Connect with us

Opinions

Réformer la démocratie pour la rendre plus vivante

Published

on

[ad_1]

La démocratisation de la société a été le fer de lance du Québec moderne. Cette aspiration d’être « maîtres chez nous », qui est au coeur de la Révolution tranquille, rend compte de la volonté des Québécoises et des Québécois à tenir les rênes de leur destin et à s’approprier les institutions sociales, économiques et politiques qui les entourent.

L’action sociale et politique apparaît alors comme la principale façon de faire bouger les choses et de prendre l’avenir du Québec en main. Cette effervescence sociale et politique se traduit par un taux de participation électorale élevé, dépassant fréquemment la barre des 80 % au cours de la période, et par la création de centaines d’associations et de groupes populaires ou communautaires permettant aux citoyennes et aux citoyens de s’exprimer et d’agir sur différentes problématiques sociales qui les concernent.

À partir des années 1980, ce processus de démocratisation a été mis à mal par les technocrates et les apôtres du néolibéralisme qui ont amené l’appareil gouvernemental à se désengager de sa mission sociale. Ainsi, au nom de l’efficience économique, la démocratie vivante et participative qui a été le moteur de la modernisation du Québec a été progressivement sacrifiée : on a supprimé les mécanismes électifs en santé et en services sociaux ; on a aboli plusieurs structures de concertation locales et régionales ; on n’hésite pas, aujourd’hui, à remettre en question les référendums municipaux ou les élections scolaires.

Consultations technocratiques

Au lieu de travailler à renforcer ces mécanismes de participation sociale qui, c’est vrai, n’étaient pas optimaux, on les a abandonnés pour les remplacer par des mécanismes de consultations technocratiques. De fait, le rôle des citoyennes et des citoyens se voit réduit à celui d’un intrant, c’est-à-dire une source d’information à prendre en compte dans un processus de décision sur lequel ils ont techniquement très peu de pouvoir. Il en résulte une démocratie affaiblie et désincarnée à laquelle de moins en moins de gens s’intéressent et à laquelle de moins en moins de gens accordent de la légitimité. À preuve, moins de 25 % des gens font confiance aux politiciens. Pas surprenant, dans ce contexte, que le taux de participation électorale peine à dépasser les 70 % aux élections provinciales, et les 45 % aux élections municipales depuis le début des années 2000.

Pour lutter contre cette crise de légitimité, il importe de renouer avec cette démocratie vivante et participative qui a fait du Québec « quelque chose comme un grand peuple ». Ainsi, on invite tous les partis, et surtout le prochain gouvernement, à s’engager dans la mise en place d’un scrutin mixte compensatoire comprenant une forme de représentativité proportionnelle qui reflète plus fidèlement le vote de chacun des électeurs. Sans cette réforme fondamentale du mode de scrutin, on craint fort qu’ils soient de plus en plus nombreux à chanter : « Élection, piège à cons. »

Cela dit, la démocratie ne saurait se résumer à des élections tous les quatre ans. Il faut qu’elle s’enracine dans la vie quotidienne des citoyennes et des citoyens grâce à des structures de gouvernance locale et régionale qui permettent à la population de participer activement aux décisions qui touchent les différents enjeux qui les préoccupent. Ainsi, on invite tous les partis à réinvestir dans des structures et des mécanismes de participation citoyenne et à se doter d’une vision de la gouvernance locale et régionale qui favorise la représentation de tous, notamment les segments de population qui sont systématiquement sous-représentés (femmes, jeunes, personnes en situation de pauvreté, Autochtones, personnes racisées, etc.). Dans cette optique, il importe d’encourager le développement des organisations que l’on retrouve dans les secteurs de l’action communautaire autonome, de l’économie sociale et du réseau public qui permettent aux citoyennes et aux citoyens d’exercer un certain pouvoir sur les services auxquels ils ont accès.

Finalement, on invite l’ensemble des partis et le prochain gouvernement à redonner le pouvoir aux citoyennes et aux citoyens afin qu’ils puissent reprendre leur place en tant qu’acteurs de changement social et faire de la démocratie le projet de société du Québec de demain.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Opinions

J’ai peur du projet de loi 59

Published

on

By

Le projet de loi 59 qui vient modifier le régime québécois de santé et de sécurité du travail ne reçoit pas l’attention médiatique et populaire qu’il mérite. Cela n’est pas surprenant, considérant que nous sommes en crise pandémique et que les regards sont malheureusement tournés ailleurs, vers d’autres dossiers qui semblent plus urgents. J’ai donc décidé de prendre ma plume afin de sensibiliser la population du Québec sur cette réforme qui avance rapidement, juste sous son nez. Je l’écris d’emblée: oui, j’ai peur du projet de loi 59. En fait, j’ai peur que ce projet de loi jette indirectement bon nombre de Québécois et de Québécoises dans une abjecte pauvreté.

