Dior selon Kim Jones fait mouche au Japon

[ad_1]

Le nouveau directeur artistique de l’univers homme de la maison parisienne présentait, à Tokyo, un défilé prefall inspiré par le pays du Soleil-Levant, particulièrement sensible à sa mode d’avant-garde.

Au Japon, le succès du très pointu printemps-été 2019 de Kim Jones pour Dior était couru d’avance. Quarante-huit heures avant son lancement mondial, le 1er décembre, le grand magasin Isetan avait la primeur d’une sélection de modèles. Ainsi la nuit précédente, des Tokyoïtes campaient devant le célèbre department store. Quelques heures après l’ouverture des portes, il ne restait plus rien. Le lendemain, même scénario à la boutique amirale Dior, au sein du mall Ginza Six dédié aux marques de luxe. Et ne parlons pas des fans du designer britannique qui avaient le privilège d’être invités au show de la précollection automne 2019 orchestré, vendredi dernier, dans la capitale nippone. La plupart portaient déjà ses sweat-shirts décorés d’une abeille rigolote de l’artiste Kaws, tennis «toile oblique» et pochette Saddle, réinterprétation masculine du sac best-seller de la griffe de l’avenue Montaigne. Dans la foulée, la maison française les recevait, pendant 72 heures, et leur proposait de commander sans plus attendre quelques pièces de ce deuxième opus, qu’ils recevront avant même leur arrivée officielle en rayon – prévue en mai prochain -, s’ils craquent dès maintenant.

«Christian Dior entretenait un lien particulier avec le Japon. À plusieurs reprises, il s’est inspiré du kimono»

Kim Jones

Huit mois à peine après le recrutement du directeur artistique en provenance de Louis Vuitton, la mécanique de relance de Dior au masculin est parfaitement huilée. «Kim Jones possède un talent fou! s’enthousiasme Pietro Beccari, PDG de Christian Dior Couture. Il passe des heures dans nos archives, déniche des trésors, les revisite, croise ses multiples idées avec des travaux d’artistes. De notre côté, nous mettons tout en œuvre pour l’accompagner. Si, depuis toujours, les plus belles collections sont les plus authentiques, dans notre monde digital, il y a encore moins de place pour les faux-semblants. L’intégrité d’un designer est déterminante. Très rapidement après son arrivée dans la maison, Kim a souhaité réaliser une précollection et la présenter à Tokyo. Il sent le Japon comme personne, la plupart de ses amis sont basés là-bas. Il avait déjà en tête de travailler avec Hajime Sorayama (illustrateur célèbre pour ses Sexy Robots, pin-up androïdes hypersexualisées, NDLR). J’ai validé le projet sans hésiter, car je savais qu’en adoptant une démarche sincère, nous obtiendrons un événement extraordinaire… Bien sûr, ce pays est un marché captif, mais ce n’est pas la raison première de ce show délocalisé. Les États-Unis sont également importants – notre e-shop a d’ailleurs battu des records sur le marché américain au cours du week-end. S’il m’avait dit San Francisco plutôt que Tokyo pour des questions de style, nous défilerions aujourd’hui à San Francisco. L’important est qu’il se sente dans son élément, que l’inspiration soit son seul moteur.»

Défilé Dior à Tokyo.
Défilé Dior à Tokyo. Yannis Vlamos

Kim Jones, lui, est parti du constat que quatre des vingt collections signées par le fondateur, entre 1947 et 1957, faisaient référence au pays du Soleil-Levant. «Christian Dior entretenait un lien particulier avec le Japon, explique le designer. À plusieurs reprises, il s’est inspiré du kimono. Les fleurs de cerisier sont un imprimé phare de la maison. Nous cultivons la même passion pour ce pays. Plusieurs décennies nous séparent, mais je trouvais intéressant de travailler sur ces correspondances pour ce premier défilé prefall homme. Par tous les biais, il a cherché à faire évoluer la mode. C’est également mon but, et le Japon est le lieu de l’innovation par excellence.»

