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Chanel, pharaonique à New York

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Mardi soir, Karl Lagerfeld faisait défiler les Métiers d’art entre les vestiges du temple d’Isis, au Met. Une démonstration d’artisanat français sur le thème de l’Égypte antique revue à la culture « street ».

Depuis quelques jours sur la Ve Avenue, à Manhattan, les écrans publicitaires diffusent un des fameux dessins au pastel de Karl Lagerfeld: Coco Chanel en tailleur de tweed banc, couronne de Bartholdi et torche de la liberté à la main. En guise de slogan, «Paris-New York» du nom des derniers Métiers d’art, cette collection qui, depuis une quinzaine d’années, défile chaque premier mardi de décembre dans un endroit du monde. Ce sera donc dans la ville qui ne dort jamais, plus exactement au Metropolitan Museum of Art et encore plus précisément dans le département d’art égyptien. C’est là qu’est conservé, depuis 1967, le temple d’Isis de Dendour, vestiges nubiens démontés lors de la campagne de l’Unesco de sauvegarde des trésors menacés par la construction du barrage d’Assouan.

«J’avais cette idée d’Égypte depuis longtemps. Or, le Louvre, je ne pouvais pas (…). Nous avons timidement demandé au Met, ils nous ont répondu oui»

Karl Lagerfeld

Pharrell Williams, invité d'exception, en Ramsès de charme.
Pharrell Williams, invité d’exception, en Ramsès de charme. Olivier Saillant

Personne n’a plus défilé au Met depuis Valentino en 1982, c’est dire si décrocher cette adresse tient de la prouesse (pour une maison française, de surcroît). «J’avais cette idée d’Égypte depuis longtemps, assure Karl Lagerfeld lors de la séance d’accessoirisation des mannequins en présence de Virginie Viard, la directrice du studio, la veille du show dans un hôtel de SoHo. Or, le Louvre, je ne pouvais pas, c’est LVMH (Louis Vuitton y organise ses présentations depuis quelques saisons, NDLR) et, entre amis, nous ne nous faisons pas concurrence (rires). Nous avons timidement demandé au Met, ils nous ont répondu oui. La surprise du chef!»

Pas le genre de KL de rentrer dans le détail des tractations. «Comment avons-nous obtenu le Met? Mais, c’est Chanel et M. Lagerfeld! Nous n’avons pas versé 25 millions de dollars! sourit Bruno Pavlovsky, président de Chanel. C’est le projet qui les a séduits. Nous entretenons des liens forts avec le musée qui, en 2005, avait consacré une exposition à Chanel. Si New York est une ville clé de notre histoire, notamment par l’importance des clientes qui y résident, ce choix a été uniquement déterminé par l’inspiration de Karl.»

De Champollion à Keith Haring

En l’occurrence? L’Égypte, mais aussi une énergie new-yorkaise nourrie au street. Cette réinterprétation, à l’heure des réseaux sociaux, ferait se retourner un pharaon dans son tombeau. «Heureusement que c’est moderne! Je ne fais pas dans les rétrospectives de musée, bien que je sois un grand admirateur de Champollion. C’est une transposition, les pyramides ne sont-elles pas les gratte-ciel de l’Antiquité? s’amuse le designer allemand. Certains looks reflètent l’Égypte vue par les New-Yorkais.» Un en particulier, Keith Haring, l’artiste qui fréquentait assidûment l’art égyptien du Met, influençant ses graphismes, ses séries de vases et ses multiples représentations d’Anubis.

Olivier Saillant

L’Égyptomanie circa 1980 de ces Métiers d’art, en appelle aussi aux motifs du mouvement Memphis dont le couturier a été l’un des premiers collectionneurs ou, encore, à la figure d’Hatchepsout, la reine-pharaonne, dans The Dinner Party de Judy Chicago (Brooklyn Museum, 1974-1979), l’artiste féministe qui vit un retour en grâce ces temps-ci. Mais KL, lui, dit n’avoir jamais auparavant exploré cette thématique antique. «J’ai toujours été fasciné par la civilisation égyptienne. Ceci étant, je n’ai pas feuilleté tous les livres sur le sujet, et me suis dit: “Tiens, si on faisait l’Égypte?” Le point de départ, ce sont surtout les hiéroglyphes, comme ces trois-là (il désigne le communiqué de presse réalisé par l’artiste de graffiti Cyril Kongo) qui signifient la vie, l’éternité, la perfection. Mais aussi les silhouettes longilignes de l’époque, la dimension indémodable d’une culture qui a quatre mille ans… Rosemarie! interpelle le couturier entre deux interviews simultanées en anglais et en français. Le collier est un peu pauvre là. Rajoutez quelque chose. C’est un peu modeste. (Il revient à la conversation.) Voyez le chapeau (réalisé par Maison Michel), il a été improvisé à partir d’une coiffe de pharaon. Et ce manteau, comme un pardessus d’homme, est couleur papyrus.»

