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La fois où des journalistes (dont moi!) ont partagé une fausse nouvelle

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Dans le contexte d’une chronique à l’émission Corde sensible, sur ICI Première, j’ai demandé à des collègues du milieu journalistique de me faire part d’un moment où ils se sont fait prendre par une fausse nouvelle. L’objectif? Voir les leçons que l’on pourrait tous en tirer, parce que les pièges classiques de la désinformation guettent tout le monde.

On commence par moi!

Jeff Yates : la vitesse

Le 2 novembre 2018, je me suis réveillé et, comme d’habitude, j’ai immédiatement consulté Twitter sur mon téléphone mobile (OK, j’ai possiblement un problème). J’ai tout de suite vu une image qui mettait dans l’embarras un conspirationniste reconnu. Je n’irai pas trop dans les détails, mais j’ai expliqué ce qui est arrivé ici (Nouvelle fenêtre).

En gros, j’ai tenté de vérifier la véracité de l’image, mais je n’arrivais pas à le faire à l’aide de mon téléphone mobile. Un peu pressé, j’ai décidé de la partager quand même, quitte à faire des vérifications par la suite, quand j’arriverais au bureau. Je me suis dit que, de toute façon, l’image devait être véritable, parce que le conspirationniste en question a le don de toujours se mettre les pieds dans les plats de cette façon. En plus, la personne qui avait publié l’image possédait un compte vérifié et avait l’air crédible.

Erreur; l’image était fausse. Je me suis excusé, j’ai retiré de Twitter mon message erroné et j’ai corrigé l’information.

La morale de l’histoire, c’est que la vitesse tue! Quand une histoire croustillante se met à circuler, plusieurs d’entre nous veulent être les premiers à la partager. Si on n’a pas le temps de valider l’information, il vaut mieux de ne pas la relayer.

Patrick Lagacé : conforter ses opinions

Comme moi, le chroniqueur de La Presse Patrick Lagacé n’a pas vérifié la véracité des faits avant de republier sur Twitter une photo qui montrait que le visage de la chancelière allemande, Angela Merkel, avait été masqué à la télévision lors de sa visite en Arabie saoudite, puisqu’elle ne portait pas de voile. En fait, il s’agissait d’un photomontage. M. Lagacé a effacé le message Twitter en question et a fait son mea culpa.

Mais pourquoi n’a-t-il pas vérifié si l’image était véritable? « Je crois que l’Arabie saoudite est un État barbare. Je pense que c’est un État rétrograde et [l’image] venait confirmer mes préjugés, m’a-t-il avoué. Je pense que c’est ça, la mécanique des fausses nouvelles. On s’accroche à des nouvelles qui ne sont pas vraies, bien souvent parce qu’on aimerait qu’elles le soient. »

Tout à fait! Quand une information vient confirmer ce que l’on savait déjà, qu’elle conforte notre opinion ou encore qu’elle suscite une vive réaction, on devrait faire encore plus attention.

Vous pouvez écouter ma conversation avec Marie-Eve Tremblay, ainsi que des extraits de mes entrevues avec les journalistes, à l’émission Corde sensible en cliquant ici.

Brigitte Noël : la crédibilité des pairs

La journaliste du Journal de Montréal Brigitte Noël connaît très bien le monde de la désinformation. Pourtant, elle s’est fait avoir par une campagne de marketing d’Arcade Fire basée sur la propagation de fausses nouvelles. L’histoire voulait que le groupe ait dépensé des millions de dollars pour tourner un vidéoclip avec le cinéaste Terry Gilliam, et que ce clip n’eût jamais abouti. Tout était faux. Le groupe a ici voulu faire une campagne douteuse pour jouer sur la mode des fausses nouvelles.

Dans le cas de Mme Noël, c’est un ami qui lui avait parlé de l’histoire. Le pire, c’est toutefois que l’article qu’elle a relayé provenait du National Post, un média canadien très sérieux. Une des journalistes de ce quotidien avait cru à un faux communiqué de presse émis par le groupe.

« J’y réfléchis maintenant, et c’est vraiment parce que c’était un article qui provenait d’une source crédible. Je n’ai pas pensé à faire une contre-vérification », m’a-t-elle expliqué.