La peur que j’éprouve est une crainte rationnelle qui est bel et bien fondée sur de solides et crédibles témoignages. Parmi les témoignages que j’ai eu la chance d’entendre se trouve celui de monsieur Richard Dussault.

Pour résumer simplement ce qu’il a vécu, monsieur Dussault a subi un grave accident de travail en 2013 et la CNESST lui a refusé les traitements dont il avait besoin. Pour ajouter à son malheur, il s’est vu obligé de chercher un emploi qu’il était réalistement incapable d’accomplir. Il a vécu cet enfer trois longues années de sa vie, jusqu’au moment où en 2016 un tribunal est finalement venu trancher: la CNESST avait posé un «diagnostic» qui n’était pas le bon. Ainsi, après tout ce brouhaha administratif, le type d’emploi qu’on cherchait à imposer à monsieur Dussault n’était effectivement pas adapté à sa condition médicale et il avait droit à une pleine compensation pour l’ensemble de ses maux. Quel est le problème, me direz-vous? Voilà une histoire qui finit bien! Mais cette histoire de résistance courageuse et déterminée aurait très bien pu mal se terminer…

Si elle s’était déroulée après l’adoption du projet de loi 59 tel qu’il est actuellement formulé, monsieur Dussault aurait eu bien plus de difficultés à faire valoir ses droits. Piégé dans un dédale administratif où les «diagnostics» de la CNESST sont grandement renforcés et incapable d’occuper un emploi qu’on tente vainement de lui imposer – sans égards à sa condition médicale réelle – monsieur Dussault aurait dû se tourner vers l’aide sociale, les banques alimentaires et vivre dans une pauvreté que personne ne mérite.

Vous comprenez maintenant pourquoi j’ai peur du projet de loi 59. J’ai peur qu’il y ait des milliers de citoyens et de citoyennes du Québec qui se trouvent dans la même situation que monsieur Dussault, mais avec des moyens très réduits pour défendre leur droit à vivre dignement suite à un accident de travail.

Si rien n’est fait afin de modifier le projet de loi 59, ces personnes seront coincées entre la CNESST qui appliquera trop souvent ses nouveaux pouvoirs à la lettre et un marché de l’emploi qui les rejettera de facto.

Sans égards à leurs années de travail au sein de notre société, ces personnes seront condamnées à la pauvreté. Elles seront exclues, avalées par une machine administrative qui ne montre aucune empathie et qui perçoit la contestation comme un frein à son «efficacité».

Alors, je pose la question: est-ce un Québec appauvri que nous souhaitons donner en héritage avec le projet de loi 59?

Continue Reading

Opinions

La protection de nos enfants, c’est aussi l’affaire du municipal

Published

on

By

Ça prend tout un village pour protéger un enfant…»

Le 12 février 2020, la Municipalité de Fortierville soulignait le 100e anniversaire du décès tristement célèbre d’Aurore Gagnon «l’enfant martyre». De par sa grande médiatisation, cette histoire a marqué le Québec de l’époque et demeure, encore aujourd’hui, ancrée dans l’imaginaire collectif.

Malheureusement, loin de n’être qu’un mauvais souvenir, les histoires d’enfants maltraités sont encore (trop) nombreuses. Au moment où vous lisez ces lignes, des centaines d’enfants subissent de mauvais traitements dans l’anonymat le plus complet.

Le drame de la fillette de Granby a agi comme un électrochoc.

De ce drame découle la mise en place de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse sous la présidence de Mme Régine Laurent dont le Rapport et les recommandations seront rendus publics lundi.

Un enfant qui subit de la maltraitance restera toujours un cas inacceptable, un cas de trop.

Un enfant qui subit de la maltraitance devrait pouvoir compter sur les adultes qui l’entourent que ce soit à l’école, au service de garde, à la bibliothèque ou dans son milieu de vie.

Nous devons tous être attentifs comme le souligne la campagne de sensibilisation lancée par le gouvernement sur les signes de détresse et de maltraitance que pourrait vivre ou subir un enfant.

