Ali Baba, les quarante voleurs et le Venezuela

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Devant le drame qui se joue actuellement au Venezuela, avec un gouvernement qui s’accroche au pouvoir en continuant de se réclamer d’une idéologie qui avait fonctionné du temps de Chávez, quand le prix du pétrole était à son plus haut niveau, sans se préoccuper, quand c’était encore temps, de mettre à niveau cette première source de richesse, on peut faire endosser à ce gouvernement tous les malheurs qui frappent sa population. Population qui n’en peut plus de manquer de denrées, de médicaments et d’autres biens nécessaires pour vivre. Population dont une partie fuit vers les pays voisins en espérant que la pression internationale, avant tout américaine, fera basculer le pouvoir même dans les mains de l’oligarchie traditionnelle qui l’avait pourtant exploitée depuis des décennies.

On peut aussi se demander si, derrière tout ça, il n’y aurait pas ce que Naomi Klein appelle la stratégie du choc ou le capitalisme du désastre. Stratégie où l’on retrouve systématiquement les Chicago Boys et ainsi l’idéologie économique de l’Université de Chicago qui proclame que seuls les riches sont capables de gouverner les peuples plus ou moins ignorants.

Cette idéologie a fonctionné, par exemple, au Chili, en Russie, en Indonésie et en Irak. Quand on sait, dans ce dernier cas, comment le gouvernement américain encouragea le régime de Saddam Hussein à envahir une partie du Koweït, anciennement irakien, pour ensuite l’attaquer sans l’aval des Nations unies en forgeant le mensonge éhonté de la présence d’armes de destruction massive… Pays déjà exsangue miné par l’embargo sur le pétrole irakien et l’absence d’investissements pour moderniser ses champs pétroliers.

Des mercenaires

On sait aussi qu’une partie de l’armée américaine était composée de mercenaires dirigés par l’entreprise de Dick Cheney, vice-président, et de Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense, sous la présidence de George W. Bush, qui ont gagné des milliards de dollars avec cette guerre et par la suite en s’incrustant dans la reprise de la production du pétrole irakien, comme l’explique en partie le film Vice. Deux voleurs, parmi les quarante voleurs ou plus de la caverne d’Ali Baba irakienne, qui en plus contrôlent le sésame, ouvre-toi.

On peut se demander si derrière toutes les magouilles, qui ressemblent en partie à l’histoire récente de l’Irak, pour isoler Maduro et soutenir Juan Guaidó, ce dernier le sait. Alors que le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole connues, réserves à prendre par les successeurs de Dick Cheney, en plus d’être à la porte des États-Unis. Ajoutons que Maduro n’est pas plus dictateur que Poutine en Russie, avec leur simulacre de démocratie élective, ou que Mohamed ben Salmane de l’Arabie saoudite, qui a fait assassiner et démembrer il y a peu le journaliste Jamal Khashoggi.

Sans qu’on soutienne l’inefficace Maduro, il serait intéressant de connaître les noms de ceux qui possèdent réellement le sésame, ouvre-toi de cette caverne vénézuélienne pour s’assurer que les citoyens de ce pays, et non uniquement les riches, en tirent profit, alors que la plupart des enfants en connaissent la première traduction.

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Il piège des voleurs de colis avec une bombe de paillettes

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Las de se faire voler des paquets sur le pas de sa porte, un ex-ingénieur de la NASA a fabriqué un faux colis qui propulse des paillettes sur les voleurs et les asperge de gaz puant, en plus de les filmer.

Le colis piégé, oeuvre de l’ingénieur et youtubeur Mark Rober, a pris six mois à concevoir. La plupart des pièces ont été fabriquées sur mesure, puis assemblées à la main par M. Rober et l’un de ses amis.

Les défis étaient nombreux pour le duo : le paquet devait contenir un mécanisme capable de projeter des paillettes dans toutes les directions et de vaporiser le gaz puant. Il devait avoir une autonomie d’énergie assez grande pour être laissé sans surveillance pendant une journée entière. Il devait pouvoir contenir quatre téléphones cellulaires et les caméras et le GPS de ceux-ci devaient s’activer automatiquement si le colis était déplacé. Enfin, le tout devait tenir à l’intérieur d’une boîte d’Apple HomePod, qui a environ la même taille qu’un grille-pain.

Mark Rober a conçu l’appareil pour atomiser du gaz puant toutes les 30 secondes après son ouverture dans l’espoir que les voleurs s’en débarasseraient rapidement et qu’il pourrait ensuite le récupérer à l’aide du GPS. L’irrésistible colis a été volé à plus d’une reprise et son mécanisme a fonctionné chaque fois, forçant les malfaiteurs à l’abandonner sur le bord de la route ou à le jeter aux poubelles.

M. Rober dit avoir eu l’idée de cette bombe de paillettes après que les policiers aient refusé d’enquêter sur des vols de colis chez lui, à Los Angeles.

Au New Jersey, Amazon fait désormais équipe avec les services de police pour tenter d’éradiquer les vols de colis. Les policiers de cet État de la côte Est déposent de faux colis équipés d’un GPS et cachent des caméras pour attraper les voleurs.

Voici la vidéo complète (en anglais seulement) qu’a publiée Mark Rober sur sa chaîne YouTube. On peut y voir une démonstration du mécanisme à partir de 3:56. Les premières images des véritables voleurs débutent à 5:54.

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