des mélanges de coton, reste leur best-seller. Mais les pulls à grosses jauges, sans couture, cool et raffinés, lancés l’hiver 2017, ont été accueillis avec enthousiasme. «Nous ne nous sommes pas positionnés sur le créneau du cachemire col rond uni et coloré à bon marché. Concurrencer Uniqlo n’aurait pas de sens et ce n’est pas ce que nos clients attendent de nous. Ils viennent chez Majestic pour des créations haut de gamme, ce que nous faisons le mieux!»

Quand Roland Chelly et son associé Franck Ellia ont fondé Majestic Filatures, à Paris en 1989, le paysage du prêt-à-porter était bien différent d’aujourd’hui. Ils fabriquent alors des tee-shirts de qualité dans leur usine en Italie (les Filatures du Lion) qu’ils revendent à Sonia Rykiel, à Joseph et à quelques multimarques avant de s’installer au Bon Marché Rive Gauche. «Quand nous avons démarré, il y avait tant à faire. Dans la rue, vous ne trouviez pas tous ces magasins de chaîne. À présent, la concurrence est rude. Pour y faire face, il faut être intransigeant sur la qualité. Les clients aussi ont changé, ils sont informés. J’ai parfois l’impression d’avoir affaire à des professionnels du textile! La mode est devenue un hobby, ils connaissent tout. Et ils recherchent la perfection.»

De 175 € à 315 €, dans les boutiques et sur www.majesticfilatures.com

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Los Angeles poursuit The Weather Channel pour atteinte à la vie privée

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The Weather Channel (TWC), actionnaire minoritaire de MétéoMédia, est accusé par la Ville de Los Angeles d’avoir récolté et vendu les données de géolocalisation de ses utilisateurs sans les avertir.

La plainte (Nouvelle fenêtre), déposée au nom des citoyens de la Californie, prétend que TWC a indûment convaincu ses utilisateurs d’activer la géolocalisation dans l’application en leur indiquant que ces données serviraient uniquement à leur offrir la météo locale. Les poursuivants soutiennent que les données ont ensuite été vendues à des entreprises du milieu de la publicité ciblée et des fonds spéculatifs, le tout à l’insu des utilisateurs.

« Nous agissons pour mettre fin à cette tromperie alléguée, a déclaré vendredi Mike Feuer, l’avocat représentant la Ville de Los Angeles, dans un communiqué (Nouvelle fenêtre). Nous alléguons que TWC fait passer les profits avant la vie privée des utilisateurs en les induisant en erreur, ce qui [permet à l’entreprise] de suivre leurs mouvements 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. »

TWC se défend

TWC Product and Technology, une filiale d’IBM, a réfuté les allégations de la Ville de Los Angeles.

« The Weather Channel a toujours été transparent quant à l’utilisation des données de géolocalisation; nos [politiques de confidentialité] sont tout à fait appropriées et nous les défendrons vigoureusement », a indiqué à CNN Saswato Das, un porte-parole d’IBM.

Le populaire service de prédictions météorologiques américain exploite l’une des applications de météo les plus utilisées en Amérique du Nord, avec 45 millions d’utilisateurs (Nouvelle fenêtre) actifs mensuellement et plus de 100 millions de téléchargements depuis son lancement.

The Weather Channel détient également une part minoritaire des actions de MétéoMédia et de The Weather Network au Canada.

En décembre dernier, le New York Times rapportait que de nombreuses applications utilisent la géolocalisation à des fins commerciales, parfois sans en informer convenablement leurs utilisateurs. Le journal américain avait découvert que certaines personnes peuvent ainsi être localisées toutes les deux secondes, ce qui permet d’avoir un portrait extrêmement précis de leur quotidien.

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Simplifier sa vie! | Le Devoir

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Le début de l’année est une période propice pour prendre des résolutions dans le but d’améliorer sa vie. En 2019, pourquoi ne pas la simplifier afin de devenir plus heureux et, en même temps, améliorer le fonctionnement de toute la société ?

La première chose à faire est de dresser ou de revoir son budget afin de dégager des économies. En effet, nous pouvons adopter un comportement critique par rapport à notre consommation, afin de la réduire à ce qui correspond à nos réels besoins. « Vivre selon ses besoins plutôt que selon ses moyens » est un adage qui peut nous guider. Il faut apprendre à résister aux diktats de la publicité, de la mode, du paraître, de la comparaison, etc.

Pour y arriver, un bon truc est d’attendre sept jours avant d’acheter un objet dont on a le goût. Souvent, notre désir va s’estomper pour en venir à disparaître avant la fin de la période. Il se peut aussi qu’on satisfasse notre désir en empruntant l’objet à un proche ou en le louant. Après sept jours, si le désir demeure et devient besoin, vous pouvez vous tourner vers les objets d’occasion (ressourcerie, marché aux puces, petites annonces, etc.). Ainsi, vous paierez beaucoup moins cher et vous ferez un geste positif pour l’environnement.

La réduction de la consommation diminue la quantité d’argent nécessaire pour vivre, ce qui annule souvent le recours au crédit. Une bonne résolution pour la nouvelle année est de diminuer son endettement, ce qui réduira le stress lié aux échéances de remboursement et les conflits familiaux reliés à l’argent.

La résolution de réduire sa consommation aura pour conséquence un moins grand besoin d’argent, d’où une possibilité de diminuer son temps de travail. Ce résultat ouvrira les portes du développement et de l’épanouissement personnels. Grâce à ce temps libéré, toutes sortes d’activités deviennent possibles. Des résolutions de développement personnel (savoirs, croissance personnelle et spirituelle, compétences artistiques, activités sportives et de plein air, communion avec la nature, etc.) et des résolutions d’implication communautaire (bénévolat dans des organismes sans but lucratif, implication politique, etc.) peuvent être envisagées.

Ces résolutions, en plus d’accroître les chances de bonheur personnel, amélioreront la vie de la communauté et celle, finalement, de toute la société.

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Les jouets intelligents, un défi pour la protection de la vie privée

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Les jouets intelligents connectés à Internet sont de plus en plus nombreux sur le marché, mais des experts mettent en garde contre l’utilisation de ces technologies, comme le rapporte notre journaliste Valérie-Micaela Bain.

Une poupée qui répond lorsqu’on lui pose une question, un ourson en peluche qui nous avise qu’il est l’heure de dormir, un chien qui obéit à nos ordres : ces jouets comportent souvent plusieurs types de capteurs, dont des caméras et des microphones, qui peuvent se connecter aux appareils mobiles. La plupart recueillent des données, et certains font même de la géolocalisation.

En 2017, une agence fédérale allemande a conseillé aux parents de détruire la poupée My friend Caila, jugeant que le périphérique Bluetooth permettait à un pirate d’écouter et d’entrer en communication avec l’enfant.

Aux États-Unis, le FBI a incité les parents à tenir compte des enjeux de cybersécurité avant de faire entrer un jouet connecté dans leur foyer.

En 2015, des pirates ont pu accéder aux renseignements personnels de plus de 316 000 enfants canadiens. Ces données étaient hébergées sur les serveurs de l’entreprise VTech, qui fabrique des tablettes pour enfant. On comptait parmi les renseignements personnels détournés des noms, des dates d’anniversaire, des photos, des enregistrements de la voix et des messages texte, selon un rapport de l’organisme Option consommateurs.

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