En effet, l’histoire de Mme Noël nous montre qu’il faut faire attention, même quand la source semble fiable. De plus, elle démontre qu’on a souvent tendance à prêter plus de crédibilité aux histoires qui nous sont relayées par nos amis.

Gérald Fillion : l’influence des algorithmes

Au lendemain de l’assermentation du nouveau Conseil des ministres du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ), un compte Twitter au nom du nouveau ministre de l’Économie, Éric Girard, est apparu. L’algorithme du site a suggéré au journaliste économique de Radio-Canada, Gérald Fillion, de suivre le compte en question. Puisque c’est son travail de surveiller ce que fait le ministre de l’Économie, M. Fillion a accepté la suggestion, puis a averti ses abonnés que M. Girard avait un nouveau compte. Or, c’était un faux profil, qui a finalement servi à tenter de propager une fausse nouvelle sur la mort de la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde.

« Je me suis dit, « Éric Girard s’est fait avoir, lui qui vient d’arriver sur Twitter! » », m’a raconté M. Fillion. ll a réalisé peu de temps après que le compte était faux.

Attention à l’algorithme de suggestions! Celui-ci tente de nous montrer du contenu qui saurait nous plaire. Dans le cas de M. Filion, l’algorithme a bien saisi qu’il serait intéressé à suivre les publications de M. Girard. Par contre, en raison de son empressement à nous faire plaisir, l’algorithme n’est pas assez intelligent pour départager le vrai du faux. Cette responsabilité nous appartient.

Stéphane Giroux : la difficulté de valider les faits

Dans les jours qui ont suivi la légalisation du cannabis au Canada, en octobre 2018, les files d’attente à la Société québécoise du cannabis (SQDC) faisaient bien jaser. Le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et journaliste à CTV, Stéphane Giroux, a vu passer sur Facebook une photo montrant une file d’attente monstre à la Commission des liqueurs, le jour de l’abolition de la prohibition de l’alcool au Québec, en 1921.

« Je trouvais ça cute. Je trouvais qu’on voyait des échos de cette nouvelle-là, 80 ans plus tard, m’a relaté M. Giroux. J’avais eu un petit doute. J’avais googlé la photo, mais je ne voyais pas de résultats très clairs. »

En fait, la photo ne montrait pas du tout la fin de la prohibition au Québec, mais bien celle aux États-Unis, 12 ans plus tard. Et les gens dans la file attendaient pour acheter un permis de vente d’alcool, comme j’ai fait remarquer à M. Giroux dans les commentaires sur sa page Facebook. Ne vous inquiétez pas, nous sommes toujours amis!

M. Giroux a tenté de valider la véracité de l’image, mais n’a pas réussi à trouver une réponse. Dans ce cas-là, il vaut mieux ne tout simplement pas partager l’information. Rien ne nous oblige à relayer quoi que ce soit sur nos réseaux sociaux! On devrait réserver cet honneur aux informations validées.

Vous avez vu circuler une info douteuse, une photo louche ou une citation peu crédible? Envoyez-la-moi! Vous pouvez m’écrire un courriel ou me joindre sur Facebook ou Twitter.



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Des vedettes d’Hollywood viendraient en aide à Apple

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Fidèle à ses habitudes, Apple refuse de commenter les rumeurs, mais selon des médias américains, l’entreprise pourrait faire des annonces le 25 mars au siège de Cupertino en Californie. Et elle pourrait frapper fort, avec des vedettes comme Jennifer Aniston, Reese Witherspoon ou le réalisateur J.J. Abrams invitées à l’événement.

Si Apple a déjà un pied dans le domaine de la vidéo avec iTunes ou Apple TV, qui permet l’accès à des plateformes tierces, c’est encore timide. L’étape suivante ne fait plus guère de doute : lancer son propre service en ligne, nourri de programmes exclusifs et de vedettes, qui concurrencera Netflix et Amazon Prime.

À la fin de janvier, le patron d’Apple, Tim Cook, avait de nouveau affirmé ses ambitions dans les contenus originaux, rappelant avoir signé un contrat avec la papesse de la télé américaine Oprah Winfrey. « Je suis super confiant et nous aurons d’autres choses à dire un peu plus tard », avait-il ajouté.

Sur le modèle d’Apple Music, son abonnement de musique en ligne ouvert en 2015, Apple pourrait lancer son équivalent en vidéo d’ici quelques mois, selon la presse américaine.

