La crêpe en vogue de Tokyo à New York

[ad_1]

Les crêperies Breizh Café, nées il y a 23 ans au Japon, sont un modèle d’exportation de la spécialité bretonne.

163.375: c’est le nombre de restaurants dans le monde servant des crêpes recensés par le site TripAdvisor. Parmi eux, près de 30% se situent en France, dont plus de 6000 à Paris. La capitale en concentre plus que le Royaume-Uni (3000) et le Japon (800) réunis. Historiquement situées autour de la gare Montparnasse, les crêperies ont poussé dans de nombreux autres quartiers parisiens, dépoussiérant souvent le genre, aux Batignolles (Brutus) ou à République (Krügen, Bretons, Kasha). De Melbourne à Rio, le disque à la farine de sarrasin ou de froment est sorti des cuisines familiales bretonnes, où il serait né au XIIIe siècle, pour s’implanter aux quatre coins du globe.

Preuve en est, les crêpes s’affichent à la carte de plus de 250 établissements à Tokyo, toujours selon le site de recommandations touristiques. Mais en 1996, quand Bertrand Larcher y débarque, aucune trace de bilig à l’horizon. «Après mon expérience de huit ans en Suisse, j’ai suivi ma femme japonaise dans son pays. Je me sentais prêt à devenir entrepreneur» raconte le fondateur de Breizh Café. S’il possède désormais une dizaine de tables en France (Paris, Cancale, Saint-Malo), c’est au Pays du soleil levant que le meilleur représentant de la crêpe gourmet s’est lancé. «Quand je suis arrivé, personne ne connaissait la Bretagne. Les Japonais la confondaient même avec la Bourgogne, connue pour son vin!»

Désormais épaulé par un autre Breton fils de paysans comme lui, le milliardaire François Pinault, Larcher compte bien mettre le cap sur l’Amérique

Dès lors, le natif de Fougères (Ile-et-Vilaine) s’emploie à promouvoir la gastronomie de sa région. Son histoire plaît, la médiatisation suit. «La galette, c’est notre tradition. Sans cette culture derrière moi, je n’aurais pas pu pérenniser mon modèle. Et je suis fier d’avoir participé à la démocratisation de la cuisine française au Japon.» Sensible à la démarche locavore, le chef-entrepreneur travaille à partir de produits locaux.

Au pays des soba (nouilles) et sobatcha (infusion), le sarrasin se déniche facilement. «La clientèle nippone est exigeante et très sensible aux saisons. Il faut toujours se remettre en question.» Larcher, qui passe quatre mois par an au Japon, propose de nombreuses recettes saisonnières. Il a ouvert quinze restaurants dans différents quartiers de Tokyo (Shinjuku, Omotesando, Ginza…), mais aussi à Kawasaki, Nagoya ou Kyoto. Neuf existent toujours. «Chaque lieu a son identité et s’adresse à une clientèle spécifique. Mais le décor est globalement plus traditionnel qu’en France, avec Bigoudènes et folklore.»

Désormais épaulé par un autre Breton, fils de paysans comme lui, le milliardaire François Pinault, Larcher compte bien mettre le cap sur l’Amérique. «Traverser l’Atlantique, c’est un rêve de gosse». Un «American Dream» qu’il espère concrétiser à New York d’ici 2020. Intéressé par le West Village, le crêpier cherche une farine de blé noir locale, et compte profiter de l’engouement pour le sans gluten pour réussir son implantation dans la Grosse Pomme. «New York est un marché tout sauf facile! Nous pensons à un lieu qui réunisse plusieurs expériences: resto, bar à cocktails, épicerie…»

Les moyens financiers impliqués sont importants, et les collaborateurs, français comme japonais, nombreux à vouloir s’embarquer dans l’aventure. Avec en tête d’autres projets français (Lyon) et européens (Bruxelles, Genève), Bertrand Larcher a un autre rêve: celui d’inscrire la galette de sarrasin au patrimoine mondial de l’Unesco. Comme sa cousine la pizza napolitaine.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Des gins très en vogue

[ad_1]