«Ce défilé, je l’ai inventé au début des années 2000. Dans mon contrat de 1983, j’ai l’obligation de dessiner quatre collections. Aujourd’hui, j’en signe huit ! »

Karl Lagerfeld

Le lendemain, à 19 heures sur les marches du 1000 Fifth Avenue, les portes du Met s’ouvrent aux centaines d’invités, médias, célébrités (Penélope Cruz, Margot Robbie, Marion Cotillard, Julianne Moore…) et grandes clientes de la griffe aux fortunes pharaoniques. Elles sont la cible numéro un de ce vestiaire particulièrement sophistiqué. «Ce défilé, je l’ai inventé au début des années 2000. Dans mon contrat de 1983, j’ai l’obligation de dessiner quatre collections. Aujourd’hui, j’en signe huit! Mais celle-ci est spéciale: nous sommes les seuls à pouvoir revendiquer cette appellation “Métiers d’art” et, ce, grâce à la vision du groupe, précise M. Lagerfeld. Depuis quelques années, celui-ci a racheté des artisans qui n’avaient plus de successeurs et des savoir-faire qui étaient en train de disparaître. Personne d’autre ne possède autant de maisons telles que celles-ci. Il n’y a pas deux Lemarié, ni deux Lesage au monde!»

Olivier Saillant

Au rang des artisans consacrés, on compte également le parurier Desrues mis à contribution pour cette ligne excessivement riche en bijoux, en boutons gravés, en embellissements. Une opulence rare qui monte crescendo au fil du show. Le premier look, porté par Vittoria Ceretti, relativement sobre, est simplement à tomber: une veste en tweed tramé d’or à la forme boxy et une jupe courte croisée, clin d’œil au pagne chendjit égyptien, passées sur une longue sous-robe collante blanche «comme sur les bas-reliefs», précise KL. Le dernier et 85e look est un bustier de marqueterie de plumes aux arrondis dorés (par Lemarié) sur robe de tulle noir. Entre les deux, les cachemires incrustés de paillettes aux accents eighties du fournisseur écossais historique Barrie (l’un porté sur le podium par Pharrell Williams en Ramsès de charme), les tuniques brodées de métal et de galon par Montex et Lesage, les robes de soirée en mesh bijouté greffées d’un pectoral en cuir patiné ou en pâte de verre asymétrique, beaucoup de touches dorées («Luxe or», badine le couturier pas avare de bons mots pour cette saison «Toutâncambon») et de sacs de tous styles, dont une pyramide et une minaudière scarabée. «J’ai toujours adoré ça. Dans les années 1920 et 1930, c’était la mode des bijoux en forme de scarabée. Cartier en a fait des sublimes.» Ici, en boucle de ceinture ou en collier, l’insecte est l’œuvre de la maison Goossens d’après un moule de son fondateur, Robert Goossens.

«De cette maison, j’ai construit un puzzle et mon autorité est absolue. Je peux faire ce que je veux, mais je ne ferais rien qui serait contre ses intérêts»