Arrivé tardivement sur le créneau, Apple Music a néanmoins crû très vite et revendique déjà plus de 50 millions d’abonnés payants.

La firme a d’ailleurs largement construit sa réputation en parvenant à révolutionner le marché, même en arrivant sur celui-ci après les autres, comme il l’a fait avec l’iPod ou l’iPhone.

Des services automatiquement installés

Outre des moyens financiers gigantesques, Apple a une force de frappe incomparable : les 1,4 milliard d’appareils de la marque en circulation, sur lesquels l’entreprise préinstalle ses services.

Ce qui lui a permis, les trois derniers mois de 2018, d’afficher une hausse de 19 % (presque 11 milliards) du chiffre d’affaires tiré de ses services (iCloud, Apple Pay, iTunes, Apple Music etc.).

Le lancement d’une plateforme numérique paraît à ce point incontournable que les analystes de JPMorgan Chase suggéraient récemment à Apple de racheter Netflix, de très loin le leader du marché avec ses 140 millions d’abonnés.

Bien que déjà largement occupé – Netflix et Amazon seront bientôt rejoints par Disney ou WarnerMedia –, le marché de la vidéo en ligne a encore un potentiel de croissance énorme, à mesure que les consommateurs changent leurs habitudes.

Des quotidiens refusent de s’engager avec Apple

Cependant, outre la vidéo, Apple a un autre marché en vue, plus compliqué celui-ci : les médias.

Les relations entre groupes technologiques et les médias sont notoirement difficiles, ces derniers accusant les premiers d’utiliser leurs contenus sans payer ou de les ruiner en captant les revenus publicitaires.

Apple propose déjà une sorte de portail vers la presse, avec Apple News. L’étape suivante serait de proposer un service d’abonnement qui permettrait d’accéder à du contenu de façon illimitée, mais ce projet est loin de faire l’unanimité en raison du pourcentage des recettes exigé par Apple.

Là encore, l’entreprise avait préparé le terrain en rachetant, l’an dernier, Texture, un service d’abonnement illimité à des magazines en ligne, pour 1 $ par mois.

Cependant, les discussions avec certains éditeurs sont difficiles, car selon la presse américaine, Apple exige de conserver la moitié des recettes. Résultat, certains grands titres, comme le New York Times ou le Washington Post, refusent de signer avec le géant californien.

« Même si on peut argumenter que beaucoup d’éditeurs [de presse] perdent [de l’argent] avec leurs abonnements à prix bas, il est difficile de justifier une part de 50 % », estime l’analyste Carolina Milanesi (Creative Strategies).

« Compte tenu des marges de la presse aujourd’hui, même la répartition habituelle d’Apple [des revenus dans les services] 70/30 semblerait un peu cupide, mais la moitié, c’est démentiel », estime pour sa part le blogueur spécialisé dans les technologies, John Gruber.

Apple pourrait proposer un abonnement unique à tous ses services, sur le modèle de Prime d’Amazon. « Cela serait très logique », estime Carolina Milanesi.

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Ces transhumanistes qui promettent l’immortalité

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Un badge défie la gravité au bout de l’annulaire de Dorian Kodelja. Comme dans tous les tours de magie, il y a une explication logique. Celle-ci est tout de même un peu inattendue. Le badge, loin d’échapper aux lois de la physique, est plutôt maintenu entre ciel et terre grâce à un petit aimant que Dorian s’est fait implanter au bout du doigt.

Le jeune homme, doctorant en intelligence artificielle, est un transhumaniste. Il croit que le corps de l’humain peut passer outre à certaines limites, et il est prêt à expérimenter de nouvelles sensations et fonctions avec son propre corps.

Un badge se colle comme par magie sur la main de l'homme.Un aimant est implanté dans le doigt du transhumaniste Dorian Kodelja. Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Cet aimant lui permet maintenant de ressentir les champs électromagnétiques comme ceux émis par les fours à micro-ondes.

« Cela me permet de comprendre ce que ça fait que d’avoir un nouveau sens. Quand mon doigt vibre, je le ressens un peu comme une odeur de brûlé. Mon cerveau s’est adapté à cette nouvelle sensation », explique Dorian Kodelja.