Populaires un jour, dépassés le lendemain… La cote des spiritueux joue aux montagnes russes. Une multitude de facteurs combinés les rendent ringards ou cool. Depuis près de cinq ans, la France s’emballe pour le gin. Il faut retourner à ses racines british pour comprendre ce soudain engouement. « Le gin est crazy à Londres », lance David Grandville avec un accent prononcé. Le jeune homme de 26 ans, originaire d’Oxford, vient de cocréer une microdistillerie de gin en Normandie avec sa petite amie française. Il se souvient qu’en Angleterre, fin 2012, le spiritueux, un peu essoufflé auprès d’une clientèle jeune, était soudain revenu en force. « De petites marques sont arrivées, ça a donné de la fraîcheur et de nouvelles idées. » Un souffle nouveau apporté par des millennials branchés et créatifs qui ont su profiter de la souplesse de son cahier des charges et monter de petites structures à leur image. Seules deux règles peu contraignantes doivent être respectées pour produire du gin : au moins 37,5 % d’alcool et la présence de genévrier sans dose minimale fixée.

Mais attention : » Il y a le gin et le modern gin », clarifie Benoît Garcia, créateur de la Bows Distillerie. La première catégorie, celle des puristes, se fait dans le respect de la recette traditionnelle du London Dry Gin, où le genièvre domine en note de tête, suivi dans de plus humbles proportions par d’autres aromates, fleurs et écorces. « Le gin est la boisson la plus proche de la cuisine, la tentation d’oublier sa colonne vertébrale est grande », surenchérit Laurent Gaspard, de la distillerie du Petit Grain, évoquant cette typicité. La méthode traditionnelle suppose un macérat composé d’une unité de genièvre, une demi-unité de coriandre, un dixième d’autres aromates (plantes, racines) et un centième de fleurs et d’agrumes.
Les « modern gins », quant à eux, prennent toutes les libertés de changer les équilibres à la guise des envies gustatives. Les techniques de production sont tout aussi flexibles. La méthode classique implique de distiller un macérat de plantes dans de l’alcool de grain, mais on peut aussi macérer de l’alcool neutre avant de le filtrer ou ajouter des huiles essentielles à la fin du processus pour uniformiser et renforcer les effluves. Caméléon, le gin s’accommode de nombreux modes de consommation : en cocktail ou pur pour les eaux-de-vie les plus haut de gamme. Une question essentielle reste suspendue à toutes les lèvres gourmandes : est-ce un sacrilège de l’allonger de tonic ? Aucunement selon les amateurs, bien au contraire. Le tonic décompose le spectre aromatique du spiritueux et joue l’exhausteur. La quantité de liquide en influence la perception et le goût. « C’est l’une des rares boissons qui accepte l’eau. Ce n’est pas criminel d’en ajouter, même aux meilleurs gins. C’est un coup de projecteur », explique un connaisseur.

Bows Distillerie

Benoît Garcia crée sa microdistillerie à Montauban en 2016. Son nom, Bows, acronyme de « Brave Occitan Wild Spirits« , son fondateur le traduit par « l’esprit sauvage du courageux Occitan » en référence à son caractère. Le jeune entrepreneur de 33 ans conçoit l’alambic de cuivre à partir des schémas croisés de trois fabricants du XIXe siècle. Il y distille vodka, rhum et gin, avec la même précision chirurgicale que celle employée dans son ancienne profession de technicien en génie climatique. Il admet que, comme lorsqu’il réglait des machines de pointe – telle l’horloge atomique de Toulouse -, pour la distillation, « il faut être ultrapointilleux ». Ses gins respectent la trame de l’original London Dry Gin, dans lequel le genièvre donne le la. Il le complète de sa touche personnelle en y ajoutant les plantes de garrigue cueillies au gré de ses promenades (thym, laurier, lavandin) et quelques plantes du monde chinées sur la Toile. La distillerie propose deux gins. Le Bandarel – qui signifie « plante sauvage » en occitan – composé de 14 plantes, aux notes profondes de genièvre relevées par une fraîcheur mentholée saisissante – et le Bandarel Barrel Agedconstitué d’un macérat de 23 botaniques, vieilli en fûts de vins de fraise (le bois lui apporte une structure ronde et patinée, de légers tannins et des notes de baies acidulées).
Bandarel Dry Gin, 54€. Bandarel Barrel Aged 44€. www.bowsdistillerie.com