Les municipalités ont le pouvoir de poser des actions concrètes pour créer une culture de bienveillance dans nos milieux. Ainsi, à titre de gouvernements de proximité, les municipalités ont un rôle à jouer dans la mise en place d’un milieu de vie sécuritaire, où prendre soin les uns des autres est un réflexe naturel.

C’est pourquoi nous souhaitons rappeler aujourd’hui le projet de Charte municipale pour la protection de l’enfant, initiée par la Municipalité de Fortierville en collaboration avec Espace MUNI et la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui fut lancée le 7 avril dernier. La présence de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Mme Andrée Laforest, du ministre de la Famille, M. Mathieu Lacombe, ainsi que du ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, M. Lionel Carmant, tout au long de notre événement de lancement ainsi que le communiqué de presse qu’ils ont produit soulignant cette initiative démontre bien toute l’importance de ce geste posé par le milieu municipal.

La Charte s’appuie sur quatre grands principes qui définissent ce qu’est une municipalité bienveillante envers ses enfants. Ainsi, une municipalité bienveillante propose à l’enfant un milieu de vie où il pourra s’épanouir en toute sécurité, elle est à son écoute en lui offrant des lieux et des occasions pour qu’il s’exprime librement et en toute confiance, elle s’assure que les ressources d’aide et de soutien sont connues. Cette municipalité valorise le vivre-ensemble et l’entraide.

La ratification de la Charte est une occasion pour les municipalités de poser formellement leur engagement.

Agir pour la protection de nos enfants c’est accroître le sentiment de sécurité des enfants dans les lieux publics, c’est favoriser la mise en place de lieux protecteurs ou de processus d’accueil et d’intervention pour des enfants réclamant du secours, c’est la mise en place d’espace de consultation accessible et adapté aux enfants, c’est tenir informer les citoyens des signes de maltraitance pour les sensibiliser à exercer un rôle de vigilance, c’est aussi de soutenir les initiatives du milieu contribuant au développement et à l’épanouissement des enfants.

Nous réitérons notre invitation à toutes les municipalités du Québec à adopter la Charte municipale pour la protection de l’enfant qui par ce geste, s’engagent à contribuer à l’effort collectif afin d’assurer un filet protecteur autour de ceux qui nous sont les plus chers, nos enfants.

Soyons protecteurs pour que ni la triste histoire de la petite Aurore ni celle de la petite fille de Granby ne se reproduisent plus jamais.

Continue Reading

Opinions

Crise du logement : le Parti libéral du Québec en mode solutions

Published

on

By

Malheureusement, le gouvernement de la CAQ de François Legault refuse encore de reconnaître la crise du logement. Non seulement il n’a aucune idée du coût réel des loyers, mais il s’en remet à une autorégulation du marché immobilier. Cette totale déconnexion de la réalité empêche la CAQ de voir clair et de trouver des solutions pour les familles québécoises. 

Au Parti libéral du Québec, notre approche est toute autre. Nous avons fait de l’habitation une priorité et nous sommes en mode solutions. Au cours des derniers mois, nous étions sur le terrain et à l’écoute, notamment lors des consultations tenues dans le cadre de la Charte des régions. Les intervenants du monde municipal, les organismes, les experts et les citoyens nous ont tous inspirés par leurs commentaires.

Pour bien saisir la crise du logement, nous croyons qu’il faut s’attarder aux trois grands axes incidents, soit l’accès à la propriété, le logement abordable et le logement social. Ce dernier point est important. Nous sommes bien sûr en faveur d’une augmentation importante du nombre de logements sociaux disponibles. Cependant, cette solution ne suffira pas à elle seule pour régler la situation. Il faut s’assurer que des logements, en bon état et à prix raisonnable, sont disponibles pour tous. Il faut aussi créer un environnement favorable pour que les ménages qui souhaitent acquérir une propriété puissent le faire, sans y passer tous leurs revenus. C’est en agissant sur ces trois axes que nous pourrons traverser la crise. 

Dans le débat actuel, nous parlons beaucoup de la situation à Montréal et c’est normal, la situation y est particulièrement critique. Le retour des campements en est un signal. Cependant, la crise ne se limite pas à notre métropole. L’ensemble de nos régions vivent les contrecoups de la surchauffe immobilière et de la hausse des prix des loyers. Chaque jour, nous entendons des cris du cœur de gens de Québec, de Gatineau, de Sherbrooke et de Saguenay qui craignent le 1er juillet. Il faut également considérer les réalités régionales.  