Je ne vois pas mon corps comme un sanctuaire. Je suis prêt à y intégrer plein de choses, du moment qu’elles sont sécuritaires.

Dorian Kodelja
Dorian Kodelja.Le transhumaniste Dorian Kodelja Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Dorian dit qu’il ne voit donc aucun problème à utiliser son corps de toutes les façons afin de tirer profit de la richesse du monde. C’est une partie seulement de l’idéologie transhumaniste, qui va beaucoup plus loin.

Téléverser son cerveau pour ne pas mourir

Le pape du mouvement, l’ingénieur et futurologue Raymond Kurzweil, ambitionne carrément d’en finir avec la mort. Il croit que dans quelques décennies, la puissance informatique et les développements de la science permettront de ne plus mourir… ou à tout le moins de téléverser son cerveau dans le nuage informatique afin de continuer à exister sous la forme d’un pur esprit jusqu’à la fin des temps.

Le spécialiste en intelligence artificielle a cofondé l’université de la singularité et est maintenant l’un des directeurs de Google. L’arrivée de ce théoricien du transhumanisme au sein du géant du web a renouvelé l’intérêt pour le mouvement. L’un des porte-parole de l’Association française transhumaniste, Florent Boissonnet, ne cache pas son enthousiasme.

On commence à penser que ça peut être possible. On va peut-être avoir une annonce de Google concernant un traitement pour augmenter la longévité. Peut-être demain? Dans 5 ans? Peut-être jamais aussi. On ne sait pas.

Florent Boissonnet, de l’Association française transhumaniste
Florent Boissonnet,.
      Florent Boissonnet, porte-parole de l’Association française transhumaniste Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Il cite la compagnie Calico qui veut allonger la vie humaine. Ou encore Neuralink, compagnie du milliardaire Elon Musk, dont les travaux portent sur les interfaces cerveaux-machines. Et des tas d’applications qui sont aujourd’hui réservées à des personnes handicapées ou atteintes de certains problèmes médicaux, mais qui pourraient bien devenir accessibles au commun des mortels d’ici quelques années.

Le rêve d’augmenter l’humain

Un point en commun entre ces projets : il s’agit toujours d’augmenter l’humain. Des chantres du projet transhumaniste comme l’Américain Tim Cannon refusent les limites biologiques de notre espèce. Pendant quelques mois, il s’est même fait insérer, directement sous la peau, un dispositif de la taille d’un iPhone afin de transmettre ses données biométriques directement à son téléphone.

Le scientifique anglais Kevin Warwick va même plus loin en affirmant que, dans l’avenir, ceux qui refuseront de s’augmenter seront handicapés par rapport au reste de la population qui choisira la voie transhumaniste.

En France, l’un des plus influents porte-parole du transhumanisme est probablement le médecin et entrepreneur du web Laurent Alexandre.

Auteur d’un livre intitulé La mort de la mort, il est persuadé que les enfants qui naissent aujourd’hui vivront beaucoup plus longtemps. Il croit qu’ils profiteront d’avancées techniques et biomédicales que l’on n’imagine pas encore, mais qui commenceront à faire leur apparition dans une trentaine d’années, soit quand l’intelligence artificielle dépassera celle des humains, prévoit-il.

Cela pourrait signifier des puces dans le cerveau ou d’autres types d’augmentation. Qu’en sera-t-il alors de l’inviolabilité du corps ou de la dignité humaine? Il croit que ces principes vont fluctuer pour s’adapter à un nouveau contexte.

La plupart des gens accepteront les propositions des transhumanistes. Pour moins souffrir et moins mourir. Nous ne nous verrons pas de la même façon dans le futur. Les modifications dont nous parlons aujourd’hui paraîtront naturelles à nos descendants.

Laurent Alexandre, médecin et entrepreneur du web
Laurent Alexandre est en train de parler au micro devant un lutrin.         Laurent Alexandre, lors d’un dîner-conférence devant les membres du Cercle de l’union interalliée à Paris en novembre 2018 Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Le transhumanisme, une utopie?

Le projet transhumaniste est loin de faire l’unanimité et reçoit de virulentes critiques dans le monde de la science et de l’éthique. Jacques Testart est justement au confluent de ces deux mondes.