Distillerie C’est nous

Le jeune couple, composé de l’Anglais David Grandville et de la Normande Julie Le Roux, se rencontre alors qu’ils travaillent dans l’hôtellerie au Royaume-Uni. Inspirés par la bouillante scène londonienne du gin, ils s’installent en Normandie en 2015 avec l’idée de créer leur propre distillerie. Le gin C’est nous voit le jour durant l’été 2016, tous les deux ont 26 ans. Ils commencent à distiller l’alcool de blé le plus pur macéré de 8 plantes, incluant le traditionnel genévrier, mais aussi racines (angélique, iris, réglisse…) et écorces de citrus dans leur mini-alambic de 60 litres. Ils pratiquent une distillation au gaz qui ralentit le processus et leur fournit plus de contrôle. À la fin, une petite goutte d’eau-de-vie de pomme fabriquée sur place est ajoutée pour lier le tout. Ce petit coup de fouet fruité apporte une rondeur subtile et un agréable parfum de crumble aux pommes. Une gamme parallèle de gins macérés d’herbes et de fruits à 21%, appelée « ginfusions » aux saveurs de bon goût (rhubarbe/menthe, abricot/romarin et framboise/hibiscus) offre une alternative rafraîchissante.
36€. www.cestnous-gin.com

Lord of Barbès

Quand on interroge les deux fondateurs, lord Hervé et lord Vincent sur le titre honorifique qui précède leur prénom très Frenchy, ils expliquent simplement : « C’est une blague au départ, car les lords ne sont pas très nombreux à Barbès… » C’est aussi le nom de la maison de production de films d’animation d’Hervé, qui travaille entre autres pour Hermès. Lord Vincent a, quant à lui, passé plusieurs années au service marketing de grands groupes de spiritueux. Les deux amis, amateurs de gin, se rencontrent lors d’une fête, et leur histoire commune débute. Leur gin est macéré à partir d’un mélange de 9 plantes réputées aphrodisiaques, ainsi que de pain de singe, fruit du baobab, connu pour ses vertus nutritives que l’on trouve au Sénégal et dans toutes les épiceries du quartier parisien de la Goutte d’or, à Barbès. Il est ensuite distillé à Bercloux (Charente-Maritime) – village de 300 habitants proche de Cognac – par lord Philippe, le maire du village, mais aussi l’heureux propriétaire d’un alambic Stupfler, la crème des distillateurs (le fabricant n’en produit que trois ou quatre par an) réputé révéler toutes les saveurs des eaux-de-vie. Les lords décident de faire monter la température de leur gin à 50 degrés pour en conserver l’équilibre. Dans leur cabinet de curiosités de Barbès, ils le vendent aux formats de 200 ml, 500 ml et même 5 litres car « les gens ne peuvent plus s’en passer », expliquent-ils.
59€. lordofbarbesgin.com

Distillerie du Petit Grain

Située sur les hauteurs du village de Saint-Jean-de-Minervois (Hérault), au coeur de l’AOC muscat à petits grains, la distillerie de Laurent Gaspard tient son nom du cépage. Il débute en confectionnant une grappa, hommage à son amour pour le Piémont italien. Le gin, ça ne le tente pas trop. « Quand on fait du gin, c’est souvent pour avoir de la trésorerie… », regrette-t-il. Une rencontre avec l’unique chef étoilé de Perpignan, Christophe Comes, qui lui ouvre son fabuleux jardin d’agrumes rares, le fait changer d’avis. Depuis cinq ans, il distille un gin infusé du cédrat offert par le cuisinier, l’agrume charnière de ses compositions. Ses gins font la liaison entre la chaleur de Perpignan par les agrumes bien mûrs et l’air déjà montagnard du parc régional du Haut-Languedoc par les baies résineuses cueillies aux alentours de la distillerie. La touche épicée est apportée par une combinaison de cinq poivres rares. L’alambic à colonne aux alvéoles de cuivre permet de laisser passer huiles essentielles et glycérol qui confèrent richesse et structure à ses eaux-de-vie. La distillation à « feu nu », qui impose que la flamme lèche directement le cuivre pour chercher la réaction à feu violent (une technique presque abandonnée pour le risque de brûlure du distillat), leur apporte une suavité et des notes confiturées. À son gin classique s’ajoutent quelques séries limitées composées au gré des cueillettes de saison.
51€. distillerie-petit-grain.fr