Karl Lagerfeld

 La fin des peaux exotiques

Olivier Saillant

Plus étonnant, le grand nombre de pièces en cuir, des bottes plaqué or au blouson tagué Chanel et au pantalon ample métallisé très cool. Ou encore cette veste de smoking taillée dans un faux croco («Coco-dile») puisque la marque vient d’annoncer qu’elle supprimait les peaux exotiques de ses collections en raison des problématiques d’approvisionnement en termes d’éthique. Par ailleurs, lézard et galuchat n’appartiennent pas tellement à l’histoire de Chanel… «Mais je ne fais pas Chanel en tant qu’historien! s’offusque pour la forme M. Lagerfeld. Quand j’ai commencé, les codes, il n’y en avait pas. On me disait de la maison “n’y touchez pas, c’est mort”, ce qui a suffi pour me lancer. J’ai ensuite redéfini des codes, certains tombés dans les oubliettes, d’autres qui n’avaient peut-être même jamais existé. De cette maison, j’ai construit un puzzle et mon autorité est absolue. Je peux faire ce que je veux, mais je ne ferais rien qui serait contre ses intérêts.» Cette collection des Métiers d’art qu’il aime tant rencontre un succès commercial croissant. «Pourtant, je refuse tout marketing et réunions. J’ai une devise dans la vie: l’opinion générale est une personne seule. Je l’ai apprise de ma mère.»

» LIRE AUSSI – Chanel supprime les peaux exotiques de ses collections


RETROUVEZ CHANEL EN 3D

Chanel

En juillet dernier, l’équipe Fig Data du Figaro a réalisé la captation 3D d’une robe haute couture, le soir même du défilé, au sein des salons Chanel de la rue Cambon. Cinq mois ont été nécessaires pour modéliser cette pièce remarquable brodée de milliers de paillettes et développer ce nouveau format éditorial en 3D temps réel, directement dans le navigateur et sans plugin. La rédaction offre aujourd’hui à ses lecteurs l’expérience privilégiée de toucher du bout des doigts l’excellence du luxe et des métiers d’art à la française.



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Les meilleurs canelés de Paris

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PALMARÈS – Transfuges du Sud-Ouest, ces pâtisseries à la forme si caractéristique sont arrivées il y a une trentaine d’années dans la capitale. Depuis, elles ne cessent de séduire les gourmands.

Voilà qui n’est pas près de réconcilier Jacobins et Girondins. Car l’affaire est de taille. Figurez-vous que les canelés, ces petits gâteaux couleur caramel en forme de cylindres striés, sont des spécialités bordelaises. Longtemps, on ne put les déguster que sur place ou dans les environs immédiats. Et comme elles étaient particulièrement addictives, cela plaida plus que n’importe quel vote législatif en faveur de la décentralisation. Pourtant, l’origine de ces pâtisseries est mystérieuse, elles apparaissent officiellement dans les années 1930, puis tombent en disgrâce après la Seconde Guerre mondiale, pour finalement réapparaître au début des années 1980 sous l’impulsion de Jacques Chaban-Delmas, maire de Bordeaux et fin promoteur de sa ville. C’est aussi l’époque où Jean-Luc Poujauran, boulanger-pâtissier natif de Mont-de-Marsan, s’intéresse de près à la recette et décide de l’exporter à Paris avec le succès que l’on sait. On ne pouvait donc rêver meilleur expert pour ce palmarès!

Car les canelés, dont la préparation semble a priori si simple (de la pâte à crêpe bien sucrée, parfumée au rhum et à la vanille avant d’être cuite dans un petit moule en cuivre, conducteur de chaleur), sont en fait plus subtils qu’il n’y paraît. C’est la conjugaison de l’extérieur caramélisé et de l’intérieur onctueux qui crée le déclic gourmand. Tout repose donc sur une cuisson bien maîtrisée qui évite le cœur caoutchouc comme le manteau brûlé. Rançon du succès, les canelés, aujourd’hui plébiscités par des amateurs de plus en plus nombreux, se multiplient dans les vitrines des boulangeries-pâtisseries. Pour qu’ils soient au meilleur de leur forme, ils doivent être frais du jour (en sortie de four, tièdes, c’est le bonheur absolu), la conservation ne leur sied guère. En résumé, il s’agit de douceurs fragiles, tendres et croustillantes à la fois, dont on se félicite qu’elles soient devenues… si parisiennes.