» LIRE AUSSI – Pietro Beccari: «Kim Jones transmet une énergie positive»

Dans l’atrium du Telecom Center Building, une sculpture monumentale d’un Sexy Robot d’Hajime Sorayama se dresse au centre du podium circulaire parcouru de rameaux de cerisiers en fleurs. Ces représentations de la modernité et de la tradition nippones se mêlent dans les imprimés du prêt-à-porter et des accessoires tout au long de la présentation. Mais pour rappeler que le Japon n’a pas son pareil en progrès textiles, en préambule, le défilé de cette collection riche en effets de matière s’ouvre sur un total look en maille technique. Réinventé, le tissage classique du pied-de-poule – cher au fondateur – des costumes présente des irrégularités inédites entre altération et broderies. De la chèvre retournée «morphe» en dentelle de soie à l’ourlet d’un blouson. Le jacquard des pulls dessine le cannage emblématique de la maison de l’avenue Montaigne en format géant. Des tissus plus techniques détournent le motif léopard, reproduisent la toile monogramme à l’envi ou des effets métalliques solarisés au fil de pièces plus sportswear: pantalons à découpes et sangles, vestes multipoches, blousons droits à la dégaine virile contrebalançant des étoffes précieuses très M. Dior…

«Tout est luxueux, évidemment! glisse Kim Jones. Il s’agit d’une maison de couture, avec laquelle l’univers masculin doit être en adéquation. Certains modèles s’adressent à des clients jeunes, d’autres pièces à des hommes plus établis. L’idée est que tout le monde puisse se retrouver dans cette proposition.»

Une richesse stylistique pour tous

Quand le printemps-été 2019 avait pu laisser une clientèle historique sur sa fin, la diversité de cette précollection étoffe grandement le propos. «Les costumes représentent 30 % des ventes, argumente le designer. Il est important de les préserver, tout en réactualisant nos versions emblématiques. Mais nous créons également de nouveaux standards pour attirer un autre public.»

Au veston «coupe oblique» (à double croisure fermée d’un seul bouton) qui avait fait l’unanimité en juin dernier, s’ajoute un modèle à larges ganses au col rappelant les finitions des kimonos, ainsi que des déclinaisons dans des lainages sombres. «Nos clients aiment le noir et nous nous devons de les satisfaire, ajoute Kim Jones, qui met un point d’honneur à cocher toutes les cases. Notre héritage, c’est aussi le denim lancé par Hedi Slimane (directeur artistique de Dior Homme de 2000 à 2007, NDLR). À l’époque, ses jeans avaient rencontré un tel succès que nous avons développé toute la gamme.»

Dans son élan, l’Anglais présente aussi les pulls en cachemire, le smoking, la maroquinerie, les souliers… «La collection est excessivement riche, se réjouit Pietro Beccari. Il y en a pour tous les profils, pour tous les âges. En moins d’une saison, Kim a considérablement élargi le tailoring.» Ce défilé prefall – une première dans l’histoire de la mode masculine – est une mise en bouche avant celui de l’automne-hiver 2019-2020 qui sera présenté le 19 janvier 2019 à Paris. À sept semaines du jour J, le talentueux et très organisé Mrs Jones aurait déjà mis un point final à sa deuxième collection. Si, parfois, les nouvelles recrues peinent à confirmer l’essai, après un premier show applaudi, l’inquiétude n’a plus lieu d’être chez Dior.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

L’avez-vous vu? La voiture de demain et un drone qui se prend pour une mouche

[ad_1]

Un texte d’Alain Labelle

1. La voiture de demain dessinée aujourd’hui

Le prototype de la 360c de Volvo  Photo : Volvo

Le constructeur suédois Volvo s’est installé à sa table à dessin pour imaginer la voiture autonome du futur, et elle promet de transformer la période de transport routier des occupants jusqu’alors captifs de la route.