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

La vogue des croisières ultraluxe

[ad_1]

Le luxe s’offre sur les fleuves et mers du monde son plus fabuleux laboratoire. De la péniche intimiste au yacht d’exploration, tour d’horizon du nec plus ultra de la croisière.

L’appel du large retrouve sa raison d’être dans l’exploration de nouveaux horizons lointains. Et tandis qu’une ère prospère réinvente la croisière jusqu’aux pôles, le glamour réinvestit les ponts. Aux nostalgiques des nuées de mouchoirs blancs agités sur les quais du Havre ou de Cherbourg, saluant le départ des Normandie, France et autres paquebots de légende, les innovations à bord des nouveaux navires offrent des perspectives réjouissantes…

Avec une croissance annuelle de 7 % quasi constante depuis le début des années 1980, le marché mondial de la croisière est tel une galaxie en expansion scintillant dans le grand univers du voyage… En 2017, le cap des 26 millions de passagers a été franchi et les chiffres pour 2018 sont prometteurs tant les compagnies de croisières rivalisent d’audace et d’inventivité pour proposer à une clientèle friande de nouveautés, des navires toujours plus… quelque chose. Ceux que la croisière amuse opteront pour le «toujours plus grand» avec, dernière folie en date (mars 2018), le Symphony of the Seas, titan du divertissement à 1 milliard de dollars de l’armateur américain Royal Carribean Cruise: 362 mètres de long, 2 775 cabines et suites (de 13 à 141 m2), 21 restaurants et 30 kilomètres de coursives à arpenter pour 9 000 âmes embarquées, dont 2 175 membres d’équipage.

L'esprit des transatlantiques d'autrefois est le credo de la Cunard, qui devrait lancer en 2022 un 4e paquebot. Élégance et raffinement également à bord du Regent Seven Seas Explorer.
L’esprit des transatlantiques d’autrefois est le credo de la Cunard, qui devrait lancer en 2022 un 4e paquebot. Élégance et raffinement également à bord du Regent Seven Seas Explorer. ©2016 Steve Beaudet

Mais c’est à l’opposé de cette course effrénée au gigantisme que commence le vrai luxe, dans le sillage de palaces flottants, à l’image de celui du Seven Seas Explorer, joyau de la compagnie américaine Regent Seven Seas Cruises. Considéré comme l’un des plus luxueux bateau de croisières maritimes, ce navire de 223 mètres de long dispose d’un des ratios les plus élevés en matière d’espace par personne.

Ian Schemper

À bord, 375 suites toutes avec balcon, de la Veranda Suite à la Regent Suite de 360 m2. Si les 750 passagers bénéficient tous d’un service attentionné (542 membres d’équipage y veillent), d’un room service 24 heures/24 et d’une formule tout inclus parmi les plus abouties du marché (elle comprend toutes les excursions), les hôtes de la Regent Suite se voient offrir une nuit de préacheminement en hôtel 5 étoiles et profitent à bord d’aménagements et avantages exclusifs: un spa privatif – une première sur un navire – avec sauna et hammam, un accès Internet illimité, les services d’un majordome, une voiture privée avec chauffeur et guide à chaque escale.

Là où l’autre géant des mers, européen cette fois, le MSC Meraviglia (315 mètres), vante son parc d’attractions et sa promenade surplombée d’un ciel virtuel en LED de 480 m2, le Seven Seas Explorer affiche 2 500 œuvres d’art, 250 lustres en cristal, une collection de vases Lalique, un service de table griffé Versace et, à l’entrée du restaurant asiatique Pacific Rim, un rare moulin à prières tibétain acquis pour 500 000 dollars… Très attendu, le sister-ship du Seven Seas Explorer doit être livré en 2020. Son nom, Splendor, donne le ton. Nul doute que le luxe y atteindra les sommets. On y trouvera notamment le plus grand balcon disponible en mer: plus de 130 m2d’espace extérieur pour contempler l’horizon.