» LIRE AUSSI – Jean-Luc Poujauran: «On peut tout faire avec un canelé»

Le palmarès

Test. Après l’«exotisme» des pasteis de nata, petits flans lusitaniens devenus incontournables dans le paysage parisien, nous poursuivons notre road trip gourmand avec, cette fois, les canelés bordelais. Moins lointains, ils nous viennent de Bordeaux et racontent à leur manière l’histoire de la cité girondine, quand le rhum et les effluves de vanille parlaient d’îles et de commerce pas toujours équitable… À Paris, il y avait jusqu’à peu plusieurs antennes bordelaises (dont Baillardran), qui avaient contribué à faire connaître cette spécialité girondine. Elles sont devenues rares et ce sont aujourd’hui les boulangers-pâtissiers de la capitale qui ont repris le flambeau. Pour ce palmarès, nous en avons sélectionné une bonne quinzaine qui nous ont tous affirmé les produire eux-mêmes.

Méthode. Les canelés ont été achetés de façon anonyme le matin de la dégustation par les journalistes de la rubrique Restaurants. Ils ont ensuite été numérotés et goûtés à l’aveugle, en présence de notre expert, le chef pâtissier Jean-Luc Poujauran, grand spécialiste du canelé.

Critères retenus.Ils sont au nombre de 4, notés chacun sur 5 points, pour une note finale sur 20. Soit l’aspect (couleur, forme, taille), la texture (maîtrise de la cuisson à travers le mix croustillant-moelleux), le goût (celui du moule avait parfois malencontreusement migré sur le gâteau…) et enfin le rapport qualité-prix qui permet de pondérer les trois précédents critères, les prix allant de 1,50 € à 3,70 €.

Résultats. C’est le canelé du chef étoilé Thierry Marx qui l’emporte, suivi de très près par ceux de Mori Yoshida et de Lemoine.

» Afficher le tableau des résultats



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Porsche Macan S, la lettre de noblesse

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NOUVEAUTÉ – La dernière génération du Porsche Macan se décline en version S, et renoue enfin avec un moteur six cylindres.

Jusqu’à présent, le dernier Porsche Macan n’était disponible qu’avec un 4 cylindres 2 litres turbo de 245 chevaux. Mais la version S, qui vient de s’ajouter au catalogue du constructeur, se charge d’anoblir le petit SUV en adoptant un V6 turbo de 3 litres de cylindrée. Résultat: une puissance de 354 chevaux, un couple de 480 Nm et un 0 à 100 km/h abattu en 5,1 secondes (équipé du Pack Sport Chrono). La vitesse de pointe, elle, s’établit à 254 km/h.

Ce bloc n’est pas identique aux V6 que l’on pouvait trouver sur les anciennes générations de Macan. Il adopte un turbocompresseur en position centrale (au milieu du V formé par les cylindres), une configuration qui raccourcit le chemin que les gaz ont à parcourir entre les chambres de combustion et le turbo. Cette modification, couplée à des chambres de combustion optimisées et à un turbo utilisant la technologie Twin-Scroll, permet de diminuer le temps de réponse à l’accélération ainsi que les émissions de C02.

Le Macan S affirme également son positionnement sportif grâce à des disques de freins plus épais de 2 mm (36 mm au total) et d’un diamètre supérieur de 10 mm (360 mm au total) comparé au modèle standard. Les freins céramiques, nommés «Porsche Ceramic Composite Brake» (PCCB), sont proposés en option. Le nouveau Macan S et d’ores et déjà disponible à la commande, à un tarif qui n’est pas encore connu s’agissant de la France.

La version S, qui vient de s'ajouter au catalogue du constructeur, adopte un V6 turbo de 3 litres de cylindrée.
La version S, qui vient de s’ajouter au catalogue du constructeur, adopte un V6 turbo de 3 litres de cylindrée. Porsche



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Comment servir le vin ?

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Choisir les bons verres

Le verre est le seul objet d’art de la table qui demeure en place tout au long du repas. Cet écrin a pour mission de magnifier le long processus qui tend vers la perfection… la vinification.
Disons-le tout net, il n’y a guère de place pour la fantaisie dans le choix des verres destinés à la dégustation du vin. On laissera les gobelets colorés à l’usage de l’eau !
Une règle s’impose, celle de la simplicité. Le verre doit être sobre, transparent pour bien juger de l’aspect visuel du vin, posséder un pied assez long pour que la main ne le réchauffe pas et un calice suffisamment resserré vers le haut pour concentrer les arômes.
Modèle du genre : le verre Inao, ou Afnor, conçu à l’origine pour la dégustation professionnelle et aujourd’hui largement diffusé à prix raisonnables. Sa conception, dans les années 1950, a permis de comprendre l’importance de la forme du verre. Car le rapport entre le volume de vin et sa surface de contact avec l’air est directement liée au développement des arômes. On les préfère donc à pied, en forme de tulipe ou d’oeuf étiré, et incurvé vers l’intérieur.

