Pascale Ferranti, directrice de Wine Paris : “Nous voulons représenter toutes les régions vinicoles”

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Quel est l’esprit du salon Wine Paris ?
C’est une aventure inédite, un salon qui réunit le salon Vinovision créé en 2017 qui traite tous les vignobles septentrionaux, et aussi le salon Vinisud, le mondial des vins méditerranéens. La jonction des deux permet d’avoir une offre exhaustive de toutes les régions françaises. Tout le monde va être représenté à Wine Paris. Et ce qu’il faut bien avoir en tête, c’est que c’est un projet qui émane de la filière vin. Ladite filière ne veut pas être un petit challenger au niveau international. Nous avons un savoir-faire mondialement reconnu, qui nous distingue des vins de l’hémisphère sud, qui sont quant à eux très offensifs commercialement parlant, qui prennent de plus en plus de part de marché, qui se placent dans le top 3 des importations aux Etats-Unis et des exportations en Asie. Nous bénéficions d’un savoir-faire mondialement connu mais il serait temps que nous reprenions les rênes et que ce soit la filière française qui accueille à Paris les vins du monde entier. L’enjeu pour WIne Paris est de devenir le temps fort, l’événement business pour les professionnels du monde du vin.

Il y a déjà des événements business qui existent dans le monde du vin, comme Vinexpo à Bordeaux, et beaucoup de professionnels se rendent au salon ProWein, à Düsseldorf...
Notre spécificité, notre différence par rapport aux autres salons, c’est que nous voulons être représentatifs de toutes les régions et de tous les types d’opérateurs. A Wine Paris, et c’est ce qui est très important pour l’acheteur, il y aura la possibilité d’accès à une palette d’opérateurs très large. Nous allons accueillir beaucoup de vignerons, des petits producteurs… Il y aura des pépites à découvrir, il y aura également des caves coopératives, des négociants. Le but n’est pas de faire un énième salon qu’avec des grandes marques, des négoces, nous voulons que ce soit une photographie la plus complète et exhaustive du vignoble et des différents opérateurs.

A Düsseldorf, les Allemands mettent à la disposition des exposants et des commerciaux une logistique formidable. Est-ce que Wine Paris peut offrir l’équivalent ?
Oui, dans le sens où il y a plusieurs avantages. Le premier est Paris, la capitale mondiale du vin parce que c’est la ville au monde où la consommation de vin est la plus importante. Ensuite, Paris est facilement accessible. Quand nous avons organisé Vinisud à Montpellier, c’était beaucoup plus compliqué d’attirer les acheteurs internationaux. A Wine Paris, nous sommes à moins de 2 heures des capitales européennes donc les acheteurs vont pouvoir venir les 3 jours et peut-être faire l’aller-retour en une journée.

Les acheteurs viennent aussi d’Asie et des Etats-Unis, non ?
Dans le top 5 des marchés internationaux qui sont représentés aujourd’hui dans les pré-enregistrés, nous retrouvons la Belgique, l’Angleterre, les Pays Bas, l’Allemagne et les Etats-Unis. Nous avons aussi une délégation asiatique. C’est un salon d’envergure internationale.

Combien de professionnels attendez-vous ?
Nous attendons 25.000 visiteurs dont 35% d’étrangers. Au niveau national il y a une catégorie de visiteurs qui se détachent, ce sont les cavistes. Beaucoup sont pré-enregistrés. Ensuite toute la Grande Distribution sera présente sur le salon, mais c’était déjà le cas pour ViniSud et Vinovision. Nous recevrons également beaucoup d’agents commerciaux, ces intermédiaires qui vont dénicher et compléter leur portfolio.

Quel est votre challenge pour cette première édition?
Nous aimerions que l’accueil soit un peu plus sexy qu’à Dusseldorf..

Plus sexy ?
Nous avons la chance d’être la capitale mondialement connue au niveau de la gastronomie, du savoir vivre. Quand vous parlez aux différents opérateurs, c’est beaucoup plus valorisant d’organiser des soirées dans des restaurants, des bistrots, montrer toutes les nouvelles tendances. C’est une belle manière de mettre en avant leurs produits.

Infos pratiques :
Du lundi 11 au mercredi 13 février 2019.
Paris Expo Porte de Versailles – Halls 4 et 7.1
1 Place de la Porte de Versailles
75015 Paris – France

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Nous ne voulons pas de l’argent saoudien

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Lettre à Justin Trudeau

Après l’assassinat de Jamal Khashoggi, il ne faut pas rétablir les rapports diplomatiques avec la famille régnante en Arabie saoudite. En tant que citoyen canadien, je vous le demande. En tant que spécialiste du Moyen-Orient, je vous le conseille.