Les croisières d’expédition se multiplient

L'arrivée du Queen Mary 2 à New York.
L’arrivée du Queen Mary 2 à New York.

Un autre spécialiste de l'hôtellerie, Ritz-Carlton, crée l'événement en se lançant à l'eau avec trois yachts d'exploration 5 étoiles: première croisière à l'horizon 2020.
Un autre spécialiste de l’hôtellerie, Ritz-Carlton, crée l’événement en se lançant à l’eau avec trois yachts d’exploration 5 étoiles: première croisière à l’horizon 2020.

La surenchère est aussi de mise sur ce segment haut de gamme, qui, fort de ses 10 % de croissance annuelle, attise les convoitises. «Preuve que ce créneau est la vraie tendance du moment, Royal Carribean vient de s’offrir Silversea» (le n° 2 mondial américain possède désormais 66,7 % de la compagnie monégasque, NDLR), confirme Sophie Baillot, directrice de So Between Communication, agence de référence dans l’univers de la croisière avec un portefeuille de clients prestigieux dont Cunard et son fameux transatlantique Queen Mary 2. À bord des navires de la flotte Silversea, toutes les catégories de suites sont logées à la même enseigne avec un service ultrapersonnalisé porté par un rapport exceptionnel d’un membre d’équipage pour un passager. Sur le grand échiquier de la croisière maritime, chacun avance ses pions, challengé par l’entrée en scène du prestigieux groupe hôtelier Ritz Carlton avec trois superbes yachts de 149 suites au design très contemporain attendus pour 2020.

Dans son étude des tendances, révélée chaque année en août à Las Vegas, Virtuoso, le très select réseau de créateurs de voyages haut de gamme, souligne la convergence d’une double appétence de sa clientèle aisée pour la navigation de luxe et les voyages d’aventure. Elle explique l’extraordinaire montée en gamme et multiplication des croisières dites d’expédition.

Décoration signée Jean-Philippe Nuel pour les Ponant Explorers. Avec ces six nouveaux navires dédiés à l'exploration, l'armateur français doublera sa flotte d'ici à 2021.
Décoration signée Jean-Philippe Nuel pour les Ponant Explorers. Avec ces six nouveaux navires dédiés à l’exploration, l’armateur français doublera sa flotte d’ici à 2021. PONANT/Christophe Dugied

Dans ce registre, Ponant se distingue brillamment. L’unique compagnie de croisière maritime battant pavillon français, acquise en 2015 par la famille Pinault via son holding Artémis, n’en finit pas de repousser les frontières de l’exploration. Leader des croisières polaires, elle vient de prendre livraison du La Pérouse, premier des six yachts de sa nouvelle flotte Ponant Explorers. Des bateaux plus petits (92 suites, contre 122 sur le Lyrial, fleuron de la compagnie depuis 2015), profilés pour l’aventure et dotés d’aménagements révolutionnaires comme le salon Blue Eye, conçu par l’architecte Jacques Rougerie. Aménagée sous la ligne de flottaison du navire, cette fenêtre ouverte sur le monde sous-marin propose une expérience multisensorielle inédite, ajoutant à la possibilité de voir évoluer baleines, raies et autres dauphins derrière ses hublots oblongs, celle d’écouter ce monde du silence bien bavard grâce à des hydrophones capables de détecter les sons jusqu’à 10 kilomètres.

Philip Plisson, ©PONANT/Philip Plisson

Élue meilleure compagnie au monde dans la catégorie Grands Navires par Virtuoso, Crystal Cruises développe aussi sa flotte de navires d'expédition.
Élue meilleure compagnie au monde dans la catégorie Grands Navires par Virtuoso, Crystal Cruises développe aussi sa flotte de navires d’expédition.

De son côté, Crystal Cruises a choisi un autre mode d’immersion: les 62 passagers du Crystal Esprit peuvent s’offrir une virée à bord d’un sous-marin de poche conçu par la société néerlandaise U-Boat Worx. Cette dernière équipera également le très attendu Crystal Endeavour, aîné d’une lignée de trois yachts d’expédition destinés à voguer en Arctique et en Antarctique.