Flûte alors !

Coupe ou flûte ? Sans hésitation, on choisit la première pour se régaler d’un champagne car elle accompagne magnifiquement bien la formation des bulles. La flûte réalise un bon compromis entre la conservation du gaz carbonique dissous en son sein (ce qui prolonge l’effervescence), et l’exhalation des arômes à un rythme suffisant pour qu’ils arrivent au nez. Définitivement à proscrire, la coupe ne permet pas, elle, au vin de retenir correctement son CO2 et dilue son bouquet sur une surface trop importante.
Reste qu’une flûte trop étroite, peut contrarier la dégustation. C’est pourquoi, au final, on n’appréciera jamais autant un champagne que dans un verre à vin tranquille. A moins d’opter pour le très performant Grand Champagne, mis au point par le verrier Lehmann Glass avec Philippe Jamesse, chef sommelier du Domaine Les Crayères (2 étoiles Michelin), à Reims, dont les courbes, la finesse et la légèreté rendent chaque gorgée du vin des Sacres singulière.

Carafer ou pas ?

Le sujet fait débat. Carafer un vin consiste à le verser, une heure avant le repas, dans une carafe pour l’oxygéner. A ne pas confondre avec décanter un vin, même mode opératoire, quasi réservé aux rouges bien élevés, mais effectué juste avant de servir pour laisser le dépôt au fond de la bouteille.
L’usage de la carafe est conseillé pour les vins jeunes, rouges ou blancs, afin de favoriser la libération rapide de leurs arômes. Mais, gare ! Le carafage peut se révéler fatal pour les vieux millésimes s’ils sont soumis à une oxygénation trop violente.

Ni trop chaud ni trop frais

La température de service est fondamentale pour assurer le bon développement du bouquet. Elle varie selon la couleur et le type de vin (voir le tableau). Dans le doute, mieux vaut proposer un vin trop frais (mais jamais glacé) que trop chaud, car il se réchauffera dans le verre au contact de l’air ambiant ; le contraire n’étant pas possible, sauf aux sports d’hiver en terrasse !
Et n’oubliez pas que l’expression « chambré » est un anachronisme. Jadis, les chambres n’était pas chauffées comme aujourd’hui : c’était même la pièce la plus fraîche du logis…

Les jeunes et les blancs d’abord

Au cours d’un repas, il est préférable de servir les vins jeunes et légers au début, puis, selon leur degré de complexité, d’alcool et de consistance. Il est de tradition de proposer les blancs avant les rouges, mais cette règle n’a rien d’immuable. Il est en revanche préférable de placer les vins doux ou moelleux en dernier, car la sucrosité fatigue le palais et affecte l’appréciation des autres vins (et des plats !). Pas de liquoreux avec le foie gras ni de porto avec le melon, donc ! Mais on pourra essayer un poulet rôti avec un sauternes jeune et il n’y a pas plus fabuleux accord qu’un dessert au chocolat avec un VDN de rivesaltes, de maury ou de banyuls.

Les bonnes températures pour servir le vin :

VINS ROUGES
Légers, fruités, peu de tanins : 11-12°
Corsés, assez alcoolisés : 14-16°
Moyennement corsés, peu de tanins : 15-16°
Moyennement corsés, riche en tanins : 16-18°
Grands vins à leur apogée : 17-18°

VINS BLANCS
Légers, fruités avec acidité marquée : 8-10°
Riches, complexes, faible acidité : 12-14°
Vins âgés et de style oxydatif : 15-16°
Champagnes et effervescents jeunes : 8-10°
Champagnes millésimés : 10-12°
Liquoreux : 6-8°

VINS ROSES
Fruités avec acidité marquée : 9-10°
Ronds et corsés : 10-12°

> Découvrez l’intégralité de ce contenu dans le beau livre « Le vin, son histoire, ses terroirs » à offrir ou à s’offrir – A découvrir en version imprimée ou numérique en cliquant ici. 



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