Nous n’avons pas besoin d’eux, et nous vivrons sans doute mieux sans leur argent. De toute façon, ils nous méprisent. Ils vous méprisent. Leur réaction aux demandes de votre gouvernement l’été dernier le démontre. Ils sous-estiment le poids du Canada, son statut et sa notoriété internationale. Alors, pourquoi reconstruire un rapport diplomatique avec un partenaire qui est persuadé que nous sommes une nation insignifiante sur la scène internationale ?

Le moment est venu de dire aux dirigeants de l’Arabie saoudite : assez, c’est assez. Le régime saoudien a dépassé toutes les limites de la décence politique et morale. La passivité politique et les calculs économiques de la plupart des gouvernements occidentaux ont encouragé le régime criminel et corrompu des Saoud à tout se permettre.

L’immense manne pétrolière qui normalement appartient à la population des territoires sacrés des musulmans, au lieu d’être utilisée pour développer la société saoudienne, est gaspillée pour enrichir les princes de la famille régnante, pour propager l’intégrisme wahhabite qui a tué et continue de tuer des dizaines de milliers d’innocents dans le monde, et finalement pour acheter la conscience des journalistes et des universitaires ou les éliminer dans leurs propres consulats s’ils refusent de se soumettre.

Ils pensent tout pouvoir acheter par leur argent. Il est connu dans les milieux intellectuels arabes que les diplomates saoudiens essaient d’engager des journalistes et des universitaires mercenaires partout dans le monde pour qu’ils écrivent des textes « d’analyse » sur les dirigeants de leur pays afin de les présenter comme des « réformateurs ». Avec l’arrivée de Mohammed ben Salmane, un nouveau phénomène est apparu. Il s’agit de milliers de mercenaires électroniques qui attaquent automatiquement toutes critiques du régime saoudien sur les médias sociaux. C’est une grave adaptation de la dictature saoudienne aux nouvelles technologies de communication de masse. La dictature pétro-religieuse est aujourd’hui devenue aussi virtuelle. De cette façon, l’Arabie saoudite n’est plus une menace à la liberté d’expression dans le monde arabe seulement, elle est devenue une menace à la démocratie à l’échelle planétaire.

Monsieur le Premier Ministre, le moment est venu pour que les dirigeants des démocraties occidentales envoient un message clair à la dictature saoudienne pour qu’elle sache que le temps de l’impunité est révolu. Les Allemands et d’autres nations démocratiques l’ont fait. Qu’attendez-vous ?

Le moment est venu de cesser de sacrifier les valeurs humaines au profit de pétrodollars imbibés du sang des innocents. Jamal Khashoggi n’est pas la première victime de la barbarie de cette famille. Il n’en sera sans doute pas la dernière non plus si le monde libre continue de la soutenir, de l’armer et de la protéger. Il y a des milliers de Khashoggi dans les prisons saoudiennes et dans les exils occidentaux.

Il n’y a guère de doute que c’est le prince héritier lui-même qui est derrière ce crime odieux. La grande majorité des intellectuels arabes du Canada seraient sans doute d’accord, comme moi, avec cette conclusion. Nous connaissons très bien ces dictatures. Nous savons très bien de quoi elles sont capables. La barbarie du meurtre et la sophistication particulièrement sadique de l’élimination de Khashoggi démontrent que Mohammed ben Salmane voulait faire de ce journaliste un exemple, afin de terroriser ses autres opposants tout en satisfaisant son désir rancunier et obsessionnel de vengeance.

Comment pourriez-vous, Monsieur le Premier Ministre, continuer d’entretenir un rapport d’alliance avec un homme qui a emprisonné sa propre mère, un homme qui a pris en otage le premier ministre d’une autre nation, un homme qui a tué plus de 50 000 personnes et qui en affame 13 millions d’autres au Yémen, un homme qui est prêt à sacrifier le droit des Palestiniens à la vie uniquement pour garantir le soutien occidental à son pouvoir, sans nécessairement apporter la paix au Moyen-Orient ? Comment pourriez-vous lui serrer la main ? Où sont les valeurs canadiennes dans tout cela ? En tant que citoyen canadien, je ne ressentirais aucune fierté si mon pays d’adoption maintenait des liens avec un tel homme et un tel régime.

Quant au reste de l’intelligentsia occidentale qui continue à se demander pourquoi les populations du Moyen-Orient détestent les Occidentaux, le cas Khashoggi lui offre un autre élément de réponse. L’alliance complaisante avec des régimes comme celui de l’Arabie saoudite sème le doute au sein des populations arabes.

Et pour ceux qui se demanderont quelles sont les solutions de rechange en matière de gestion des rapports avec le Moyen-Orient, la réponse est toute simple : il faut appuyer les forces démocratiques. L’expérience tunisienne est une petite lueur d’espoir. Assurons-nous de lui apporter l’appui dont elle a besoin pour survivre. L’avenir du Moyen-Orient est en Tunisie, pas en Arabie saoudite.

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