Ian Schemper

La livraison de ce navire ultra-luxe de 100 cabines qui embarquera également un hélicoptère est prévue pour 2020, soit un an après les deux unités commandées par l’armateur allemand Hapag-Lloyd (groupe TUI). La concurrence est rude autour des pôles, mais Ponant entend garder une longueur d’avance.

La livraison du Commandant Charcot, premier brise-glace de croisière de luxe jamais construit devrait se dérouler en 2021.
La livraison du Commandant Charcot, premier brise-glace de croisière de luxe jamais construit devrait se dérouler en 2021. Service de presse

Son brise-glace, le Commandant Charcot, premier du genre dans la catégorie luxe et qui plus est hybride électrique propulsé au gaz naturel liquéfié, devrait appareiller en 2021 (ouverture des réservations le 4 avril 2019). Et un partenariat avec la National Geographic Society ajoute sa touche de sérieux et sa caution «ecofriendly» (déjà acquise par une certification Cleanship de ses navires) à la découverte proposée aux passagers. Centr trente croisières accompagnées par de grands noms de la photographie sont programmées sur quatre ans, dont dix-huit d’ores et déjà réservables.

À travers ce confort ultime, cette diversification d’expériences rares et de destinations inédites, c’est de l’émotion que l’on cherche à créer. Et rien de tel qu’un dîner étoilé pour compléter le processus. Ponant s’est associé à Alain Ducasse, Crystal Cruises au chef japonais Nobu. Pour Ritz Carlton Yacht Collection, ce sera Sven Elverfeld, qui officie en Allemagne au Ritz-Carlton de Wolfsburg…

La croisière d'expédition attise les convoitises. Même les grands noms de la navigation fluviale s'y mettent, à l'instar de l'américain Scenic dont la flotte de yachts de luxe Eclipse (2), taillés pour l'aventure avec hélico et sous-marin embarqués, <br/>est très attendue.
La croisière d’expédition attise les convoitises. Même les grands noms de la navigation fluviale s’y mettent, à l’instar de l’américain Scenic dont la flotte de yachts de luxe Eclipse (2), taillés pour l’aventure avec hélico et sous-marin embarqués,
est très attendue. Service de presse

Et les croisières fluviales ne sont pas en reste. La quintessence de l’art de vivre s’y exprime également avec les grands opérateurs que sont Uniworld ou Scenic. Ces derniers côtoient des raretés au charme fou telle la micro-flotte d’Aqua Expeditions naviguant sur l’Amazone et le Mékong ; le luxueux Zambezi Queen qui sillonne la rivière Chobe entre Namibie et Botswana ; le Steam Ship Sudan, ce vieil ami du Nil, ou encore l’African Dream, fierté et dernier-né du groupe CroisiEurope, posté sur le lac Kariba en Afrique australe. Sans oublier les péniches Afloat in France du groupe Belmond. Propriétaire de l’élégant Road to Mandalay qui sillonne le fleuve Irrawady en Birmanie depuis 1996, ce spécialiste de l’hôtellerie de luxe programme d’avril à octobre des croisières sur les plus belles voies navigables, itinéraires ponctués d’excursions sur mesure et de visites privées à la découverte du patrimoine français. En Bourgogne, Afloat propose ainsi une croisière thématique, la «Semaine Grands Crus», durant laquelle 33 précieux nectars, dont un rarissime romanée-conti à 20 000 euros la bouteille, sont proposés à la dégustation encadrée par un œnologue. Au printemps dernier, deux nouvelles péniches sont venues enrichir la collection composée désormais de sept unités de 4 à 6 cabines. «Une petite capacité qui nous permet d’offrir à nos hôtes un haut niveau de personnalisation», précise Yann Guezennec, le directeur des ventes et du marketing des trains et croisières Belmond. Il ajoute: «Un de nos clients nous a laissé ce commentaire qui résume bien l’expérience que nous souhaitons faire vivre à bord de nos bateaux: “We were treated like royalty but felt like family. ”»

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس