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Un coup au cœur | Le Devoir

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Radio-Canada, qui vient de me demander une brève entrevue, m’a appris la mort de Bernard Landry, un ami des Franco-Ontariens. Moi qui revenais d’un rendez-vous chez mon cardiologue, ça m’a donné un coup au coeur. Je le rencontrais souvent. C’était un homme de service qui se souvenait de sa devise scoute, « toujours prêt », et la mettait en pratique pour le rayonnement de la langue française, et un homme qui aimait parler de la patrie.

En 2001, au grand rassemblement du tricentenaire de la signature de la Grande Paix, je lui demandais : « En tant que premier ministre d’un État français, qu’allez-vous faire pour les Franco-Ontariens ? » Il m’avait répondu : « Nous allons d’abord parler de l’indépendance chaque jour, jusqu’à ce qu’elle se fasse, mais nous continuerons à soutenir le mieux-être du fait français chez vous. » Déjà, en tant que ministre québécois, il nous appuyait depuis le premier gouvernement Lévesque, et encore nous a-t-il soutenus financièrement dans notre lutte SOS Montfort.

L’Assemblée des Patriotes de l’Amérique française lui avait déjà fait part de notre volonté de lui remettre le Grand Prix Honoré-Mercier. Nous allons vouloir lui rendre cet hommage, à titre posthume, aux Lundis de l’histoire que nous tenons à la Maison Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, dont il est le président honoraire.



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Le message du Canada anglais

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L’ancien ministre des Relations canadiennes Jean-Marc Fournier disait avoir découvert « une réalité canadienne où il y a un appétit pour le français, une légitimité nouvelle qui apparaît clairement » et dont le Québec ne pourrait que bénéficier. Tant de bienveillance finirait bien par faire mûrir le fruit constitutionnel.

Malheureusement, le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, ne semble pas faire partie de ces « francophiles » que M. Fournier additionnait aux francophones hors Québec pour masquer le déclin de leur poids démographique partout au pays. Il ne fallait surtout pas regarder la réalité en face ; si la vitalité du français d’un océan à l’autre devait profiter au Québec, l’inverse ne pouvait qu’être aussi vrai.

La décision du gouvernement ontarien ramène tout le monde sur terre. Dès qu’il a été élu, M. Ford s’est senti obligé d’honorer la promesse électorale qu’il avait faite aux soiffards de la « nation » qui porte son nom en abaissant le prix plancher de la bière à 1 $, mais il n’a pas hésité à renier celle qu’il avait faite aux Franco-Ontariens.

Encore en juillet dernier, la ministre de la Formation et des Collèges et Universités, Merrilee Fullerton, déclarait pourtant : « Notre gouvernement s’engage pleinement à assurer le succès de l’Université de l’Ontario français. » Sa collègue déléguée aux Affaires francophones, Caroline Mulroney, ajoutait que le futur établissement recevrait « le soutien qu’il mérite », évalué à 20 millions par année.

 
 

Le président de la Francophonie en Ontario, Carol Jolin, estime que M. Ford ne comprend pas la réalité franco-ontarienne. Il serait sans doute plus exact de dire qu’il s’en fiche. M. Ford fait dans la realpolitik. Il sait très bien que les Franco-Ontariens ne votent pas conservateur. Pourquoi se soucierait-il de leur sort ? Après tout, il faut bien faire des coupes quelque part. Imaginez le tollé d’un bout à l’autre du pays si un gouvernement péquiste avait décidé de ne plus subventionner les universités anglaises sous prétexte que les anglophones votent libéral.

De l’avis général, le Commissaire aux services en français joue un rôle essentiel, qui vaut amplement les 3 millions qu’il coûte annuellement. Justifier sa disparition par la nécessité de réduire un déficit qui s’élève à 15 milliards est une véritable insulte à l’intelligence. En dehors de la communauté francophone, cela ne semble toutefois avoir causé aucune émotion.

Les deux provinces où le français dispose des assises les plus solides à l’extérieur du Québec ont élu des gouvernements qui semblent y voir un coûteux irritant. Au Nouveau-Brunswick, il est clair que Blaine Higgs, un unilingue anglophone dont le parti n’a fait élire qu’un seul député francophone sur vingt-deux et qui compte sur l’appui d’un parti férocement opposé au bilinguisme, ne sera pas un allié de la communauté acadienne.

 
 

En novembre 1885, la pendaison de leur « frère » Louis Riel dans la lointaine Saskatchewan avait poussé 50 000 Montréalais en colère à envahir le Champ-de-Mars, ce qui équivaudrait aujourd’hui à une manifestation de plus d’un million de personnes. Le gouvernement fédéral avait « frappé notre race au coeur », avait lancé Honoré Mercier, qui était devenu premier ministre six mois plus tard au terme d’une campagne électorale largement axée sur le souvenir de Riel.

Le coup que le gouvernement Ford a asséné à la communauté franco-ontarienne ne causera sans doute pas la même émotion. Il y a déjà une cinquantaine d’années que le Québec a décidé de dissocier son avenir politique du sort de la francophonie canadienne, malgré toute la sympathie qu’elle lui inspire.

Depuis ce temps, leurs rapports ont été marqués d’une certaine ambiguïté. Tout en se sentant un devoir de protection, les Québécois ont parfois eu l’impression de traîner un boulet. De leur côté, les francophones hors Québec ont eu le sentiment d’une trahison quand les procureurs du Québec ont défendu devant les tribunaux des positions contraires à leurs intérêts, craignant des précédents qui pourraient être invoqués par la communauté anglo-québécoise.

Dans le débat constitutionnel, les francophones hors Québec ont été pris en otages par le Canada anglais, qui s’est livré à un véritable chantage : si le Québec décidait de quitter la fédération, il signerait leur arrêt de mort. Deux fois plutôt qu’une, les Québécois ont choisi de demeurer au sein du Canada. Maintenant que la menace séparatiste a disparu, le message qu’envoie le reste du Canada est que cela ne change rien à son indifférence, voire à son hostilité envers le fait français.

Le premier ministre Legault aurait certainement préféré que sa visite à Toronto, lundi, survienne à un autre moment. Après le coup de poignard, il sera un peu gênant de faire des « mamours » à M. Ford pour le convaincre de s’associer aux ambitieux projets hydroélectriques qu’il nourrit. M. Legault ressent sans aucun doute la même indignation que tous les Québécois. Pas toujours facile d’être un fier Canadien.

M. Ford fait dans la realpolitik. Il sait très bien que les Franco-Ontariens ne votent pas conservateur. Pourquoi se soucierait-il de leur sort ? Après tout, il faut bien faire des coupes quelque part. Imaginez le tollé d’un bout à l’autre du pays si un gouvernement péquiste avait décidé de ne plus subventionner les universités anglaises sous prétexte que les anglophones votent libéral.



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Le chef du PQ n’est plus le chef du mouvement souverainiste québécois

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En cinquante ans, le Part québécois a toujours joué un rôle central dans l’évolution du mouvement. À l’exception de la période du « beau risque » de René Lévesque et de l’affirmation nationale de Pierre Marc Johnson, son chef s’est toujours retrouvé au coeur de l’élaboration du chemin devant mener à l’accession du Québec à son indépendance. Aujourd’hui, son hégémonie sur le mouvement souverainiste est bel et bien terminée. […]

En se sabordant, le Rassemblement pour l’indépendance nationale allait forcer le PQ à devenir une véritable coalition de gauche à droite, dont seule l’indépendance serait le ciment. Tant et aussi longtemps que l’axe politique dominant serait un clivage Oui-Non, le ciment tiendrait. Or, ce n’est plus le cas en 2018. […]

Paradoxalement, cinquante ans plus tard, c’est un chef du PQ qui, voyant son parti en difficulté, a tenté de forcer une convergence avec un autre parti de gauche et indépendantiste, Québec solidaire. Plusieurs membres de QS ont alors reproché au Parti québécois ses positions identitaires et son ambivalence sur la question nationale. C’est plutôt avec Option nationale que QS choisit de s’associer sous la forme d’une fusion. En parallèle, le Bloc québécois a connu en 2018 une crise existentielle profonde. Au-delà de la personnalité de Martine Ouellet, étaient en cause des visions opposées du rôle du Bloc québécois au sein du mouvement indépendantiste. […]

Les querelles au sein du mouvement souverainiste ne sont pas nouvelles. Trois choses sont cependant différentes aujourd’hui. Des changements sont apportés sur le plan partisan. Un discours sur la reprise en main du mouvement indépendantiste par la société civile se développe. Une force politique nationaliste s’institutionnalise à l’extérieur du mouvement souverainiste.

D’abord, il y a un éclatement sans précédent des forces souverainistes, tant à Québec qu’à Ottawa. Le PQ n’est plus au centre de ce mouvement, mais un parti parmi d’autres. Cela implique que son chef doit composer avec d’autres acteurs politiques avec lesquels il est en concurrence. Cette situation est bien différente de la coalition qui avait mené à l’entente tripartite du 12 juin 1995 avec l’Action démocratique du Québec et le Bloc québécois. À l’époque, il y avait le contexte historique de l’échec de Meech. Le PQ formait le gouvernement.

Influencés par l’expérience catalane, plusieurs membres du PQ, dont Pierre Karl Péladeau alors qu’il était chef, ont depuis accepté que leur parti perde son statut hégémonique sur l’indépendance. Bref, ils reconnaissent maintenant que la société civile doit jouer un rôle central quant à l’avenir du projet indépendantiste. C’est notamment le cas par l’intermédiaire des Organisations unies pour l’indépendance (Oui-Québec). C’est d’ailleurs dans cette perspective qu’il faut décoder la volonté de Pierre Karl Péladeau de soutenir un institut de recherche voué à la question nationale (IRAI) et indépendant du PQ. Contrairement à 1968, la convergence, si elle se réalise, se fera donc à l’extérieur du Parti québécois. […]

Enfin, le succès électoral de la Coalition avenir Québec se traduit par l’institutionnalisation d’une nouvelle force nationaliste qui s’appuie sur une vision autonomiste du Québec au sein de l’ensemble canadien. Elle regroupe d’anciens adéquistes, d’anciens libéraux, mais aussi bon nombre d’anciens péquistes qui ne se retrouvaient plus au sein du Parti québécois. Cette profonde reconfiguration du système partisan contribue à miner la force du chef du PQ comme celui qui peut unir les Québécois de différents horizons derrière une vision nationale commune.

Profonde remise en question

Le chef du PQ ne peut plus prétendre être le chef du mouvement souverainiste québécois. Ce mouvement est maintenant éclaté sur le plan partisan. Québec solidaire a son propre programme souverainiste. Le PQ a également fait le choix de ne pas défendre son option lors de l’élection de 2018. […]

Le dernier revers électoral du Parti québécois révèle qu’il a épuisé ses stratégies d’adaptation à l’environnement, comme les conditions gagnantes de Lucien Bouchard, l’assurance morale de gagner de Bernard Landry ou la gouvernance souverainiste de Pauline Marois. Une profonde remise en question s’amorce dans un contexte où le mouvement souverainiste québécois connaît lui aussi une période de transition. Quelle sera la place réservée au chef du Parti québécois dans ce contexte ? Assurément pas celle qui existait en 1968. […]

Roulement élevé de personnes à sa direction et différentes phases de centralisation du pouvoir ont marqué la vie interne du Parti québécois depuis un quart de siècle. Les résultats du scrutin de 2018 n’offriront pas davantage de perspectives de stabilité. Ils annoncent plutôt une nouvelle intensité des conflits où se jouera cette fois l’avenir même du PQ comme parti dominant.

Ce texte est extrait d’un livre publié cette semaine aux Presses de l’Université Laval, Leadership et militantisme au Parti québécois. De Lévesque à Lisée.



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Relance de l’est de Montréal: repenser la gouvernance portuaire?

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Le 26 octobre dernier, Valérie Plante et François Legault annonçaient leur intention de créer un comité de travail conjoint pour développer l’est de Montréal. Or, un développement global et cohérent de l’Est apparaît impossible sans l’implication active du Port de Montréal.

Dans sa thèse doctorale Les relations ville-port selon une approche d’écologie territoriale : le cas de Montréal (Université de Montréal-CIRRELT 2017), Mme Jeanne-Hélène Jugie s’est penchée sur l’ensemble des vulnérabilités du territoire en contact direct avec les installations portuaires. Dévitalisation économique, problèmes de santé publique, pressions environnementales importantes, l’interface située à l’est de l’île est mal en point et les besoins d’aménagement sont grands.

Le problème, selon Mme Jugie, est qu’il manque une gouvernance et une vision commune guidant les choix de développement et de planification à l’interface. Le manque de collaboration entre les différents ordres de gouvernement génère des freins et des incohérences dans les scénarios d’aménagement et les critères économiques l’emportent souvent sur les critères socio-environnementaux. Mme Jugie propose donc aux décideurs de se doter d’une politique stratégique cohérente qui serait pilotée par une agence autonome ou un comité mixte ad hoc. Le Port de Montréal y trouverait sa place en tant qu’acteur de développement territorial, dont les rôles restent à définir.

Une planification environnementale commune à la Communauté métropolitaine de Montréal et au Port de Montréal est une autre de ses propositions. L’auteure fait remarquer qu’il y a à l’est de l’interface une forte concentration de GES et de contaminants atmosphériques ainsi que la présence de sols contaminés. C’est également l’endroit qui présente le moins d’espaces verts. Des mesures d’atténuation et des compensations environnementales doivent être élaborées en collaboration avec les différentes parties prenantes. Cela exige un effort commun entre le Port de Montréal et la Ville pour documenter les problématiques et partager équitablement les investissements nécessaires.

Mais une meilleure concertation avec les populations locales et leur implication en amont des projets sont également essentielles, selon Mme Jugie. De plus en plus, il y a dans l’Est une population fortement mobilisée autour de la valorisation de leurs quartiers. Grâce au droit d’initiative que les citoyens de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve ont exercé, les Montréalais seront bientôt consultés à l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) sur l’avenir de l’interface Assomption-Sud. Toutefois, cette consultation se tiendra alors que le Port de Montréal a déjà planifié un projet d’infrastructure majeur sans concertation auprès de la population locale et sans que d’autres scénarios aient été soumis à un examen public. Les conditions favorables à l’acceptabilité sociale de ce projet d’accès routier ne sont donc pas réunies et le Port de Montréal doit laisser plus de place à la participation des citoyens dans la prise de décisions.

La relance de l’est de Montréal constitue une occasion de repenser les modes de fonctionnement entre le Port de Montréal, le gouvernement provincial, les décideurs urbains et les populations locales. Changeons, maintenant, il est plus que temps, les pratiques de gouvernance afin de faire de Montréal une ville portuaire réellement ancrée dans les réalités du XXIe siècle.



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