D’autres options que le 3e lien à Québec

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Depuis l’élection du 1er octobre les tenants de la construction d’un lien autoroutier entre Québec et Lévis qui passerait par l’île d’Orléans s’activent et le gouvernement Legault pose des gestes risqués pour l’avenir et pour la qualité de l’environnement à l’heure où il est devenu incontestable que les changements climatiques exigent des changements de comportements, notamment en matière de transport.

Il est désolant qu’en plein débat sur les mesures urgentes à prendre pour protéger l’environnement et lutter contre les changements climatiques, des élus se lancent et s’enferment dans un projet aussi néfaste que la construction de ce 3e lien autoroutier. Pourtant, des solutions existent.

Les raisons sont nombreuses pour rejeter ce projet qui nous ramène à une vision d’il y a 50 ans. D’abord, il est raisonnable de penser que ce projet nous conduit vers une congestion plus grande sur les autoroutes Félix-Leclerc et Dufferin-Montmorency. Plusieurs l’ont fait remarquer, ce 3e lien produira un étalement urbain encore plus vigoureux et une perte de terres agricoles de première qualité sur la rive sud. Ce projet mettra en péril le patrimoine de l’île d’Orléans et de la municipalité de Beaumont.

Mais que nous fait miroiter le gouvernement Legault avec cette idée fixe qui ne réglera absolument pas les problèmes de transport dans nos deux régions ? Cette promesse électorale relève malheureusement d’un opportunisme qui n’a plus sa place à une époque où les problèmes environnementaux, particulièrement les changements climatiques, doivent nous inciter à poser des gestes collectifs cohérents pour atteindre l’objectif de réduction des gaz à effet de serre.

Les porte-parole de la CAQ ont laissé entendre que ce 3e lien soulagerait la congestion sur les ponts Laporte et de Québec en y dirigeant le camionnage qui se dirige vers la Côte-Nord. Cette idée apparaît tout à fait loufoque. Il faudrait avoir un portrait d’ensemble sur les transports dans la région pour constater la part du camionnage dans la congestion automobile que nous connaissons. Malheureusement, le gouvernement a décidé de mettre de côté l’analyse globale de la mobilité à Québec et Lévis ; pas très pragmatique en réalité.

Réseau de mobilité intégré

Les solutions sont pourtant à notre portée. D’abord, il faut accepter de miser sur un réseau de mobilité viable et intégré entre Québec et Lévis. Le transport en commun efficace, rapide et gratuit permettrait d’inciter plusieurs automobilistes à changer leur moyen de déplacement. Ce transport en commun en passant par le pont de Québec, par exemple, doit offrir une solution de rechange valable à l’automobile. Un autre moyen qui contribuerait à réduire la circulation automobile serait d’améliorer substantiellement la capacité et l’efficacité des traversiers entre Québec et Lévis. Un bureau de projet ayant un mandat plus large pourrait considérer cette idée qui permettrait de nous doter de traversiers conçus pour faire monter et sortir des autobus reliant le centre-ville de Lévis à celui de Québec. À plus long terme, ce bureau de projet pourrait même étudier l’idée d’un tunnel reliant les deux centres-villes pour compléter le réseau de tramway en marche à Québec.

Pour ce qui est du camionnage qui sert au transport de marchandises, deux hypothèses mériteraient d’être envisagées. À court terme, afin d’alléger la circulation sur les ponts, leur accès aux ponts pourrait être interrompu durant les heures de plus grande congestion le matin et en fin d’après-midi. À plus long terme, il faudrait envisager sérieusement le transport maritime qui permettrait la réduction du camionnage sur les autoroutes 20 et 40 notamment. Nous orienter vers le transport maritime aurait comme avantage supplémentaire d’apporter des contrats à nos chantiers maritimes qui vivent trop souvent des périodes de précarité.

Il est urgent et vital de regarder devant et de travailler à faire de la région de Québec et de Lévis un espace qui se donne comme objectif de devenir chef de file en matière de développement d’une mobilité viable. Au lieu de tenter de copier ou de mimer les modèles à l’américaine avec de plus en plus de kilomètres de routes et d’autoroutes, ou encore de valoriser la construction de complexes immobiliers qui viennent aggraver les déplacements, comme celui du Phare à la tête des ponts à Sainte-Foy, prenons le virage du XXIe siècle en tournant le dos au tout-à-l’automobile en exigeant un réseau de transport collectif de plus en plus efficace et respectueux de l’environnement et des personnes.

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Un double discours sur le 3e lien?

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Il est facile d’observer la joie et l’empressement chez le maire de Lévis, du bonbon à ses yeux, lorsqu’il parle du troisième lien qui sera placé à l’est. Cependant, sous quelle forme ce projet se réalisera-t-il ? Bien malin celui ou celle qui peut le définir précisément !

M. Lehouillier se bombe le torse avec cupidité lorsqu’il prêche et encense les avantages énormes pour sa ville. Il affirme, semble-t-il, qu’il désire travailler de concert avec les maires de l’île d’Orléans ainsi que son préfet, M. Harold Noël, pour protéger le côté patrimonial de l’île, affirme-t-il d’un côté de la bouche. Personnellement, j’en doute !

À mon sens, M. Lehouillier n’a qu’en tête, et de l’autre côté de la bouche, l’accomplissement obsessionnel du troisième lien. Cela, peu importe ce qu’il arrivera au patrimoine de l’île d’Orléans. En adoptant un double discours, le maire de Lévis vaut-il ses propos en achetant ainsi un capital de sympathie et de protection pour son règne ?

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