L’espace chambre  Photo : Volvo

Le résultat : sans moteur à combustion ni volant, la 360c est une voiture électrique dont l’habitacle n’est pas orienté vers l’avant, ce qui a permis aux designers de créer des espaces qui s’adaptent autant aux loisirs qu’au travail en se métamorphosant en salon, en bureau, en table à dîner ou encore en chambre à coucher sur quatre roues, rappelant le luxe des cabines de voyage en première classe des compagnies aériennes.

L’espace salon  Photo : Volvo

Selon le constructeur, la 360c permettra de dépasser le rôle traditionnel d’un constructeur automobile en proposant une solution de rechange au transport de courte distance offert par les compagnies aériennes et de bus, une industrie qui représente des dizaines de milliards de dollars.

L’espace travail  Photo : Volvo

2. 2017, une année à oublier

Si vous avez trouvé l’année 2017 difficile, vous n’êtes pas les seuls. L’année dernière a été la plus désagréable depuis plus d’une décennie, révèle une enquête sur l’état émotif des gens menée dans 146 pays par Gallup.

La maison de sondage a posé huit questions à plus de 150 000 personnes dans 200 langues et dialectes. Les répondants ont affirmé avoir connu plus de tristesse, de stress, d’inquiétude, de colère et de douleur physique en 2017 qu’au cours des années précédentes.

Selon le document, près de 40 % des adultes sondés ont déclaré avoir éprouvé de l’inquiétude ou du stress la veille du sondage, tandis que 31 % ont répondu avoir ressenti des douleurs physiques, 23 % avoir été tristes et 20 % avoir ressenti de la colère.

Au total, les résultats s’élèvent à un indice négatif de 30 en 2017, contre 28 en 2016 et 23 en 2007.

Sans surprise, les répondants ayant le plus grand nombre d’expériences négatives sont ceux qui vivent dans des pays en conflit, tels que la République centrafricaine et l’Irak.

Les pays où les gens ont le plus d’expériences positives se concentrent en Amérique latine, la région comptant sept des dix premières positions, dont les quatre premières sont attribuées au Paraguay (1), à la Colombie (2), au Salvador (3) et au Guatemala (4).

Selon Gallup, ces résultats pourraient refléter la tendance des habitants des pays d’Amérique latine à « se concentrer sur les aspects positifs de la vie », en dépit de niveaux élevés de pauvreté et des troubles politiques.

Comment se sentent les Canadiens? Pas si mal, puisqu’ils occupent la 5e position du palmarès et sont les uniques citoyens d’un pays du G7 à se trouver dans le top 10.

3. Citoyenneté : martienne

Des scientifiques suisses de l’École polytechnique fédérale de Lausanne ont imaginé les étapes de la construction d’une base autonome habitable à long terme sur Mars. Selon eux, si la vie a un jour existé sur Mars, c’est à ses pôles qu’on pourrait bien en trouver la preuve. C’est aussi là qu’il faudrait installer une base humaine, car, en plus, on y trouve des ressources potentiellement exploitables.

L’ingénieure Anne-Marlene Rüede et ses collègues ont imaginé la stratégie, les technologies et les étapes nécessaires pour monter une base scientifique habitable à long terme, autonome, mais aussi durable.

Les chercheurs projettent d’envoyer un équipage de six personnes au pôle Nord de Mars durant l’été polaire afin de bénéficier des 288 jours de lumière en continu.

Dans un premier temps, une structure habitable parviendrait sur la planète voisine de la Terre lors d’une mission robotique.

La base imaginée comporte trois modules : le module central, les capsules et le dôme. Le premier, de la forme d’un silo de 12,5 mètres de haut et de 5 mètres de diamètre, constitue l’espace de vie et contient tous les éléments essentiels.

Les trois capsules déployées autour de l’élément central servent de sas entre l’intérieur et l’extérieur.

Puis un dôme, composé d’une membrane en fibre de polyéthylène recouverte d’une couche de glace d’environ 3 mètres d’épaisseur, recouvrira l’îlot central tel un igloo, offrant un espace de vie supplémentaire.

Un hic cependant : les lanceurs qui apporteront les quelque 110 tonnes de matériel nécessaire restent encore à développer.