Le biologiste, connu comme le père du premier bébé-éprouvette français, est un scientifique, mais aussi un bioéthicien de renom. Il a publié il y a quelques mois un livre intitulé Au péril de l’humain – Les promesses suicidaires des transhumanistes. Pour lui, rien dans l’état actuel de la science ne valide les idées et les projections des transhumanistes.

Ils vous disent qu’on va mettre le contenu de nos cerveaux sur un disque dur. Cela ébahit les gens. Mais la vérité c’est qu’on n’a strictement aucune idée comment faire ça! Il n’y a aucune base scientifique!

Le biologiste Jacques Testart
Jacques Testart.                  Jacques Testart, rencontré chez lui en banlieue de Paris. Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Il rappelle que l’on ne sait presque rien du génome et du fonctionnement du cerveau. Partisan d’une science lente et précautionneuse, il est persuadé qu’il faudra encore de très nombreuses années avant de voir certains volets du projet des transhumanistes devenir possibles. Mais, de toute façon, il rejette en bloc à peu près tout ce qu’ils proposent.

Pour moi le transhumanisme, c’est le nouveau nom de l’eugénisme. Fabriquer des individus identiques et hyperperformants, moi, j’appelle cela du clonage social.

Le biologiste Jacques Testart

Ses reproches ne s’arrêtent pas là. Pour Jacques Testart, le transhumanisme n’est pas un projet de société, mais plutôt un amalgame d’aspirations individuelles et égoïstes. Il cherche sans les trouver les valeurs collectives et citoyennes dans ce mouvement.

Ce sont des libertariens qui créent de nouveaux mythes en promettant l’immortalité. Il y a même une forme de violence contre ceux qui ne se soumettraient pas à ce nouvel idéal.

Le biologiste Jacques Testart

« Cela ne fonctionnera pas, mais ça fait quand même du mal à notre espèce, car cela isole les gens. Où est l’empathie? Où est la solidarité dans tout ça? Il ne faudrait pas oublier que si Homo sapiens a réussi à s’imposer, c’est surtout grâce à la coopération qui caractérise notre espèce », observe Jacques Testart.




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YouTube recommande de la pornographie juvénile, allègue un internaute

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Dans une vidéo (Nouvelle fenêtre) vue plus d’un million de fois en 18 heures, M. Watson explique que des pédophiles s’échangent des numéros WhatsApp par le biais des commentaires sous les vidéos. Ces numéros peuvent ensuite être utilisés pour s’envoyer de la pornographie juvénile explicite à l’aide des communications chiffrées de l’application de messagerie détenue par Facebook.

N’essayez pas de répliquer l’expérience de Matt Watson, puisqu’il pourrait s’agir d’un crime.

Les commentaires sous les vidéos hébergées sur YouTube, qui ne sont pas explicites, contiennent également de nombreux messages dans lesquels les utilisateurs indiquent les moments où les enfants sont dans des positions considérées comme sexuellement implicites.

Dans sa démonstration, Matt Watson crée un nouveau compte YouTube et parvient à entrer dans ce qu’il appelle un « trou noir pédophile » en à peine deux clics. Une fois dans ce « trou noir », toutes les recommandations de l’algorithme de YouTube sont des vidéos d’enfants associées à des commentaires pédophiles.

D’après ce youtubeur, plusieurs de ces vidéos contiennent des publicités mises en ligne par le système automatisé de YouTube. En d’autres mots, la plateforme reçoit de l’argent chaque fois qu’une personne voit l’une de ces publicités, et profite donc, sans nécessairement le savoir, de cette situation.

Les accusations de M. Watson ont suscité de nombreuses réactions sur Twitter. Le mot-clic  (Nouvelle fenêtre)#YoutubeWakeUp (Nouvelle fenêtre) (« YouTube réveille-toi »), associé à ce sujet, a été utilisé des centaines de fois par des personnes qui espèrent que la plateforme bloquera ces contenus.

« L’objectif de cette campagne n’est pas de détruire YouTube, a notamment écrit le compte Twitter YouTubewakeup (Nouvelle fenêtre). Notre but est de montrer l’hypocrisie de YouTube, qui monétise des vidéos d’enfants autour desquelles des pédophiles sont actifs. »

YouTube n’avait pas encore réagi au moment d’écrire ces lignes.



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