Dans les prochains jours, nous formulerons des propositions concrètes au gouvernement caquiste en matière d’habitation et de logement. Nous espérons que, d’ici là, François Legault voit la lumière, qu’il reconnaît la crise du logement et qu’il accepte de travailler de façon constructive avec nous pour mieux soutenir les Québécoises et les Québécois. 

Continue Reading

Chat

Affaires5 jours ago

Prudence avec le passeport vaccinal

Affaires5 jours ago

Le secteur touristique autochtone s’attendait à beaucoup plus du budget fédéral

Affaires5 jours ago

La fintech canadienne Mogo ajoute 146 autres Ethereum à son portefeuille de crypto

Affaires5 jours ago

Les entreprises canadiennes estiment que l’épuisement professionnel nuira au résultat net des entreprises cette année, selon une nouvelle étude de Sage au Canada

Affaires5 jours ago

Chaire de recherche du Canada sur les matériaux de construction multifonctionnels durables

Affaires5 jours ago

Les Canadiens seront vaccinés

Affaires5 jours ago

Samsung Canada et Tim Hortons poursuivent la transformation numérique des services au volant en prévoyant la mise en place de 2 600 écrans extérieurs dans tout le Canada d’ici la fin de 2021.

Affaires5 jours ago

Le Canada mise sur le nucléaire pour réduire les GES

Affaires5 jours ago

Les mesures sanitaires font reculer les ventes de Tim Hortons

Affaires5 jours ago

L’Université de Montréal a caché un laboratoire nucléaire pendant la guerre

Affaires5 jours ago

Économie : les postes vacants coûtent 8 M $ par jour au secteur de la transformation alimentaire

Opinions5 jours ago

J’ai peur du projet de loi 59

Opinions5 jours ago

La protection de nos enfants, c’est aussi l’affaire du municipal

Opinions5 jours ago

Crise du logement : le Parti libéral du Québec en mode solutions

Opinions5 jours ago

Des témoins condamnent le comportement de certains députés envers elles

Opinions5 jours ago

Québec solidaire demande à ses membres de se prononcer sur une faction du parti

Opinions5 jours ago

Chevaliers de la «libarté»

Opinions5 jours ago

Se taire ou faire usage de sa liberté d’expression citoyenne?

Opinions5 jours ago

Contrer les féminicides: de la considération à la préoccupation!

Actualités1 semaine ago

Des normes pour l’industrie de l’ÉPI demandées

Anglais3 années ago

Body found after downtown Lethbridge apartment building fire, police investigating – Lethbridge

Styles De Vie3 années ago

Salon du chocolat 2018: les 5 temps forts

Anglais2 années ago

This B.C. woman’s recipe is one of the most popular of all time — and the story behind it is bananas

Santé Et Nutrition3 années ago

Gluten-Free Muffins

Anglais2 années ago

27 CP Rail cars derail near Lake Louise, Alta.

Anglais2 années ago

Man facing eviction from family home on Toronto Islands gets reprieve — for now

Santé Et Nutrition2 années ago

We Try Kin Euphorics and How to REALLY Get the Glow | Healthyish

Anglais2 années ago

Ontario’s Tories hope Ryan Gosling video will keep supporters from breaking up with the party

Anglais2 années ago

A photo taken on Toronto’s Corso Italia 49 years ago became a family legend. No one saw it — until now

Anglais3 années ago

Condo developer Thomas Liu — who collected millions but hasn’t built anything — loses court fight with Town of Ajax

Styles De Vie3 années ago

Renaud Capuçon, rédacteur en chef du Figaroscope

Anglais2 années ago

This couple shares a 335-square-foot micro condo on Queen St. — and loves it

Mode2 années ago

Paris : chez Cécile Roederer co-fondatrice de Smallable

Anglais2 années ago

Ontario Tories argue Trudeau’s carbon plan is ‘unconstitutional’

Styles De Vie2 années ago

Ford Ranger Raptor, le pick-up roule des mécaniques

Affaires2 années ago

Le Forex devient de plus en plus accessible aux débutants

Anglais3 années ago

100 years later, Montreal’s Black Watch regiment returns to Wallers, France

Technologie2 années ago

YouTube recommande de la pornographie juvénile, allègue un internaute

Anglais2 années ago

Trudeau government would reject Jason Kenney, taxpayers group in carbon tax court fight

Anglais2 années ago

Province’s push for private funding, additional stops puts Scarborough subway at risk of delays

Trending