4. Une caméra qui se prend pour un drone

La DJI Mavic Air  Photo : DJI

La popularité des drones ne se dément pas, et de plus en plus d’amateurs de photographies s’en procurent. Mais ce n’est pas tout le monde qui est expert en pilotage, si bien que ces produits ne s’adressent pas à tout le monde.

L’entreprise chinoise DJI de Hong Kong a flairé la bonne affaire et a créé une caméra-drone très compacte qui possède de nombreuses fonctionnalités pour les débutants en pilotage.

La DJI Mavic Air, qui pèse seulement 430 grammes, s’utilise facilement et peut, par exemple, décoller depuis la paume d’une main. En outre, une fois son vol terminé, il suffit de l’attraper pour que ses moteurs s’arrêtent.

Il peut voler pendant 21 minutes, avec des vents allant jusqu’à 36 km/h.

Sa grande stabilisation est décrite par les critiques comme un de ses grands atouts, avec des images qui ne bougent pas. Son coût : environ 1500 $ CA.

5. Un drone qui se prend pour une mouche

Le DelFly Nimble  Photo : delfly-nimble

Restons dans la navigation aérienne. Depuis aussi longtemps que l’humain est humain, il rêve de voler comme un oiseau. Et pourquoi pas comme un insecte? Le vol d’une mouche demande certainement beaucoup d’agilité!

Des ingénieurs néerlandais ont mis au point un microdrone capable de se tordre et de s’incliner à une grande vitesse, un peu comme une mouche.

Un microdrone qui imite les mouvements d’une mouche. Photo : Radio-Canada

Avec deux paires d’ailes battant 17 fois par seconde, le DelFly Nimble ne possède pas de queue. Il peut planer et voler dans n’importe quelle direction jusqu’à 7 m/s. Sa conception est relativement facile et repose sur des composants simples des pièces imprimées en 3D.

Pour le moment, les chercheurs affirment avoir développé le microrobot-drone pour mieux cerner la dynamique du vol des insectes et la reproduire.

On peut facilement imaginer les perspectives commerciales de la création de microdrones capables de manœuvres rapides et d’une grande agilité. Une chose est certaine, le Nimble permet de mieux comprendre comment les insectes échappent aux prédateurs ou aux tapettes à mouches.

6. Encore plus de records mondiaux

Le livre Guinness des records 2019 arrive sur les tablettes des libraires. Publié une fois par an depuis 1955, le livre de référence recense les records du monde reconnus au niveau international.

Encore cette année, le livre contient des records abracadabrantesques! Comme celui de Rolf Buchholz, de Dortmund, en Allemagne, dont le corps comporte un record de 516 piercings et implants.

Bibi apparaît dans l’édition 2019.  Photo : Livre Guinness des records 2019/Paul Michael Hughes

Ou Bibi, un chat de Malaisie capable de tenir en équilibre jusqu’à neuf dés sur une patte.

Il y a aussi le boucher Harry John Crowe, de Cavern, en Irlande, qui est capable de fabriquer 78 saucisses en une minute.

Barry John Crowe et ses saucisses gagnantes.  Photo : Livre des records Guinness/Paul Michael Hughes

7. Des boîtes électriques devenues de véritables œuvres d’art

Une oeuvre de l’artiste néo-zélandais Paul Walsh, originaire de la ville de Rotorua  Photo : Paul Walsh

L’artiste néo-zélandais Paul Walsh, originaire de la ville de Rotorua, avait en 2013 pris l’initiative de peindre une illustration du chat Grumpy sur un mur de la ville. Son œuvre n’avait pas été appréciée par les autorités municipales qui l’avaient recouverte, au grand dam des citoyens du quartier.

La controverse est arrivée aux oreilles de Chorus, une compagnie de télécommunication, qui a demandé à l’illustrateur de repeindre toutes les boîtes électriques de la ville, une initiative qui a été très bien accueillie par les citoyens habitant l’endroit.

Une oeuvre de l’artiste néo-zélandais Paul Walsh, originaire de la ville de Rotorua  Photo : Paul Walsh

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس